jeudi 25 novembre 2010

Controverse - Gil Courtemanche

Sans me prendre pour un « Bernard Derome », une nouvelle de dernière heure interrompt ma programmation habituelle ! (je reviendrai à « journée Salon », partie 2). C'est que ça parle de littérature haut et fort dans les médias mais, attention, pas de l’œuvre dans sa substance, plutôt du croustillant qui l’entoure.

Gil Courtemanche a exigé que l’on retire son « Je ne veux pas mourir seul » de la liste des finalistes du Prix littéraire Archambault pour se dissocier de l’empire Québécor, propriétaire de cette chaîne. Ça, c’est une chose. C’est son droit le plus strict, qui pourrait contester un tel choix ? Qui peut obliger une personne à être finaliste ? Et inversement qui peut obliger les finalistes (nommés ci-dessous) à ne pas l’être !

PRIX DU PUBLIC - Titres sélectionnés par les librairies Archambault et éventuellement soumis au vote du public.

¤ Paradis Clef en main, Nelly Arcand
¤ Dérives, Biz
¤ Maleficium, Martine Desjardins
¤ La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRocher
¤ Mon vieux, Pierre Gagnon
¤ L'énigme du retour, Dany Laferrière
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie
¤ Dans sa bulle, Suzanne Myre
¤ La faim de la terre t.1 et t.2, Jean-Jacques Pelletier
¤ Ru, Kim Thùy

PRIX DE LA RELÈVE - Titres choisis par un comité de lecteurs des librairies Archambault et éventuellement soumis au vote du public

¤ Les seigneurs de Mornepierre, Isabelle Berrubey
¤ La louée, Françoise Bouffière
¤ Les révolutions de Marina, Bia Krieger
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie
¤ Je compte les morts, Geneviève Lefebvre
¤ Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, Martin Michaud
¤ Confidences en trompe-l'oeil, Guy Mouton
¤ La foi du braconnier, Marc Séguin
¤ Ru, Kim Thùy

Question extraite d’une lettre signée par un des finalistes, Jean-Simon DesRocher :

«Si M. Courtemanche avait réellement voulu atteindre Quebecor Média, n'aurait-il pas fait mieux d'attendre que les finalistes soient révélés afin de préparer une action concertée avec certains d'entre eux? Cette question, je la pose en toute candeur, car étant en accord avec les principes énoncés pour justifier le retrait de sa candidature, je dois avouer que la validité de ses motivations et les conséquences de sa vision binaire me laissent aujourd'hui perplexe.»

Dans une entrevue accordée à Chantal Guy, Gil Courtemanche aborde cette question :

GC : «Et si j'avais eu les noms des autres finalistes, je les aurais contactés avant. J'ai demandé à tout le monde dans le milieu s'ils connaissaient les noms. Je n'en ai eu qu'un seul, que j'ai contacté, mais il n'était pas d'accord avec moi.»

À la question de Chantal Guy s’il ne fallait pas avoir les moyens financiers d’une telle position :

GC : «Je n'en ai pas les moyens. Je ne suis pas riche, et 10 000$ seraient très bienvenus. Ça ne m'est jamais passé par l'esprit. D'ailleurs, c'est la deuxième fois que je suis en nomination pour ces prix, et la dernière fois, j'ai accepté, parce qu'il n'y avait pas de lock-out.»

Autre question, tout aussi pertinente, toujours de Chantal Guy : Et ceux qui en sont à leur première nomination à vie, qui en sont à leurs premiers pas, qui ont besoin d'un coup de pouce?

GC : «Tous les écrivains qui vont mal actuellement vont mieux que les travailleurs qui sont dans la rue depuis deux ans. Ils continuent à travailler, ils croient en leurs rêves, ils ne sont pas humiliés et traités comme des moins que rien.

Ce que j’en pense

Mon opinion transparait déjà mais je rajouterai que c’est tout à l’honneur de Gil Courtemanche de poser un tel geste, j’aime les personnes qui vont au bout de leurs convictions. Qu’il ait l’idée d’inviter les autres écrivains à faire comme lui, pourquoi pas. Je dis bien « inviter », pesons le mot, une invitation implique une complète liberté d’accepter ou refuser. De quelle manière a été faite cette invitation ? Et quelle est l’attitude de GC devant les refus, là sont mes questions.

