vendredi 10 mai 2013

Mes bibliothèques

Helenablue est une rassembleuse. Elle ne manque jamais une occasion de nous entraîner dans un thème inspirant sous son blogue de nuit (je l’appelle ainsi, car il y fait noir). Elle a le tour, nous faisons des pactes diaboliques avec le temps pour arriver à répondre à ses commandes.

Cette fois-ci, le thème était incontournable ; nos bibliothèques. Pas celles autour de chez soi, celles dans nos maisons. Ça m’a interpelé mais, le plus comique est que je suis légèrement passé à côté du thème. En lisant le mot d’introduction d’Helenablue et le détail des présentations des nombreux participants, j'ai réalisé que l'on visait plutôt l'amour des livres. J’ai pris au mot, bibliothèque, le meuble. Plutôt drôle que grave. Ça bien l’air que j’arrive à en dire long sur des meubles ! Faut dire qu’elles ont, chez moi, leur fonction bien à elles et je n’y déroge pas. J’en profite pour rajouter que celles de Marsi habitent ailleurs, dans son atelier et dans une moindre part, son bureau. C’est dire que nous sommes nantis en livres, en comptant qu’il ne fait pas qu’en rentrer, il en sort aussi.

Je vous les présente dans l’image avant le mot :




Comment en avoir qu'une seule quand il y a tant de moments et d'endroits pour lire ?

Je commence par ma majestueuse, celle qui fait salon à longueur de jour. Un coup de cœur, surtout pour Marsi mon conjoint. Elle trône depuis à peine un an. J'aimerais me porter aussi bien qu'elle à son âge. En plus, elle fait du patin à roulettes quand on doit éventer la poussière entre ses pattes. Le côté gauche, pour les livres de cuisine du chef, le côté droit pour les romans québécois de certaines maisons d'édition, celles qui soignent leurs couvertures comme les œuvres d'art qu'elles peuvent être. 

L'autre, la foncée, j'y suis attachée. Un jour, elle changera peut-être de couleur mais jamais elle ne disparaitra de mes yeux. Elle siégeait dans le bureau de la femme d'affaires qu'était ma mère, la Jeanne. Elle a déjà porté de lourdes vitres coulissantes. Son ventre est maintenant laissé ouvert à la main butineuse. C'est un fouillis de romans québécois en continuelle rotation, ils vont et viennent au gré des envies des amis et même de ceux qui le sont moins.

Oh, ma douce blanche, je dirais même ma favorite. Pourquoi ? Si les élans du cœur s'expliquaient, je dirais que la cause en est une de conversion. Elle a déjà été une pharmacie dans un hôpital tenu par des religieuses. C'est de l'ordre de la faveur qu'elle règne maintenant entre les murs de notre chambre blanche. Elle a été reblanchie avec de la peinture pour automobile et depuis, elle fait sa coquette. Elle aussi a déjà été vitrée. Il faut croire que je ne supporte aucune cloison entre moi et mes livres chéris. Cette bibliothèque contient précieusement mes livres vierges, sur lesquels mes yeux ne se sont pas encore posés. Je sais, ne me le dites pas, il y en a trop.

J'ai ajouté cette solitaire mais combien importante tablette. Elle supporte, pas trop longtemps car elle ne le pourrait pas, les livres lus mais non encore commentés. Elle est à la hauteur de mes yeux lorsque je travaille à l'ordinateur.




9 commentaires:

Lyse a dit...

WOW , elles sont toutes aussi belles l'une que l'autre... Remplies de livres sûrement très intéressants ,elles sont superbes..
Merci Venise de nous les avoir présentées ..xxx

anne des ocreries a dit...

J'ai adoré jeter un oeil dedans....ah, avoir eu plus de temps et moins à voir...je me serais faite petite souris ! (grignoteuse, mais ça c'est la faute à Oscar ! ;-) )

RAINETTE (l'énigmatique) a dit...

pourquoi pas une petite pharmacie avec des livres dedans ? Ces derniers ont plusieurs destinations dont la guérison du coeur, du corps et de l'âme. Elle est fort joulie. Et la tablette fort pratique !

Topinambulle a dit...

Elles sont magnifiques :) J'aime aussi les objets qu'il y a sur le bord de tes tablettes : chats, oiseau, billes. Je fais la même chose avec la mienne ;)

Maxime a dit...

Une bonne chose que la taille de tes bibliothèques "à lire" et "à commenter"! Ça force une discipline, imagine si la-majestueuse était ta bibliothèque "à lire"! Je suis sûr que tu la remplirais. ;-)

Moi aussi, ma préférée, c'est la pharmacie. Elle me rappelle notre première visite dans votre nouveau chez vous. :-)

Karine:) a dit...

J'ai heu... 2 biblios "à lire". Je sais. Scary! Super jolies, tes biblios!

Valérie a dit...

Oh, je suis dans cette petite tablette toute mignonne près de ton ordi! Quel honneur!

C'est émouvant d'entrer dans ton intimité de lectrice comme ça. C'est plaisant. Ici, depuis qu'on vit dans un 4 et demi au lieu d'un 6 et demi, disons que certains livres ont dû prendre le chemin du sous-sol (entreposage temporaire). D'autres sont dans une grande armoire (ceux des études), d'autres ont remplacé la télé dans un meuble construit à l'origine pour cela... Et finalement, un coin du salon a deux bibliothèques qui agrémente le coin. Fait inusité: les deux dernières tablettes sont consacrées à Léo. Il a donc quatre tablettes pour lui: l'une est remplie de livres pour lui (eh oui!), et les autres de jouets musicaux, camions et blocs. Ça va une bibliothèque très vivante (c'est d'ailleurs que je mets les livres que je vais lire prochainement!)

Mansart a dit...

Belles bibliothèques Venise , parfois en désordre mais que du plaisir à fureter au beau milieu de ces livres pour y retrouver celui que nous aimerions relire . D'ici , près de Bordeaux je ne vois pas " Les Enfants de la Guerre " paru aux éditions Jet d ' Encre , une histoire vraie , raconté au présent par un jeune garçon , sans fioriture , sensible , humaine. Auteur de cet ouvrage j'aimerais recevoir quelques commentaires de nos Amies ( Amis) Canadien.
Merci à vous Venise pour cette visite au coeur de vos Bibliothèques.
Marcel Mansart qui vous présentes ses plus Sincères Salutations.

Venise a dit...

Mansart : Merci pour votre message après m'avoir déniché dans la jungle du blogue.

Vous auriez beau vous plissez les yeux pour mieux voir sur les tablettes de mes bibliothèques, vous n'y verriez pas votre titre, désolée. Au fil des ans, avec les services de presse que je reçois en grand nombre, j'ai dû prendre la décision de ne lire que de la littérature québécoise. Je n'arrive même pas à lire le cinquième de ce qui sort en romans, alors je n'ai malheureusement pas le temps de lire d'autres titres.

Bonne route à votre titre "Les enfants de la Guerre".