mercredi 7 mars 2012

Textes de Venise

Oh, que j'ai pris du retard pour respecter mes promesses de publication ! Je manque de temps et pense qu’il serait à propos que je vous informe que le vent du changement souffle en la demeure. Notre maison est sur le point de se vendre. Nous quittons Eastman pour déménager à Québec ou Lévis, et pour plusieurs raisons. L’amour de la ville, ses commodités, et l’amour de cette ville, sa beauté. La proximité pour occuper un travail régulier, à temps partiel pour moi. Étant trop nerveuse pour conduire une auto, ce n'est pas très pratique de dépendre autant de mon chevalier servant ! Qui plus est, un rapprochement de la Gaspésie pour Marc, de mes garçons, pour moi. Une maison et un terrain plus modestes, réclamant moins d’argent et de temps seront de rigueur, on connait mieux nos besoins et nos capacités maintenant ! Voilà, c’est dit. Ça explique le rythme différent de publications au Passe-Mot. Je me demande d'ailleurs s’il n’en sera pas ainsi pour un certain temps encore. Tout n’est pas réglé, la future maison n’est pas trouvée ...

Mais revenons à nos brebis. Après le texte de Marc, je vous avais annoncé les miens. Le premier est adressé à Plus on est fous, plus on lit, pour répondre à leur question « Pourquoi me choisir en tant que membre du jury pour Le Combat des livre ? » Et l’autre, eh bien, c’est une recette, mais attention, pas n’importe quelle ! Elle vient de la mère de Monsieur B et j'y ai rajouté mon grain de sucre sur un site qui donne le goût par les mots : Synesthésie.

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Et voici ce que j'appellerai mon plaidoyer candide pour faire partie du jury :

"Je suis et aime Le combat des livres depuis ses débuts. Je crois à cette formule qui attire l’attention sur l’œuvre et l’écrivain d’une manière originale et dynamique. Elle va dans le même sens que la mission que je me suis donnée voici cinq ans au Passe-Mot de Venise, un carnet de littérature principalement québécoise.

Cette mission s’est imposée le jour où j’ai réalisé que l’on se souciait de plus en plus d’acheter localement, sans se soucier de lire de plus en plus localement. De se découvrir à travers nos auteurs Québécois ou Canadiens, avant de désirer qu’ils soient découverts universellement m’apparaissait également dans l’ordre des choses. Et, finalement, mon admiration pour la ferveur de l’écrivain, volant à sa vie chargée, du temps pour écrire une œuvre qui, si chanceux, se vendra à cinq cents exemplaires, a donné des ailes à ma plume.

On dit de moi que je suis une personne remarquable pour son ouverture sur l’autre. J’aime la communication, les ponts jetés entre l’autre et soi. Je me penche sur chaque roman comme si c’était un être humain qui me confiait les tréfonds de son âme. J’ai découvert au fil de ma vie que, plus on prend conscience de sa subjectivité, plus on peut tendre et prétendre à l’objectivité. En ce sens-là, il me tarde d’entendre ce que chacun des panélistes aura à dire, clamer, crier (!) sur les œuvres qu’ils défendront.

J’ai couramment participé à des expériences collectives, orales ou écrites, ce que je poursuis en rédigeant à La Recrue du mois, un webzine mirant les premières œuvres littéraires québécoises. Nous sommes plus d'une douzaine de rédacteurs-trices et nos commentaires de lecture sont si différents, qu'ils me démontrent combien une opinion a sa vérité. Cette expérience serait fort utile pour une prise de position à cinq têtes sans s’arracher les cheveux !

Je choisis, lis, commente, promeus la littérature québécoise dans le but qu’elle fasse partie intégrante de nos vies. J’y consacre beaucoup de temps et d’énergie et cette expérience de jury, je la prendrais comme une récompense « boomerang ». J’espère que vous réaliserez que vous avez devant vous une personne mûre pour être membre de votre jury, avec le temps, l’énergie et la motivation pour le faire !"

20 commentaires:

helenablue a dit...

Cette recette sucrée, très sucrée, m'a mise l'eau à la bouche... Les mots ont rassasiés ma gourmandise naturelle... Merci à la mère de Monsieur B et à ta plume alléchante à souhait!

ClaudeL a dit...

Lévis: j'y suis restée pendant trois ans, entre 1959 et 1963, un véritable choc culturel qui a marqué ma famille à vie. Je suis convaincue que ce n'est plus la ville que j'ai connue. Bonne chance en tout. Où que tu ailles, quoi que tu fasses, je respecterai tes choix et te suivrai sur le web si tu y es.

anne des ocreries a dit...

