vendredi 14 novembre 2008

Connaissez-vous votre littérature québécoise ?

Il y a toujours un QUIZ à la fin de Bazzo.tv et hier soir, il portait sur la littérature québécoise. J’étais fébrile, toute excitée mais finalement, ils ont eu le temps de poser peu de questions. Qu’à cela ne tienne, la balance était sur le site. Vous avez toute la fin de semaine pour mesurer vos connaissances – avec ou sans appui – parce que finalement ce qui compte c’est d’apprendre. Lundi, j’irai quêter les réponses chez Bazzo.tv ... elles n’y sont pas en ce moment, donc pas de tricherie possible !

Juste avant de vous enfoncer dans la malle de votre mémoire, deux mots sur le Club de lecture (aux 2 semaines). Il y a une rotation dans les critiques et hier c’était Réjean Thomas, Pascale Navarro et Jean Barbe ou plutôt, Jean Barbe d’un côté et les autres, de l'autre. Les livres en jeu : Mégot mégot petite mitaine de Johanne Alice Côté et La Ritournelle de la faim de J.M.G Le Cléziot. Jean Barbe a dû mettre du feu et de la flamme pour défendre son opinion, ils étaient tous contre lui avec leur « pour ». Pour le premier, il a parlé de « scolaire et faire ses gammes" et pour le deuxième, une déclaration assassine pour un Nobel 2008 (!) : « une élégante façon de s’ennuyer ».

Il y avait de la fureur dans l’air, oublions le calme ici, même Dany Laferrière (qui les avait lus) n’a pas pu mettre son grain de poivre. Il s’est fait coupé la parole frette net sec. Il y avait un duel au bout de la table. J’aime bien ces discussions même si hier soir, j’ai eu l’impression qu’il y avait trois personnalités en jeu, pas seulement des bouquins. Je répète "l'impression", parce que tout le monde sait maintenant combien j'ai d'imagination que parfois je prends pour de l'intuition.

Allez, on a un QUIZ sur la table ! À la fouille et moi, ce ne sera pas seulement la mémoire !

Q. Dans quel roman publié en 1916 une femme hésite-t-elle entre trois soupirants (dont François Paradis) ?
Q. Quel sont le titre et l’auteur de ce roman du terroir se déroulant au Chenal du Moine ? Écrit en 1945, il a fait l’objet d’adaptations à la radio et au cinéma.
Q. Ce roman historique en deux tomes relate la révolte des Patriotes à travers le regard de la femme de leur chef.
Q. Quel personnage de bande dessinée québécoise fête cette année ses 25 ans ? Son auteur a écrit sa première bd à 10 ans. Comment s'appelle-t-il ?
Q. Quel guide du vin publie sa vingt-huitième édition cette année ?
Q. Quelle maison d’édition célèbre ses 50 ans cette année ?
Q. Quel éditeur a lancé un disque en début d’année ?
Q. Son roman La Sablière fut porté au grand écran sous le titre Mario.
Q. Elle a crée Mademoiselle Charlotte, héroïne des jeunes
Q. Quel auteur a remporté le prestigieux prix Man Booker Prize en 2002 ? Pour quel roman ?
Q. Qui était derrière Les Insolences du frère Untel ?
Q. Elle a 20 ans en 1968 à Montréal, c’est la première héroïne de Francine Noël.
Q. Qui signe la préface de la biographie de Réjean Thomas ?
Q. Dans quelle région se déroule Un homme et son pêché ?
Q. Sur quel crustacé Jean Barbe s’est-il penché dernièrement ?
Q. Quel crustacé est illustré sur le plus récent roman d’Éric Dupont ?
Q. Pour quel roman Anne Hébert a-t-elle remporté le prix Fémina en 1982 ?
Q. Quel classique de la littérature québécoise vient, à 50 ans, d’être adapté en bande dessinée ?
Q. Quel roman de Michel Tremblay fut à la fois adapté au cinéma et à la télévision ?

Questions et photos sont tirées du site de Bazzo.tv

ATTENTION, CERTAINES RÉPONSES SONT DANS LES COMMENTAIRES ... SINON MÊME TOUTES !

62 commentaires:

Suzanne a dit...

Bon hum je vais y aller de mémoire au début bien que je sois certaine que pour plusieurs questions elle va me faire défaut ou parce que je ne saurai pas les réponses un point c'est tout. Donc pour réponses inconnues, je vais faire quelques recherches autrement dit je vais fouiner ici et là. (Hum comme lorsque les études accaparaient tout mon temps loll).
Je vois que tu lis La Suppléeante. Je viens de me le procurer alors je vais le lire d'ici peu.
belle journée

Venise a dit...

@ Suzanne : Je vais commencer par me mesurer à ma mémoire moi aussi. Eh oui, je commence La Suppléante, et c'est bien agréable de savoir que je vais pouvoir comparer ma lecture à la tienne.
Merci de ton commentaire, il est particulièrement apprécié, je suis orpheline de compteurs de lecteurs depuis 24 heures (il va s'activer dans un autre 24 hrs) et je réalise jusqu'à quel point je me fiais là-dessus. Ah, la dépendance affective littéraire ... et j'ai même pas le goût de me soigner !

Suzanne a dit...

Mais non ne te soigne pas sirop de sirop c'est une très belle maladie....
Dis mes réponses je te les dépose ici ?

réjean a dit...

Voici mes réponses. J'y suis allé de mémoire.

