J’ai pensé vous parler des six romans lus dernièrement ... oups, sept, avec Roman familial de Maxime Olivier Moutier qui s’est faufilé sous la pile. Il se faufile facilement, c’est une plaquette. D’ailleurs, je vais bientôt en attaquer le recensement, service de presse oblige.
Je n’ai pas que des services de presse dans cette récolte, il a aussi des cadeaux de Noël et des romans achetés à 2$ durant la liquidation offerte par la Bibliothèque Memphrémagog. Cette vente se déroule en juillet, un évènement à ne pas manquer. N’importe qui peut se présenter à l’école La Ruche, au jour et à l’heure dite. Vous verrez des personnes sortir avec des chariots d’épicerie débordants de livres, leur provision de lectures pour l’année. C’est d’ailleurs entre les rangées de ces multiples tables, qui croulent sous des briques de romans (tomes par-dessus tomes) que j’ai réalisé jusqu’à quel point la lectrice québécoise a la dent longue pour les séries. Je me suis demandé pourquoi ? Est-ce le fait que notre horizon télévisuel se décline en téléromans ? Le téléroman est un genre typiquement québécois, doit-on conclure qu'il forme notre cerveau aux suites ? Tant qu’à s’attacher à des personnages, aussi bien vivre avec eux quelques semaines !
Revenons à ma récolte qui se tient loin des tomes par-dessus tomes, car je ne cours pas après les séries, elles me foutent plutôt la trouille. J’appréhende le style lâche et facile, imputable aux longueurs à réviser. Peur des redites aussi. Au fil des années, a grandi en moi cette foi au travail de direction littéraire. J'espère toujours que ce travail s'exécute auprès de l'écrivain afin de bonifier son oeuvre. Ceci dit, je gage que la majorité des auteurs de séries me répliqueraient que c’est de la foutaise, que les oeuvres qui se déclinent sous plusieurs tomes peuvent se présenter en écriture serrée, dosée, sobre. J’ai peut-être à déboulonner ce préjugé.
Bon, commençons par « La chambre verte » de Martine Desjardins acheté à la bouquinerie Éco-Livres à Granby (charmante bouquinerie qui privilégie le livre québécois). Oh, que je n’ai pas regretté mon choix ! Ça fait presque deux ans que je l’ai lu et si aucune critique n’a vu le jour, c’est que j’étais en pause. Cependant, il m’a suffisamment frappée pour que je puisse en parler malgré le temps écoulé. Ensuite, j’ai reçu à Noël le tout récent : « Un lien familial » de Nadine Bismuth. Mes attentes étaient élevées et vous savez qu’est-ce qui arrive quand on a des attentes élevées ? On risque la déception. Je m’attendais à aimer beaucoup et j’ai aimé moyen. L’odyssée d’Yval de Stéphane Libertad est un service de presse et j’ai hâte de faire étalage de mes émotions devant ce ième roman sur les aléas d’une randonnée sur le chemin de Compostelle. Un autre cadeau sous le sapin : « Les écrivements » de Matthieu Simard. Roman surprenant. « La Communiante » de Louise Simard (tiens, tiens, deux Simard dans mon lot 😛) que j’ai pigé le jour de la liquidation. J’avais aimé les tomes de Louise Simard « La malédiction », je me suis dit, impossible de me tromper. Eh bien oui, c’est possible de se tromper ! Je me suis félicité de l’avoir terminé, cela me donne la permission d’en parler. Je termine par mon petit-dernier, un autre achat à 2$, un Chrystine Brouillet « Louise est de retour ». Ce polar m’a donné le plaisir de voir à l’œuvre une très compétente meurtrière en série qui exécute proprement, sans éclaboussure de sang ni de haine.
Le titre qui m’attend sur ma table de chevet ? Les chars meurent aussi de Marie-Renée Lavoie. Une auteure que je ne suis pas prête d’abandonner. Il ne figure pas parmi mes 7, ma lecture n’est pas terminée.
Comme vous voyez, aujourd’hui, je suis sortie de mon carcan « critique ». Il fait bon de s’aventurer sur le ton de la conversation qui, d’ailleurs, m’amène à vous parler du magazine « Les Radieuses ». Radieuses rime tellement bien avec Volumineuse, n’est-ce pas, que je me suis laissé tenter à y chroniquer. Toujours sous les atours de la littérature, tout en me permettant de batifoler ailleurs quand l’envie m’en prend.
