mercredi 12 novembre 2008

L'étiquette des Prix

C’est utile des Prix. C’est souvent ce qui fait qu’un écrivain arrive à payer le prix de son dernier jeans, sa lisière de billets de métro, sa coupe de cheveux et surtout sa cartouche d’encre …

Finalistes Prix du gouverneur général
Ce qui me frappe ?
Sur 5 nominés : Aucune femme poétesse
Sur 5 nominés : Un seul homme écrivain livre jeunesse

Grand prix du livre de Montréal:
Marie-Claire Blais pour Naissance de Rebecca à l’ère des tourments (Boréal),
Rawi Hage pour Cockroach (House of Anansi Press),
Dany Laferrière pour Je suis un écrivain japonais (Boréal),
Catherine Mavrikakis pour Le ciel de Bay City (Héliotrope)
Monique Proulx pour Champagne (Boréal)
Ce qui me frappe ?
3 Boréal et un titre d'une maison d'édition ontarienne House of Anansi Press. Cockroach qui sortira en français chez Alto en 2009 sous le titre « Le Cafard », est-ce que cela sous-entend que l’année prochaine, la version éditée au Québec ne pourra être en nomination parce que la maison d’édition ontarienne l’a inscrit avant ? Pour le Grand Prix du livre de Montréal, ça fait un peu spécial quand même.

Les Prix en vrac
Prix Médicis à Jean-Marie Blas de Roblès - Là où les tigres sont chez eux (Éditions Zulma)
Médicis Étranger à Alain Claude Sulzer - Un garçon parfait (Éditions Jacqueline Chambon).
Prix France-Québec à Christine Eddie - Les carnets de Douglas (Alto)
Prix Robert-Cliche à Danielle Trussard - Le train pour Samarcande.
Ce qui me frappe ?
J’ai déjà lu un Prix Robert-Cliche, Balade en train sur les genoux d’un dictateur et je me pose maintenant la très sérieuse question : Est-ce que le truc pour gagner ce Prix est de parler de train ? Prière de ne pas me répondre svp … :-)

Prix que l'on court
L'écrivain afghan Atiq Rahimi a reçu, le 10 novembre à Paris, le prestigieux prix Goncourt. Il est récompensé pour son tout premier roman écrit directement en français, Syngué sabour (P.O.L.). Ses lecteurs montréalais devraient pouvoir le féliciter de vive voix, Atiq Rahimi ayant récemment confirmé sa présence au Salon du livre de montréal, qui débute le 19 novembre. (tiré du Voir, Tristan Malavoy-Racine)
Ce qui me frappe ?
Un Goncourt pour un premier roman. Chapeau !

Une primeur d'hier - 11 novembre à 22 h 00 :
Le Prix Giller (50,000 $) est remporté par Joseph Boyden pour son second roman, Through Black Spruce.
Ce qui me frappe ?
Cockroach de Rawi Hage n’a pas gagné. C’est assez fantaisiste ce que je dis puisque j’en ai lu aucun. C’est juste pour éviter de dire que rien ne me frappe.

Pour ceux qui n’auraient pas encore lu le très intéressant article sur Jacques Poulin en lien avec le Prix Gilles-Corbeil (100,000 $)
Ce qui me frappe ?
Avec l’anecdote de s’inquiéter de la faim de la journaliste, de lui remettre des carrés aux dattes pour son voyage en bus, on peut supposer qu’il est aussi tendre que son écriture.

Et, finalement, ce qui me frappe le plus, plus, plus ?
Mon doux qu’il y en a des Prix ! De quoi perdre ses paris et attention, il y a ici une tentative de jeux de mots , et même manquer (à) l’étiquette.
S’cusez-la, il fallait bien que je justifie mon titre.

26 commentaires:

réjean a dit...

Est-ce que la première fois qu'un livre en anglais est en lice pour le prix de la ville de Montréal ? À ma connaissance, oui. Est-ce que je me trompe ?

Antoine a dit...

