vendredi 28 novembre 2008

Le public prend la parole ...

Michel Tremblay la prend aussi.
Avant de la lui donner (le lien) pour un discours bien senti sur la culture avec son grand C s’il vous plaît, on dit … y paraît, qu’il est le préféré du Salon du livre de Montréal. Premièrement, il y est à chaque année, et la file de fans est longue, et patiente, Ensuite, il engloutit les Prix, année après année. Cette année, c’est le Prix du Grand Public (du Salon) pour La traversée du continent. Quel auteur prolifique quand même ! Et mon « quand même » est pour tout le côté tendance à le prendre pour acquis. J’ai tellement l’impression que malgré toute la reconnaissance qui lui est accordée, à sa disparition, le peuple va se déchaîner. Il deviendra un emblème et ses paroles porteront loin, feront la traversée du continent, sans chaloupe et aviron, en glissant seulement sur l’ère du temps. Mais en attendant, lisons-le, écoutons-le, touchons-le …ici, il nous parle Culture.


L’équation mathématique du Grand Prix Archambault :
20 finalistes – 22 oeuvres

Pour toute la logique prescrite de l'équation, on retrouve deux écrivains dans deux catégories :

Grand Prix littéraire, prix du public (9e édition)
Grand Prix de la relève – Prix du jury (6e édition).

Les écrivains qui cumulent deux catégories, donc deux chances, sont :

Pierre Szalowski pour Le froid modifie la trajectoire des poissons
Véronique Papineau pour Petites histoires avec un chat dedans (sauf une)

Avez-vous remarqué ? Les chats … les poissons, c’est gagnant …
Bien oui, je dis n’importe quoi mais c’est permis, c’est un blogue (sourire, soupir, sourire)
Encore des chiffres ?
10,000 $ au gagnant de chaque catégorie + 2,000 $ à la maison d’édition
23 avril = Dévoilement du gagnant - journée mondiale du livre et plus important encore l’anniversaire du Passe-Mot (hum … hum).

Et qui décide du Prix du public (attention, la pas lisse va parler) : le public pardi !
Comment ? En votant, sur le site Archambault, bien sûr. Même si j’en ai lu seulement 5 sur 10, j’ai voté hier, pour le fun, pour vérifier la fréquence du vote et c’est bien 1 fois par jour N’empêche que … et là, je baisse la voix, approchez-vous l’oreille très près, je ne voudrais surtout, mais surtout pas, repartir un débat mais, entre nous, pour gagner, ça aide d’avoir beaucoup, beaucoup d’amis, de connaissances, de relations, de liens …
Chut ! J’ai rien dit, ce n’est pas grave, c’est comme ça, c’est l’auto justice du Prix du public. Et le plus important n’est-il pas de féliciter les 20 finalistes (liste complète) :

BRAVO et bonne chance à tous !

16 commentaires:

Suzanne a dit...

Et bien on jase quelque peu du même sujet aujourd'hui. Pas grave, il le mérite amplement.

Venise a dit...

@ Suzanne : IL ? Tu parles de Michel Tremblay ? De toutes manières, tu en parles régulièrement, tu l'as presque tout lu. Alors, les probabilités étaient fortes ... Chantal Guy a reproduit son discours sur la Culture au complet.
Bonne journée Suzanne !

Pierre a dit...

Un petit service, Venise...

Voulant alerter mon réseau d'amis et le sensibiliser aux vraies raisons à voter pour moi dans le concours que tu mentionnes, j'ai voulu essayer de voter... pour moi! :-)

Cependant, on demande sur le site Archambault, de répondre à une question. Cela fait une demi-heure que j'essaye de la trouver et je n'y parviens pas.
Sais-tu de quelle question il s'agit?

Pour le reste (poissons-chats) tu as bien vu...:-)

Pierre Sza.

Venise a dit...

@ Pierre : La question à laquelle j'ai répondue hier est tout simplement le nom de l'écrivain(e) ou l'oeuvre (je pense que c'était l'oeuvre) pour qui je votais. Aussi simple que ça !
Et ça a fonctionné. J'ai essayé de re-voter et le message transmis était "un vote par jour !".
La question était dans la réponse finalement.
Bonne chance Pierre !

réjean a dit...