Je constate que les finalistes viennent à la défense de leur position comme s’ils étaient attaqués. Pourquoi ? Ils ont droit à leur opinion souvent basée sur leur position unique sur l’échiquier du monde de l’édition. Quand GC déclare qu’un 10,000 $ aurait été bienvenu, on s’entend que TOUT LE MONDE rajouterait un 10,000 $ dans ses poches, mais indéniablement certains en ont plus besoin que d’autres. D’ailleurs, il mentionne que 10,000 $ ait été en jeu ne lui est même pas venue en tête ! Ça rajoute à mon avis que ce montant serait de l’ordre du surplus. Gil Courtemanche n’est pas dans la rue avec ses succès littéraires portés en film, ses chroniques régulières au journal Le Devoir. et multiples invitations à des conférences. Ce qu'il récolte est mérité, là n'est pas la question, mais qu'il a moins à gagner et donc à perdre en retirant son nom.

Un écrivain est lu s’il sort un peu de l'ombre, être finaliste pour un Prix en est une manière, et il y en a plusieurs autres. J’en viens à croire que des écrivains à leur début sont autant en peine que certains journalistes en lock-out. Et il est bien entendu pour moi que je laisse aux écrivains, un à un, le loisir de l'évaluer.

Que chacun des écrivains en nomination soit fiers de l'être !! Qu’ils prennent le meilleur de cette controverse : on parle du Prix, et par ricochet d’eux. Alors, bravo, mission accomplie monsieur Courtemanche ! Peut-être pas celle que vous aviez en tête cependant.

Mais qui peut se vanter d’avoir le contrôle sur la Vie ... et sur des finalistes à un Prix littéraire ?

Article complet de Chantal Guy d'où j'ai tiré les réponses de Gil Courtemanche.
Chronique de Jean Barbe sur la même question

34 commentaires:

anne des ocreries a dit...

Bon, bin j'ai appris au moins que c'est un truc appelé "Québecor" qui détient les librairies Archambault, pis les noms des nominés, pis on cause de ce monsieur Courtemanche, pis voilà, à suivre.
Depuis chez moi, ça se voit comme ça.
J'ai plus qu'à aller voir ce que fait Québecor et pourquoi ça déplaît...et quelqu'un a demandé à Gil Courtemenche ce qu'il a contre ce truc ?

anne des ocreries a dit...

erratum : "Courtemanche", pardon.

Réjean a dit...

GC a des principes et ses principes passent par-dessus tout. C'est son affaires. Les autres écrivains sont libres d'en faire autant ou pas. Par contre, j'aimerais bien que Laferrière aille dans le même sens que CG parce qu'il est très connu et que son geste aurait un impact. Quant aux autres, ils n'ont pas grand-chose à gagner.
D'autre part, je remarque que deux titres sont en nomination pour le grand prix et pour la relève. C'est sans doute parce qu'il s'agit d'un premier roman. Personnellement, je trouve ça un peu bizarre. Le grand prix devrait être réservé aux auteurs ayant déjà publié. Cela dit, je crois que Ru va faire un doublé.

Karuna a dit...

Un écrivain est lu s'il sort un peu de l'ombre... C'est ben ça qui me turlupine avec des gestes comme celui de M. Courtemanche. Le sien lui donne un peu plus de lumière qu'aux autres. :S
Excusez ma légère tendance au scepticisme. Ceci dit, loin de moi l'idée de défendre l'indéfendable... euh, pardon, Québécor.

Venise a dit...

Anne : Ce que monsieur Courtemanche cible particulièrement est le lock-out des journalistes du Journal de Montréal. Parce que Québécor en est aussi propriétaire et grand manitou. Est-ce que je me trompe ou tu en as un peu entendu parler sur facebook, de ces journalistes traités de la plus ignoble façon, c'est à dire en leur faisant des offres tellement ridicules. Franchement, ça me dépasse ! Je crois que l'on en fait énormément porter sur les épaules de Québecor mais en ce qui concerne ce cas, difficile d'y trouver la moindre et la plus infime des excuses.