Les Radieuses est un webzine à la page, et au lieu de me croire sur parole, le mieux est d’aller vérifier de quoi il en retourne. C'est ici et elles sont très accueillantes. Je suis heureuse d’en faire partie et ma première chronique paraitra le 15 mars (oui, oui, mars s’en vient …).
Et vous, que lisez-vous ? ...
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mardi 29 janvier 2019
jeudi 18 octobre 2018
Passer le mot à la Volumineuse !
Belle lurette que je n’ai pas écrit sur mon blogue, Le Passe-Mot, que j’appelais aussi mon carnet littéraire. Depuis des mois, je pense y revenir. Plus qu’un écran m’en empêchait, plus qu’une glace épaisse m’en séparait, j’avais à fendre une frontière creusant ses racines dans des terres inconnues. Des terres innommables.
Et puis, ça y est, me voici, enfin transformée. Pour le mieux, de cela je suis certaine. J’ai pensé marquer ce changement d’attitude par un changement visuel. Nous, les Québécois avons cette tendance à marquer nos changements, le gouvernement fraichement élu en est une démonstration patente. Donc, au lieu de lire « Le Passe-Mot de Venise », vous lisez « La Volumineuse ».
Sous cette nouvelle appellation, je vais lire autant qu’auparavant, et toujours de la littérature québécoise. Cette motivation n’a pas changé d’un iota. D’ailleurs, ce n’est pas parce que j’étais absente que je n’ai point lu. Sainte-bénite, que j’ai lu ! Pas de la même manière cependant. Maintenant, j’avale d’une traite, sans dédoublement du « je » ; un qui compile, un qui assimile.
Si je faisais une pile de ce que j’ai lu, elle s’écroulerait. Aussi, je vais parsemer des lectures passées parmi des actuelles. La Volumineuse sera gourmande. Il lui arrivera d’avaler sans avoir mastiqué. C’est permis et je me le permettrai. Au Passe-Mot, la tendance penchait un peu trop à pondre des textes journalistiques, ou qui se prenaient pour tels. Fini cet apparat, je m’allège. Je ne triturerais plus mon cerveau de justifications, surtout pour mes « j’aime pas ». Des « j’aime », c’est facile à lancer et aussi facile à étayer. Tandis que les fameux « j’aime pas » me grugeait de l’intérieur. Je me laissais intimider par eux, m’imposait le devoir que les lecteurs en comprennent les raisons. Le milieu est petit au Québec, et de plus en plus d’auteurs me lisaient et réclamaient de comprendre. J’en étais à les entendre crier derrière ma tête quand, dans les faits, ils ne faisaient peut-être que murmurer. Mon sentiment du devoir étant exacerbé, cela retirait du plaisir de partager.
Parlons-en du plaisir ! Je suis revenue sur cette voie. Je repars en neuf, habillée d’une nouvelle attitude. J’ai déposé mon égo dans la marge. C’est fou ce qu’une réputation, qui s’étage pierre après pierre, peut devenir lourde si on n’y prend garde. J’ai vécu beaucoup, beaucoup de choses durant cette période de deux ans et j’avance aujourd’hui avec de nouvelles dispositions d’esprit.
La Volumineuse n’est pas que gourmande de dévorer des livres, elle est rieuse, lumineuse, s’anime de la joie de s’exprimer sur le milieu littéraire. Dans ce juste milieu que Marsi et moi occupons, on tente de tenir l’équilibre entre deux pôles : le paraitre et l’être. Il est clair que je vais vous parler de Marsi (vous avez vu, il apparait dans ma nouvelle bannière !) dont le talent se confirme dans une œuvre animalière. Je vais partager sa carrière qui prend de l’essor, sa manière de le vivre, et la mienne aussi. Il m’offre le cadeau de sa parole et j’aime la porter haut.
Je n’ai pas que fait le ménage dans ma tête, dans mes genoux également. Je porte deux genoux flambant neufs, suite à deux opérations. « Nickel », comme disent les jeunes ! Deux yeux neufs, également (des lentilles intraoculaires).