Bonjour Réjean,

Ce n'est pas la première fois. À preuve la liste des finalistes de l'année dernière :

Paul CHANEL MALENFANT
Rue Daubenton (poésie et prose)
L'Hexagone

Esther CROFT
Le reste du temps (nouvelles)
XYZ éditeur

Georges LEROUX
Partita pour Glenn Gould (essai)
Les Presses de l'Université de Montréal

Heather O'NEILL
Lullabies for Little Criminals (roman)
HarperCollins Publishers

Sherry SIMON
Translating Montreal
Episodes in the Life of a Divided City (analyse)
McGill-Queen's University Press

Venise a dit...

@ Réjean : Nous avons là une réponse très complète d'Antoine Tanguay qui prend la peine, malgré l'accaparement des préparatifs du Salon, de répondre à votre et ma question. Quand je mentionne le travail d'Alto, j'achemine toujours mon billet à Antoine Tanguay.

Vous savez combien j'aime passer le mot, semblerait-il que je ne sois pas la seule !

réjean a dit...

J'en conclus donc que ce prix est un prix bilingue et qu'il suffit d'être né à Montréal ou d'y habiter pour y être éligible. Voilà qui éclaire ma lanterne. Merci.

réjean a dit...

Venise, puisque vous avez un contact privilégié avec le directeur d'Alto, demandez-lui donc pour moi quand sort le nouveau Bourbaki. Merci encore.

Beo a dit...

Merci Venise pour cette belle liste qui me fait un beau résumé des Prix et auteurs en lice.

J'ai lu le très bel article sur Cyberpresse au sujet de Jacques Poulin. C'est un très bel hommage de cette journaliste, tout en simplicité.

Et pour finir: j'aimerais bien y goûter moi à ses carrés aux dates...

Antoine a dit...

Rebonjour Réjean,

Grande plaine IV d'Alexandre Bourbaki sort aujourd'hui en librairie. Mais attention, c'est un auteur imprévisible. Il ne faut pas s'attendre à Traité de balistique.

Au plaisir,

A

Venise a dit...

Merci Antoine !
@ Réjean : La mise en garde est intrigante, n'est-ce pas ? Allez-vous vous risquer ? Après l'avoir feuilleter j'imagine. Vous me le laisserez savoir et du coup à Antoine Tanguay.
Et puis, j'y pense, vous doutiez-vous que la sortie était pour bientôt ?

Suzanne a dit...

Un très bel article tout en douceur que celui de Madame Fortin sur Jacques poulin. merci pour ce lien Venise.
Bon il me faut te le demander: (T'avais qu'à pas écrire de ne pas intervenir) Lol! À propos du prix Robert-Cliche, est-ce que le CN est le commanditaire principal?
J'ai compris, je me sauve....

Suzanne a dit...

Euh tu pardonnes pour les majuscules omises pour le P de Poulin et le M de merci? Dis oui, dis oui...

réjean a dit...

Comme timing, on ne peut pas faire mieux. Je vais certes me laisser tenter par ce Bourbaki et j'espère me faire surprendre comme la première fois car, en effet, c'est un auteur (ou plusieurs?) imprévisible. Je vous en reparlerai peut-être.

Venise a dit...

@ Suzanne : Je l'ai ri et je la ris encore ! Elle est vraiment bonne et en plus, j'avais tellement le goût de rire :-D
Et puis les M, les P, on s'en contrefiche quand on rit, non ? Et même quand on ne rit plus finalement.

Venise a dit...

@ Réjean : Vous faites dans l'intrigue vous aussi. "Plusieurs" échappé comme ça, presque sans le vouloir :-)
Si jamais vous pourriez retirer le dernier "peut-être", j'apprécierais beaucoup.
Le saviez-vous que j'apprécierais et pas seulement peut-être ?

réjean a dit...

Venise, je laisse sous-entendre que ce Bourbaki peut être un collectif, une écriture à plusieurs mains. Cela fut dit quand Traité de balistique est paru. C'est plus qu'une rumeur. Et Dickner en ferait partie. Qui nous le dira ? Votre ami Antoine pourrait-il vous faire une petite confidence sur la véritable identité de cet auteur «imprévisible» ?