Q. Dans quel roman publié en 1916 une femme hésite-t-elle entre trois soupirants (dont François Paradis) ?
Maria Chapdelaine
Q. Quels sont le titre et l’auteur de ce roman du terroir se déroulant au Chenal du Moine ? Écrit en 1945, il a fait l’objet d’adaptations à la radio et au cinéma.
Le survenant de Germaine Guèvremont
Q. Ce roman historique en deux tomes relate la révolte des Patriotes à travers le regard de la femme de leur chef. Julie Papineau
Q. Quel personnage de bande dessinée québécoise fête cette année ses 25 ans ? Son auteur a écrit sa première bd à 10 ans.
Comment s'appelle-t-il ?
Je ne connais pas la BD québécoise.
Q. Quel guide du vin publie sa vingt-huitième édition cette année?
Phaneuf (?)
Q. Quelle maison d’édition célèbre ses 50 ans cette année?
Leméac
Q. Quel éditeur a lancé un disque en début d’année ?
Michel Brûlé (?)
Q. Son roman La Sablière fut porté au grand écran sous le titre Mario.
Claude Jasmin
Q. Elle a crée Mademoiselle Charlotte, héroïne des jeunes.
Dominique Demers
Q. Quel auteur a remporté le prestigieux prix Man Booker Prize en 2002 ? Pour quel roman ?
Yan Martel pour L'histoire de Pi
Q. Qui était derrière Les Insolences du frère Untel ?
Jean-Paul Desbiens
Q. Elle a 20 ans en 1968 à Montréal, c’est la première héroïne de Francine Noël.
Maryse
Q. Qui signe la préface de la biographie de Réjean Thomas?
André Boisclair
Q. Dans quelle région se déroule Un homme et son pêché ?
Les Laurentides (nord de MTL)
Q. Sur quel crustacé Jean Barbe s’est-il penché dernièrement ?
Une huître
Q. Quel crustacé est illustré sur le plus récent roman d’Éric Dupont?
Un homard
Q. Pour quel roman Anne Hébert a-t-elle remporté le prix Fémina en 1982 ?
Les fous de Bassan
Q. Quel classique de la littérature québécoise vient, à 50 ans, d’être adapté en bande dessinée ?
Agaguk
Q. Quel roman de Michel Tremblay fut à la fois adapté au cinéma et à la télévision ?
C't'à ton tour, Laura Cadieux

Venise a dit...

@ Réjean : J'ai encore les yeux fermés, je ne regarde pas vos réponses, j'en cherche encore deux. Il y avait pas tans de réponses que ça finalement dans ma malle mémoire.
@ Suzanne : Oui, oui, Suzanne, laisse tes réponses ici. Je vais les regarder aussitôt ma recherche terminée, je bûche sur deux surtout.

Venise a dit...

@ Réjean : Je viens de terminer, en compagnie de Marc et de Google, et j'arrive pas mal à la même chose que vous, Réjean. J'admire votre disque dur personnel : très performant !

réjean a dit...

Merci. Il n'y a que la question sur les 25 ans de la BD. Quelle est la réponse?

Gaétan Bouchard a dit...

C'est comme jouer à quelques arpents de pièges.

Quelle est la capitale de l'Australie?

Où est le Mexique?

Pourquoi le fer est-il bon pour la santé?

Qui est le plus gros écrivain québécois?

Venise a dit...

@ Réjean : Tristan Demers. Disons très respectueusement que ce n'est pas le bédéiste préféré de Marc. Moi ? J'y connais à peu près rien à la BD. J'ai même de la difficulté à m'initier, je suis très inconstante.
Autre légère erreur, et elle est pardonnable car très graphique celle-là, c'est l'illustration du Bestiaire. Elle est bizarrement dessinée la crevette, selon mon graphiste personnel.

Beo a dit...

Diantre... Réjean m'impressionne...

Trop tard ce soir pour chercher et je n'avais que quelques réponses. Mais toutes les siennes se vérifient dans ma mémoire ;)

Pour la BD... il ne serai pas question de Tristan Demers?

Venise a dit...

@ Gaétan : J'avoue que j'ai été un peu surprise du genre de questions. Et puis, finalement, cela m'a quand même permis d'apprendre certaines choses utiles ... pour la prochaine fois que je joue à quelques arpents de pièges.

Venise a dit...

@ Béo : Bravo pour Tristan Demers. Même Marc a eu de la difficulté à s'en souvenir ! Et sincèrement, sans Google et Marc, j'en avais à peine la moitié.

Venise a dit...

Ah oui, quant à vouloir faire ma "smatte", Jean Barbe ne s'est pas penché sur un crustacé mais bien sur un mollusque.
Là, c'est aux scripteurs de Bazzo.tv qu'on devra poser quelques questions ...

Venise a dit...

@ Gaétan : Je veux pas partir de fausses rumeurs, je joue jamais aux arpents de pièges parce que je suis trop poche. Je voulais surtout te remercier d'avoir laissé une trace de ton passage, en cette journée où mon gendarme du trafic fait la grève, c'est particulièrement apprécié.

Suzanne a dit...

Bon voici mes réponses. Certaines de mémoires M d’autres trouvées par une recherche T et quelques-unes= aucune idée

Q. Dans quel roman publié en 1916 une femme hésite-t-elle entre trois soupirants (dont François Paradis) ? = M = Maria Chapdelaine

Q. Quel sont le titre et l’auteur de ce roman du terroir se déroulant au Chenal du Moine ? Écrit en 1945, il a fait l’objet d’adaptations à la radio et au cinéma. = M =Le Survenant de
Germaine Guèvremont

Q. Ce roman historique en deux tomes relate la révolte des Patriotes à travers le regard de la femme de leur chef. =Le Roman de Julie Papineau

Q. Quel personnage de bande dessinée québécoise fête cette année ses 25 ans ? Son auteur a écrit sa première bd à 10 ans. Comment s'appelle-t-il ? Aucune idée