Je me lance donc, et j’ai hâte de vous parler de ces trois titres assez récents et fraichement lus :
- L’Inextinguible de Maxime-Olivier Moutier – Collection Hamac-Carnets
- Une sentinelle sur le rempart – Parcours d’un médecin –Jean Lemieux -Québec-Amérique
- 160, rue Saint-Viateur Ouest – Magali Sauves – Mémoire d’Encrier
**Deux premiers titres reçus en exemplaire de presse
J’espère que vous me suivrez. 😊 - Personne n’écrit uniquement pour soi ! Par contre, je me suis souhaité, avant même d’écrire la première ligne, de rédiger un peu plus pour moi. C’est fou, n’est-ce pas, de devoir se forcer pour se destiner une action ! Les altruistes doivent pencher vers eux et les égocentriques, vers les autres. Pour atteindre et chérir l’équilibre. J’ai pris conscience que si on ne retire plus de plaisir d’une action, on finit par braquer le projecteur sur l’autre, et l’autre, eh bien lui, perd une part de liberté de réagir.
J’ai parlé du fond, je me promets également de ne pas m’en faire autant pour la forme, je parle des fautes de français, ou des coquilles. Parce que oui, j’en fais, et parfois par ignorance (les plus dures à me pardonner !) d’autres fois, par distraction. Nous, les blogueurs, nous ne bénéficions pas de correcteurs. Les écrivains et les journalistes, même les plus chevronnés, en bénéficient et en sont grandement soulagés. Il me semble qu’ils devraient, plus que quiconque, être conscients qu’il n’est pas évident ce recul indispensable à une relecture correctrice.
Lors de mes derniers billets du Passe-Mot, Marsi devait me lire avant que je publie. Durant sa lecture et mes nombreuses relectures, je serrais les dents, stressée plus que nécessaire. Fini les dents serrées ! La Volumineuse ouvre grand la bouche pour accompagner chaque éclat de rire et et chaque éclat de dire.
Pour le plaisir, bienvenue chez La Volumineuse !
Et puis, ça y est, me voici, enfin transformée. Pour le mieux, de cela je suis certaine. J’ai pensé marquer ce changement d’attitude par un changement visuel. Nous, les Québécois avons cette tendance à marquer nos changements, le gouvernement fraichement élu en est une démonstration patente. Donc, au lieu de lire « Le Passe-Mot de Venise », vous lisez « La Volumineuse ».
Sous cette nouvelle appellation, je vais lire autant qu’auparavant, et toujours de la littérature québécoise. Cette motivation n’a pas changé d’un iota. D’ailleurs, ce n’est pas parce que j’étais absente que je n’ai point lu. Sainte-bénite, que j’ai lu ! Pas de la même manière cependant. Maintenant, j’avale d’une traite, sans dédoublement du « je » ; un qui compile, un qui assimile.
Si je faisais une pile de ce que j’ai lu, elle s’écroulerait. Aussi, je vais parsemer des lectures passées parmi des actuelles. La Volumineuse sera gourmande. Il lui arrivera d’avaler sans avoir mastiqué. C’est permis et je me le permettrai. Au Passe-Mot, la tendance penchait un peu trop à pondre des textes journalistiques, ou qui se prenaient pour tels. Fini cet apparat, je m’allège. Je ne triturerais plus mon cerveau de justifications, surtout pour mes « j’aime pas ». Des « j’aime », c’est facile à lancer et aussi facile à étayer. Tandis que les fameux « j’aime pas » me grugeait de l’intérieur. Je me laissais intimider par eux, m’imposait le devoir que les lecteurs en comprennent les raisons. Le milieu est petit au Québec, et de plus en plus d’auteurs me lisaient et réclamaient de comprendre. J’en étais à les entendre crier derrière ma tête quand, dans les faits, ils ne faisaient peut-être que murmurer. Mon sentiment du devoir étant exacerbé, cela retirait du plaisir de partager.
Parlons-en du plaisir ! Je suis revenue sur cette voie. Je repars en neuf, habillée d’une nouvelle attitude. J’ai déposé mon égo dans la marge. C’est fou ce qu’une réputation, qui s’étage pierre après pierre, peut devenir lourde si on n’y prend garde. J’ai vécu beaucoup, beaucoup de choses durant cette période de deux ans et j’avance aujourd’hui avec de nouvelles dispositions d’esprit.
La Volumineuse n’est pas que gourmande de dévorer des livres, elle est rieuse, lumineuse, s’anime de la joie de s’exprimer sur le milieu littéraire. Dans ce juste milieu que Marsi et moi occupons, on tente de tenir l’équilibre entre deux pôles : le paraitre et l’être. Il est clair que je vais vous parler de Marsi (vous avez vu, il apparait dans ma nouvelle bannière !) dont le talent se confirme dans une œuvre animalière. Je vais partager sa carrière qui prend de l’essor, sa manière de le vivre, et la mienne aussi. Il m’offre le cadeau de sa parole et j’aime la porter haut.
