jeudi 10 janvier 2008

Un concours qui n'a pas de Prix ...

Pendant que je chemine dans ma « Balade en train sur les genoux du dictateur » (j'en suis au 43e chapitre), je reste toujours à l'affût de la nouvelle. Eh bien, j'ai justement trouvé un concours de nouvelles pour qui aime écrire. Pour qui aime vraiment beaucoup écrire. En fait, un concours de nouvelles qui n'a pas de Prix. Déjà, la chose est rare de nos jours où tout effort a sa récompense et où les concours pullulent pour tout écrivain en herbe qui veut pousser sur sa feuille de chou ... excusez-la, « herbe ... feuille de chou », elle était trop tentante ! Je m'excuse car j'utilise « feuille de chou » à mauvais escient puisque c'est un journal ou revue de piètre importance. En France, on parle de canard, vous avouerez qu'il y a de quoi attirer le naturaliste. Je me reprends et j'y arrive à ce concours qui n'a pas de Prix et pas la moindre trace sur le web pour vérifier s'il n'y aurait pas tout bêtement une omission. Je vous laisse en prendre connaissance :

Pleins yeux sur la nouvelle
La Société littéraire de Charlesbourg organise un concours de nouvelle depuis le 1er novembre dernier. Il prendra fin le 31 janvier 2008. Le jury est constitué d’écrivains de la ville de Québec et remettra les prix aux meilleurs textes le 9 mars 2008. Si vous avez envie de prendre la plume et si vous êtes inspiré par le thème suivant, «Je l’aurai dans la mémoire longtemps», c’est le moment! Pour y participer, il faudra envoyer un texte, sous pseudonyme, de 3 pages maximum, qui sera imprimé à double interligne. Il devra également être présenté en 3 copies à cette adresse :

Concours de la nouvelle littéraire
Société littéraire de Charlesbourg
Bibliothèque de Charlesbourg
7950, 1ère Avenue
Québec (Québec)G1H 2Y4

Vous voyez, le Prix, c'est l'honneur, comme au temps des chevaliers. Vous sentez-vous une âme de chevalier ? Moi, pas. Je vous déçois n'est-ce pas ? Désolé, mais tous ces chevaliers devaient avoir du temps, tandis que moi, il faut que je me rende au chapitre 78 de « La balade ... » puisque qu'un 15 janvier est si vite arrivé. Les participants de la Recrue savent combien je me plains pour rien, un chapitre de « La balade ... » compte pour un paragraphe, ou deux, ou six. Il y a 78 chapitres pour 189 pages, faites le compte ! Stéphane Achille, l'auteur de « La Balade ... » avant de gagner le Prix Robert-Cliche a participé et gagné plusieurs concours de nouvelles :


  • « Le Mur » - Premier Prix au concours de nouvelles Paul Valéry de l'Université Paul-Valéry à Montpellier - 1997
  • « Le chien » Cinquième au Prix du jeune écrivain avec la nouvelle et a publié aux éditions Mercure de France – 1998

  • « Les chats » Deuxième Prix au concours de nouvelles de la Maison de la culture des étudiants de l'UQAM
  • « Propos écrits recueillis à l'oreille » Sixième Prix à la treizième édition du concours Nouvelles fraîches.


Il a probablement pris connaissance de ce très pertinent conseil :

Avant d'envoyer son manuscrit à un éditeur, il est préférable de s'exercer : il existe plus de 150 concours de nouvelles, et presque autant de concours de poésie. Les revues littéraires permettent aussi de rencontrer des interlocuteurs avertis.

Stéphane Achille n'a pas fait démentir cette recommandation, il a atteint la cible : devenir auteur d'un premier roman. Si vous voulez mieux connaître ce gagnant, rendez-vous au 15 janvier à La Recrue. En attendant nos commentaires (Carole, Éric, Lucie, Danaée, Catherine, Caro(line), Jules, Venise), si vous avez trop hâte, il y a déjà à La Recrue des critiques de journalistes.


1 commentaire:

réjean a dit...

Ce qu'il y a de dommage dans la nouvelle, c'est que ce genre est souvent considéré, pour un jeune auteur, comme une façon de se «faire la main» avant de publier... un roman. C'est là un préjugé tenace. Or faire court et faire long sont deux arts très différents. Il existe des auteurs comme Borges et Cortazar qui ont fait leur réputation comme nouvelliste avant tout. Borges n'a pas écrit de romans, Cortazar un ou deux, je crois. Cela dit, j'aime beaucoup le genre et j'imagine, si on en croit la suggestion d'Éric, qu'on aura bientôt un premier recueil comme recrue du mois, n'est-ce pas ?