Triste affaire, et comme Gil Courtemanche est un journaliste ...

Venise a dit...

Vous avez raison, Réjean, si Dany Laferrière s'en dissociait, cela aurait son poids. Mais qui sait, c'est peut-être à cet écrivain que GC a parlé avant la sortie des noms (c'est ce qui est dit dans l'article de Chantal Guy). Être dans la peau de GC, j'aurais tout de suite pensé à un homme d'opinion comme Dany Laferrière et dont la parole a de plus en plus de poids ici.

Pour ce qui est des deux oeuvres qui se retrouvent dans les deux catégories, je suis tellement d'accord avec vous ! Ces titres ne devraient pas se retrouver deux fois. Et cette année avec Ru, le risque est grand qu'elle rafle les deux prix, ce qui enlève un très précieux coup de pouce à un auteur moins illuminé sur la scène médiatique internationale !

Je vais osé espérer que les deux Prix n'aillent pas dans le même panier.

Venise a dit...

Je comprends ce que tu insinues, Karuna, on pourrait penser que du coup ça fait mousser son titre. Ça pourrait. Mais j'ai l'intime et très forte conviction que Gil Courtemanche le fait par principe.

En plus, je ne suis pas certaine qu'il va vendre plus de livres pour autant. J'essaie plutôt de me convaincre qu'il rejaillit de la lumière sur les autres nominés. En tout cas, j'ai rarement autant entendu parler de ce Prix. Il y en a tellement de Prix ces temps-ci, voilà celui-ci qui se détache du lot, attire l'attention publique sur des titres québécois.

Ginette a dit...

Moi, j'en ai parlé avec quelqu'un très aux faits et probablement très terre-à-terre selon certains et on ne peut pas arrêter l'évolution car l'internet prend de plus en plus d'importance. Des nouvelles on peut en trouver partout donc la bataille du journal de Montréal est vaine.Or Québécor est en affaire.
Donc, pourquoi se battre avec des moulins à vent?

Venise a dit...

Mais, chère Ginette, qu'il ferme le Journal de Montréal alors, si ce n'est plus lucratif !

Ginette a dit...

Je me demande pourquoi ils ne le font pas.

Anonyme a dit...

C'est pas politically correct.

Venise a dit...

Ginette : S'ils étaient transparents, on lirait la réponse. Mais on est rarement transparents en affaires.

Je perds mes illusions comme des plumes les jours de grand vent. :-)

Venise a dit...

Anonyme : Ça sonne bien ce que vous dites même si je ne sais pas précisément le point que vous ciblez.

Vaguement vôtre,

Ginette a dit...

Je me sens une vieille souche.

Ginette a dit...

Je me sens une vieille souche.

Venise a dit...

Ginette !?! ...

Catherine a dit...

Je me suis demandée ce que j'aurais fait.

Et je me suis dit que moi, Catherine Voyer-Léger, nobody, qui publie un livre sans grande notoriété je fermerais ma gueule et je me boucherais le nez!

Mais je me suis aussi dit que si j'étais GC ou DL ou - attention - même KT, c'est-à-dire que si ma notoriété était assez grande pour que ce "coup d'éclat" ne puisse pas vraiment nuire à ma carrière, j'aurais posé ce même geste.

Cela dit, il est évident que tous les auteurs prennent leur propre décision en fonction de leurs convictions. Tout ce que je cherche à exprimer c'est que la conviction transformée en actes n'a pas le même poids dépendant qui tu es, et pas les mêmes conséquences non plus!

Au-delà de ça, GC a le mérite de nous rappeler que Québécor est partout et qu'il est, à toute fin pratique, impossible de leur causer du tort. Ce qui me fait freaker, littéralement!

D'accord avec vous sur les doubles nominations, j'ose espérer qu'un règlement empêche le double prix! Ce serait le comble! (Anyway, les chances que Dany Laferrière gagne le prix du public sont grandes tout de même!)

ClaudeL a dit...