Je n’ai pas que fait le ménage dans ma tête, dans mes genoux également. Je porte deux genoux flambant neufs, suite à deux opérations. « Nickel », comme disent les jeunes ! Deux yeux neufs, également (des lentilles intraoculaires).
Je me lance donc, et j’ai hâte de vous parler de ces trois titres assez récents et fraichement lus :
- L’Inextinguible de Maxime-Olivier Moutier – Collection Hamac-Carnets
- Une sentinelle sur le rempart – Parcours d’un médecin –Jean Lemieux -Québec-Amérique
- 160, rue Saint-Viateur Ouest – Magali Sauves – Mémoire d’Encrier
**Deux premiers titres reçus en exemplaire de presse
J’espère que vous me suivrez. 😊 - Personne n’écrit uniquement pour soi ! Par contre, je me suis souhaité, avant même d’écrire la première ligne, de rédiger un peu plus pour moi. C’est fou, n’est-ce pas, de devoir se forcer pour se destiner une action ! Les altruistes doivent pencher vers eux et les égocentriques, vers les autres. Pour atteindre et chérir l’équilibre. J’ai pris conscience que si on ne retire plus de plaisir d’une action, on finit par braquer le projecteur sur l’autre, et l’autre, eh bien lui, perd une part de liberté de réagir.
J’ai parlé du fond, je me promets également de ne pas m’en faire autant pour la forme, je parle des fautes de français, ou des coquilles. Parce que oui, j’en fais, et parfois par ignorance (les plus dures à me pardonner !) d’autres fois, par distraction. Nous, les blogueurs, nous ne bénéficions pas de correcteurs. Les écrivains et les journalistes, même les plus chevronnés, en bénéficient et en sont grandement soulagés. Il me semble qu’ils devraient, plus que quiconque, être conscients qu’il n’est pas évident ce recul indispensable à une relecture correctrice.
Lors de mes derniers billets du Passe-Mot, Marsi devait me lire avant que je publie. Durant sa lecture et mes nombreuses relectures, je serrais les dents, stressée plus que nécessaire. Fini les dents serrées ! La Volumineuse ouvre grand la bouche pour accompagner chaque éclat de rire et et chaque éclat de dire.
Pour le plaisir, bienvenue chez La Volumineuse !
mardi 29 novembre 2016
Journée de récolte
| Anne-Brigitte Renaud, auteure & éditrice |
| Michèle Plomer, auteure & éditrice |
Ces deux femmes ont décidé l’an passé de se lancer dans la grande aventure de l’édition, mettre en livres des œuvres qui se démarquent aux Éditions qu’elles ont nommées « Chauve-Souris ». Comme on n’est jamais mieux servis que par soi-même, elles ont commencé par une œuvre de leur cru « Sueurs froides » et suivait cette année le premier titre d’une jeune auteure estrienne du nom d’Annie Lagrandeur.
| Annie Lagrandeur - Auteure |
Nous avons naturellement assisté au lancement de « La charmeuse de vent », un premier roman né après un séjour en Chine et au Japon. « Annie Lagrandeur explore l’âme d’un jeune Québécois amoureux d’une Chinoise aussi difficile à saisir que le vent ». On remettait avec chaque exemplaire une plume… À la lecture, nous découvrirons probablement le sens de ce geste.
| Marsi entouré de son ours et son orignal |
| Voici un porc-épic marsien ! |
| Les yeux fermés sur leur monde intérieur. |
| Un perroquet - Un boa |
Ça faisait bien du monde heureux hier.
mercredi 16 novembre 2016
Mission Katy Cosmik ou retour de Venise
Je suis un peu gênée... nerveuse en tout cas. Malgré la réputée citation; charité bien ordonnée commence par soi-même, je suis gênée de rouvrir Le Passe-Mot avec une de nos créations « Mission Katy Cosmik ». J’ai longuement réfléchi, trop, va s’en dire. Avec quel article renouer avec Le Passe-Mot, avec vous mes lecteurs ?
J’ai vécu un mois et demi sabbatique et je vous l’ai fait vivre sans le moindrement vous en aviser. Je n’ai pas trouvé cela chic de ma part. Mais que voulez-vous, il arrive parfois dans cette vie pas toujours facile que nous nous sentions coincés, gelés, ou peut-être simplement lasses et épuisées.
