lundi 14 avril 2008

Jamais assez de "BLA-BLA" ,,,

Petite déception hier en apprenant que ma candidature pour devenir membre du jury du Prix des lecteurs n’avait pas été retenue. Surtout que j’avais l’impression d’avoir mis le « paquet » pour les convaincre que j’étais la candidate idéale (ouvert à tous aux quatre coins du Canada dont deux personnes du Québec). On se demande toujours qu’est-ce qu’on n’a pas dit ou qu’est-ce qu’on a trop dit. Dans mon cas, j’ai opté pour le « trop dit » ! Je me suis donc imposée un exercice de concision en saupoudrant mon texte de « BLA-BLA » et voilà que je trouve mon texte plus aéré. Si j’en avais été capable dès le départ mais les « BLA-BLA » se rajoutent plus aisément avec le mouvement de recul qui s'exécute mieux avec le temps. Mais tout n’est pas perdu, je « nous » souhaite « Bonne chance la prochaine fois », puisqu’un autre concours a cours (oui, oui, ça se dit !), toujours dans le but de faire découvrir la littérature franco-canadienne. Allez voir ici, vous courez la chance de traverser le Canada en première classe dans un confortable wagon-lits de Via Rail. Détails ici.

Et cette fois-ci, aucun besoin de « BLA-BLA, c’est un formulaire !

Pour les curieux, voici mon texte parsemé de salutaires « BLA-BLA » et vous pouvez en rajouter où bon vous semble !

Permettez-moi de vous entraîner sur les sentiers de mon cheminement littéraire, le levier de ma motivation à prendre part au processus de sélection d’une œuvre franco-canadienne. Il rejoint mon affection pour la littérature du petit nombre BLA-BLA.

À un certain moment de ma vie, je ratissais large, attrapant au passage toute littérature bonne à lire et puis je me suis arrêtée à cette évidence ; nos écrivains francophones ont peu de tribunes, peu de défenseurs, peu de lecteurs pour la difficulté de plusieurs à les identifier. Nous nous enorgueillissons d’acheter « chez nous » vêtements et produits culturels de toutes sortes mais nous mettons la main sur un livre, se souciant à peine de sa provenance.

Le Prix des lecteurs permet de corriger le tir, rassemblant le morcelé, jetant un regard sur la littérature francophone à travers une fenêtre panoramique. BLA-BLA … J’ai toujours aimé lire et un jour l’envie m’a prise de colliger mes commentaires de lectures. Le geste demande une part de discipline et de me joindre à un blogue littéraire collectif a été l’occasion idéale d’encadrer mes lectures. Nous sommes huit personnes à partager un seul titre ; mordus de lecture. J’alimente également un carnet de lecture via l’internet, « Le Passe-Mot », né de mon désir de partage et qui a ensuite grandi par l’obligation de lire jusqu’au bout des textes qui, à écouter seulement mes impulsions seraient abandonnés parfois. J’ose croire que placée dans une situation qui m’oblige à lire une pluralité de genres, ma disposition à accueillir un texte s’est améliorée.

BLA-BLA … Participer à une expérience de membre d’un jury viendrait consolider ma démarche, m’apprendrait sûrement une manière de procéder professionnelle. Et c’est de vous que dépend de me le faire vivre ou non ! BLA BLA … J’ai mené à bien plusieurs projets en collectivité et j’y ais appris que le groupe a toujours raison en autant qu’on arrive à s’entendre. BLA-BLA…avec du silence pour écouter l’autre, en se plaçant un moment de son angle pour voir et entendre de ce point de vue. C’est d’une grande simplicité mais la simplicité a de compliqué qu’elle ne s’atteint pas, elle est ou elle n’est pas !

Je rajoute un dernier coup de pinceau à mon portrait ; je suis articulée mais nullement autoritaire. De toutes manières, l’autorité est souvent se donner un droit que personne ne nous a accordé ! Différent du leadership qui est une question d’influence aussi difficile à ignorer qu’un mistral, l’affronter de plein fouet, non, mais s’habiller chaudement, oui !

Espérant que je suis arrivée à vous convaincre BLA-BLA

2 commentaires:

Carine a dit...

Dommage !
C'était un excellent texte, bien inspiré.. Meilleure chance la prochaine fois ...

Y-man a dit...

J’ai été membre du jury pour le Prix du lecteur- Radio Canada il y a deux ans et dans ma lettre que j’ai envoyé j’ai été très simple, j’ai seulement mentionné qu’est ce que j’aime vraiment quand je lis, pourquoi je lis, pourquoi je trippe lecture. J’ai livré les émotions qui me passent dans le corps quand je lis, aucune mention du concours, des auteurs français hors-Québec, d’expérience professionnelle, d’autorité ou de personne autoritaire.

Ce qu’ils veulent c’est quelqu’un qui trippe lecture, le président du jury va gérer la dynamique de groupe

Recommence l’an prochain, il y en a qui sont acceptés après plus d’une demande