mardi 24 novembre 2009

Mon dimanche au Salon

Nous sommes arrivés à la dernière minute, je crois que cela faisait bien l’affaire de Marsi d’aller tout de suite s’installer à sa table ... déserte. Je suis d’ailleurs retournée le voir à quelques reprises, je ne voulais pas qu’il se sente esseulé, parmi la foule, ce n’est pas recommandable pour une psyché d’auteur ! Pourtant du côté des maisons d’éditions pour jeunes, c’était l’effervescence. Je ne pouvais quand même pas faire la gendarme et diriger le flot des familles vers la pile de Miam miam fléau. Je me suis donc intéressé à une file d’une autre bande dessinée pour les jeunes : « Les nombrils » de Delaf et Dubuc. Je voulais mon quatrième tome ! Je sais, je ne suis pas la clientèle cible et mon attachement à cette série a commencé parce que c'est moi qui l'ait découverte ... pas Marc ! Et, il faut le dire, c’est un couple de Magog et qui plus est, à la bouille super sympathique. J’ai assisté par accident au lancement de leur deuxième tome, mais je n’ai pas pu attendre ma dédicace. Je voulais me reprendre dimanche avec le quatrième, mais déjà à 13 h 25, cinq minutes avant le début des dédicaces, les guides étaient catégoriques : la file est fermée. J’ai même dû consoler une dame qui clamait avoir acheté son album pour rien !!!

Je n’ai pas pleuré, j’avais trop d’options pour me distraire. Par exemple, je tenais mordicus à rencontrer Jean-François Beauchemin et faire autographier « Cette année, s’envole ma jeunesse » (éviter de donner en cadeau de fête !). Cet auteur pour lequel j’ai eu un coup de foudre avant même de le lire, il fallait bien que j’aille vérifier pourquoi, même si quatre ans plus tard. La fabrication de l’aube m’avait fait un effet bœuf et je n’ai pas attendu la reconnaissance populaire ou des libraires puisque le jour où je l’ai acheté, on a dû aller le chercher en arrière-boutique. Je voulais le lire tout de suite, c’était une urgence. C’est une lecture qui m’a frappée, entrée en moi pour ne plus jamais en ressortir. Je lui ai d’ailleurs transmis cette information. Je me suis instantanément sentie à l’aise en sa présence. Il pose des questions, en général, j’aime les personnes qui posent des questions mais si, en plus, elles me font réfléchir, j’adore ! J’apprécie la lucidité, mais j’apprécie encore plus un regard décollé de soi, en union avec la vie qui bat, et c’est ce que j’ai vu et senti en lui. Et cela, en 5 ou 10 minutes, je ne sais pas, il n’y a plus de temps en ces circonstances.

Notre entretien aurait pu être plus long mais un peu avant mon tour, j’ai vu déambuler Michel Jean, j’ai agrandi les yeux, il s’est arrêté et est venu me parler. Je dois tout de même un peu ressembler à ma photo, malgré le port de mes lunettes ce jour-là. Échange aussi bref qu’intense qui m’a laissé apprécier sa lucidité, un homme loin d’être dupe. Intelligent, quoi. J’ai hâte de le relire, il paraitrait que le personnage ne sera pas un journaliste, comme dans Un monde mort comme la lune.

Entre mes visites régulières à mon chum, pour vérifier son humeur, j’ai aperçu le fameux numéro du magazine Entre les lignes sur la Relève littéraire. Profitons-en, me dis-je. La gentille dame me fit rapidement comprendre qu’il était plus avantageux de m’abonner. J’aurais ce numéro gratuitement, le numéro du mois et un sac en toile. Et la participation à un concours ... Je suis partie, je me sentais riche :-)

Vous ne savez pas ce que j’ai manqué ? Marie-Éva de Villers, l’auteure du Multidictionnaire. J’ai quand même été demandé si elle avait réellement offert une séance de signatures la veille. Un dictionnaire dédicacé !? Ça m’impressionne moi ! Et j’admire cette femme que j’ai manquée aux Correspondances d’Eastman. Quant à parler des rendez-vous manqués, il y a celui avec l’auteure jeunesse Andrée Poulin, laquelle je tenais à remercier en personne d’avoir parlé de Miam miam fléau sur les ondes de Radio-Canada. J’ai quand même acheté Mon papa ne pue pas ! pour donner à La lecture en cadeau. J’ai aussi manqué Jean-Simon DesRochers dont je voulais me procurer son premier roman "La canicule des pauvres".