Comme j'aimerais avoir des opinions. Si j'en avais et qu'elles soient claires nettes et précises, que je pouvais les exprimer, je le ferais, mais voilà, je suis du genre à pouvoir dire noir et blanc dans la même phrase.
Quebecor n'est pas le gros méchant pas plus que Walmart ne l'est contre les syndicats. On ne sait jamais le fond des choses, on ne voit pas toujours clairement les deux côtés d'une médaille. La vie n'est pas faite que de "tu as tort et j'ai raison". Elle est beaucoup plus faite de choix. Il faut vivre avec les siens et ceux des autres. Je n'essaie plus de justifier les miens et je n'essaie plus de convaincre les autres de faire les mêmes que moi.
Et j'assume.
Finalement j'en ai une opinion, je n'avais juste pas pris le temps de me demander laquelle.

Catherine a dit...

ClaudeL:

Vous avez raison. Il y a juste des opinions qui comptent plus que d'autres dans nos sociétés. Elles se mesurent généralement au poids d'argent que vous avez pour les payer!

Ce ne sont plus des questions individuelles, ce sont des questions sociales. Pour les voir il faut accepter de sortir d'une point de vue "individualisé" du monde. Nous ne sommes pas très forts là-dessus par les temps qui courent. Nous préférons les histoires de vie à l'Histoire. C'est ainsi.

Venise a dit...

Catherine : Avoir du poids, faire le poids ... devant un géant ! J'aime que tu fasses ressortir le poids de nos actes.

Gil Courtemanche ne fait pas le poids, alors son geste devient symbolique. Si d'autres poids lourds c'était joint à lui, cela aurait peut-être changé la donne, mais il est seul. D'ailleurs, il doit se sentir seul. Et quand on pense que le titre qu'il a retiré de la course est "Je ne veux pas mourir seul".

Venise a dit...

ClaudeL : En tout cas, tu es honnête, tu ne te fais pas de cachoterie à toi-même !

C'est vrai que rarement les choses sont noires ou blanches, mais certaines fois, il me semble clair qu'elles sont grises. Et pas transparentes une miette.

On ne connait pas les en-dessous, mais j'espère que PKP ne s'est pas donné comme défi de réussir financièrement autant que son père. C'est peut-être bêtement une histoire de fils qui veut se prouver qu'il est fort. À ses propres yeux avant tout. Quoiqu'il en soit, ses yeux, ils devraient les ouvrir, les temps ont changé, et si les individus ne sont pas interchangeables, les époques encore moins.

gaétan a dit...

Coup d'épée dans l'eau ou pas le geste de Gil Courtemanche me rappelle qu'il y a encore des gens prêts à poser des gestes pour appuyer leurs idéaux.
Tant qu'à moi les autres nominés feront bien ce qu'ils voudront, ça n'enlèvera rien à mon désir ou non de lire leur oeuvre mais il est fort probable qu'à choisir entre tous ces livres (dont quelques-uns que j'ai déjà lu), "Je ne veux pas mourir seul" sera mon premier choix. Question d'encourager un écrivain qui accepte de se "mouiller"...
Certaines langues sales pourraient dire, avec raison ou pas, que GC n'a rien à perdre de s'être retiré de la liste vu sa notoriété, n'empêche qu'aujourd'hui sortir du rang semble de plus en plus rare et hasardeux pour les personnalités connus.
Finalement, quelques jours plus tard, "l'affaire" ne semble plus faire grand bruit. Me semble qu'une bonne confrontation à la tv comme le font les français aurait été intéressante.

Isa a dit...

Je t'invite au swap un inconnu vous offre un livre : http://sirpriz.com/swap_Un_inconnu_vous_offre_un_livre_766_french

Nous sommes déjà 30

A bientot !!
Isa

Venise a dit...

Gaétan : J'aurais bien aimé un "Tout le monde en parle". Mais pour la fumée qui s'échapperait encore du feu, il y a Jean-Simon DesRoches (La canicule des pauvres) qui publie une deuxième lettre dans La Presse de lundi (29 novembre). Mais c'est vrai que ça retombe vite dans l'oubli.

gaétan a dit...

Tu as vu juste. Je faisais allusion à cette émission me demandant qu'elle aurait été la réaction de l'animateur qui a déjà lancer un trophée parce que le récipiendaire, Richard Desjardins, ne s'était pas présenté pour recevoir son prix....
bonne journée

Mélanie a dit...