Mince ! si après ça tu n'es pas choisie comme membre du jury, je veux bien voir un -30° dans le Berry !!! :)

Excellent plaidoyer ; et le sucre à la crème.....mmmmm, le sucre à la crèèèème ! ma meilleure découverte québécoise !!! (culinairement parlant !)

Venise a dit...

Bonjour helenablue ! Tire toi une bûche que l'on jase un peu ! Je t'offre les plus gros morceaux que tu te remplisses les joues pour te faire une réserve.

:-)

Venise a dit...

ClaudeL : Dois-je comprendre que l'expérience n'a pas été fameuse ? Marquante dans le bon ou le mauvais sens, dis-moi.

Je retiens ces mots très gentils que tu énonces, ça fait chaud au coeur.

Venise a dit...

Anne : Justement, je n'ai pas été choisie, c'est ce que je disais dans mon dernier vrac.

Les autres concurrents semblent très bien. J'aurais peut-être dû faire ressortir mes expériences un peu plus. On dirait que je suis née d'hier !

gaétan a dit...

Quel vent de changement. Ça bouge autour de toi....

Danielle a dit...

Oh Venise, je suis tellement désolée qu'ils n'aient pas retenu ta candidature! Tu aurais été excellente. Je le sais parce que j'ai été témoin de bon nombre de tes commentaires passionnés des dernières années lors de ces fameux combats. Je me dis surtout qu’ils ont singulièrement manqué de discernement (ou de curiosité s’ils ne le connaissaient pas déjà) face à ton blogue qui est en soi, l’attestation la plus éloquente dont tu puisses faire état, de ton expérience et de la pertinence de tes propos. Lâche surtout pas ! On est avec toi !

ClaudeL a dit...

Lévis: comme toutes les expériences, il y eut du bon et du moins bon, marquante au sens où tout sortait de l'ordinaire pour ma famille plutôt montréalaise. Mais remarque les années, les années 1960, l'omniprésence de la religion. Rien à voir avec aujourd'hui. Ton Lévis, si tu y vas, ne sera jamais mon Lévis. Tu me conteras le tien.

Sylvie a dit...

Ton plaidoyer était pourtant bien tourné. Dommage car tu aurais vraiment été à ta place au Combat des livres.
Tu vas te reprendre, j'espère ? ;)

Venise a dit...

Gaétan : Ça tourne autour de moi, parce que ça tourne au coeur de moi.
J'éprouve toujours du plaisir à te découvrir au Passe-Mot.

Venise a dit...

Danielle : Comme j'aurais aimé ! Surtout que mon chum n'arrêtait pas de dire qu'il ne pouvait pas passer à côté de moi.

Venise a dit...

Sylvie : Peut-être vais-je me reprendre. Je ne suis pas encore traumatisée ! Mon plaidoyer sera tourné différemment.

anne des ocreries a dit...

Vas-y Venise, lâche pas l'affaire !

Suzanne a dit...

Et ils ont refusé ta candidature après un tel écrit?!!! Ils ne savent vraiment pas ce qu'ils manquent en ne te laissant pas passer tes mots au travers ces combats littéraires. Grrrrrr.

Pour ce vent de changement qui souffle autour de toi, bon courage gentille dame. Prends le temps qu'il te faut et je suivrai tes mots où qu'ils se trouvent.

PG Luneau a dit...

Franchement, je ne comprends pas trop, moi non plus, comment il se fait que tu n'aies pas été choisie!? Ton texte était excellent, et ton blogue des plus éloquent!! Tu aurais vraiment été excellente! Mais je suis sûr que ce n'est que partie remise!!

P.S.: Merci pour la FAMEUSE recette! C'était donc ça, ton secret!! Dire qu'il était, en quelque sorte, de notoriété public... ou plutôt public-itaire!! ;-)

Réjean a dit...

Ah, chère Venise, vous vous rapprochez de moi. Allez, avouez... :-)

Venise a dit...

Suzanne : Ça tombe bien, maintenant on peut déménager et tout le monde nous suit :-)

Oui, je ne dois pas prendre le mors aux dents, même si nous ne pouvons présentement pas nous projeter en quelque lieu autre que notre coeur.

Venise a dit...

PG Luneau Il ne te reste qu'à mettre la main à la pâte ... sucrée. En cachette. Je connais une personne qui serait drôlement étonnée.

Venise a dit...

Bien évidemment, cher Réjean, que je me raproche de vous. J'avais hâte que vous en preniez conscience.