J’arrivais juste à temps au stand La Pastèque pour voir Michel Rabagliati embrayer sa séance de signatures, accueillant la première personne derrière ces fameux cordons que Marsi avait vu s’installer pour le père des Paul ... peut-être qu’un jour, on en installera pour mon Marsi ! Je le lui souhaite. Je l’ai trouvé juché sur un tabouret, à côté de la caisse, il terminait sa dédicace avec le sourire. Il semblait satisfait. Fiou ... Il m’apprit le plus posément du monde que Sandra était venue. J’ai failli défaillir... Quoi, Sandra, la vraie de vraie Sandra ... Gordon ?!? Oui, me répondit-il très calme pendant que moi, j’étais en proie à un puissant tumulte intérieur ... je l’avais manquée ... manquée Sandra de la Cour à Scrap ? Heureusement qu’il rajouta, elle attend dans la file de Michel R. Une fille dans une file ... euh ... j’ai repéré une femme et je me suis convaincue que c’était elle, jusqu’au moment où elle apparut devant moi. Une blogueuse que je fais plus qu’admirer, que j’affectionne. Elle est partie avec un Miam miam fléau et moi avec un délicieux souvenir de notre brève rencontre (elle n’est pas trop friande des foules !).

C’est ainsi que s’est terminé notre expérience Salon. Surveillez Le Pigeonographe, bientôt j'y rajouterai un billet sur le Salon de Marsi. Je vous laisse sur une déambulation au Salon le dimanche vers 11 h 00 - vidéo audacieuse, gracieuseté de l'auteur Jean-Simon DesRochers :

29 commentaires:

Yvan a dit...

Si toi et Marsi furent
satisfaits parmi la foule
c'est l'important. :)

Définitivement un plus
si Sandra y était.
Elle est un lien.

s.gordon a dit...

Ha! Non, je ne suis pas friande des foules, encore moins quand ça marche à deux à l'heure en zig zag, que ça jamme à tous les trois centimètres et que ça pique un roupillon au beau milieu du chemin. Mais quand même : j'y suis restée durant deux bonnes heures, au Salon. :D

Marsi à Montréal, tsé. Je pouvais pas ne pas y aller! Je me réjouissais à l'avance de vous y rencontrer. Ce fut un réel et sincère plaisir. Et c'est d'autant plus agréable de savoir que le plaisir fut partagé.

Merci à Marsi pour sa belle dédicace.

;)

helenablue a dit...

Bon, je ressens une légère frustration j'avoue, pourquoi diable suis-je aussi loin!
Vous voir tous, Terrible, Sandy, et toi Venise ça me taraude!!
:-)
La téléportation, j'crois bien que c'est Yvan qui m'avait parlé de ça, dommage que ça ne soit pas encore tout à fait au point, pour vous saluer tous j'hésiterais pas!
Christian me propose la nage enduite de graisse de canard ou de phoque, ché pus, mais c'est que je ne suis pas une Manaudou!
En tout cas je trouve ça chouette que tout cela provoque des rencontres sympathiques réelles et plaisantes, j'espère bien que je serais de la prochaine!

Et pis c'est "kank'il" arrive le Marsi icitte? Hein?
Bouh que c'est loin la France!!

Kiss à vouzôtes!
:-)

Blue

ClaudeL a dit...

Helenablue: dire que, question livres, nombre de livres et nombre d'exmplaires s'entend, c'est nous Québécois qui nous sentons parfois bien loin de la France.
De moins en moins à vous envier, heureusement.

ClaudeL a dit...

Venise et Marsi: pas été au Salon du livre de Montréal mais si ça peut vous intéresser, je viens de rajouter le titre de Miam Miam Fléau et le nom de Marsi dans un dialogue. Une bibliothécaire qui parle avec une lectrice. D'autres albums auront peut-être le temps de paraître avant que soient publiées mes petites nouvelles, mais quand même...

Venise a dit...

Yvan : "Parmi la foule" ... Je trouve toujours moyen de me faufiler, surtout quand on est pas nécessairement attiré par les vedettes qui passent à tivi, on trouve des chemins moins fréquentés.

Et quand vraiment, ça avance à trot de souris, je me répète : du monde qui ont payé 8 $ pour entrer ici, ils aiment les livres, Venise, du calme, du calme ...

Venise a dit...

@ S.Gordon : Pas croyable, on se voit maintenant dans nos têtes, on s'entend dans nos têtes ! Ça vaut cher ça.

Si jamais tu veux ça plus tranquille, essaie le samedi soir si tu peux. C'était paisible à partir de 19 h. Bien tranquille. En deux heures, quand on avance à son rythme, on en profite pas mal plus.

Venise a dit...

helenablue : Tu sais bien que tu étais dans nos pensées voyons ! C'est ça la téléportation, pas sorcier, juste magique !

