vendredi 29 janvier 2010

Le train de Suzanne

Avez-vous vu passé le train de Suzanne ? Le train de la Plume québécoise ? Il passe tranquillement pas vite sur la voie de ma liste de blogues. Et s'arrête à chaque gare où il y a la passion de rencontrer notre littérature québécoise bien portante. Et, peut-être, qui sait, en profiter pour se délester de certains lourds bagages, les préjugés.

Ou encore mieux, faire une vraie rencontre, celle qui entraine avec elle plusieurs autres voyages. Quel beau moment, quand on s’écrie après avoir lu la première œuvre d’un écrivain: « Je veux lire tout ce qu’il écrit ou a écrit ». Retourner en arrière, observer son parcours, se mettre à date avec lui et attendre patiemment le moment de décoller dans ses vies parallèles. Quand on y pense, toutes ces vies que les écrivains nous offrent à vivre ! Mais je m’égare ... Hi Hi... comment je fais mon compte, dans un train pourtant, un train qui sait où il va : destination littérature québécoise.

Suzanne, une grande lectrice en général et de québécois en particulier a lancé ce défi qui ressemble à une invitation : lire quatre écrivains québécois par année. On peut rajouter, si on aime les défis corsés « Découvrir » quatre écrivains québécois. Mais en fait, l'invitation est à la mesure de chacun, pour certains, ils n'auront qu’à tendre la main vers leur pile, d’autres devront emprunter, aller à la bibliothèque, fouiller les blogues, s’informer à des amis, pour lire d’autres titres que Michel Tremblay (moi, qui vient de terminer son petit dernier !) ou Marie Laberge.

« Génial ! » me suis-je exclamé à l’éclosion de l’idée. Quelques jours ont passé, et maintenant c’est plus que génial, plein de gens montent dans le train !!! Des passagers, il y en a, on va faire un beau voyage. Je jubile !

Suivez le train, ou montez, le quai, c’est ici !

23 commentaires:

Ginette a dit...

Moi je lis québécois depuis belle lurette (depuis un p'tit bout comme dit Suzanne dans ses chroniques) c'est pourquoi je n'ai pas cru bon relever le défi.
Peut-être que Suzanne dans son périple pourrait même rencontrer entre Montréal et Québec un wagon plein de livres de chez-nous qui lui sortent par les oreilles.
Je suis une boulimique et c'est peu dire.J'ai découvert au temps d'Anne Hébert et Yves Thériault que l'on pouvait écrire et être publié dans ma langue.

helenablue a dit...

Hum, moi je lis québécois que depuis peu, mais je me régale... j'ai pris le train de Suzanne, mais je pense que tu t'en doutais n'est ce pas belle amie...

D'ailleurs j'attends une nouvelle livraison de Pantoute!
:-)

Et j'ai enfin pu passer dans les heures d'ouverture de la librairie québécoise à Paris!

A suivre...............................

Maxime a dit...

Elle n'est pas encore passée chez moi, mais il faut dire que si elle s'y arrête, le défi ne sera pas trop grand : quatre, c'est le tiers de ce qu'on lit avec la Recrue! ^^

Élianthe a dit...

Tchou! Tchou! (excuse-moi Venise, je n'ai pas pu m'en empêcher! Je lisais déjà environ une quinzaine de romans québécois par année, mais je me suis dit que je ne pouvais pas "manquer" ce train! Et peut-être que j'en lirai un de plus ou davantage cette année! Et que je ferai de belles découvertes!

Venise a dit...

Ginette : Je glorifie les boulimiques de littérature québécoise !

Venise a dit...

helenablue : Je m'en doutais pas Pantoute voyons ! (chut, exprès pour que tu viennes de me le rappeler ici). Tu as l'art de me faire languir de belle manière ; quels seront les titres qui auront su accrocher ton attention ???

Suspendue à ce suspense en suspens (vraiment le goût de rigoler :-D)

Venise a dit...