Q. Quel guide du vin publie sa vingt-huitième édition cette année ? = Aucune idée

Q. Quelle maison d’édition célèbre ses 50 ans cette année ?=T= Leméac

Q. Quel éditeur a lancé un disque en début d’année ? =T=Michel Brulé

Q. Son roman La Sablière fut porté au grand écran sous le titre Mario. = M= Claude Jasmin

Q. Elle a crée Mademoiselle Charlotte, héroïne des jeunes = M=Dominique Demers

Q. Quel auteur a remporté le prestigieux prix Man Booker Prize en 2002 ? Pour quel roman ? =Yann Martel Histoire de Pi

Q. Qui était derrière Les Insolences du frère Untel ? = Jean-Paul Desbiens

Q. Elle a 20 ans en 1968 à Montréal, c’est la première héroïne de Francine Noël.= M=Maryse

Q. Qui signe la préface de la biographie de Réjean Thomas ? = Aucune idée

Q. Dans quelle région se déroule Un homme et son pêché ?= M= Laurentides

Q. Sur quel crustacé Jean Barbe s’est-il penché dernièrement ? =M= L’Huître

Q. Quel crustacé est illustré sur le plus récent roman d’Éric Dupont ? =M= Crevette

Q. Pour quel roman Anne Hébert a-t-elle remporté le prix Fémina en 1982 ?= M=les Fous de Bassan

Q .Quel classique de la littérature québécoise vient, à 50 ans, d’être adapté en bande dessinée ? =T= Agaguk


Q.Quel roman de Michel Tremblay fut à la fois adapté au cinéma et à la télévision ?= M= C't'à ton tour, Laura Cadieux

Donc pas pire mais pour certaines réponses trouvées en petite recherche comme Agaguk par exemple, j’aurais dû au moins savoir ça. Enfin j’ai eu bien du plaisir. Merci Venise

helenablue a dit...

hum ... pour moi c'est rapé !!
je démarre tout juste dans ce domaine, d'ailleurs Venise , si tu as quelques ouvrages à me conseiller , pour m'ouvrir à cette littérature québecquoise , je suis preneuse !

amitiés
helena

Beo a dit...

Yes!!!!!!!!!

Je sais; ça ne me rajeunis pas mais je me souviens du "prodige" Tristan Demers qui débutait en grande, à un si jeune âge!

Son nom est gravé dans ma mémoire ;)

Venise a dit...

@ helenablue : Je sais qu'une de tes compatriotes qui tient un blogue littéraire "Le cinquième de couverture" (dans mes liens) a beaucoup apprécié Histoire de la littérature québécoise chez Boréal*. Je suis gênée de ne pas l'avoir lu encore. Et pourtant, il s'en dit du bien. Elle voulait découvrir la littérature québécoise et elle a passé par ce ABC, c'est exemplaire comme comportement. Elle veut tellement mieux nous connaître qu'elle est une des rédactrices de La Recrue et elle se tape ... euh, elle s'offre (!) donc nos premières oeuvres puisque c'est une vitrine pour nos premiers romans.
C'est ce que j'en dis, mais d'autres pourront aussi te conseiller ;-)
http://www.editionsboreal.qc.ca/fr-result_isbn.php?id=1511

réjean a dit...

Entre la crevette et le homard, j'avoue être assez fier de moi avec 2 fautes seulement. Comme prix, ai-je gagné votre amitié virtuelle à vie ?

Venise a dit...

@ Réjean : Mais, ma foi, comment avez-vous fait pour deviner que c'est justement le prix que je voulais vous décerner :-D ?

Venise a dit...

@ Réjean : Je ne sais pas si vous le savez déjà mais le nom des finalistes des Prix des Collégiens sont sortis. Vous n'avez qu'à cliquer chez Chantal Guy, premier lien chez Mes amoureux de la lettre, elle l'aborde en primeur.

gaétan a dit...

Et bien ça va vite. Suis passé un peu avant souper pour imprimer les questions et il n'y avait que 2 commentaires. je revenais vous dire que j'y travaillerais ce soir et demain mais j'ai pas pu m'empêcher de lire les réponses...:-)

Venise a dit...

@ Gaétan : Il aurait quasiment fallu que je rajoute un genre d'affiche rouge qui clignote : DANGER ... réponses et BONNES en plus ! J'avoue que Réjean m'a devancé, une mémoire personnelle, c'est plus rapide que Google. Un peu comme le calcul mental, c'est plus rapide que la calculatrice. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu.

réjean a dit...

Ah, je l'oubliais celui-là. Je suis donc allé voir le choix pour le prix des collégiens. Je n'ai lu que Proulx, comme vous le savez. Il y a le recueil de nouvelles de Johanne Alice Côté qui m'intéresse, malgré ce qu'en a dit Barbe à Bazzo. Les autres restent à découvrir, sauf Ying Cheng dont j'ai décroché parce que je la trouve trop hermétique depuis L'ingratitude. Allez-vous écrire un billet là-dessus pour susciter les débats ?

Venise a dit...

@ Réjean : Je vais écrire un billet en autant que j'en ais lus 3 sur 5. Ce qui veut dire que je dois me procurer "Le ciel de Bay City" de Catherine Mavrikakis et Mégot mégot petite mitaine de Johanne Alice Côté. Moi aussi, je n'ai pas été découragée d'entendre Jean Barbe, je persiste et je signe. Et pour ce qui est de Mavrikakis, ça fait presque une éternité que je veux la lire et après le billet d'aujourd'hui de Clavier bien tempéré (Lucie), c'est devenu une urgence. De toutes manières, je me vois mal partir le moindre débat avec une seule lecture (Champagne).
J'espère que vous avez remarqué, Réjean, que nous avons cinq finalistES ? Je ne peux m'empêcher d'en être fière même si j'y suis absolument pour rien !

réjean a dit...

