jeudi 28 août 2008

Un lancement qui m'a donné des ailes !

Je ne regrette pas une seconde mon déplacement de Eastman jusqu’au Cercle à Québec pour le Lancement d’Enthéos. Marc et moi avons beaucoup aimé l’ambiance, cette énergie impalpable englobant les énergies de chacun. Il y avait une belle fébrilité, rien de faussement blasé, comme il arrive parfois dans ces 5 à 7 à saveur culturelle.

Faut dire que l’auteure, Julie Gravel-Richard *** ne dégage pas ce genre d’ondes. C’est une femme sérieuse, profonde, concentrée. Elle prend tout à cœur, c’est évident, et elle dégage franchise et droiture. On se tient loin des faux-semblants ici ! Avant de nous lire un extrait d’Enthéos, les premières pages en fait, elle nous a décortiqué le titre et c’est là que je regrette de ne pas avoir eu une mini-enregistreuse à la portée du sac à main ! Julie en a décortiqué le sens, je me souviens qu’il y a un lien avec l’enthousiasme et l’inspiration. L’inspiration viendrait du souffle de Dieu en nous. Je l’ai compris ainsi mais peut-être que l’auteure nous laissera un message pour nous éclairer.

Éric Simard, son directeur littéraire (un homme que j’ai trouvé pétillant et vrai), en a profité pour nous parler de sa propre implication, intense et intéressante avec une « élève » aussi ouverte pour un professeur (J.G.R. est professeur d’histoire au Cegep).

J’ai supposé que cette collaboration se nourrit un de l’autre. Je pressens que plus l'auteur a confiance en soi, moins il se sent personnellement attaqué par la portée des remarques. Une réelle ouverture permet d’accepter les remises en question pour pousser le travail d’écriture à son maximum. C’est essentiel car sinon pourquoi consulter un directeur littéraire si c’est pour faire fi de tout ce qu’il suggère ! En fréquentant le blogue de Julie Gravel-Richard j'ai suivi chaque étape du remaniement du manuscrit de concert avec Éric Simard. J’étais déjà étonnée de cette manière de procéder. Il me semblait que cette implication de la part du directeur littéraire n’était pas d’usage courant. Une légère supervision, oui, mais pas ce travail d’accompagnement en plusieurs étapes.

J’ai eu une réponse à ce sujet hier soir et c’est Adeline Corrèze de chez Septentrion qui nous l’a gentiment donnée. Je dis « nous » car étaient présentes « Jules se livre » et Virge que j’ai eu le bonheur de rencontrer en personnes ;-). Pour la collection « Hamac », j’ai appris que c’est une volonté ferme de Septentrion d’accompagner les auteurs à ce point dans leur démarche. Cela se faisait beaucoup auparavant et avec le temps, cet art de faire s’est perdu. On le reprend. À mon avis, c’est heureux. J’y crois beaucoup. Il y a certains romans qui se trouvent entre nos mains et qui, franchement, auraient eu avantage à être fouillés. Il y aurait matière à élever la qualité d’un cran, deux crans … trois … quatre …

Encore plus de raisons d’être titillée par l'envie de lire « Enthéos » ! Si je me garde de le faire, c’est que je désire le lire en solo, il faut donc que je termine les trois lectures que je mène de front ; Champagne, Big Bang, Une divine plaisanterie.

De me connecter à cette fébrilité passionnée autour de la chose littéraire, déployée dans la chaleur humaine, m’a donné des ailes ; pour le plaisir de savoir que ça existe !

*** Pour la version de l'auteure sur l'événement, consultez son Jour J directement ici.

13 commentaires:

Danaée a dit...

Venise! Quel beau récapitulatif de la soirée d'hier!

