samedi 9 février 2013

Demi Vrac, léger de préférence

Bon, je reprends la plume. Une pause s’est imposée, après un incident non négligeable, sous ce billet-ci (même plus le goût de nommer le titre !). J’ai répondu à une flopée de commentaires débordants d’encouragement pour moi et de surprise devant cette faute de jugement de l'auteure. Et je les en remercie encore, c'est en grande partie grâce à vous que je replonge légère. Paraitrait-il qu’après un accident, il faut se remettre en selle le plus rapidement possible, pour se faire du nouveau vécu j’imagine, même chose pour un incident. Allons-y aujourd’hui avec des sujets légers et plaisants !

De la grande visite
Cette histoire est tombée à un moment où je recevais de la grande visite, @Anne Desocreries. Je la nomme en ces pages, car elle est la lectrice laissant le plus de traces sous mes billets. C’est une fidèle qui se laisse voir. Elle vient de la France et ces jours derniers, je l’ai vue et entendue en « vrai ». Anne est venue visiter ce Québec, qu’elle chérit depuis toujours. Ces visites en chair et en os donnent de la consistance au virtuel, qui prend ses airs de réalité bien ancrée dans l’amitié.

11 à la dizaine


Zone d’écriture a lancé un défi aux auteurs, présenter leur table de travail par une photo accompagnée de mots. Importante participation des écrivains a fait que les jurys, incapables de trancher, ont choisi 11 finalistes au lieu de 10. Ce comité de jurys a confié la tâche à Mélanie Vincelette, éditrice de Marchand de Feuilles et au photographe Maxyme G Delisle, de trancher pour déterminer la gagnante. Celle-ci, Anne Genest a le coin de travail que je préférais, particulièrement pour la description qui l'accompagne. Qu’est-ce qu’elle gagne ? Un iPod Touch et de la visibilité. 


N’aurait été de l’énergie déployée à gérer l’incident déplaisant, vous auriez déjà vu et lu la description de ma table de travail préparé exprès pour vous puisque je suis arrivé trop tard pour participer au Défi

Ma table s’allonge et plus elle s’allonge, moins j’ai de place. Deux lampes, une blanche et une noire, je me tiens au centre. Double sièges, sur l’un deux, j’ai assis mes dictionnaires, sur l’autre, je berce mes idées avant de les coucher. Au dessus de l’écran, une illustration de Benjamin Lacombe et plus haut encore, une carte reçue des Correspondances d’Eastman : « Un ami c’est parfois mieux qu’un livre. Heureusement qu’on peut avoir les deux » - Dany Laferrière. Sur un laminé à gauche, une dame blonde me regarde travailler. C’est moi à quarante ans. Sous l’horloge, celui que j’appelle mon planeur veille à ce que je survole la vie pour mieux en prendre la mesure. Vous voyez le cadre gris à droite ? C’est celui par qui tout commence et tout finit, Marsi, mon amour, qui admire la ville de Québec.

Fâché noir
Pour terminer sur une note purement livresque, et purement esthétique,  Fâché noir de Stéphane Dompierre vient de sortir des Presses de Québec Amérique et c'est un très bel objet. J’ai réagi par des cris d’exclamation devant ce très beau travail graphique, pendant que Marsi admirait, le retournant de tous les bords et de tous côtés. Je trouve important de le souligner, car à mon avis, il est de plus en plus important que l’objet « livre » se distingue. Il a maintenant de la concurrence et une manière de l’affronter avantageusement est de nous faire de l’œil.

12 commentaires:

ClaudeL a dit...

Tiens, Anne qui n'a pas déjà commenté ton billet, hihi! Je me rappelle encore avoir entendu son nom aux Correspondances d'Eastman et... déçue de ne pas la voir aller chercher son prix. Son texte primé était tellement beau.
Pas fâchée ni noir, ni aucune couleur de te voir revenir. J'ai eu peur un peu, mais j'avais confiance en ta force et ne doute jamais de ton talent.

Julie GravelR a dit...

Sympa de découvrir ton bureau, l'univers qui t'entoure alors que tu écris...
Et tu as raison: il faut vite remonter en selle! Allez, hue!

RAINETTE (l'énigmatique) a dit...

bin oui, Anne n'est pas la première....elle est pris dans la "neuge" dans le grand nord ?

Tu as un bel environnement de travail Venise, au plaisir de te relire, que ce soit léger ou grave, j'apprécie toujours tes billets.

Béo a dit...

Ton espace de travail me serait très agréable! Très inspirant même.

Moi aussi je suis spécialiste pour m'étaler et occuper totalement l'espace qui est à ma portée :)

Laure K. a dit...


Mais tu ne tapes donc pas sur un clavier, Venise ?
:-)

Cette thématique sur les bureaux d'écrivains, enfin de ceux qui écrivent, pas forcément écrivains publiés, m'a enchanté. Je n'ai pas encore tout lu, tellement j'aimerais feuilleter, scrupter l'image, et concentrer mon attention dans un volume de pages.

Je me suis souvenu immédiatement que c'est de là que je voulais réaliser mes portraits de blogueurs. Je me souviens exactement que le bureau du blogueur était le départ de tout. Comment on écrit aujourd'hui et où on écrit.
Le bureau d'où l'écriture...


Sylvie a dit...

Ouf ! Un moment j'ai craint que 'l'incident déplaisant' ne vienne sonner un triste glas. Ç'aurait été catastrophique ! Moi je dis : longue vie au Passe Mot.

Sinon, ben dis donc, tu es super installée ! Beau petit coin confortable et invitant. Et bien investi à l'aide de petites touches tout à fait personnelles. J'aime. :))

Réjean a dit...

Bonjour Venise,
Je viens de découvrir le branle-bas de combat autour du livre de Villeneuve et je trouve ça assez déplorable. Je crois que les écrivains ne devraient jamais répondre à la critique, sauf s'ils sont attaqués personnellement et que cela ressemble à un règlement de comptes, ce qui n'était pas votre cas. Votre critique avait le mérite d'être non seulement honnête mais nuancée, ce qui est votre marque de commerce, et le fait qu'il y avait quelques coquilles dans votre texte ne discrédite en rien la teneur de vos propos. Cette auteure devrait savoir que, à partir du moment où elle publie un livre, son oeuvre appartient au domaine public et elle doit assumer le fait que tous ne l'aimeront pas. Quant au prix France-Québec, je constate que la compétition est forte et que les chances de cette auteure sont minces.

PG Luneau a dit...

J'adore ton petit texte nous présentant ton espace de travail!! Je t'y reconnais tellement... tant dans le texte, que dans l'espace présentée!! ;^)

Grand-Langue a dit...

Reste à organiser le concours des lecteurs: le lieu de lecture.

Grand-Langue

Anonyme a dit...

AAAAAAh ! Venise, J'attendais que tu t'y remettes, et je suis bien heureuse de te relire !!!!!
Une route, lorsqu'on l'a choisie, c'est fait pour qu'on la parcoure ! :)

Voilà un petit vrac tout-à-fait goûteux !

Anne des Ocreries

Suzanne a dit...

Et cèst de là que tu nous concoctes de si intéressants billets. Super dame Venise et merci de ce beau partage.
Ravie de te lire encore et encore.

Suzanne a dit...

Grrr lire c'est et non cèst. ;-)