dimanche 28 octobre 2007

L'encre n'est pas sèche ...

Je ne sais pas si je suis la seule comme ça mais la quantité de livres qui sortent, un après l'autre, me donnent le tournis. Je ne sais plus où donner de la tête, même si je ne veux pas la donner ma tête, j'en ai besoin. Pour justement lire toutes ces nouveautés qui me narguent de leurs titres, et de leurs auteurs. Surtout leurs auteurs. Il y a tellement de livres qui sortent et se lancent, que je n'ai pas le temps de les attraper au passage. Malgré tout, il y en a un qui me nargue plus particulièrement et non, celui-là, il n'est pas question que j'attende. Autant je me suis élancé à la libraire à la sortie de « La fabrication de l'aube », trop rapidement d'ailleurs, il était encore dans l'arrière boutique, autant cette fois-ci, je n'attend pas la sortie en grande pompe de Quand les pierres se mirent à rêver de Jean-François Beauchemin. Je me contente de la sortie en petite pompe.

Vous allez me dire, c'est mieux que de ne pas savoir vers quel livre allonger le bras. C'est vrai. Pour le fan-club des indécis, nos télévisions se sont enfin sortis de leur inertie et nous présentent deux émissions où des écrivains peuvent s'exprimer. Ça aide à s'arrêter et faire connaissance. Un bon remède contre le tournis. Je vous annonce, ou remémore ces émissions, et cette fois en grande pompe :
On fait tous du showbusiness – dimanche 15 h 00 – Radio-Canada (enfin, notre télévision nationale se mêle de ce qui la regarde !)
Ça manque à ma culture – lundi au jeudi, 19 h 30 – Télé-Québec, avec une vedette (Serge Postigo)

En attendant de rencontrer Jean-François Beauchemin à ces émissions (enfin, j'espère qu'il y sera invité !), je lui laisse la parole ... parce qu'il a les mots pour le dire.
Dans ma démarche d’écriture, j’aspire à me rapprocher le plus possible d’un langage qui rende compte à la fois des faits, du songe et du pressentiment, facettes multiples d’une même réalité. La poésie, on le comprendra, n’est donc jamais loin, et le dispute ici toujours à la prose. Mais peut-être ne pourrait-il en être autrement, puisque tous mes écrits plongent au cœur des grandes préoccupations humaines: l’amitié, l’amour, la joie, la souffrance, la mort.

Quand les pierres se mirent à rêver est le fruit d’une réflexion sur la solitude, non seulement vécue comme un état, mais aperçue comme un lieu. Ce lieu bien sûr est intérieur à l’homme, tout entier délimité par cet objet étrange qu’est le corps. Pourtant, il est suggéré dans ces pages que quelque chose dans cette solitude relie le corps au reste du monde, et ainsi ne cesse de le convier à une forme de célébration. Il ne s’agit pas tant ici d’expliquer cela. Ou si on l’explique, ce ne sera jamais qu’au moyen d’une certaine poésie. C’est sans doute ce qui fait de ce petit livre une sorte d’invitation à la rêverie, mais une rêverie jamais séparée de la joie lucide qui la précédait, la déclenchait peut-être.

* * *
Je l'admire de poursuivre sa (dé)marche jusqu'au bout. Sa marche vers l'écriture de plus en plus poétique. C'est certain qu'elle prend sa source d'une pulsion intérieure. Il ne s'est sûrement pas dit ; "Tiens, je vais écrire sur la solitude intérieure avec poésie, j'ai là une formule gagnante"! Le mot « poésie » fait trop peur pour le mêler à un succès littéraire. Cet auteur approchait déjà la poésie de très près, mine de rien, avec un remarquable naturel, j'ai hâte de voir jusqu'où il l'a poussée. Je vous en reparle, c'est une promesse, un rendez-vous !

À la quête d'une image de couverture du livre à vous offrir, je réalise qu'encore une fois, je suis trop pressée. Quand les pierres se mirent à rêver sort le 1er novembre et pas moyen, à travers le pourtant vaste web, d'en trouver une représentation. Peut-être que l'encre n'est pas sèche ;-) ...

1 commentaire:

Carole a dit...

C'est vrai que le nombre de nouvelles publications fait peur et je parle seulement de celles du Québec. Je m'essoufle à essayer de tout lire.