Ne vous enlevez pas tous les mérites, Venise.

Karine :) a dit...

D'après mon petit cerveau, ça ressemble à ça...

Q. Dans quel roman publié en 1916 une femme hésite-t-elle entre trois soupirants (dont François Paradis) ? Maria Chapdelaine
Q. Quel sont le titre et l’auteur de ce roman du terroir se déroulant au Chenal du Moine ? Écrit en 1945, il a fait l’objet d’adaptations à la radio et au cinéma. Le survenant – Germaine Guèvremont
Q. Ce roman historique en deux tomes relate la révolte des Patriotes à travers le regard de la femme de leur chef. Le roman de Julie Papineau
Q. Quel personnage de bande dessinée québécoise fête cette année ses 25 ans ? Son auteur a écrit sa première bd à 10 ans. Comment s'appelle-t-il ? Gargouille (Tristan Demers). Il était venu à mon école!
Q. Quel guide du vin publie sa vingt-huitième édition cette année ? Le guide phaneuf
Q. Quelle maison d’édition célèbre ses 50 ans cette année ? Aucune espèce d’idée
Q. Quel éditeur a lancé un disque en début d’année ? Heu… I don’t know!!
Q. Son roman La Sablière fut porté au grand écran sous le titre Mario. Claude Jasmin?? Je le mêle toujours avec Michel Jasmin (honte à moi...) mais me semble que c'est un des deux!!
Q. Elle a crée Mademoiselle Charlotte, héroïne des jeunes Dominique Demers
Q. Quel auteur a remporté le prestigieux prix Man Booker Prize en 2002 ? Pour quel roman ? Yan Martel (L’histoire de Pi)
Q. Qui était derrière Les Insolences du frère Untel ? Jean-Paul Desbiens (il vient de ma région, celui-là… c’est pour ça que je le sais!!!)
Q. Elle a 20 ans en 1968 à Montréal, c’est la première héroïne de Francine Noël. Je ne sais pas…
Q. Qui signe la préface de la biographie de Réjean Thomas ? C’est qui, Réjean Thomas??
Q. Dans quelle région se déroule Un homme et son pêché ? Les hauts Laurentides
Q. Sur quel crustacé Jean Barbe s’est-il penché dernièrement ? Une huître
Q. Quel crustacé est illustré sur le plus récent roman d’Éric Dupont ? C'est pas un genre d’écrevisse?? J’ai pas une super bonne mémoire visuelle, je pense… mais je me rappelle que vu de loin, je ne pensais pas du tout que c'était un crustacé... ça avait juste l'air rose, long et recourbé... faut me pardonner, j'avais pas mes lunettes!!!
Q. Pour quel roman Anne Hébert a-t-elle remporté le prix Fémina en 1982 ? Les fous de bassan
Q. Quel classique de la littérature québécoise vient, à 50 ans, d’être adapté en bande dessinée ? No idea
Q. Quel roman de Michel Tremblay fut à la fois adapté au cinéma et à la télévision ? C’est à ton tour, Laura Cadieux

En fait, il y en a 5 dont je n'ai aucune espèce d'idée!!! Et d'autres dont je ne suis pas certaine! Je vais voir les réponses maintenant!!!

Venise a dit...

@ Carine : Tu m'as bien FAIT rire avec la crevette, sans tes lunettes ! Tu es adorable !
Je t'ai trouvé pas mal bonne aussi. Faut dire que si tout le monde habite ta région ou vient dans ta classe ;-)
Très sérieusement : un gros BRAVO !

Mistral a dit...

Fini le pétage de bretelles et le rassurage de Venise privée de compteur?

28 commentaires, misère, Marc qui est expert en BD (il a le rhume, mais pas le rhume de cerveau!), cinq six autres moins coupables, et faut arriver au comm de Karine, le pénultième, pour obtenir réponse à la crisse de question qui ne portait pas sur l'auteur de Gargouille mais sur le nom de son personnage.

C'est consacré à la lecture, ici. La vanité, la légèreté, faut laisser ça aux gros pourris professionnels: on est entraînés.

Anne Hébert se penchant sur la moule: mollusque ou crustacé...

Revoilà ce prix des collégiens, déjà. Quelqu'un, brossez un topo minimal de son fonctionnement. Sauf évidemment si c'est pas important, ni même pertinent, ni du tout amusant.

Venise a dit...

@ Mistral : Je tiens à défendre mon chum au rhume de cerveau. C'est pas lui qui a lu la question.
Je porte entièrement la responsabilité, je l'ai mal lue et j'ai donc oublié de dire le mot magique "Gargouille" (et pourtant, je le savais, j'ai donc manqué une occasion en or pour nourrir la vanité et la légèreté)
Sur 28 messages : il y en a 14 de moi. Je te rassure, c'est surtout moi qui s'auto-rassure. Ça devient du dialogue, j'aime ça, et je suis absolument sûre que tu sais ce que je veux dire.

Le Prix des collégiens, on va en reparler, c'est sûr. Mais ça ne va pas changer l'immuable.

Danaée a dit...

Merci Venise pour ce résumé de cet épisode de Bazzo.tv que j'ai manqué. J'ai passé rapidement sur les questions, ai répondu à la plupart, pour le plaisir.

Mistral a raison de mentionner le prix des Collégiens. C'est un des prix importants pour la littérature québécoise... Et les finalistes étaient dévoilés ce matin dans le Devoir!

Mistral a dit...

JUUUUULIEEEEE!

Ok, je pige, tu me taquines.

Tenez, ma version softcore.

Ven: pas vraiment. Quand je me risque à dialoguer avec moi-même, les voisins appellent les beus.

Venise a dit...

