samedi 21 décembre 2013

Vertiges de Fredric Gary Comeau

Vous souvenez-vous de la venue d'un nouveau joueur sur le damier des maisons d'édition au Québec ? Quai no 5. Vous connaissez la curiosité du collectif La Recrue ? Et sa mission de tenter de couvrir toutes les premières fois ? Eh bien, Vertiges s'est trouvé en tête d'affiche ce 15 du mois.

Je l'ai lu et commenté, vous trouverez mon avis ci-dessous. Mais ce n'est qu'UN avis parmi d'autres et, en l'occurrence parmi quatre avis. Si ça peut titiller votre curiosité, je suis celle dont les pieds sont restés accrochés un peu sur le quai. Les autres ont plongé, et profondément.

Alors, plongez, avec ou sans Vertiges.

Chorégraphie ample aux 170 pas de danse

Ronde de huit personnages donnant l’impression de couvrir la planète entière par une chorégraphie ample, ses 170 pas de danse (strophes numérotées) renvoient à une allure syncopée. L’observation de personnages dansant sur une piste à ce point élargie exige une attention soutenue, surtout que s’y rajoutent une suite ininterrompue de références culturelles. Les érudits en retireront certainement du plaisir, s’ils suivent attentivement le sens des liens, goûtant cet assaisonnement relevé du monde des arts. Pulsion, répulsion, respiration, expiration : on entend le souffle parcourant ces vies déposées sur un large damier, la main du destin faisant avancer les pièces une à une ou deux par deux.

La voix narre le récit à la manière du journaliste livrant les nouvelles, toute trace d’émotion étant retirée lorsqu’elle annonce les pires horreurs. De ces horreurs, on en trouve, particulièrement de la part d’un personnage atteint d’une sexualité satyriasique. Fait notable, ces couples temporels consomment l’activité sexuelle en abondance; c’est le nerf de la guerre de leurs relations.

Chaque lecteur s’attachera sans doute à un personnage en particulier. Dans mon cas, cela aura été Hope, peut-être à cause de sa présentation offerte et vulnérable. Elle me fait penser à une bonne part des habitants de cette planète.

Malgré les qualités évidentes du roman, il ne faut pas croire que je me sois délectée sans réserve de ce roman. Envahie d’informations m’apparaissant superflues, comme trop de fleurs sur un tapis, j’ai parfois maudit mes confusions et râlé devant mon manque de culture.

Ce roman m’apparait s’adresser au cerveau plus qu’au cœur, malgré les extraits poétiques qui affluent (citations et références à la fin du roman). Les érudits portant haut leur culture se laisseront sans doute entrainer par cette chorégraphie de personnages et d’images à l’allure théâtrale plus que moi.

4 commentaires:

PGLuneau a dit...

Mon petit doigt me dit que ça me plairait peut-être, ça : je me disais d'ailleurs la même chose en lisant l'entrefilet qui en parle dans le magazine le Libraire de cet automne (que je suis en train de lire, avec quelques mois de retard!! ;^)

Venise a dit...

Tu me surprendras bien toujours, cher ami.

Suzanne a dit...

Mes excuses pour le hors sujet mais je tenais sincèrement à venir t'offrir, ainsi qu'à tous les tiens, mes meilleurs voeux de Noël.

Du beau et bon temps.

À bientôt gentille Venise.

gaétan a dit...

C'est par la musique que j'ai entendu parlé pour la première fois de Frédric Gary Comeau il y a de ça plusieurs années. Je ne savais pas qu'il écrivait, d'autres choses que des chansons.
Joyeuses fêtes.