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vendredi 9 novembre 2018

Turbulences du coeur de Nathalie Roy

Nathalie Roy se définit comme une romancière d’histoires au féminin.  Turbulences du cœur est son dixième roman et, au lieu, d’y aller avec du familier, du connu, du confortable la "femme", elle s’est lancée avec un protagoniste principal masculin : Louis-Philippe Rousseau.

J’avais une toute petite crainte en commençant à lire, car franchement Nathalie Roy connait la femme sur le bouts de ses doigts : son sens du détail, son habilité à se dévouer, ses goûts, ses habitudes et ses attirances. Je me demandais si son homme serait aussi crédible. Le test est passé, j’ai cru à ce bon diable en mal de changer de vie !

On surprend ce grand avocat à l’orée de la quarantaine, et si on fait le calcul, il engendré son ado de 15 ans à l’âge de 24 ans. On se doute bien que sa fille, Romy a été, jusqu’à date, une empêcheuse de tourner en rond dans sa vie de « quasi » célibataire. Jusqu’à date, Romy était la fille à sa maman, Louis-Philippe devenant père de fin de semaine uniquement. C’est que monsieur est un avocat ambitieux dans un grand bureau où on carbure au travail. 

Les premiers chapitres nous exposent cette vie réglée au quart de tour, avec parfois des éclaircies dans le cerveau de l’homme où s’infiltrent ces questions ; est-ce que j’aurais laissé passer la femme de ma vie ? Suis-je en train de négliger ma fille ? Est-ce que mon précieux assistant, William a raison de se plaindre d’une surcharge de travail ?

Nathalie Roy joue des relations homme-femme, comme un chat avec une souris, habilement et dans le plaisir de la capture. Sa force est indéniable : lorsque le personnage est convaincu d’aimer pour la vie, le lecteur l’est tout autant. Pour mon plus grand plaisir, je me suis fait prendre dans la souricière à quelques reprises, je n’avais pas vu venir le dénouement et tant mieux ! J’aime être déjouée.

Le roman commence lentement, comme un lourd véhicule qui doit réchauffer son moteur avant de s’élancer à bonne vitesse. La peur de m’ennuyer dans du convenu m’a effleuré et puis, hop, on change de continent, le rythme change, la routine casse. On a un condo et des plages à visiter en Floride. J’ai senti l’auteure bien connaître les lieux et son plaisir d’y séjourner était palpable.

Tout en défilant l’histoire principale, différents thèmes sont abordés : le transgenre, l’homosexualité féminine, la filiation reniée. Évidemment, ce n’est pas un drame psychologique mais si on veut s’y arrêter, il y a une amorce de réflexion.

Pour être honnête, ma relation préférée est la progressive prise en charge de l’adolescente par le père. L’adolescente est bien campée, le casting est excellent ! Le père y met du sien pour rattraper le temps perdu et l’ensemble parait plausible. C’est une lecture qui peut faire du bien à des pères qui ont perdu la foi en leur capacité paternelle. L’auteure donne le droit de croire qu’il est possible de renouer avec notre enfant si on est motivé.

Je dois m’en confesser, j’ai eu de la difficulté avec la personne de mon âge qui pourrait être mon amie et je nomme ici : Marguerite, la mère du protagoniste. Avec son « je sais tout et je te connais tellement, et ces incessants lapineau », elle avait de quoi m’énerver. En fait, je trouvais Louis-Philippe bien bon de la trouver charmante. Peut-être est-cela la plus grosse différence entre un homme et une femme dans la relation à sa mère, l’homme est plus clément. Tant mieux pour lui, s’il roulait les yeux d’agacement et finissait par sourire d’indulgence ! Pour moi, le charme n’a pas passé la rampe. Trop d’amour et d’attention, c’est aussi pire que pas assez ! Je lui accorde cependant qu’elle est une femme déterminée car elle aura gain de cause (un secret à découvrir).