@ Mistral : Pour le Prix des Collégiens, c'est ce que j'ai conseillé ci-dessus à Réjean de cliquer chez Chantal Guy, première de mon blogroll.

Merci, c'est mieux avec le lien (version softcore) dans le commentaire, mais moi, je sais pas comment on y arrive.

Mistral a dit...

Shit, Ven, t'es mal barrée! Pis tu connais personne à qui demander?

Lyes!

Venise a dit...

@ Mistral : Oui, je connais quelqu'un. Il est très serviable en plus. Je vais voir s'il n'est pas trop occupé.
Mistral : Est-ce que tu peux m'aider ? Est-ce que c'est explicable devant tous ou faut-il une leçon privée ?
J'imagine qu'il faut utiliser le HTML (juste pour démontrer que l'élève a déjà une petite idée) mais le mode d'emploi est caché autant que le HTML.

réjean a dit...

Mistral et Venise : J'aime bien vos échanges. On dirait que vous êtes de vieux potes.

Mistral : Je viens de lire ce que vous dites sur le blogue de Chantal Guy à propos du prix des collégiens et je partage entièrement votre avis. L'an passé, sur différents blogues, dont celui de Venise je crois, j'ai émis de sérieuses réserves, avec beaucoup moins d'élégance que vous, sur la sélection des ouvrages par les critiques du Devoir. Cette année, je n'ai pas tellement le goût de revenir là-dessus sans risquer de devenir cynique. Mais si vous voulez brasser la cage, allez-y fort, il y a une grosse job de bras à faire.

Venise a dit...

@ Réjean : C'est sympathique et juste ce que vous dites, nous sommes de jeunes "vieux potes". Et là, c'est sûr que vous venez de me piquer la curiosité, je vais aller lire le commentaire de Mistral.

Pour une fois que j'ai un samedi libre parce que Marc se laisse guérir de sa grippe, j'en profite !

Mistral a dit...

Cool, Réjean. On est deux.

Ces affaires-là, je vous en parle en gars qui ne conduit ni ne patine mais comprend et connaît tout plus le reste de la mécanique spécifique du littéraire au Québec, depuis ses seize ans et sans mérite aucun, sans l'avoir cherché, pourquoi cela est limpide et la gestion d'un compte d'épargne ou la sensibilité et le plus clair des valeurs de mes concitoyens m'est incompréhensible, I mean rien, pas un iota de sens intelligible pour moi, un sérieux handicap, pourquoi j'en sais rien non plus, mais c'est ainsi; en tant que ce gars-là, donc, je soumets que cette affaire n'est surtout pas de celles qui se résolvent comme vous le suggérez (ce serait le sens commun, right? J'assaille pas votre suggestion, ici, je lui apporte seulement le meilleur outil, ké?), d'ailleurs fort peu le sont, ici moins qu'ailleurs: vite de même, j'ai souvenir d'aucune grosse crosse du genre qu'un éclat, un coup de gueule, un blitz d'indignation par une personnalité quelconque ait pu éradiquer, au contraire le racket se déguise et se dissimule mieux et devient donc pire.

L'ombre, voilà ce que ces embrouilles ont en commun, la protection du pas trop expliqué, reposant sur l'apathie et l'usure de nos facultés d'indignation, de l'obsolescence des tollés; ça, Réjean, c'est du cynisme crasse, mais c'est le leur, pas le vôtre.

Non, voyez-vous, il suffit d'enlever l'ombre. Sans éclats, sans argument moral, sans rien de ces archaïques pétoires, juste en disant qu'on le sait, ici et chez moi et chez vous et ça prend pas de temps que c'est consigné un peu partout, enfin en deux ans trois max la cochonnerie disparaît sans faire de bruit.

C'est le genre de job de bras que la Tribu effectue de temps en temps, ché pas si vous parlez de ça. Ici, ça dépasse ce cadre parce que les sources du mal ne sont ni localisées ni hiérarchisées. De plus, chaque cégépien mis au courant vaut autant que chaque prof de cégep honteux d'avoir joué le jeu. Ce serait du gâteau.

Venise a dit...

@ Mistral : Un instant, on est trois.

Venise a dit...

@ Réjean : Je m'apprête à lancer quelques questions à Maxime qui a participé au Prix des collégiens l'an passé. Il aurait beaucoup aimé y participer encore une fois cette année mais ses études l'amènent en Europe 4 mois. Ses commentaires sur les livres finalistes de l'an passé m'ont à ce point impressionné que j'ai commencé à le courtiser :-) pour qu'il se joigne à La Recrue. Nous nous apprivoiser et il a finalement accepté.

Qu'un jeune de 19 ans collabore avec cette qualité d'intervention à La Recrue me remplit de fierté.
Je voulais vous demander si vous aviez des questions pour lui, je les joindrais à mon entrevue. Il est d'ailleurs bien flatté de recueillir cette attention.

Mistral a dit...

Ben moi, oui. Maxime, sais-tu ce dont on fait état ici et là à propos de ce prix, et si oui comment peux-tu songer à y participer encore, croirais-tu par hasard qu'une jolie plume et quelques lectures et l'âge de Rimbaud triomphant dispensent d'endosser sa part morale? Ils vont me trouver dur, encore, ils vont dire kin il s'en prend aux enfants maintenant. Fuck em. C'est à toi que je cause, et un service que je te rends: c'est au début qu'on doit décider quel écrivain on sera, à la fin c'est trop tard. Fais-toi une faveur, écris jamais une virgule pour des crosseurs, protège ta signature comme tes couilles et tu auras toujours raison et tu pourras envoyer chier papes et présidents s'ils t'apostrophent.

réjean a dit...

