mercredi 2 juillet 2008

La Place des lettres

Bon, j’arrive de ma descente jusqu’au village. Et quand je dis « descente » le mot est presque faible. On pourrait quasiment parler de glissage jusqu’au village, si on voulait un peu exagérer. Mais je ne veux pas exagérer, vous me connaissez, ce n’est pas mon genre ! Juste un peu conteuse sur les bords !

Je me suis premièrement rendue au Bureau de Poste pour poster ma lettre à Tristan Malavoy. Vous vous rappelez, je vous en ai parlé ici, c’est une initiative des Correspondances, une lettre de vous, de moi, à un auteur ou à un animateur.

Si vous n’êtes pas encore tout à fait décidé, dites-vous qu’il reste du temps (jusqu’au 15 juillet) et qu’en plus, c’est se faire plaisir que faire plaisir à un auteur qu’on aime. Je me mets toujours à la place de l’autre et comment voulez-vous qu’une lettre manuscrite ne touche pas, ne serait-ce que par sa rareté ? D’ailleurs, ma main était surprise que je lui impose ce traçage et tremblante de peur de la terrifiante rature, d’onduler ma ligne, ou d’être illisible. Et connaissez-vous quelqu’un qui trouve son écriture belle ?!

Sans traitement de texte, je me sens vulnérable car j’expose mes imperfections, surtout que j’ai jadis suivi des cours de graphologie, alors au fur et à mesure que j’écris, je me juge ! J’ai failli tricher en saisissant ma lettre sur mon clavier, mais ça tombe bien mal, je lis « Le facteur émotif » de Denis Thériault et il fait une apologie attendrissante sur la beauté de la lettre manuscrite. Comme je lui ai donné raison en le lisant, je ne me sentais pas une âme de traitre. Une âme de conteuse mais pas de traitre !

Une fois fait, c’est d’un pas décidé que je me suis dirigée vers « La Place des Lettres » où j’ai été accueillie par la réceptionniste des Correspondances d'Eastman. Comme je disais à Tristan Malavoy dans ma lettre que nous irions le voir, le jeudi 7 août au Théâtre de La Marjolaine dans son spectacle « Quai no 5 », il était temps de ne pas me faire mentir ! Conteuse mais pas menteuse.

Pourquoi celui-là particulièrement ? Vous allez comprendre :

Quai No 5
Sur le quai d’un terminus d'autobus, qui pourrait aussi être une gare, un aéroport, l’heure du départ a sonné. Les artistes-voyageurs s’approchent. Avec, pour tout bagage, des mots et de la musique. Un voyage littéraire autant que musical.
Avec
Mara Tremblay, Ivy, Tristan Malavoy, Alexis Martin et Yves Labonté, contrebassiste. Conseillère artistique : Monique Giroux.

Ce n’est pas tous les jours que se retrouvent autant de talents sur une scène, et d’un très charmant Théâtre en plus ! Pour 28 $, 25 $ étudiants et aînés ou 23 $ si vous êtes un Ami des Correspondances d'Eastman. Si vous vous demander comment vous comporter en « Ami » (!), il en coûte 20 $ par année avec plein d’avantages, dont les rabais sur toute la programmation.

Et en prime, la conscience d’aider un événement littéraire qui prend l’air !

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