vendredi 23 juillet 2010

À vitesse de pédalo

Effrayant comment l’été fait son été cette année et le « derrière l’écran » est presque une gifle donnée à dame nature qui se tient dans les paramètres du calendrier. Ce qui fait que Le Passe-Mot de Venise est au ralenti, la faute étant à mes idées qui sortent par portes et fenêtres ouvertes. La faute aussi à ces jambes qui se tiennent dans les herbes folles, qui sont vraiment folles, à couper au ciseau (pas encore de machin qui fait du bruit), à regarder les fleurs s’épanouir, oui, oui, je fais ça moi, à jouer au palet avec fiston en visite. Parce qu’à un certain âge, les fistons s'appellent de la visite ! Rajouté à cela de petits ennuis de santé qui sont maintenant réglés, ma vitesse n'est pas de croisière, mais de pédalo !

Pourtant couve ici à Eastman un grand rassemblement et je m’y prépare en privilégiant de lire les auteurs qui seront en visite entre le 5 et 8 août. De connaître sa visite, c’est plus poli :-)

Peut-être parce pas je ne suis pas dans l’humeur d’en mûrir, une idée spontanée s’est imposée : vous présenter des invités des Correspondances d’Eastman un peu moins connus. Peut-être vais-je vous présenter des auteurs que vous connaissez, ou même adorez, n’hésitez pas à nous faire signe si c’est le cas, bonifiez leur brève bio de vos mots d’amour.

Je vous présente ...

Simon Boulerice
Il allie les métiers d’auteur, de comédien et de metteur en scène. Il a étudié en littérature et dramaturgie (Cégep de Saint-Laurent et UQAM), puis en interprétation théâtrale (Cégep de Lionel-Groulx, promotion 2007). Il a aussi fait des études en danse (Conservatoire de danse) et en mime (Omnibus). Il écrit pour le théâtre depuis quelques années (Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella?, Petite Licorne 2008 et 2009, Éric n’est pas beau, Gros Mécano 2010) et joue en tournée, ici comme en Europe, pour l’Arrière Scène. Son spectacle solo Simon a toujours aimé danser a remporté le prix de la création lors du Fringe 2007, a été présenté en tournée à divers endroits, jusque dans le cadre d’un Festival de théâtre au Tchad, en Afrique. Il joue toujours la pièce en tournée. En septembre dernier, il publiait Les Jérémiades, son premier roman, aux Éditions Sémaphore, et un recueil de poésie, Saigner des dents, aux Écrits des Forges, qui lui a valu le prix Alphonse-Piché 2009. Il travaille présentement sur sa prochaine création, Martine à la plage, qui sera présentée en septembre 2010 au Bain St-Michel.


Max Férandon
Il est né en 1964 dans une jolie carte postale du centre de la France.
Une traversée de l'Atlantique en 1988 l'amène au Québec où il réside depuis.

À l'âge de quatorze ans, sa maman lui offre une machine à écrire, mais le bruit des touches empêche le chat de dormir, il adopte donc la plume et l'encrier. Des années plus tard, il publie un premier roman : Monsieur Ho (ALTO). Un récit qui décrit les états d’âme du recenseur de la Chine.

Il travaille actuellement sur son prochain livre: Un lundi sans bruit. Un titre qui fait le bonheur des chats, paraît-il.

Hélène Dorion
Née à Québec en 1958, Hélène Dorion a publié plus d’une vingtaine de livres de poésie, traduite et publiée dans plus de quinze pays, son œuvre lui a mérité plusieurs distinctions et prix littéraires, dont le Prix du Gouverneur général du Canada, le Prix Alain-Grandbois, le Prix Aliénor, le Prix International de Poésie Wallonie-Bruxelles et le Prix du Festival International de Poésie de Roumanie. Elle est la première Québécoise à avoir reçu, en 2005, le prix de l’Académie Mallarmé, décerné en France depuis 1937.

Les Éditions de l’Hexagone ont fait paraître une rétrospective de son œuvre poétique sous le titre Mondes fragiles, choses frêles. En 2002, elle a publié Jours de sable, récit qui lui a valu le Prix Anne-Hébert, puis, en 2003, a paru Sous l’arche du temps, ouvrage qui regroupe des essais autour de l’écriture, de la littérature et de la place de l’art dans la société. Son premier ouvrage jeunesse, La Vie bercée (2006), a été en lice pour trois prix littéraires, dont le Prix du Livre Jeunesse des bibliothèques de Montréal et The White Raven (Italie).

Pour les détails et les noms d'une trentaine d'autres invités, consultez Les Correspondances d'Eastman.

13 commentaires:

Ginette a dit...

Moi, j'ai lu L'étreinte des vents
d'Hélène Dorion.
Un livre à déguster à petites bouchées gourmandes et qui ne se lit pas à toute vitesse.
Le genre de livre qu'on veut relire.

Suzanne a dit...

Du bon temps gentille dame et tente de ne pas trop «pédaler»; vas-y doucement. L'été est encore là pour un bout. ;-)

Venise a dit...

Merci Ginette de rajouter votre vécu. C'est d'un précieux inestimable :-)

Venise a dit...

Suzanne : Remarque que je ne suis pas faite pour le pédalo. Mais pour la gondole, oui !

:-D

anne des ocreries a dit...

ça donne envie d'y mettre le nez...

Beo a dit...

Que la santé te revienne vite pour pouvoir profiter de cette belle visite, dire que le mois d'août est à nos portes.....

Venise a dit...

Anne : Juste le nez ?

À tout le moins, mets-y ton esprit. Il voyage vite celui-là... et en première classe ;-)

Venise a dit...

Beo : Ça y est, elle est revenue la santé, et vraiment, on dirait que l'été c'est encore plus inacceptable d'être malade. L'esprit se rebiffe.
Je peux donc enfin jouer au Ping-Pong avec fiston.

Mais tu sais Béo, nous accueillons bien le mois d'août, puisque c'est le mois où nous allons en Gaspésie :-)

Beo a dit...

Oui il est bienvenue le mois d'août! J'irais bien en Gaspésie moi aussi....

Bien contente que la santé te soit revenue

ClaudeL a dit...

Je n'aurai jamais assez du 100$ mis de côté pour l'achat de livres aux Correspondances...

gaétan a dit...

C'est l'été faut en profiter!

Venise a dit...

ClaudeL : Tu vas avoir à faire des choix judicieux, en effet.

Venise a dit...

Gaétan : Il faut voir le temps passer, parce qu'il a la manie de passer plus vite que nous.