Je voudrais savoir s'il trouverait envisageable que la sélection des 5 titres se fasse par un comité d'étudiants plutôt que par les critiques du Devoir. Bien sûr, cela supposerait que ces étudiants lisent beaucoup de livres pendant plusieurs mois pour en sélectionner 5. Pour ma part, si cela se faisait, je crois qu'on aurait une sélection finale beaucoup plus représentative des goûts des collégiens. Mais peut-être que cela est trop compliqué à organiser...

Mistral a dit...

Ben oui, Réjean! Envisageable? C'est le minimum envisageable. Et pas plus compliqué que le processus actuel. Mais pourquoi une pré-sélection? C'est cela qui est odieux! Ça et qu'elle soit faite au Devoir. C'est le Prix du Devoir, fuck.

Tous les collégiens du territoire peuvent recommander, disons, trois livres. Phase 2, on dépouille et cumule et les cinq premiers sont en lice. Pas de comité. Maudits comités. Un soviet avec ces gens-là qui siègent! Te figures-tu que Stan lit beaucoup de livres pour choisir ces cinq? Et DesMeules, cet imbécile: il peut lire jusqu'aux noces de Tremblay avec Nelly Arcan, il comprendra pas plus.

Le Prix des Collégiens aux Collégiens!

réjean a dit...

D'accord avec vous, Mistral. Ce serait la moindre des choses. Et peut-être qu'il y aurait moins de titres de Boréal en majorité (excusez-moi, je sais que c'est votre éditeur, mais je n'ai pu m'en empêcher) : 3 sur 5 l'an passé, 2 sur cinq cette année, ce qui désarçonnerait Laurin qui ne lit que du Boréal... ou presque.

Venise a dit...

Je suis parfaitement d'accord avec cette idée. C'est dès le départ du processus que les étudiants doivent être concernés, sinon, le message entendu est : on va choisir pour vous parce que vous en êtes pas capables. Les lectures imposées, ils en ont suffisamment au programme. Un Prix, c'est une question de confiance, pas un semblant de confiance, de la vraie et qui commence donc dès le début du processus.

L'année passée, je mettais le pied dans cet engrenage très prudemment, je pensais que tout était lisse et sans aspérité, tout en limpidité aussi, j'ai donc été posé la question à Stanley Péan sur son blogue : Comment se choisissent les titres des finalistes proposés aux jeunes ? Ce qui m'a amené à cette question est l'impression que les titres ne leur ressemblaient pas. J'ai aussi demandé à monsieur Péan de venir en débattre sur Le Passe-Mot. Comme il n'est jamais venu, je me permets de reproduire sa réponse qui est de toute manière encore sur son blogue :
"Le jury de présélection est composé de journalistes de l’équipe du cahier Livres du Devoir (Jean-François Nadeau, Christian Desmeules et Danielle Laurin), d’un représentant du CRILQ (Gilles Dupuis, professeur à l’UdM) et de moi-même. Nous débattons de la production littéraire de l’année qui achève et tentons de nous entendre sur cinq oeuvres narratives que nous estimons de qualité et qui nous semblent représentatives de la diversité de la littérature québécoise contemporaine. Le critère «jeunesse» ne fait pas partie de nos préoccupations; ce n’est pas de cela dont il s’agit" (Stanley Péan).

Mistral a dit...

Nous vlà trois! Pas si pire comme départ.

Si Maxime nous rejoint, on est en business: l'étudiant alpha!

réjean a dit...

Ah, ce Péan, il est si occupé à faire de belles suggestions de livres sur ARTV ! L'avez-vous vu ? Il faudrait l'inviter de nouveau à lire ce blogue.

Venise a dit...

@ Réjean : Vous avez raison, cela serait constructif s'il lisait ce blogue. On pourrait enfin discuter comme des gens civilisés. Moi, j'aimerais bien.
Son blogue est suspendu depuis un bon bout de temps, alors, comment le rejoindre ? Je lui ai déjà envoyé un courriel par Le libraire, l'a-t-il reçu ?
Il y aurait toujours de lui écrire à l'ANEL. C'est envisageable, comme ça, il ne pourrait pas dire que notre désir est de parler dans son dos, non, c'est devant sa face (permettez-moi l'expression) que l'on veut lui parler.

ARTV, j'aimerais bien écouter certaines émissions mais je n'ai pas le câble.

Venise a dit...

@ Réjean : J'ai tout à coup eu une idée, j'ai pensé à Facebook. Je lui ai donc laissé une invitation sur son "mur à messages" qu'il vienne prendre connaissance des messages ci-dessus.

réjean a dit...

Écrivez-lui à l'UNEQ. Il doit être rejoignable.

ecrivez@uneq.qc.ca

Venise a dit...

@ Réjean : Super ! C'est ce que je fais de ce clic. Merci.

Maxime a dit...

Quand j'y ai participé l'an passé, je me souviens que nous avions demandé à savoir comment les finalistes étaient choisis. Il faut dire que nous trouvions les romans et recueils de nouvelles choisis loin des jeunes, sans vouloir rabaisser les œuvres des finalistes de 2008, car j'en ai apprécié la majorité. Mais je ne suis pas certain que nous aurions choisi ces finalistes. On nous avait répondu quelque chose de semblable à la réponse que Venise a reçu de Péan. Et évidemment, nous étions tous d'accord pour dire que tout cela était... enfin... plutôt obscur. C'est le Prix des Collégiens, pas celui du Devoir.