Je suis tellement contente de t'avoir rencontrée enfin, et, en plus, dans ces circonstances particulières pour moi! J'ai bien aimé les synchronicités, comme nos agates! :)

Je suis heureuse aussi que les gens comme toi aient aimé leur soirée. Bien entendu, j'ai manqué de temps pour parler à tout le monde. Mais j'étais contente de voir les gens se parler. Beaucoup de gens m'ont dit avoir rencontré d'autres gens qu'ils connaissaient aussi et qui, sans le savoir, me connaissaient! Bref, j'ai senti une belle énergie et ça m'a galvanisée. Je suis tellement chanceuse d'être si bien entourée, que ce soit par mon directeur, mon éditeur et toute l'équipe de Septentrion, mais aussi par mes amis, mes collègues, et tous mes proches et connaissances! Pour une entrée dans le monde de l'édition, je me trouve choyée.

J'espère qu'Enthéos bénéficiera de cette belle ambiance... Mais déjà, je suis très contente du chemin parcouru.

Karine a dit...

Chanceuse, j'aurais tellement aimé pouvoir y être!! Mais bon, le boulot étant ce qu'il est je n'ai pas pu faire un aller-retour jusqu'à Québec en semaine. J'aurais bien aimé te rencontrer... et revoir Danaée (dans toute sa gloire), Jules, Eric et Virge!

Caro[line] a dit...

J'aurais bien aimé des vôtres !

Lucie a dit...

Super de lire ton compte-rendu, en écho à celui de Julie. On sent l'énergie positive...

Beo a dit...

Ton résumé est vivant et riche en émotions vécues en cette occasion particulière.

Merci de l'avoir partagé avec nous :)

réjean a dit...

J'ignorais qu'il y avait ce lancement à Québec. J'aurais aimé vous y voir.

JULES a dit...

Je t'admire Venise, comment peux-tu faire un aussi bon résumé malgré la distance qui te séparait de ton ordinateur après la soirée?! :) Comme premier lancement, il n'y a pas mieux, surtout lorsqu'on connaît les gens!

Réjean a dit...

Concernant l'accompagnement des auteurs dans l'édition, Septentrion n'a rien renouvelé. C'est une pratique toujours courante. La qualité et l'expérience de la personne qui assume la direction littéraire change, par contre. J'ai hâte de voir ce que la critique pensera de ce livre.

Suzanne a dit...

Très beau résumé car sans n'avoir pu être présente (ce que j'aurais vraiment aimé croyez-moi), vous nous offrez ce beau partage. Merci et j'ai hâte de parcourir le contenu d'Enthéos.
À bientôt

Venise a dit...

@ Réjean : Si vous avez hâte de savoir qu'est-ce que la critique en pense, sachez qu'il y a déjà un article dans le Journal de Québec, le Journal de Montréal et Le Devoir. L'auteure nous donne le lien pour l'article du Devoir tout en nous mettant en garde de ne pas le lire car on y apprend l'intrigue au grand complet.
Si vous voulez savoir ce qu'en pense l'auteure Julie Gravel-Richard, c'est ici :
soleildencrier.canalblog.com/archives/2008/08/30/10400527.html

Adeline a dit...

Merci de cette tranche de lancement si bien relatée, Venise!
Réjean, nous n'affirmons à aucun moment que nous avons réinventé cette facette de l'édition, mais simplement que nous avons placé comme priorité dans notre travail l'accompagnement de l'auteur, le suivi minutieux de l'évolution du texte. Il y a plusieurs maisons de qualité qui ont toujours exercé cet art, mais il est aisé de constater qu' il s'est énormément perdu, en général, dans le milieu de l'édition moderne.
C'était un réel plaisir de vous rencontrer Venise, Virge, Jules et les autres!
On vous revoit peut-être au lancement du prochain Hamac, le recueil Au passage d'Emmanuel Bouchard?

Éric a dit...

Venise, un gros merci!

réjean a dit...

Venise, il y a un autre Réjean qui écrit sur votre blogue, car je ne suis pas l'auteur du dernier message à propos du travail de la maison Hamac. Je tenais à le préciser. J'aimerais que ce «nouveau» Réjean ait au moins la décence de signer Réjean B, afin d'éviter toute confusion possible. Merci.