jeudi 13 mars 2008

Histoire de s'entendre ... et autres

Histoire de s’entendre
L’auteure Suzanne Jacob se penche sur les procédés et les mécanismes qui font qu’on s’approprie une histoire. D’où naissent les histoires, comment se rendent-elles jusqu’à nos émotions, voilà seulement quelques-unes des questions auxquelles l’écrivaine tente de répondre. Histoire de s’entendre paraît aux éditions du Boréal :
«Être est une activité de fiction, ça veut dire qu’on ne peut penser et parler, penser et transmettre, penser et agir que grâce à la puissance fictionnelle de la langue elle-même et qu’on invente sa vie avec la fiction de la langue".


Une heure de littérature
Une heure durant ce matin, on a parlé littérature chez Christiane Charrette, sans se battre, dans l’harmonie, et c’était passionnant. Ils ont chacun leur mode de création ; Monique Proulx lance un livre tous les six ans et de son côté, Sergio Kokis a du mal à contenir sa production littéraire: « Quand je pense faire un roman policier, j’ai de nombreux romans policiers en tête. »
Les deux m’ont donné le goût d’aller à leur rencontre. Le troisième larron est arrivé vers la fin, un peu intimidé, je crois. C’est un comédien-auteur ou un auteur-comédien, il se nomme Patrick Drolet (le jeune homme dans La Neuvaine et le fêlé sur les bords dans Les Invincibles).
Attention, je prends une bonne respiration : Un souvenir ainsi qu’un corps solide ont plusieurs tons de noirceur est le titre du recueil de textes de ce jeune auteur. L’animatrice lui a demandé d’en lire un extrait. Cela a rajusté le tir puisqu’il s’excusait presque de ne pas, comme Monique Proulx, écrire pour les « autres ». On y a découvert une démarche intime, très intérieure, rempli d’émotions … « à partager avec les autres », a rajouté généreusement madame Proulx, tentant de présenter le texte – qu’elle avait lu – à sa juste valeur.

Quand la politique se sert de la littérature
C’est frappant et déprimant de voir les nuages noirs rôder au-dessus du Salon du livre à Paris. De nombreux pays arabes ont fait un appel au boycottage parce qu’Israël est l’invité d’honneur. La majorité des écrivains arabes publiant à Paris ont décidé, publiquement ou dans la plus grande discrétion, de participer au Salon comme si de rien n'était. C’est la meilleure chose à faire, bien sûr. Faisons appel à la foi à ce qu'il y a de meilleur en l'Homme qu’il n’y ait pas d’événements déplorables.
Je vous laisse sur ce proverbe chinois que je trouve d'une grande finesse : "La porte la mieux fermée est celle que l'on peut laisser ouverte".

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