As-tu lu ce matin le coup d'éclat de Jean-Simon Desrochers dans la Presse de ce matin. J'en parle sur mon blogue.
Le pire dans cette histoire, c'est que le gagnant ou la gagnante, nous savons à peu près tous qui c'est. Je mettrais ma main au feu que Kim Thuy remportera les deux prix. Moi en tout cas, je vote pour Jean-Simon DesRochers pour mettre une épine dans le pied de Québecor.

gaétan a dit...

Hé ben... Chantal Guy écrit sur Cyberpresse que Jean Simon Desrochers donnerait la totalité de sa bourse aux lockoutés du journal de montréal s'il gagnait aux Grands Prix littéraires Archambault....

Venise a dit...

Mélanie : J'ai lu l'article de Chantal Guy dans le cyberpresse de ce matin, elle relate le principal de la lettre. Gros coup d'éclat en effet. Après réflexion, je trouve son geste astucieux.

D'ailleurs, j'ai hésité, j'avais le goût de rédiger un nouveau billet pour la mise à jour de la situation. Je le ferai peut-être mais demain. Aujourd'hui, je ne voudrais pas que La Trajectoire s'en trouve ombragé.

J'espère qu'il va y avoir une suite, et que ça tombera pas, dès demain, dans le néant médiatique.

Venise a dit...

Gaétan : Je vais le porter à l'attention de TLMEP par un courriel, rien à perdre. Mais il y aurait plus de chance avec l'émission de Christiane Charette.

J'aimerais bien qu'on en parle, parce qu'à lire les commentaires dans facebook, il y a là une vraie controverse, certains auteurs trouvent même que c'est du "niaisage", ils le disent autrement mais ça revient au même.

J'aimerais avoir l'opinion de Gil Courtemanche sur le geste de Jean-Simon Desrochers.

JSD a réfléchi. Je le crois assez lucide pour savoir que ses chances de gagner le prix étaient pour ainsi dire nulles, donc en invitant les gens à voter pour lui, en clamant que c'est voter contre Quebecor, il ne va à l'encontre de ses principes, et bien entendu, il ne perd par le 10,000 $, qu'il n'aurait de toutes manières pas gagné, s'il était resté tranquille dans son coin. Astucieux.

Réjean a dit...

Promettre de l'argent quand on sait qu'on ne gagnera pas, cela pour moi n'est pas méritoire. Le vrai courage, c'est de se faire retirer de la liste des finalistes.

gaétan a dit...

Je demeure surpris et déçu du peu de cas que font les médias sur les gestes posés par Gil Courtemanche et Jean Simon Desrochers.
Pour moi ça accentue comme c'est pas possible ma vision du fossé qui sépare la promotion culturelle quand la grosse machine se met en marche et la nouvelle culturelle.
Nous avons ici 2 artistes qui acceptent de se mettre au blanc devant une puissante machine de promotion culturelle.
Fuck le possible $10000, ce sera peut-être pour eux un possible nuage de ressentiment de quebecor qui accompagnera le reste de leur carrière.

Venise a dit...

Réjean : Je n'ai pas mesuré le courage de l'un ou de l'autre, mais en tout cas, ça contribue à pointer une situation inacceptable.

J'aimerais bien savoir qu'est-ce que Gil Courtemanche pense du geste de Jean-Simon DesRochers.

Venise a dit...

Gaétan : Je suis contente que tu le soulignes, se mettre à dos les medias comme JS DesRochers le fait en ce moment, c'est prendre un gros risque sur sa carrière. Et ce n'est pas demain la veille qu'il va se retirer, avec La Canicule des pauvres, il a prouvé qu'il avait du souffle. Plusieurs attendent sa prochaine oeuvre (Chantal Guy avait encensé sa brique de 700 pages).

Mais l'homme contestataire est difficile à suivre. Son dernier commentaire sur facebook me laisse perplexe, il refuse toutes les entrevues des medias (???)

Arsenul a dit...

Je savais qu'il avait fait ce geste. Tout comme Claude Legault à l'époque qui s'était retiré pour sauver Robinson Crusoé. Ce genre de geste est dugne de mention. Il ouvre certains yeux et en plus,il s'attire une sympathie du public conquis. Décidemment c'est un grand homme!