jeudi 29 septembre 2011

Un peu de "je"

J’en étais à commenter “Sous la glace”, mais je ne le ferai pas aujourd’hui, même si certains ont hâte de savoir qu’est-ce que j’en ai pensé. Je saisis le premier prétexte venu pour bavarder au « Je ». Un commentaire de lecture se doit d’être formaté et lorsque j’en rédige en continu, j’ai parfois l’impression – fausse je l’espère ! – de perdre le contact avec vous. Oui vous, mes précieux lecteurs, sans qui Le Passe-Mot n’est rien ! Évidemment, je m’avance masquée d’un prétexte et quant à jongler avec des prétextes, aussi bien en choisir un charmant.
Durant trois fins de semaine, je suis derrière une table qui déborde de savons et de crèmes. Qu’y a-t-il de proprement littéraire là-dedans ? Je vous voir venir et avant que vous trouviez mes prétextes trop palots, j’arrive à ma littérature. Vous avez déjà entendu parler de la bande dessinée Miam miam fléau ? Si vous répondez « non », je vous dis « bienvenue au Passe-Mot ! », vous me visitez probablement depuis peu. J’ai tellement parlé de cette bande dessinée signé MARSI, mon mari. Cette BD a une longue vie puisqu’elle a maintenant ses produits dérivés. Eh oui, trois savons fabriqués, je pourrais même dire « cuisinés » par La Savonnerie des Diligences d’Eastman. Le petit dernier est le savon d’automne qui illumine l’événement La flambée des couleurs. Et c’est Pouette qui remplit l’étiquette de sa joie de jouer dans les feuilles multicolores. Auparavant, il y a eu le savon de printemps avec le gargantuesque Borbo et celui d’été avec le galopant Coco Météore. Vous avez sûrement compris le principe, il ne manque que le savon d’hiver. Mais, entre nous, ce n’est pas si pressant de le sortir ! Qui sera le personnage sur l’étiquette ? Je ne vendrais pas le punch, mais je vous promets qu’il sera royalement beau.
Devant crèmes et savons artisanaux fabriqués avec le plus grand respect de notre mère la terre s’élève une pile d’albums. Marsi s’est fait attraper pour des dédicaces dimanche passé. Remarquez, il ne s’en plaint pas, même si son plan était de venir me reconduire et repartir d’un même trot, pour travailler sur Colis 22, un roman graphique qui sera publié début avril à La Pastèque. C’est beaucoup de travail, ce Colis 22 est volumineux,150 pages environ, de format plus petit. Nous parlons d’une comédie policière mais « chut ! » si vous rencontrez l’auteur, ne mentionnez pas le mot comédie, vous le verrez reculer, avoir un malaise, un doute l'envahira et cela jusqu’au jour où il vous entendra rire à gorge déployée. Pour connaître l’histoire, j’y ai tout de même travaillé, ce n’est pas hilarant à rire gras, mais c’est souriant. Il y a toujours ce petit côté pas sérieux chez Marsi qui se délecte de regarder par le prisme de la drôlerie. Et qu’on se le tienne pour dit, toute l’action se déroulera dans la splendide ville de Québec !
On sait tous que la vie des livres québécois sur les étagères des librairies est brève. Un coup de vent quoi ! Aussi, cette collaboration avec une savonnerie d’Eastman qui fabrique des produits que j’adore et utilise à tous les jours est une histoire heureuse. Une histoire de collaboration entre individus qui encouragent le labeur un de l’autre.
En cette période d’Halloween, on trouve même de la chair de citrouille dans les savons, euh ... un savon. Dessus, une sympathique sorcière vous ensorcelle de son sourire, un personnage de Marsi, pas encore couché dans un livre celui-là. Quand je vous dis que mon bédéiste voit par le prisme de la drôlerie, vous ne trouvez pas que cette sorcière est la plus adoptable de la Terre ? Ceci dit en toute subjectivité (congé complet de critique n’est-ce pas ?).
Si jamais vous venez en Estrie vous rincer l'œil pour la flambée des couleurs, arrêtez me voir à la mairie d’Orford. L’exposition « Signé Orford » vous recevra avec des tablées d’œuvres d’artistes et d’artisans. On y trouve bonne quantité d’inventivité au pouce carré et à des prix, et c’est une consommatrice avertie qui le dit, des plus abordables.
Cette fin de semaine (1 et 2 oct) de 10 h 00 à 17 h 00
Fin de sem de l’Action de Grâces (8, 9, 10 oct) de 10 h à 17 h 00
Mairie d’Orford _ 2530, Chemin du Parc

11 commentaires:

ClaudeL a dit...