Marsi sort en Mars en France. Il y a eu un délai, changement de maison de distribution pour une plus efficace. Pour la bonne cause quoi ! Mais disons, que ça met à rude épreuve la patience. Nous avons hâte d'avoir la réaction de nos cousins chéris :-)

Venise a dit...

Claudel : C'est bien gentil ça !!! Un hommage. Un clin d'oeil qui vient du coeur. Marc en est touché.

Vivement que l'on se rencontre nous aussi. La vie va nous organiser ça.

Da Laloup a dit...

Cette année s'envole ma jeunesse est, à mon avis, son meilleur, quoique j'ai aussi aimé les deux autres de la trilogie. Beaucoup de choses à réfléchir dans tout ça. Je vous souhaite d'apprécier cette lecture.

Anonyme a dit...

merci pour intiresny Dieu

s.gordon a dit...

Ça vaut très cher Venise, tu as entièrement raison.

Réjean a dit...

Gros weekend !

Pierre H.Charron a dit...

Je me suis procuré la canicule des pauvres ...Bien hâte de le lire er l'auteur, un type plein d'humour !

Maxime a dit...

@blue : on que oui, c'est loin la France! ;-P

@Venise : Merci, merci, très intéressant comme toujours! :D

Venise a dit...

Da Laloup : C'est drôle mais je ne suis pas surprise que vous ayez lu les trois. Peut-être vais-je lire "Ceci est mon corps". Nous en avons discuté un peu, et me voilà qui branle de nouveau dans le manche.

Merci d'être passé ici, toujours un réel plaisir pour moi.

Venise a dit...

@ Réjean : Oui, en effet, mais à recommencer n'importe quand.

Venise a dit...

Pierre H. Charron : Ah ? Vous vous êtes procuré "La canicule des pauvres" ? Je vais sûrement lire votre commentaire avant que j'écrive le mien, j'ai hâte. Puis-je te demander qu'est-ce qui t'a attiré dans ce titre ?

Plein d'humour ? Je ne suis pas du tout surprise de ça (je le fréquente sur Facebook et je vois qu'il a beaucoup d'esprit).

Venise a dit...

Maxime qui sort du pays fantomatique des âmes qui errent autour du Passe-Mot sans laisser de traces.

Hi Hi ! Hé Hé ! Bienvenue.

Suzanne a dit...

Une autre belle ballade. Au travers tes mots, j'ai pu «voir» plein de vie, d'auteur(e)s et bien sûr des suggestions futures. Merci pour tout ça.

Da Laloup a dit...

Ceci est mon corps est celui des trois que j'ai le moins aimé, et pourtant d'habitude j'aime bien ces romans où Jésus devient un personnage. J'ai hâte de lire votre opinion là-dessus.

Pierre H.Charron a dit...

En fait, c'est plus le "teaser" qu'il a mis sur son site qui m'a plu. Et à son kiosque, il m'a parlé plus en détails du contenu du roman et je risuqe de ne pas être décu. 24 personnages qui habitent un bloc avec chacun leur histoire...Vraiment inréressant comme concpet. Il m'a dit qu'il a un réalisateur ou un scénariste , je ne sais plus trop, qui est en projet avec lui .

Andrée P. a dit...

Venise,
Merci d'avoir offert mon album à la Lecture en cadeau! Si on s'étaient croisées, j'aurais pu moi-même t'en offrir un. Mais on se verra peut-être au Salon du livre de l'Outaouais?
Andrée

Venise a dit...

Da Laloup : Je vais commencer par le troisième, avec la pile que j'ai avant de lire "Ceci est mon corps", il faudra être patient. Mais je ne démordrais pas, j'ai vraiment envie de me faire ma propre opinion.

Venise a dit...

Pierre H. Charron : C'est bien ce que je voulais tester, si c'était la vidéo qui avait fait son oeuvre d'aimant pour t'attirer vers l'écrivain qui, lui, a fait le reste.

Venise a dit...

Andrée P. Eh non, pas de salon de l'Outaouais. La Pastèque n'y tiens pas de kiosque. Ça devient trop dispendieux pour nous d'assumer tous les frais. C'est bien dommage, n'était de ces contraintes, nous aurions fait tous les Salons !

Venise a dit...

Suzanne : Toujours contente d'apprendre que mes billets t'apportent quelque chose. C'est ma nourriture santé !

Réjean a dit...

Avez-vous écouté le disque de Fred Pellerin ? Je vous le recommande.

Venise a dit...

Réjean : Je l'ai acheté avant-hier, et je l'aime vraiment beaucoup. Cet homme ressent ses chansons. Que de talent dans un même homme ! Et il reste simple en plus.