J’ai été frappée par l’exubérance de cette écrivaine, Kim Thúy. Elle nous a adressé la parole ; un débit rapide, rebondissant d’une idée à l’autre, sans aucune feuille de route, elle semblait y aller d’un « au pire, ou au mieux, je dirai tout ». Une bombe d’énergie verbale ! Au cas où elle aurait une panne d’inspiration, j’imagine, elle avait apporté le livre « Les Murs » d’Olivia Tapiero, qu’elle a tenu entre ses mains tout au long de son allocution. Ce n’est qu’à la toute dernière minute, déjà éloignée du micro, qu’elle a laissé échappé un convaincant : « c’est super bon, ce roman ! ». Va sans dire mais je le dirai, elle a complété ma conquête de désirer ainsi, généreusement, pousser un premier roman québécois.
Elle est excitée par ce qui lui arrive, et ça se comprends. Réclamée un peu partout, son « Ru » l’amène de par le vaste monde. Cette journée-là, le 2 juin, elle quittait pour la Suisse, et juste avant de partir pour Eastman, elle avait reçu un appel vérifiant ses disponibilités pour un Concours qui récompense à la condition expresse que le lauréat soit présent pour recevoir son Prix (désolé, je n’ai pas saisi lequel). Il y avait donc beaucoup d’excitation dans l’air !
Je ne crois pas me tromper en avançant qu’elle est un peu dépassée par l’ampleur de son succès. Pour reprendre le thème des Correspondances, ce serait pour elle une "rencontre inespérée" avec le succès. Elle nous a d’ailleurs parlé de la quantité de personnes qui l’ont encouragée, poussée, pour qu’elle le sorte enfin ce récit de vie emprisonné dans sa tête. Elle est très reconnaissante à tous pour la foi qu’ils ont eu en elle et elle l’a exprimé avec fougue. Avant d’être publié, elle travaillait dans les cuisines d’un resto et nous a raconté plein d’anecdotes de cette époque, toutes plus drôles les unes que les autres. Elle adore faire rire, c’est clair qu’elle est une extravertie. On s’avouera, tout à fait entre nous, que les écrivains ne le sont pas tous !
Laissez-moi vous r
Pour revenir à la conférence de presse, parce que si on dit "presse" c’est que la presse est supposé y être, et c’était le cas. Le plus merveilleux est que dans ce sympathique resto d’Eastman « Les trois Grâces », on oublie les caméras, les journalistes qui prennent des notes, c’est l’intimité de l’endroit qui l’emporte. Faut le faire ! Une conférence de presse de village a un goût d’authenticité et de simplicité qui n’empêche pas l’effervescence.
Comme à chaque année, je suis revenue enchantée, et dévorée par la hâte. Cette fois s’ajoute la hâte féroce de lire Ru. Aussitôt terminé Le champs des merles, que j’achève, je m’y plonge !
Nous sommes deux fêtés en avril. En cadeau, j'ai eu l'Énigme du retour et l'autre fêté a eu Ru. Nous nous sommes promis de nous les échanger lors de la prochaine rencontre qui a lieu samedi prochain. Pourquoi est-ce que je sens que j'aimerai mieux Ru que le Prix de Dany Laferrière?
RépondreEffacerEt votre conférence de presse avait déjà l'air d'un café littéraire auquel j'ai très hâte d'assister.
Ru se retrouvera peut-être sur ma table de chevet à défaut de se retrouver dans une sacoche de vélo :-) cet été.
RépondreEffacerChangement de sujet, ma femme a beaucoup aimé "Dans sa bulle" de Suzanne Myre. Je l'ai souvent entendu rire pendant sa lecture. Merci à toi d'avoir si bien parler de ce livre.
Je lirai sûrement.
RépondreEffacerRu. Quel magnifique roman !
RépondreEffacerCoule de source. J'ai fait beaucoup de gestes mais dit peu de mots. Larmes et rires. Et ma main qui voyageait de ma bouche à mon coeur. Une relecture s'impose.
Claudel, vous avez 2 bons livres entre les mains !
RépondreEffacerLa plus grosse des différences entre la Conférence de presse et les Cafés littéraires est que dans ces derniers, il y a 3 ou 4 auteurs. D'un à l'autre, ils s'inspirent.
Gaétan : Je me demandais si tu l'avais donné finalement. Je suis très contente d'apprendre qu'elle s'est amusée. Tu as le tour de me faire sentir que je suis utile :-) Merci Gaétan !
RépondreEffacerGinette : Vraiment une bonne idée.
RépondreEffacerMcDoodle : Je suis à le lire présentement, c'est un gros morceau. De la gravité aérienne. Merci de ton témoignage.
RépondreEffacerOn dirait que cette rencontre a été très émouvante!
RépondreEffacerBien que je ne sois plus un grand lecteur( excepté de poésie) j'admire ton travail de lectrice tournée vers les autres et je trouve ta démarche très généreuse. A la maison, c'est ma femme qui lit tout le temps et je vais lui passer "le bon tuyau" pour qu'elle vienne se renseigner sur ton blog.
RépondreEffacerPour la part, c'est dans le grand livre de la nature que mes yeux se portent pour lire, maintenant.
Très cordialement,
Roger
Grominou : Oui, frappante, émouvante, stimulante. Qui dit mieux ?
RépondreEffacer:-)
Je prends Le chemin des grands jardins pour me rendre à toi, et te remercier de plein coeur. Tu lis sous et entre la ligne, c'est clair comme l'eau qui ruisselle !
RépondreEffacerJ'aime la sensibilité de ceux qui pose un regard poétique sur la nature humaine et l'autre.
J'espère que ta conjointe viendra faire son tour ! Merci de passer le mot !
Je trouve ces Cafés littéraires tellement agréables et c'est juste à te lire! Je voudrais y assister à chaque fois!
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