samedi 13 septembre 2008

Pour ceux qui aiment s'essayer

Le très réputé concours de Radio-Canada offre une compétition pour la nouvelle, la poésie, et depuis trois ans, le récit mais pas l’essai (jusqu’au bout du billet si vous êtes des essayistes en herbe). Les Prix sont très alléchants ; le Premier, 6,000 $ et le deuxième 4,000 $ et cela pour chaque catégorie. Les gagnants sont édités dans la revue EnRoute. Radio-Canada offre une visibilité pour les œuvres primées et récemment les lauréats des six dernières années (2001 à 2006) ont été édités chez XYZ sous forme de recueil « Un ton, une voix, un texte … ». D’ailleurs, se procurer se livre en librairie ou sur le site Radio-Canada est une bonne manière d’évaluer la qualité des œuvres.

Je dirais que ça vaut la peine de s’y mettre sérieusement, en fait, immédiatement, à moins que vous ayez des trésors nichés dans le noir de vos tiroirs, la date limite pour y participer étant le 1er novembre 2008. Ne vous en faites pas, si vous l’expédiez, par voie courriel, la veille ou la journée même, c’est à peu près ce que tout le monde fait ! La mine de renseignements est ici.



Depuis 30 ans d’existence, ce concours de Radio-Canada n’a jamais abordé le genre « Essai », ce qui manque pour tous les créatifs logiques de ce monde. Qu’à cela ne tienne, où il y a vacance, il y a un jour occupation et c’est le Prix Jean-Paul Desbiens, celui qu’on appelait le frère Untel, qui y veille pour la toute première fois cette année. Le Prix est plus modeste 1,500 $ mais se rajoute le privilège et l’honneur d’être édité avec un lancement en bonne et due forme. D’ailleurs, l’équipe a déjà pensé à une idée « marketing ».

Le point le plus important à retenir :
Pour être admissible, le manuscrit doit être écrit en français, compter plus de 40 000 mots et appartenir au genre de l’essai au sens large : Le pamphlet, l’essai biographique, le livre d’histoire ou de culture populaire.Pour tout ce qu’il n’est pas dit et que vous devez savoir, c’est ici, l’idée « marketing » inclusivement. Ah oui, mentionnons aussi que vous avez jusqu’au 15 mars 2009 et que vous recevrez les droits d’auteur habituels sur chaque vente de votre livre (10%).

De participer à un concours peu connu peut se voir comme la chance de se frotter à peu de concurrents. Avis à ceux qui ont ce petit côté opportuniste qui font souvent les gagnants !

4 commentaires:

Danaée a dit...

Je trouve que ces concours peuvent aussi nous servir de "levier" pour l'écriture. J'avais participé au concours de nouvelles, l'an dernier. Je n'ai pas été retenue, mais au moins, ça m'avait poussée vers une voie nouvelle, j'avais brassé des idées. Parfois, c'est tout ce qu'il faut pour repartir le processus de création.

Maxime Jobin a dit...

C'est tentant, mais comme je manque de temps ces temps-ci! Et moi qui écris 1 mot à la minute (je suis trop perfectionniste, que voulez-vous)...

Mais on ne sait jamais, l'inspiration provoque parfois des miracles!

Suzanne a dit...

Merci pour l'information dame Venise mais n'étant aucunement écrivaine, je n'oserais m'inscrire. Cependant, je vais suivre assidûment le parcours de ce concours.

réjean a dit...

Moi non plus je n'ai pas ce talent-là.