samedi 26 mai 2007

Le bonheur est dans le pré et dans la poésie

Le bonheur a la cote. Même la poésie s'en mêle ! Faut dire que pendant “100 jours de bonheur” www.100joursdebonheur.com - dès le 23 mai (voyez, on y est déjà, le soleil aidant !), on a le temps de toucher à bien des artistes, même les poètes, ces mal-aimés, ces mal-lus, ces mal-compris.

Savez-vous que les poètes ont trouvé une manière de faire palpiter la poésie ? Ils la lisent et toutes les occasions sont bonnes pour le faire. C'est très dynamique le milieu de la poésie. C'est pas moi qui le dis, c'est Carole David, la présidente de la Maison de la poésie à Montréal. Moi, je suis ici pour la croire et je la crois. Elle m'y a fait penser, c'est vrai qu'il y a plein d'événements et d'occasions de se rassembler autour de la poésie. L'agenda artistique en est plein ; pensons à la huitième édition du Marché de la poésie du 31 mai au 3 juin, événement qui foisonne d'activités. Cette année, le thème est Paroles de femmes, avis aux intéressées.

Pour l'évenement “100 jours de bonheur”, pas moins de cinquante poètes ont fait virevolter les mots soulevés par le thème du bonheur. Qui osera dire maintenant que les poètes sont de ténébreux individus qui ne voient et ne broient que du noir ? Il y a autant de sortes de poésie que de personnes : adopter cette croyance permet de s'ouvrir très grand. S'ouvrir veut aussi dire accepter, parfois, de ne pas tout comprendre. Carole David discutait avec Christiane Charette et parlait de poésie cérébrale, lyrique, celle-au-je, l'engagée. J'ai attendu mais elle n'a jamais parlé de la poésie naïve. Je suis convaincue qu'il y en a une, vous savez celle qui vient du coeur, toute simple. Il arrive que les enfants parlent toute en poésie sans même le réaliser. Après tout, si en art visuel on admet l'art naïf, pourquoi pas en littérature ?

Il y a la poésie déguisée en prose aussi. De plus en plus courante celle-là. Elle s'avale comme du bonbon. Je pense à Nelly Arcan, vous savez “Putain” et “Folle” ? Une écriture éclatée qui touche des sujets durs. Eh bien, cette fois, elle nous arrive avec un relent de poésie chez son dernier-né : L'enfant dans le miroir. En tout cas, c'est ce qu'en dit Tristan Malavoy-Racine, chef de pupitre section littérature du Voir :
“Au-delà des qualités stylistiques de ce livre, de son acide mais réelle poésie, il faut souligner les grandes qualités esthétiques. Une autre réalisation du plus haut niveau à sortir des presses du Marchand de feuilles.


Naïvement vôtre,

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