Ni train, ni locomotive, ni wagon ne s'arrêteront devant chez toi, Maxime. Tu dois prendre les jambes à ton cou, agripper la barre d'une porte et te projeter à l'intérieur. Et s'il te plaît, ne déraille pas !

Venise a dit...

Elianthe : Le train ne pouvait te passer sous le nez alors ! On va bien s'amuser car on va entendre l'écho haut haut ... résonner ; Plus de personnes qui vont lire du Québécois, plus d'avis vont s'entendre en écho.

(Marc m'a trouvé la chanson de Bécaud : "On prend toujours un train pour quelque part" et ce quelque part, eh bien, là aujourd'hui, c'est chez nous ... Tchou Tchou !)

ClaudeL a dit...

Je me demande si finalement ce train ne passait pas surtout pour les lecteurs et lectrices français. Comme un défi lus difficile pour elles et eux de se procurer des livres québécois. Me semble que pour nous, ça va de soit qu'on lit québécois. Sinon, il était temps qu'on y voit. Voir mon prochain billet sur ce livre qui voulait être québécois.

Suzanne a dit...

Hon merci Venise pour ce superbe billet. Si tu me permets d'en «passer» le mot (lien).

Et j'ose ici:
@Ginette, Hélèneblue, Élianthe encore merci.
@Maxime. Ce tiers comme tu dis es un début pour beaucoup et même si le résultat n'en donnait pour certains qu'une lecture par année, ce serait toujours ça. ;-)
@Claudel, non ce défi/résolution s'adresse aussi aux québécois car malheureusement, plusieurs de nos compatriotes ne lisent pas beaucoup québécois!
Encore merci tout le monde.

Maxime a dit...

@Suzanne : Oh oui, et ne doutez pas que j'admire le défi que vous lancez!

ClaudeL a dit...

Et moi, je devrai me relire avant de laisser passer tant de fautes dans mes commentaires. On va dire que ce sont des fautes de frappe de doigts glacés en ce petit matin où il fait moins 28 dehors et que ça ne se réchauffe pas vite à l'intérieur.

@Suzanne, il est vrai qu'en général les Québécois ne lisent pas encore assez, mais à voir les livres qui s'achètent dans les Salons et ceux qui s'empruntent dans nos bibliothèques, à voir les bons auteurs québécois ou au moins plus nombreux qu'on a aujourd'hui en comparaison des années 1960, j'ose croire que ceux et celles qui aiment les livres lisent plus québécois, tout genre confondu, peut-être exceptés, chez les lectrices, les polars du genre Higgins-Clark et cie.

Faudrait faire une petite étude. Mais de toute façon, votre défi demeure une bonne idée, comme un petit rappel.

pgluneau a dit...

«Wow! Quel gros défi ce serait pour moi de lire quatre auteurs québécois par année!» me suis-je dis en lisant cette chronique... jusqu'à ce que je réalise que j'en lis bien plus!!!
Non seulement j'ai lu François Gravel, mais j'ai aussi lu, depuis juin dernier (en six mois, donc!) des oeuvres de : Jimmy Beaulieu, Yanick Champoux, André-Philippe Côté, Tristan Demers, Jean-Sébastien Duberger, Pascal Girard, Philippe Girard, Benoît Godbout, Michel Lacombe, Caroline Merola, Marsi, Denis Rodier, pour un total de sept oeuvres écrites et/ou illustrées par des Québécois!! Et c'est sans compter les nombreux romans jeunesse que je lis entre les branches...
Non, vraiment, il est facile ce défi!!!
(Mais s'il ne visait que les romans dits «pour adultes», je serais plus embêté... En fait, le défi ne serait pas tant d'en lire quatre, ce qui est assez raisonnable en un an, mais bien d'arrêter de lire des BD pour me permettre de les lire!!!) ;-)

Venise a dit...

ClaudeL : Eh que non ! Pas QUE pour les lecteurs français ! Je connais tellement de personnes qui ne lisent pas de littérature québécoise tout simplement parce qu'ils ne la connaissent pas.