Par expérience, je sais que les produits dérivés ont plus longue vie que les originaux.
Une très bonne idée.
Très bonne idée aussi ces expositions-salons régionaux où nous sommes finalement plus vus et reconnus que dans un grand Salon où il passe peut-être plus de visiteurs mais où nous ne sommes qu'un parmi tant d'autres.
Bon salon.

Sylvie a dit...

Du 'je' comme celui-là, tu peux nous en envoyer tant que tu veux, Venise. ;)
Bon salon.

Venise a dit...

C'est tout vrai ce que tu dis là ClaudeL. Plus c'est petit, plus c'est à hauteur de femmes comme toi et moi.

Venise a dit...

Merci Sylvie ! Mon "Je" se sent fièrement accepté !

Lyse a dit...

Bonjour Venise,
J'aurais tellement aimé pouvoir aller à ce beau salon mais impossible pour moi...
J'aimerais bien que tu me gardes un album '' Miam miam fléau '' de Marsi et même dédicacé .... Je voudrais bien le lire ..
Les savons de la Savonnerie des Diligences sont supers . Je les adore mais je n'ai pas celui de l'automne , prochainement je vais me le procurer .
Alors bon 3 jours de salon, vos photos sont vraiment belles et je sens presque l'odeur des savons au travers de mon écran ... Bye bye xxx

Anonyme a dit...

Madame,
Votre texte sur le sexe est on ne peut plus désolant et, malgré les apparences, on ne peut plus conformiste. On le croirait écrit par Guy A. Lepage, les fautes de français en moins. L'engouement des Québécois pour les blagues grivoises, loin de témoigner d'une certaine libération, est plutôt l’expression de leur misère sexuelle.
Acceptables à l’adolescence, où la fuite dans l’imaginaire est aussi normale que l’acné, les blagues grivoises le sont moins chez l’adulte. Elles ont, au même titre que les fantasmes sexuels, auxquels elles ressemblent à bien des égards, une fonction purement défensive. Elles expriment un échec dans la vie réelle. Pas besoin d’être grand clerc, en effet, pour comprendre que l’adulte capable d’une sexualité heureuse et d’une véritable capacité d’aimer et de créer n’a pas à s’évader dans les blagues grivoises, ni dans les fantasmes sexuels, ni dans la pornographie.
Je trouve dommage qu’une femme comme vous, au service des lettres et, par voie de conséquence, de la condition humaine, porte aux nues le livre d’une femme qui dort derrière des portes qui viennent de sauter.
André Pronovost
www.andrepronovost.com

Venise a dit...

Monsieur Pronovost, pourriez-vous déplacer votre commentaire sous le billet "Pour en finir avec le sexe", pour éviter que je le fasse moi-même. Merci.

anne des ocreries a dit...

Aaaah ! ils me font rêver les savons !

Mets-en, j'en reveux du "je" !! :)

PG Luneau a dit...

Bien intéressante, cette petite tranche de vie! Mais elle ne fait que retarder ton commentaire tant attendu sur le roman policier de Louise Penny!!! Tu procrastines, chère amie!!
(P.S.: La deuxième moitié de ma visite au ComicCon vient d'être mis en ligne : c'est la partie «dédicaces», mettant en vedette plein de collègues de Marsi!!)

Venise a dit...

Anne : Il ne faut pas que je tombe dans le "je" ici. Je n'aurais plus l'énergie pour commenter la littérature. Dans le fond, il faut que j'admette que je n'ai pas le temps de faire les deux. J'ai tenté l'expérience du blogue au "Je" à La Babillarde sur Le Pigeonographe et je n'y suis pas arrivé. C'est qu'il faut que je lise et que je vive en plus, non ?

Mais ne crains pas trop, je suis ingénieuse pour trouver des prétextes ...

Venise a dit...

PG Luneau : Que vous êtes exigeant avec moi ! Je m'occupe à plein de choses, comme par exemple à être malade aussi. Il m'arrive même d'opter pour une méga sinusite qui m'a presque rendu sourde.

Et en fin de semaine, je ne trouverais pas de temps pour être à jour avec ta chronique - partie 2, ni avec Louise Penny, ni avec La Recrue qui attend mon compte-rendu de lecture. Oh là là ... je m'en vais me coucher tiens !