Quand à mon «peut-être», je le maintiens, me gardant la liberté de donner ou non mon point de vue. Chose certaine, si je décide de me prononcer sur ce livre, vous aurez la primeur.
:-)

Éric a dit...

Salut Venise, petite précision concernant Atiq Rahimi. C'est son premier roman écrit en français mais il en est à son quatrième. Il avait eu un bon sucès avec @Terre et cendres@ que j'avais beaucoup aimé à l'époque. Son goncourt attend d'être lu dans ma bibliothèque à lire.
p.s. je n'aime pas les @pop up@ publicitaires qui apparaissent dès que je clique sur ton blogue.

réjean a dit...

Voilà un livre qui m'intéresse que ce Goncourt afghan. Ça semble être une très belle histoire.
Quant à cette publicité intempestive, elle apparaît quand je navigue avec Firefox qui, pourtant, a un filtre antipopup normalement plutôt efficace, mais elle est neutralisée quand je navigue avec Opéra. Pouvez-vous faire quelque chose ?

Suzanne a dit...

Merci et très heureuse d'avoir provoqué quelques éclats de rire. Ah merci pour les majuscules et une dernière chose avant de retourner à ma lecture: le CN faut pas que j'oublie que c'est Via Rail maintenant avant de me faire disputer et qu'on me fasse prendre une «rail»...Ô Lord, je file vraiment là. Fatiguée la madame...

Venise a dit...

@ Éric et Réjean : Vous m'apprenez quelque chose : des pop-up ! Je vois rien de mon côté. Je me demande qu'est-ce que je peux faire, je vais devoir m'informer.
@ Éric : Merci de la précision pour Ratiq Rahimi. C'est donc un écrivain plus expérimenté que je le croyais.
@ Réjean : Marché conclu pour la primeur si jamais vous prenez la décision de le commenter en vos mots.
@ Suzanne : Bon repos !

Venise a dit...

J'ai oublié de préciser que j'utilise Firefox et je n'ai vraiment pas de pop-up nul part où je vais. Je suis décidément dépassée par l'événement pop-up.

réjean a dit...

Moi non plus, Venise, je n'ai pas de problème de popup avec Firefox, sauf quand je vais sur votre blogue, malheureusement une autre page s'ouvre en même temps et me vend de la camelote...

Lucie a dit...

Tu as dû cliquer sur « rentabiliser votre blogue » ou quelque chose comme ça, peut-être? Ce qui fait qu'on reçoit des publicités (le plus souvent françaises) quand on va sur ton site, fort malheureusement (et ce, avec tous les navigateurs).

Venise a dit...

SVP, voudriez-vous me dire si les popups sont encore présents ?
Il semblerait que j'ai trouvé une solution, je dois vérifier.
Merci de votre collaboration.

Venise a dit...

Bon, semblerait-il que ce soit rétabli. Le coupable était le compteur et Maxime (merci Maxime !) l'a donc évidemment retiré. Je vais trouver autre chose pour vous compter parmi mes lecteurs (hi ! hi !) parce que j'y tiens à savoir si vous êtes là, ou si je vous ennuie royalement.
Mais là, le clou est retiré du pied, on peut de nouveau fonctionné sans que vous soyez pris en otage par de l'intempestive pub.
Je fais "ouf !"

réjean a dit...

Problème réglé !

réjean a dit...

J'aimerais revenir sur le grand prix du livre de Montréal. L'an passé, Esther Croft, née et domiciliée à Québec, était en lice. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? A-t-elle un chalet sur le territoire montréalais ?

Venise a dit...

@ Réjean : Une autre enquête à mener ! Si elle a un chalet, j'espère pour elle qu'il n'est pas dans le centre-ville.
Mais plus sérieusement, avec les couples et familles reconstituées, il est facile maintenant de disposer de deux adresses. C'est même l'enfance de l'art.