Comment expliquer alors la difficulté de vendre 500 copies ? C'est un exploit, pour un premier roman. Un exploit !

Venise a dit...

Suzanne, N'importe quand tu veux passer le mot et à n'importe qui, tu es extrêmement bienvenue. Assis confortablement dans un salon à bavarder littérature, on a même pas besoin de lever la main pour parler. En plus, par écrit, même pas de danger de parler tous en même temps !!

Venise a dit...

PGLuneau, Le petit coquin qui vend sa salade ! De la bonne salade frisée, croustillante et bien verte, c'est bon pour la santé, hein ?

Blague à part, la BD québécoise compte tout à fait. Tu n'auras donc pas de difficulté à relever ce défi lancé à tous. Par contre, si tu veux t'en donner un personnel - et dieu ce que je t'appuierais, en te faisant des suggestions, je pense assez bien te connaitre pour ça, ça serait comme un échange entre nous, puisque tu fais la même chose du côté de la bande dessinée.

Tu as un an, un an Pierre-Greg, ce qui inclut l'été, n'est-ce pas cher prof ?

Je te suggère tout de suite ce titre "Le froid ne modifie pas la trajectoire des poissons" de Pierre Szalowski (il est bien sûr dans ma bibliothèque). Je gagerais ma blouse que tu vas aimer.

Réjean a dit...

Comme Ginette, je lis québécois depuis belle lurette, en fait depuis mon adolescence. À l'époque, la production québécoise n'était pas aussi fourmillante qu'aujourd'hui. Je crois que mon premier roman québécois fut Agaguk. Quel choc mémorable ! Malheureusement, Thériault, que j'ai beaucoup fréquenté car c'était un conteur hors pair, ne semble plus être très lu de nos jours. Je me trompe ? Pas plus que Jacques Ferron, un autre conteur sans pareil. Je me permets donc de suggérer la lecture de L'Amélanchier ou de Cotnoir de Jacques Ferron.

Venise a dit...

Réjean : Eh bien, je suis ni comme vous, ni comme Ginette. Auparavant, je lisais du Québécois, soit obligé ou soit par hasard.

Par "par hasard" je veux dire que je ne faisais aucune distinction. Un livre m'attirait d'après le résumé, ou parce que j'avais aimé un titre de cet auteur, un point c'est tout. Je me souviens avoir lu Anne Hébert, Gabrielle Roy, Jacques Godbout, obligée.

J'ai un classique ici que j'ai hâte de lire et c'est Agaguk de Yves Thériault. Je me souviens que ma mère avait un Yves Thériault comme livre de chevet elle qui exécrait lire des romans. C'est une perte de temps, disait-elle. Elle optait pour les livres "pour apprendre". Comment se fait-il qu'elle avait ce roman ? Je ne peux même plus lui demander mais je l'ai vu traîner des années.

Ginette a dit...

Peut-être que c'était Cul-de-sac de Yves Thériault. J'ai lu et relu ce livre. Je ne sais pas si je l'ai sauvé du déménagement. Je verrai. Je crois que c'est un livre rare.

Karine :) a dit...

Je devrais monter dans le train aussi pour 2010.. mais je ne pense pas que ce soit super difficile pour moi, tout de même!! ;)) Je passe aussi le message sur le blog bientôt!

Venise a dit...

Ginette : Ce titre ne me dit absolument rien. Je vais dire comme vous, il doit être rare ! J'espère que vous l'avez conservé :-)

Venise a dit...

Karine : C'est gentil de laisser passer le train par chez vous, à la quantité de personnes que tu as dans ta gare, il va sûrement y avoir encore plus de passagers. Merci !

Réjean a dit...

Cul-de-sac est effectivement un roman de Thériault. Un de ses plus connus après Agaguk, c'est La fille laide, très lu dans les écoles avant que l'auteur ne tombe dans un certain oubli malheureusement.