Est-ce que l’on peut conclure pour autant que je suis allergique aux portraits de femmes fortes, se tenant près d’une femme idéalisée ? Non, car il y a une femme fascinante dans cette histoire et celle-ci, je fais plus que l’endosser, je veux la voir vivre sous mes yeux. Et je risque d’être exaucée … en dire plus serait trop en dire.

Allez, faites comme l’auteure, n’ayez pas peur de l’homme, et plongez dans son cœur, malgré les turbulences.

Turbulences du coeur
Nathalie Roy
Libre Expression
344 pages
Sortie en octobre 2018

samedi 27 octobre 2018

L'Inextinguible de Maxime-Olivier Moutier

J’ai lu ce livre quand il est sorti début 2018. Ce sont 15 entretiens menés par Paula Singer (un pseudo, selon ses dires). J’aime le genre « entretien » et ma curiosité est toujours en alerte devant Maxime-Olivier Moutier, cet être tellement confortable dans son unicité.

Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais ce livre a fait une mini tempête dans les médias autour du mois de février 2018. Je vais utiliser la fameuse expression « une tempête dans un verre d’eau ». Des journalistes aguerris se prenaient la tête : « Est-ce que Paula Singer est vraie ou fictive ? ». Autrement dit, est-ce que l’étudiante qui a initié les entrevues, accompagnée d’une autre étudiante, Sophie Galarneau sont de pures inventions issues du cerveau désordonné et égocentrique de Moutier ? Je n’avais jamais vu des intervenants du domaine littéraire s’arrêter à cette question bêbête : vrai ou faux ? Depuis quand c’est important de départager le vrai du faux en littérature ! J’ai eu beau chercher, même après ma lecture, la question du siècle perdure : pourquoi diable avoir tant accroché sur le vrai ou faux !

Le livre est généreux, parce que Moutier l’a été. Il a répondu à toutes les questions de ces jeunes dames. J’ai certainement appris à mieux le connaître et je n’ai pas été déçue une miette du personnage. Je dis « personnage », au lieu de personne parce que Maxime Olivier Moutier est si particulier, si poussé comme être humain, que j’ai tendance à le prendre pour un personnage. D’ailleurs, se prend-il pour tel ? C’est intéressant de se poser la question. Ses affirmations sur le féminisme ou n’importe laquelle des énormités qu’il énonce, dans un semblant d’indifférence, ne me font pas frémir. Je prends toujours ce qu’il dit avec un grain de sel. Il a besoin de vérifier la vérité en la retournant de tous les côtés pour en apercevoir les aspérités. Il la tient loin de lui, ce qui lui confère du recul, générateur de plein de déductions. Il ne faut donc pas prendre ce qu’il dit au pied de la lettre. Il explore. Il analyse.

Les entretiens auraient pu être banals, car les questions l’étaient. Cela a tombé sur la bonne personne, car rien n’est banal avec M.O.M., ni son enfance, ni ses métiers, ni ses études, ni ses opinions. Qui connaît un peu le pouvoir de la psychanalyse a une idée du fonctionnement d’une personne comme lui. Il s’analyse au fur et à mesure qu’il vit. Une psychanalyse, ça ne se complète jamais, tant qu’il y a de la vie, il y a de la matière à analyser. C’est la science de l’étude de soi, de cette relation subtile et laborieuse entre le conscient et l’inconscient.

Si vous êtes curieux de la psychanalyse, allez-y allègrement, lisez L’inextinguible et si vous êtes curieux tout court, lisez ce bouquin qui ne se compare à aucun autre. Peut-être trouverez-vous pourquoi, il faut autant détecter si l’intervieweuse est fictive ou non ! Vous vous en sortirez avec une meilleure connaissance de la psychanalyse, et pas seulement parce que l’interviewé est psychanalyste, plus parce qu’une passion l’allume. Il est convaincu du bienfait de l’analyse sur une personne. Il fait allusion à plusieurs reprises à Lacan, un pair de Freud, si j'ai bien compris. Ça a piqué ma curiosité et j’ai trouvé ceci : Quel est le but de la psychanalyse lacanienne ? Cerner l’origine de nos névroses grâce à la parole et au décodage de notre inconscient. Sa spécificité ? Des séances à durée variable.

