mardi 6 septembre 2016

Ça peut pas être pire de Nathalie Roy

Vous voulez prolonger votre été ? Voici le titre idéal pour le faire.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve à la couverture un aspect un peu vieillot, des années 60 ou 70. Je suis peut-être dans le champ mais c’est ainsi que je la perçois. Eh bien, ma surprise a été de réaliser combien ce roman est moderne.

Il s’agit de Valéry Aubé, jeune femme de 34 ans, qui vient de perdre son emploi dans le secteur de la mode, gérante de boutique pour tout vous dire. J’avoue avoir été contente de la voir se diriger ailleurs. Je n’avais pas vraiment le goût d’errer dans la fripe et les bijoux, de survoler pendant tout un roman le domaine de l’apparence. Oui, je l’avoue, j’avais peur de tomber dans la superficialité. Pour moi, avec tout ce qui fraye avec la chick lit, c’est un risque.

Nathalie Roy m’a encore surprise. Tous les ingrédients y étaient ; une fille sensible aux beaux mâles, une ambitieuse en vacances, une rigolote placée dans des situations qui ne la mettent pas à son avantage, sa meilleure amie de fille qui finit par apparaitre dans le décor. Une femme qui adore son père, déteste sa mère. Il me semble que les ingrédients peuvent mener à du assez convenu. Et pourtant ! J’ai été quelques fois déjouée et surtout j’ai cru à cette femme qui est sortie de son état de papier, devenant un être humain en chair et en os. S’est profilé progressivement un bel équilibre entre ses limites et ses élans, ce qui finit par rejoindre la plausibilité. L'auteure manie l’art de prendre un personnage, nous le présentant afin que l’on s’en fasse une amie. Tout faire pour qu'on s’y attache. Et comme dans la vie, cela se déroule progressivement, et donc, plausiblement.

On m’a parfois prise par surprise, ce que bien sûr, j’adore. Autant j’ai été surprise, autant j’ai reçu de confirmations de mon intuition et de mon sens de la déduction : kif-kif.  Mais de savoir de quoi il en retourne ne retire pas nécessairement le plaisir, c’est parfois rassurant et réconfortant dans notre monde où il arrive que la pelouse nous soit retirée de sous le pied.

Où se plante l’action de notre chère valeureuse Valéry ? À Magog. Bais oui, exactement où j’habite ! Par contre, elle habite cette ville touristique le temps des vacances. Elle vit une situation précaire. Elle a loué un chalet d’un vieil homme qui la connait depuis l’enfance. On est loin du grand confort ou du luxe, je vous l’assure.

Il sera également beaucoup question de vin, pas parce qu’on se saoule allègrement mais parce qu’on le fabrique méticuleusement. Professionnellement. Et notre Valéry s’en mêlera, son amie et des beaux mâles. Il y a vraiment de quoi s’amuser, se distraire, assimilant mine de rien quelques messages d’affirmation de soi. Belle quête de maturité.

Jusqu’à date, je n’ai pas encore été déçue par cette auteure. 

2 commentaires:

anne des ocreries a dit...

Il me fait envie, celui-là.

Suzanne a dit...

Hum je ne sais pas, j'ai crainte que ce soit trop ''eau de rose''. (Mis à part le vin bien entendu) ;-)