mercredi 20 novembre 2013

Retrouver le plaisir

Autoportrait paru dans La Presse +
Pour retrouver le plaisir, il faut sortir de la routine. Ce que vous lisez ressemble à un vrac mais ne s’appelle pas un vrac. J’ai besoin de sortir des carcans que je m'impose !

Ce qui me frappe en ce mois de novembre dans le monde de la littérature québécoise, ce sont les Prix. Tous en même temps, juste avant le Salon du livre de Montréal où on en distribuera d'autres. J’en laisse pleuvoir quelques uns, vous allez voir que même les titres ont une saveur automnale :

Titre édité depuis 2011 chez XYZ, il en récolte encore et toujours : Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier : Prix des Collégiens

Chaque automne j’ai envie de mourir de Véronique Côté et Steve Gagnon chez Hamac : Prix des abonnés 2013 à l’hôtel de ville de Québec.

La maison des pluies de Pierre Samson des Herbes Rouges : Grand prix du livre de Montréal

La bande dessinée à La Pastèque Jane, le renard et moi de Fanny Britt (texte) et Isabelle Arsenault (illustrations) : 8e Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal  ET  le Prix du Gouverneur Général

Librairie philanthropique
Quand je reçois un courriel me demandant avec des mots simples et gentils de faire mention sur Le Passe-Mot d'une oeuvre bénéfique et philanthropique, j’en parle, même si j’en ai déjà parlé. De toutes manières, les mémoires sont courtes, les têtes pleines, et les lecteurs varient !
Nous faisons un bénévolat depuis 4 ans qui consiste à recycler des livres en les revendant pas cher. Le but est de rendre la lecture accessible et les revenus servent à faire des dons de charité à divers organismes. C'est assez modeste, dans la mesure où nous réussissons à faire environ 3000$ de dons par année. 
Entre personnes qui font du bénévolat, il faut s’entraider.

Avez-vous remarqué ?
Avez-vous remarqué le bouton recherche en haut en droite « Rechercher sur ce blogue » Eh bien, ça fonctionne, vous savez ! C’est d’ailleurs en l'utilisant que j’ai vérifié ma mémoire qui prétendait avoir déjà parlé de la Librairie philanthropique. Vous pouvez demander les titres que j'ai déjà commentés, ou n’importe quels autres sujets, ma mère, Marsi ou la Gaspésie.

En parlant de MARSI (dessin ci-dessus, son autoportrait paru dans la Presse +)

Il faut bien que j’en parle puisqu’il fait parler de lui ! Petit mémo pour situer ceux qui en entendent parler pour la première fois, ou si vous préférez me lire Chez Venise, où je parle de ce mari qui entre au Musée des Beaux Arts la veille de ses 50 ans. Grosso modo, le Musée des beaux Arts de Montréal a proposé à 15 bédéistes de La Pastèque, dont Marsi, de sélectionner une œuvre de la collection permanente et de créer une planche (ou plusieurs !) s’en inspirant.

Une toile d’Alex Colville a été proposée à Marsi « Cycliste et corneille » Acrylique 1981. Marsi admire et suit ce peintre canadien depuis le cegep. Pour l'expo, il a dessiné trois planches qu’il a intitulées « Contre les règles ». Colville mesurait tout avec une règle et une extrême méticulosité avant de commencer à peindre. Sur la majorité de ses tableaux, sa femme y est, elle fut sa muse pendant 70 ans. Elle est décédée peu de temps avant que Marsi choisisse cette toile où elle enfourche un vélo et Colville est décédé peu de temps après, en juillet 2013. Mon bédéiste en a été quelque peu affecté, il en était à l'élaboration de ses planches de bandes dessinées qui pouvaient laisser présager un malheur.

Autre synchronicité, Marsi travaille depuis bientôt trois ans à un album (qui sera publié à La Pastèque en avril) dans lequel il a dessiné des cyclistes, des cyclistes et des cyclistes puisque c’est une histoire de cyclo-messagers se déroulant dans les rues de la ville de Québec. Pourtant, ce n’est pas Marsi qui avait choisi cette toile spécifique de Colville dont le thème est une cycliste sur son vélo. Il en avait pointé une autre qui n’était pas disponible. Quand il a vu la toile en remplacement de son choix, il l’a tout de suite beaucoup aimée et s'est dit, les ondes s'entendent pour que je dessine encore du vélo !

Ce sont des histoires comme celles-là qui me font dire que les ondes d’amour s’entrelacent dans l’univers.

J’espère que vous irez voir cette exposition originale, gratuite et disponible jusqu’à la fin mars.

6 commentaires:

anne des ocreries a dit...

J'aime bien ton idée de briser la routine, et de changer l'habit des " vracs" ! sans doute, ce virus m'a mordu aussi, pour que j'aie eu besoin de m'éloigner un peu des blogs, quelques temps. Mais je reviens bientôt !!

3il pleuvait des oiseaux" me ferait assez envie, mais tant d'autres aussi ! c'est un beau florilège d'automne, que tout ce dynamisme et toutes ces belles parutions !

Félicitations à Marsi pour son beau succès !

Venise a dit...

J'en déduis que c'est tout un honneur que tu me fais de me visiter.

Merci chère Anne !

Oui, briser la routine fait retrouver la source du plaisir.

Claude Lamarche a dit...

Ton billet, c'est ma pause de l'heure. La tête tellement ailleurs que je n'ai rien à dire, mais j'aime bien que tes mots me distraient.

Andrée P. a dit...

J'adore la toile d'araignée contre la jambe du bédéiste. Pratiquer l'auto-dérision me semble une des plus belles formes d'intelligence.

Je vais tâcher de me sauver du Salon du livre ce weekend pour aller zieuter cette exposition! Merci de nous la faire connaître!

Venise a dit...

Claude : Quel joli compliment, surtout connaissant ton humeur du moment ! Je suis ravie de t'avoir distrait.

Venise a dit...

Andrée : Autoportrait = autodérision pour un bédéiste. Plusieurs avaient à se dessiner pour le journal, et ils ont presque tous eu cette réaction.

Voilà que je me sens utile, si je t'ai fait connaître cette exposition. Cela va être une vraie de vraie récréation. C'est le fun, car dans le mot récréation, il y a le mot création.