Alors, chère Venise, vous avez voté pour Monique Proulx ou Lise Tremblay ? Votre vote sera-t-il aussi secret que votre dédicace de votre ami Jean ? Quant à moi, je vous le dis d'emblée, j'ai voté Proulx. Je n'ai pas vu s'il y avait un prix à gagner. Un souper avec l'auteur, peut-être ?

Venise a dit...

@ Réjean : Un souper avec Monique Proulx pourrait être spirituel et chaleureux. Cette femme dégage une sereine simplicité, et la simplicité est un plat qui se mange chaud.
Partager un souper avec Pierre Szalowski pourrait être joyeux. Il y aurait de la rigolade dans l'air, ça pétillerait de plaisir.
Pour Lise Tremblay, en fait, je ne sais pas quelle serait l'ambiance, je ne la saisis pas suffisamment, peut-être parce que je ne l'ai jamais rencontrée en personne. Ça viendra peut-être !

Mais, il semblerait que le public ne soit pas récompensé de voter, autre que de voir l'élu de son coeur recevoir un honneur et une enveloppe bien garnie.

gaétan a dit...

Moi qui était en panne de choix de lectures,m y a des titres que je trouve intéressants puisqu'ils ont passé l'épreuve du temps ( 6 mois et +)
Quand aux prix offerts pour le public mettons qu'Archambault est plus cheap que certaines petites libraires indépendantes de 7-Iles lors du salon du livre de la côte-nord.

Venise a dit...

@ Gaétan : Merci de cette allusion bénie aux libraires indépendantes. C'est honteux qu'une librairie aussi bien nantie que Archambault donne un Prix moindre.

Ce que la librairie Archambault offre de plus, c'est de garder les livres plus longtemps sur les tablettes. Il arrive parfois que l'on soit pressé et donc dans l'impossibilité de passer une commande à la libraire indépendante, personnellement, c'est à ce moment que j'y mets les pieds.
Sinon, je privilégie la librairie indépendante.

Venise a dit...

@ Suzanne : Je viens de comprendre, tu fais allusion au billet de Lucie (Clavier bien tempéré), je pensais que tu faisais allusion à Entre les lignes. Je n'ai pas su lire entre les lignes !
Mais comme tu dis, c'est mérité !

Suzanne a dit...

Navrée Venise, je ne savais rien du mot de Lucie. Je faisais bel et bien allusion à mon humble coin. Bonne fin de soirée.

Venise a dit...

Suzanne : Wow ! J'écrivais exactement ce que tu m'écris sur ton billet, en même temps !
Bais coudon !

réjean a dit...

Bonjour Venise,
Mon intervention n'a rien à voir avec le sujet de ce billet. Je voulais juste vous poser une question. Je viens de regarder une entrevue de Minou Petrowski avec Marie-Claude Lavallée, dans laquelle Minou affirmait qu'elle faisait de la figuration. Est-ce quelqu'un que vous avez déjà croisé sur des plateaux de tournage ?

Venise a dit...

@ Réjean : Oui, rien de plus vrai. Je l'ai vue à plusieurs reprises, particulièrement sur le téléroman Virginie, qui m'a fait bien travailler voici trois ans. On me donnait le rôle d'un prof muet (ah, moi, qui aime pourtant tant les mots !). Un prof qui ne fait à peu près que déambuler dans les corridors, quelques faux dossiers sous le bras.

Je crois qu'elle fait de la figuration depuis si longtemps, en tout cas, je lui trouvait un air blasé peu avenant.

réjean a dit...

«Un air blasé, peu avenant» et j'ajouterais «pas sympathique du tout»...

réjean a dit...

Ça me revient : Minou a dit qu'à 77 ans elle faisait de la figuration «avec de l'humilité et de l'humiliation». Réfléchissez à ça...

Mistral a dit...

Elle joue le rôle de la mère de Nathalie avec les mêmes sentiments.