Bref, Maxime-Olivier Moutier est le serviteur royal de la polémique. Il y croit énormément car, selon lui, elle sert : « à se rappeler que nous ne possédons jamais la vérité et que nous nous trompons tout le temps ». J’aime cette humilité. Ça va le changer, lui qui se fait continuellement traiter d’imbu de lui-même ! J’aime les gens qui questionnent sans cesse leurs réponses, et Moutier est de cet acabit.

J’ai moi aussi réalisée combien je suis unique (sans prétention !), en prenant possession de ce « 352 pages ». Contrairement aux critiques, j’ai aimé les notes post-entrevues de Paula Singer et ses disdascalies. Les précisions étaient consignées en limpides phrases brillantes de banalités, mon esprit n’avait plus d’autre choix que d’atterrir tout en douceur de son vol plané. En plus, elles m’intriguaient ces étudiantes. Je les trouvais plus mystérieuses que l’interviewé de qui, on s’attend à tout, ce qui sert de pare-surprise. 

Pour ce qui est de la fin, car une fin à la fin il y a, je la laisse en suspens. Personne n’y est resté indifférent, et moi non plus. Pour garder un peu du suspense, je parlerais d’une cerise sur le sundae de tout bon voyeur qu’est le lecteur.

L'Inextinguible - Entretiens avec Maxime-Olivier Moutier
Initiés par Paula Singer
Collection Hamac
2018 - 352 pages

dimanche 21 octobre 2018

Une sentinelle sur le rempart - Jean Lemieux

J’éprouve un peu de vertige au-dessus de cette feuille blanche, suite à tout ce temps passé à ne pas commenter mes lectures. Heureusement, ce livre est tout simple sous sa forme de récit. Par « récit », on s’entend sur du vécu non déguisé : deux bonnes grosses tranches de vie.

J’étais curieuse de ce titre car, jusqu’à date, j’avais lu le docteur Jean Lemieux comme auteur de polar. J’aimais ses histoires policières se tenant près de l’humain. Réalistes, quoi ! Eh bien, cette fois, j’ai été gâtée sous l’angle du réalisme puisque c’est sa vie telle quelle : de médecin résident aux Iles-de-la-Madeleine, chapitres qui alternent avec sa vie de médecin senior, cette fois à Québec, dans un hôpital psychiatrique

Si on se base sur le fait que docteur Lemieux vient à peine de prendre sa retraite, dans les chapitres relatant sa vie de chef de service à Québec, on y aborde les conséquences de la réforme radicale du ministre Barette. Rare est l’opportunité de lire de l’actualité récente à ce point, ne serait-ce que pour cet avantage, sa lecture vaut déjà la peine. 

J’ai bénéficié d’un autre privilège et c’est celui d’échanger quelques phrases avec Jean Lemieux au Salon du livre de l’Estrie. Je lui ai parlé de ma difficulté de m’adapter à l’alternance d’un chapitre à l’autre, passant de son monde de jeune homme rempli d’idéaux à l’homme mûr pour un changement dans sa vie. L’écart entre les deux mondes est immense et ça tient le lecteur alerte ! Cette manière de raconter lui est venue naturellement, m’a-t-il confié et, en même temps, il comptait sur les chapitres de ses débuts pour adoucir l’âcreté des chapitres plus actuels. Mission accomplie puisque que, même les catastrophes imminentes me laissaient assez sereine. Je suis restée suffisamment calme devant certaines atrocités, pour finir par me demander si j’avais perdu ma compassion en cours de route !

