vendredi 14 septembre 2007

Un direct à l'émission de Charette en direct !


* coup droit à la boxe
Il vous arrive sûrement dans votre vie, de temps en temps, de ces signes qui ne trompent pas. Qui nous indiquent la voie à suivre. C'est précieux. Il faut y être attentif, pour ne pas les manquer ... en y croyant un peu tout de même !

Depuis cette excellente idée de promotion des nouvelles recrues littéraires, voilà que hier, Christiane Charette a souligné au trait, et au rire gras, la première oeuvre « Dawson Kid » de Simon Girard. J'ai dit au trait et au rire gras, qu'est-ce que je veux dire donc ?

Tout cela est parti de la bonne intention de l'animatrice d'aider un jeune auteur et sa première oeuvre. Comme elle a trouvé Simon Girard maladroit dans sa manière de présenter son roman, elle lui a donné en exemple les deux pros de la promotion livresque qui étaient en studio ; François Gravel qui sort son cinquantième (!!!) livre « Vous êtes ici » et Élise Turcotte, auteure depuis 1980, et son « Pourquoi faire une maison avec les morts ». Jusque là, l'intention était bonne. Après les présentations des deux « expérimentés », elle revenait à Simon Girard afin qu'il se rattrape et donne une impression plus juste de son Dawson Kid. Pour ce faire, elle lui a réclamé une anecdote tirée de son roman. L'auteur de 28 ans a parlé d'une femme découvrant un chien souffrant et, voyant cela, l'achève à l'aide d'une brique. Madame Charette a tout bonnement éclaté d'un rire gras, rajoutant à son rire qu'une femme n'agirait pas ainsi ! Bonjour le respect pour ce jeune auteur !!!

Les deux auteurs chevronnés, que je ne connaissais ni d'Ève, ni d'Adam faisaient preuve d'une hauteur surprenante devant ce jeune homme rempli de bonne volonté. Faut dire que le jeune écrivain a eu la franchise de déclarer en ondes qu'il touchait du BS. Qu'il utilisait cette rentrée d'argent en attendant de devenir un auteur connu. Les deux pros ont précisé, qu'eux, s'étaient démenés dans l'enseignement à temps plein ou demi-temps, se subventionnant à même leur salaire, rajoutant qu'il est impossible au Québec de vivre de sa plume. Ils ont oublié de rajouter qu'il est aussi impossible de vivre de l'aide sociale en touchant 530 $ par mois !

Les Québécois, c'est connu, ont tendance à prendre pour le plus "petit", ne voulant pas faire mentir l'adage, ce manque de respect m'a poussé à aller à la librairie lire le premier chapitre de Dawson Kid, à savoir si le style venait me chercher. J'y ai découvert une écriture nerveuse, spontanée, vivante, éclatée. Cela ne fait pas "intellectuel" une miette, c'est un style physique et il y a un fil que je suivais avec intérêt. Je suis très curieuse d'aller jusqu'au bout, j'ai donc acheté le roman.

J'espère que cette polémique (cliquez si vous désirez lire les commentaires laissés par le public après l'émission) sera bénéfique à Simon Girard qui a confié que son premier roman ayant été refusé, il s'est tout de suite mis à l'oeuvre pour en écrire un autre. Finalement, il a écrit 6 romans en un an et demi ! Celui qui a finalement été accepté par les éditions Boréal, il l'a écrit en 6 mois.

Aussitôt que j'arrive à la dernière ligne du dernier round, je vous fais signe !

Dawson Kid, sorti le 28 août 2007, Boréal, 192 p. 19.95 $

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