C’est bien sûr ce qui m’est arrivé mais plus encore; j’ai subi une deuxième chirurgie en un an. Disons que j’en ai ma claque du médical ! Si encore le médical ne venait pas tempérer mon goût pour la lecture. Depuis un mois, je ne lis plus. J’ai recommencé hier soir. Bais oui, hier soir. Pour cela, j’ai dû me pardonner la dizaine de livres qui attendent d’être commentés et pour lesquels, ô calamité, je n’ai pris aucune note. Oui, aucune note, là j’avoue que ce n’est pas l’idée du siècle. Habituellement, j’aime faire passer une histoire romancée par le filtre du temps ; qu’est-ce qui m’en reste après 1 ou 2 mois ? Mais là, certains, ça fait 3 mois, si ce n’est pas 4.
Comment vais-je les aborder ? Je ne peux pas présenter une critique en bonne et due forme, non. Je donnerai mes impressions. C’est différent, des impressions. Une critique doit inclure l’ensemble de l’œuvre, les impressions peuvent exposer le plus, ou le moins frappant. J’irai ainsi pour les dix prochains titres, après je reprendrai ce que je juge comme de bonnes habitudes ; prendre des notes et faire un effort d’englober l’œuvre.
Avec des impressions, il se peut que certains commentaires soient courts. Ça peut paraitre injuste. Quand on aime une œuvre, de dire qu’on l’a aimée en peu de mots passe très bien, cependant quand on ne l’a pas aimée, le communiquer en peu de mots peut être vu comme un manque de respect. Je le conçois, de là mon malaise et de là les excuses que je présente ici sans ambages.
Ouf… Je me sens un peu soulagée. J’ai descendu la barre, vous savez cette barre que l’on se place haute parfois ? Nous, les dévoués blogueurs bénévoles devons vérifier où est placé cette barre pour arriver à continuer. À persister dans le plaisir.
C’est quand même impressionnant de voir que Le Passe-Mot a roulé sans moi pendant un mois et demi. Avec presque autant de visiteurs, c’en est troublant et même touchant. La bestiole vit sans sa nourricière, n’est-ce pas beau !
Je suis de retour. Je ne dirai pas pour de bon, car on ne sait jamais ce que le mauvais a à dire. Il s’exprime comme il veut et comme il peut.
N’empêche que Mission Katy Cosmik, l’œuvre de Marsi et de moi (oui, oui, mon nom y est) est sur les tablettes des librairies et même ce vendredi et samedi, nous serons côte à côte au Salon du livre de Montréal.
Kiosque Québec/Amérique-Stand 260
Vendredi : 13 h à 14 h
Samedi : 11 h à 12 h
J’espère que vous viendrez nous voir. Nous jaser ça.
J’ai vécu un mois et demi sabbatique et je vous l’ai fait vivre sans le moindrement vous en aviser. Je n’ai pas trouvé cela chic de ma part. Mais que voulez-vous, il arrive parfois dans cette vie pas toujours facile que nous nous sentions coincés, gelés, ou peut-être simplement lasses et épuisées.
C’est bien sûr ce qui m’est arrivé mais plus encore; j’ai subi une deuxième chirurgie en un an. Disons que j’en ai ma claque du médical ! Si encore le médical ne venait pas tempérer mon goût pour la lecture. Depuis un mois, je ne lis plus. J’ai recommencé hier soir. Bais oui, hier soir. Pour cela, j’ai dû me pardonner la dizaine de livres qui attendent d’être commentés et pour lesquels, ô calamité, je n’ai pris aucune note. Oui, aucune note, là j’avoue que ce n’est pas l’idée du siècle. Habituellement, j’aime faire passer une histoire romancée par le filtre du temps ; qu’est-ce qui m’en reste après 1 ou 2 mois ? Mais là, certains, ça fait 3 mois, si ce n’est pas 4.
Comment vais-je les aborder ? Je ne peux pas présenter une critique en bonne et due forme, non. Je donnerai mes impressions. C’est différent, des impressions. Une critique doit inclure l’ensemble de l’œuvre, les impressions peuvent exposer le plus, ou le moins frappant. J’irai ainsi pour les dix prochains titres, après je reprendrai ce que je juge comme de bonnes habitudes ; prendre des notes et faire un effort d’englober l’œuvre.
Avec des impressions, il se peut que certains commentaires soient courts. Ça peut paraitre injuste. Quand on aime une œuvre, de dire qu’on l’a aimée en peu de mots passe très bien, cependant quand on ne l’a pas aimée, le communiquer en peu de mots peut être vu comme un manque de respect. Je le conçois, de là mon malaise et de là les excuses que je présente ici sans ambages.
