mercredi 19 août 2015

Le tao du Taggeur de Serge Ouaknine

Bonjour ! J'ai programmé ce billet pour le jour où je serai à l'hôpital pour une opération importante : arthroplastie totale du genou droit. Je devrais être hospitalisée environ six jours. L'idée est de reprendre de longues marches.... et dans quelques mois, ce sera le tour du gauche.

J'en profite pour vous présenter un billet déjà publié à la Recrue. Un roman que j'étais pas mal certaine de ne pas aimer, les débuts ont été ardus et décourageants. Et puis .... voyez qu'il vaut la peine de persévérer parfois.

Un roman venu me chercher. Et j’étais loin.

Je l’avoue d’emblée, j’éprouve une certaine difficulté avec les histoires morcelées et ce roman se présente en 187 paragraphes numérotés avec des titres assez longs. Il faut donc que le sujet et le ou les personnages exploités me séduisent. Au départ, cela n’a pas été le cas. Pas du tout même.
Le personnage principal disserte sur l’univers du tag et on le sent meurtri et amer. On apprend la différence entre un graffiti et un tag, un style ou un autre. Le moment de taguer, la beauté du geste, sa pureté, même si pour la préfecture, tout tag reste de la souillure. Un discours un peu pointu pour celui qui, comme moi, ne s’est jamais penché sur le sujet.

Avant même d’être tagueur, l’homme est itinérant; sans domicile fixe et surtout sans travail fixe. Il se donne la liberté de choisir sa misère. Il en a eu marre d’être exploité par les bonzes de la boite de pub pour laquelle il bûchait sans aucune considération pour sa créativité. Il a tout quitté de corps, mais pas encore d’esprit.    

Une femme m’a aidée à accueillir cet être amer, ronchonneur, apprivoiser son soliloque sur la place de l’art dans sa vie : Leily, jeune étudiante chinoise qui l’accueille dans son minuscule logement sous les combles. La relation entre ces deux personnes, dans une vie que l’on sent entre parenthèses, demeure fascinante. Grâce à cette femme, on découvrira mœurs et coutumes chinoises fort intrigantes. Sa détermination, sa sagesse et son dévouement nous élèvent. Et pour celui qu’elle finira par appeler son Panda, elle aura cette phrase qui pour moi résume son essence : « Pour moi, tu n’as jamais été un tagueur, mais un poète qui cherchait sa parole. »  

Cette affirmation pourrait d’ailleurs s’appliquer autant à l’auteur qu’au personnage. Combien de passages j’ai dû relire pour les comprendre quand, en fait, j’aurais dû les laisser filer comme le cours d’un fleuve.

1 commentaire:

Topinambulle a dit...

Bon courage Venise ! Je suis plongée dans un livre que tu as beaucoup aimé et toutes mes pensées sont avec toi. Doux bisous.