Alors autant dire que je suis complètement d'accord avec vous. Et Mistral, vous proposez une solution qui, ma foi, me semble tout à fait défendable. Cela redonnerais (ou donnerais tout court?) le prix aux collégiens, que de les faire choisir les finalistes. Ce serait moins lourd qu'un comité, et aussi efficace. Ou alors on change le nom pour "Le prix du Devoir, et secondairement des collégiens"…

Et je répondrai également à votre « attaque envers les jeunes », M. Mistral (que je ne prends pas du tout comme une attaque, en passant, héhé). Vous avez raison, on pourrait facilement en faire une question de principe moral, et refuser d’y participer. Mais ce serait dommage pour tous les étudiants qui n’ont accès à aucun autre cercle de lecture, comme ces étudiants en informatique qui n’ont pas accès à ceux de Arts et Lettres! (je parle d’expérience,haha). Le Prix littéraire des Collégiens reste une belle expérience. Voila pourquoi j’aurais aimé y participer de nouveau cette année. Ce qui ne m’aurait pas empêché de protester, toutefois, et surement encore plus fort.

Tristan a dit...

De passage sur ce blogue où on est si gentil, je vois avec plaisir qu'on brasse un peu la cage. Alors j'ajoute mon grain de sel.Sans commenter trop, je propose quelques points.

1: Tout le monde a raison sur la question du jury. Ce n'est pas le prix du Devoir. Et si Stanley Péan croit que le critère jeunesse n'est pas important, et bien je crois que c'est faux et que c'est justement ce qui pourrait distinguer le prix. Les prix des libraires est déterminé d'abord par une dizaine de libraires, celui du gouverneur par pas plus de cinq pairs et celui d'Archambault par des... Celui des collégiens, pour avoir déjà participé aux débats, est dirigé par des jeunes et des professeurs pour favoriser l'esprit critique et l'ouverture aux points de vue, ce que le jury n'a pas depuis trop longtemps. Depuis Nikolski peut-être. Un changement de jury à tous les ans ? Et le Devoir dans tout ça, un partenaire. Preuve que le prix ne brille plus, j'ai lu 3 lignes en bas de page dans La Presse. Rien ailleurs ou presque rien.

2: Le problème des prix d'automne, c'est qu'ils oublient qu'il existe un printemps. À preuve, toutes les sélections des dernières années. Faites le calcul. Faut-il publier son livre entre le mois d'août et le mois d'octobre pour être finaliste ? Il n'y a aucune surprise, aucun rappel de bons titres, aucune révélation. Au Québec, il y a dix bons livres par année selon la sélection de prix.

3: Suggestion - Une pré-sélection de 5 titre au printemps (titres parus après le premier octobre disons) suivie d'une annonce, et une autre de 5 en octobre et annonce au salon du livre de Mtl des 5 finalistes.

Danielle Laurin n'a peut-être pas aimé le Dupont, mais les cégepiens se feraient un plaisir d'en discuter. Comme le Nicolas Gilbert, le Jean Barbe, le Francine de Luca, le Guillaume Corbeil, le Francois Blais, le Francis Malka, le David Dorais, le Dominique Fortier, le Bertrand Laverdure... L'année dernière, on a pensé avec des amis que le Sébastien Chabot serait du nombre parce que plusieurs l'avaient lu pour un cours. Pas le plus grand roman, mais sujet à discussions. Non.

Ce prix s'enlise, se ridiculise, se prévisibilise. Proulx, Mavrikakis (bon choix, c'est peut-être son seul livre qui n'est pas trop chiant),Chen, Noël (please!)... Boréal, matante et consensus...Je suis content d'être à allé à l'université tiens !

réjean a dit...

Oh, là, là, comme j'aime les propos de Maxime et Tristan, les deux semblent être en plus du milieu collégial. J'endosse à 100% vos points de vue, messieurs. Chapeau !

Venise, il faut que Péan lise ça !

tristan a dit...

J'en ajoute concernant le jury. Le Devoir pourrait mandater un président du Jury, ajouter un écrivain (celui ou celle qui a gagné l'année précédente, pourquoi pas), un membre du CRILQ et voilà pour la présidence d'honneur. Ensuite, on ajoute quatre cégépiens sélectionnés parmi les meilleurs participants de l'année précédente.

Dernier point : Je comprends que le prix soit un écho à celui des français, mais ici, nous sommes des cégépiens, pas des collégiens. Pourquoi pas lui donner un nom ?

Et voilà le prix qui repart de plus belle.

Stanley a dit...

À l’invitation de Venise, j’ai pris connaissance du débat qui fait rage (encore!) autour du mode de sélection des ouvrages en lice pour le Prix littéraire des collégiens. (Oui, collégiens plutôt que cégépiens parce que toutes les institutions de niveau collégial participantes ne sont pas des cégeps.) Je m’empresserai de signaler la tenue de ce débat à mes collègues du jury de présélection, aux membres du conseil d’administration du Prix (constitué essentiellement de profs de littérature au collégial) ainsi qu’aux gens de la Fondation Marc-Bourgie qui l’a instauré et qui le chapeaute. Je demeure persuadé que, contrairement à ce qu’on semble insinuer dans vos échanges, tous ces gens ne sont ni des cons ni des malhonnêtes et qu’ils sauront prêter une oreille attentive aux critiques et accusations ici formulées.

Pour la suite du débat, j’aimerais toutefois apporter quelques précisions. En 2003, à la seconde année d’existence du prix dans sa forme actuelle, quand son instigatrice Mme Claude Bourgie-Bovet (directrice de la Fondation Marc-Bourgie) m’a proposé d’en être le porte-parole officiel, j’ai accepté parce que je croyais et continue de croire qu’un prix pareil saurait contribuer au rayonnement de la littérature québécoise contemporaine chez un lectorat qu’on dit, à tort ou à travers, n’être pas touché par elle. À l’époque, je n’étais même pas président de l’UNEQ et c’est sans demander de cachet que je me suis prêté à ce jeu qui consiste à porter le flambeau médiatique du prix, à animer les causeries qui réunissent les écrivains en lice et des lecteurs collégiens et à jouer le maître de cérémonie lors de la remise annuelle du prix à Québec – en plus de joindre ma voix à celles des autres membres du jury de présélection (que je n’ai jamais «présidé», cela dit). Encore aujourd’hui, après cinq ans, c’est à titre bénévole que je fais tout ça – par pure et simple fidélité à cette cause du rayonnement de notre littérature contemporaine – condamnant du même coup mes propres œuvres de création à ne jamais faire partie de la sélection, en passant. Il en est de même pour les journalistes du Devoir et le représentant du milieu universitaire qui tous siègent bénévolement sur le jury de présélection. Les détracteurs s’en fichent, il va sans dire, et ils ont bien sûr raison, mais je tenais à le signaler...