J’échafaude l’hypothèse qu’il n’y a pas que l’alternance des deux époques qui a attendri la dureté du propos. Je crois que le contrôle qu’exerce l’auteur, pas uniquement la maîtrise de l’écriture, y est pour beaucoup. Je vise aussi la voix du narrateur empreinte d'un recul évident devant l’adversité. D’ailleurs, je pourrais même, si je le voulais, me conforter dans mon impression en avançant que le médecin a de plein gré, et rapidement, choisi d’œuvrer avec les malades psychiatriques. Il faut y voir la démonstration d’un esprit solide. D’ailleurs, sous sa plume, l’anormalité apparait si naturelle, que j’ai dû parfois convaincre mon cerveau que ce n’était pas là des comportements courants qui m’étaient décrits.  C’était beau à voir, je l’avoue. Aborder la différence avec une attitude aussi ouverte, on voudrait tous atteindre cette acrobatie de l’esprit. Peut-être que l’écrivain me dirait qu’il y a un monde entre la phase de l’écriture et celle du vécu, je suis bien prête à le croire. Arrêtons-nous un instant au titre : « Une sentinelle sur le rempart » à laquelle l'auteur s'identifie. Y a-t-il plus stable qu’une sentinelle qui veille ? Et celle-ci se tient sur le rempart ; une muraille qui protège. Je vous laisse conclure : l’image offre une double protection.

Les lieux importent dans cette histoire vécue. Plusieurs années s’écoulent aux Iles-de-la-Madeleine et ce n’est pas pour déplaire. On se sent un brin dépaysé et que grand bien nous fasse. Que le docteur Lemieux ait élu domicile sur une île est assez révélateur. Le côté paisible de l’endroit, sa population restreinte, ses vents forts qui balaient, ont certainement aidé à évacuer les cas lourds rencontrés à l’urgence, car cas lourds il y a, et amplifiés, par l’absence de moyens.

Plus je tente de rendre justice à ces récits qui se côtoient, et plus je réalise que Jean Lemieux ne l’a pas eu facile. Au cours de ses premières années, les moyens manquaient à cause principalement de la distance et dans ses dernières années, les moyens manquaient à cause des failles du système imputables à la réforme Barette.

J’aborde ce récit comme un cadeau, en considérant que l’écrivain a fait des pieds et des mains pour arriver à le pondre rapidement. Je ne sais pas quelle en était la motivation première mais j’ose croire que ça se voulait un témoignage incisif sur la situation médicale qui ne tient pas la route au Québec par les temps qui courent.

Discours de fer dans une plume de velours

Une sentinelle sur le rempart
Parcours d’un médecin
Jean Lemieux
Québec-Amérique

jeudi 18 octobre 2018

Passer le mot à la Volumineuse !

Belle lurette que je n’ai pas écrit sur mon blogue, Le Passe-Mot, que j’appelais aussi mon carnet littéraire. Depuis des mois, je pense y revenir. Plus qu’un écran m’en empêchait, plus qu’une glace épaisse m’en séparait, j’avais à fendre une frontière creusant ses racines dans des terres inconnues. Des terres innommables.

Et puis, ça y est, me voici, enfin transformée. Pour le mieux, de cela je suis certaine. J’ai pensé marquer ce changement d’attitude par un changement visuel. Nous, les Québécois avons cette tendance à marquer nos changements, le gouvernement fraichement élu en est une démonstration patente. Donc, au lieu de lire « Le Passe-Mot de Venise », vous lisez « La Volumineuse ».

Sous cette nouvelle appellation, je vais lire autant qu’auparavant, et toujours de la littérature québécoise. Cette motivation n’a pas changé d’un iota. D’ailleurs, ce n’est pas parce que j’étais absente que je n’ai point lu. Sainte-bénite, que j’ai lu ! Pas de la même manière cependant. Maintenant, j’avale d’une traite, sans dédoublement du « je » ; un qui compile, un qui assimile.

