mardi 23 octobre 2007

Amenez-en des idées comme ça !

L'association des librairies indépendantes ont eu une idée aussi astucieuse que généreuse. Prévoyant la sortie de Harry Potter et les reliques de la mort, les libraires indépendantes vous remettront un certificat cadeau d'une valeur de 10 $ (une bonne proportion du prix du livre quand même !). Ce certificat-cadeau pourra vous servir à l'achat d'un autre livre, celui-ci destiné à un enfant. Pas n'importe lequel enfant, un enfant qui tient rarement, ou même jamais, un livre entre ses mains. Vous en avez sûrement entendu parler de cette activité « La lecture en cadeau ». Vous choisissez un livre, vous pouvez même accompagné le don d'un petit mot destiné à un enfant qui attend impatiemment son premier livre. On vous fournit le « kit » don et la librairie s'occupera de l'acheminer. J'aime cette générosité qui fait deux pierres un coup. Encourager les librairies indépendantes, c'est se nourrir de l'intérieur, et encourager un enfant à lire, c'est nourrir les enfants de l'avenir.

En avez-vous d'autres des idées comme ça ? Parce que, pensez-y bien, votre Harry Potter vous coûtera le même prix, vous aurez le même plaisir à le dévorer et pour quelques dollars de plus, rajouté au 10 $ certificat-cadeau que l'on vous remet, vous faites un cadeau à quelqu'un d'autre qui en a besoin ! Y me semble que ça se rapproche de l'idéal dans la vie ça !


Courez-vous les Salons ?


Les salons du livre vous interpellent-ils, entendez-vous un cri de ralliement qui vous pousse à franchir le seuil du Salon du livre le plus près de chez vous. Celui de l'Estrie se termine et la trentième édition de celui de Montréal commence à nous rappeler son existence prochaine du 14 au 19 novembre.


Je ne sais pas si vous vous êtes déjà posé cette question mais quelle est la différence entre une librairie et un Salon du livre ?


À vrai dire maintenant que la librairie se fait de plus en plus vaste et impersonnelle et qu'il arrive même qu'un fauteuil vous ouvre les bras au bout d'un îlot, vous pouvez vous y sentir comme dans votre salon. C'est assez silencieux, vous bouquinez et le libraire se fait discret par la force des choses puisqu'il est tellement occupé. Rarement vous sentez de la vente à pression.

Passons au Salon maintenant. Vous vous y promenez entre les rangées et surtout entre les gens, et si irrésistiblement vous vous approchez d'une table ou d'un kiosque (après tout, vous êtes là pour cela), et que vous vous aventurez à voler quelques lignes à un livre qui ne vous appartient pas, vous pouvez éprouver l'étrange malaise d'abuser, surtout, mais alors surtout si l'éditeur se tient dans les parages, l'oeil perçant et la bourse ... euh, pardon, la bouche ouverte. Il surveille, lui, vous dirait qu'il veille sur son ou ses poulains. Parce que ceux-ci, tout le monde le sait, n'ont pas conscience que leur produit est une denrée extrêmement périssable et qu'il faut le retirer prestement des tablettes. Il faut donc le vendre pendant qu'il est encore frais, un petit pain croustillant d'actualité. L'écrivain, lui, si vous le trouvez derrière sa pile de bouquins, est extrêmement occupé à signer ou singer, selon la longueur de la file de fans.

Le Salon prend parfois des airs de foire, une occasion d'y attirer le lecteur d'occasion, et tous les membres de sa famille. Ce qui donne une ambiance pas aussi feutrée que même la plus spacieuse des librairies où, pourtant, la chenille multicolore côtoie le plat à sushi. Autre différence notable, vous payez pour entrer au Salon ...

Et pourtant, et pourtant ! Je suis de celle qui aime bien s'y rendre. J'ai l'impression que c'est la fête du livre. Et vous ? Librairie ? ... Salon ? Les deux ?

2 commentaires:

Carole a dit...

Bonjour Venise,

Je suis déjà sensibilisée à l'achat de mes livres dans les librairies indépendantes du Québec et je salue cette belle initiative. Bravo !

Pour les Salons du livre, je vais à celui de Montréal tous les ans même si je n'aime pas les foules, c'est un incontournable pour moi.

Réjean a dit...

Hum, la file devant les auteurs ? Oui, si on s'appelle Marie Laberge, Janette Bertrand ou quelque auteur jeunesse à la mode. Car j'ai vu tant d'auteurs intéressants attendre en vain qu'un lecteur achète son livre ou qu'il lui dise qu'il l'a aimé. Mais j'imagine que vous, chère Venise, vous vous permettez de parler aux auteurs. Sachez qu'ils ne vous en remercieront jamais assez.