À l’instar de n’importe quelle autre distinction de la république des lettres, le Prix littéraire des collégiens est attribué selon les règles établies par ses instigateurs. Faudrait-il modifier ces règles pour refléter davantage l’âge des collégiens appelés à désigner le lauréat, impliquer davantage ceux-ci dans le processus de présélection des œuvres, retenir un plus grand nombre de bouquins pour discussion? Ces décisions relèvent du conseil d’administration du prix qui, comme toute organisation de ce type, est totalement souverain. Au risque de décevoir certains d’entre vous, je ne suis donc pas en mesure de promettre quelque réforme du Prix – pour la bonne et simple raison que je n’ai pas ce pouvoir. Je ne peux m’engager ici qu’à transmettre au c.a. les critiques que vous lui adressez, tout en rappelant gentiment aux gérants d’estrade et autres mécontents que rien ni personne ne les empêche de fonder leur propre prix littéraire.

Stanley Péan

Venise a dit...

Premièrement, monsieur Péan, contente que vous ayez répondu à notre demande d’éclaircissement. Encore du bénévolat pour vous ! Et pour moi aussi d’ailleurs  !

Je lis et relis votre message et je fais un effort pour bien comprendre le fonctionnement de sélection des titres. Mais auparavant, je tiens à clarifier une chose, si je considérais les gens comme cons et malhonnêtes en partant, je ne perdrais pas de temps à essayer de les comprendre.
Par la suite, vous nous exposez les limites de votre rôle, sachez que j’enregistre bien l’information. Par contre, vous comprendrez sûrement que le réflexe va à demander à la personne qui représente un organisme de s’expliquer. On ne sait pas toujours à qui s’adresser sinon et c’était le cas ici. Mais arrivons à l’essentiel du débat :
La QUESTION(extraite de votre message) :
Faudrait-il modifier ces règles pour refléter davantage l’âge des collégiens appelés à désigner le lauréat, impliquer davantage ceux-ci dans le processus de présélection des œuvres, retenir un plus grand nombre de bouquins pour discussion?
La RÉPONSE est (pour le moment) :
Ces décisions relèvent du conseil d’administration du prix qui, comme toute organisation de ce type, est totalement souverain.
Il ne me reste qu’à espérer que cette souveraineté ne sera pas trop royale mais plutôt ouverte et perméable à la souveraineté des citoyens.

Vous nous rappelez gentiment (sic) que comme solution il y a toujours de fonder notre propre Prix littéraire. Je ne sais pas moi, mais j’entends de la (gentille ?) raillerie dans cette remarque.

réjean a dit...

Avons-nous été si déplaisants avec M. Péan au point de mériter le titre de «gérants d'estrade» ? Il me semble que les propos tenus ici sont très respectueux et pleins de sens. Personnellement, je trouve déplorable ce mépris de la part du président de l'UNEQ envers des gens qui aiment la littérature, comme ceux qui écrivent sur ce blogue. En retour, je ne peux m'apitoyer sur les sacrifices que M. Péan a dû faire pour participer à ce prix, comme de voir ses propres oeuvres non admissibles... Quand même !

Venise a dit...

ATTENTION ... TOUS LES COMMENTAIRES CI-HAUT CONCERNANT LE DÉBAT PRIX DES COLLÉGIENS ONT ÉTÉ TRANSFÉRÉS SUR UN NOUVEAU BILLET INTITULÉ "DÉBAT : PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS.

Mistral a dit...

Péan, tu me ferais pleurer...

République des Lettres, comité à huis-clos, Conseil souverain: trois régimes dans le même paragraphe pour le même Prix, quatre avec le régime d'austérité que tu t'imposes avec l'abnégation qui te caractérise.

Pas besoin de te sacrifier pour transmettre à tes acolytes les propos de simples gérants d'estrade. Le Milieu littéraire n'est pas situé où tu sembles le penser, la game ne se déroule pas dans les officines du Devoir, et quand je monte au bâton, je frappe pour .400, les buts sont pleins, la balle se rend toute seule, tu pourrais pas y toucher en supposant même que tu la voies passer, ce que tu n'as jamais su faire.

Ce Prix est croche! Tu le sais aussi bien que quiconque prend cinq minutes pour étudier la question. C'est pas une critique, c'est une condamnation.

Fanny a dit...

Je suis une lectrice vorace et j'aime lire à l'extérieur de mes cours.J'ai fait partie du comité de sélection du Prix des collégiens dans le passé. Mon seul commentaire est que trop souvent les livres choisis par Le Devoir sont des livres d'auteurs qui font déjà partie des livres obligatoires à lire dans nos cours de littérature, il font partie du curriculum: Monique Proulx, Francine Noel, Ying Chen par exemple cette année. Des titres déconnectés de notre réalité. N'inspirant pas plus un goût pour la lecture que mon cours de français 403 donné le vendredi à 16h dans un local sans fenêtres.

Mistral a dit...

Héhé. Fanny sait l'art de l'uppercut en gants de kid.