Si je faisais une pile de ce que j’ai lu, elle s’écroulerait. Aussi, je vais parsemer des lectures passées parmi des actuelles. La Volumineuse sera gourmande. Il lui arrivera d’avaler sans avoir mastiqué. C’est permis et je me le permettrai. Au Passe-Mot, la tendance penchait un peu trop à pondre des textes journalistiques, ou qui se prenaient pour tels. Fini cet apparat, je m’allège. Je ne triturerais plus mon cerveau de justifications, surtout pour mes « j’aime pas ». Des « j’aime », c’est facile à lancer et aussi facile à étayer. Tandis que les fameux « j’aime pas » me grugeait de l’intérieur. Je me laissais intimider par eux, m’imposait le devoir que les lecteurs en comprennent les raisons. Le milieu est petit au Québec, et de plus en plus d’auteurs me lisaient et réclamaient de comprendre. J’en étais à les entendre crier derrière ma tête quand, dans les faits, ils ne faisaient peut-être que murmurer. Mon sentiment du devoir étant exacerbé, cela retirait du plaisir de partager.

Parlons-en du plaisir ! Je suis revenue sur cette voie. Je repars en neuf, habillée d’une nouvelle attitude. J’ai déposé mon égo dans la marge. C’est fou ce qu’une réputation, qui s’étage pierre après pierre, peut devenir lourde si on n’y prend garde. J’ai vécu beaucoup, beaucoup de choses durant cette période de deux ans et j’avance aujourd’hui avec de nouvelles dispositions d’esprit.

La Volumineuse n’est pas que gourmande de dévorer des livres, elle est rieuse, lumineuse, s’anime de la joie de s’exprimer sur le milieu littéraire. Dans ce juste milieu que Marsi et moi occupons, on tente de tenir l’équilibre entre deux pôles : le paraitre et l’être. Il est clair que je vais vous parler de Marsi (vous avez vu, il apparait dans ma nouvelle bannière !) dont le talent se confirme dans une œuvre animalière. Je vais partager sa carrière qui prend de l’essor, sa manière de le vivre, et la mienne aussi. Il m’offre le cadeau de sa parole et j’aime la porter haut. 

Je n’ai pas que fait le ménage dans ma tête, dans mes genoux également. Je porte deux genoux flambant neufs, suite à deux opérations. « Nickel », comme disent les jeunes ! Deux yeux neufs, également (des lentilles intraoculaires).

Je me lance donc, et j’ai hâte de vous parler de ces trois titres assez récents et fraichement lus :
- L’Inextinguible de Maxime-Olivier Moutier – Collection Hamac-Carnets
- Une sentinelle sur le rempart – Parcours d’un médecin –Jean Lemieux -Québec-Amérique
- 160, rue Saint-Viateur Ouest – Magali Sauves – Mémoire d’Encrier
**Deux premiers titres reçus en exemplaire de presse

J’espère que vous me suivrez. 😊 - Personne n’écrit uniquement pour soi ! Par contre, je me suis souhaité, avant même d’écrire la première ligne, de rédiger un peu plus pour moi. C’est fou, n’est-ce pas, de devoir se forcer pour se destiner une action ! Les altruistes doivent pencher vers eux et les égocentriques, vers les autres. Pour atteindre et chérir l’équilibre. J’ai pris conscience que si on ne retire plus de plaisir d’une action, on finit par braquer le projecteur sur l’autre, et l’autre, eh bien lui, perd une part de liberté de réagir. 

J’ai parlé du fond, je me promets également de ne pas m’en faire autant pour la forme, je parle des fautes de français, ou des coquilles. Parce que oui, j’en fais, et parfois par ignorance (les plus dures à me pardonner !) d’autres fois, par distraction. Nous, les blogueurs, nous ne bénéficions pas de correcteurs. Les écrivains et les journalistes, même les plus chevronnés, en bénéficient et en sont grandement soulagés. Il me semble qu’ils devraient, plus que quiconque, être conscients qu’il n’est pas évident ce recul indispensable à une relecture correctrice.

Lors de mes derniers billets du Passe-Mot, Marsi devait me lire avant que je publie. Durant sa lecture et mes nombreuses relectures, je serrais les dents, stressée plus que nécessaire. Fini les dents serrées ! La Volumineuse ouvre grand la bouche pour accompagner chaque éclat de rire et et chaque éclat de dire.

Pour le plaisir, bienvenue chez La Volumineuse !