Ouf… Je me sens un peu soulagée. J’ai descendu la barre, vous savez cette barre que l’on se place haute parfois ? Nous, les dévoués blogueurs bénévoles devons vérifier où est placé cette barre pour arriver à continuer. À persister dans le plaisir.
C’est quand même impressionnant de voir que Le Passe-Mot a roulé sans moi pendant un mois et demi. Avec presque autant de visiteurs, c’en est troublant et même touchant. La bestiole vit sans sa nourricière, n’est-ce pas beau !
Je suis de retour. Je ne dirai pas pour de bon, car on ne sait jamais ce que le mauvais a à dire. Il s’exprime comme il veut et comme il peut.
N’empêche que Mission Katy Cosmik, l’œuvre de Marsi et de moi (oui, oui, mon nom y est) est sur les tablettes des librairies et même ce vendredi et samedi, nous serons côte à côte au Salon du livre de Montréal.
Kiosque Québec/Amérique-Stand 260
Vendredi : 13 h à 14 h
Samedi : 11 h à 12 h
J’espère que vous viendrez nous voir. Nous jaser ça.
Libellés :
Du vrac en veux-tu ?,
Passons aux Salons
mardi 9 août 2016
Les cocasseries des Correspondances d’Eastman (en vrac)
Voici cette petite récréation avant la poursuite de mes comptes-rendus de Cafés littéraires. Je vous ai colligé des cocasseries en vrac.
Un bédéiste fait dans l’horreur
Pendant que j’étais à l’activité « Raconter entre deux âges », volet pour les adolescents, entre deux rencontres, je suis allé rejoindre Marsi qui était à dessiner dans notre auto. Il me dit tout de go, une dame est venue me voir et m’a demandé si j’étais Patrick Sénécal. J’ai tout à coup bien regardé mon chum réalisant que, en effet, il ressemble à notre spécialiste de l’horreur. On peut d’autant plus s’y méprendre que Patrick Sénécal était attendu pour la troisième rencontre*. *J'en parlerai sous peu
L’Apocalypse en retard
Après le Café « Apocalypse du paysage », ce fut la Grande entrevue avec Jocelyne Saucier. Vers la fin, à la période des questions, une averse s’est mise à tomber tellement fortement que même en gueulant dans le micro, plus personne ne s’entendait. Je me suis mise à rire en même temps que certaines autres personnes. Je ne sais pas si, comme moi, elles ont pensé que le grand succès de cette auteur est « Il pleuvait des oiseaux » et que nous étions au cœur du thème « Habiter le paysager ». En tout cas, la sensation était nette et limpide : nous habitions le paysage et il pleuvait des cordes.
Épreuves
J’ai voulu faire dédicacer « La fiancée du facteur » à Denis Thériault, cet auteur dont je tire une fierté de me prendre pour son ambassadrice. Je lui ai présenté mon exemplaire de presse qui était une épreuve hors commerce, où il est étampé à l’intérieur « Épreuves ». Il en n’avait jamais vu l'apparence, étant en Angleterre quand ils sont sortis. Il a comparé avec le vrai exemplaire et l’a trouvé très bien fait. Vous imaginez combien j’étais contente de lui montrer une nouveauté, les rôles étant enfin inversés !
Première fois
Lors du Café « Apocalypse du paysage », j’étais assise à côté d’une dame, une bibliothécaire. C’était sa première fois. Elle avait choisi le forfait du dimanche parce qu’il y avait une de ses écrivaines préférées : Jocelyne Saucier. Je suis toujours émue de rencontrer des personnes qui en sont à leur première fois, elles affichent une candeur, n’ayant aucune idée de ce qui les entend : une dépendance à vie. D’ailleurs, j’ai été reçu par une bénévole pour réclamer ma cocarde de presse et elle s’est empressée de me dire « C’est votre première fois, n’est-ce-pas ? ». Oui, c’est la douzaine fois que c'est ma « première fois ».
Le fictif, c’est vrai
Jocelyne Saucier, oui j’y reviens à cette grande dame de la fiction. Elle en a profité pour préciser, pensant probablement à la vague d’autofiction, qu'elle affectionne la fiction à l’état pur. Durant l’entretien, elle a tenté de convaincre l’assistance que des familles de 22 enfants, cela existe en Abitibi. « Cela existe, vous savez ! », nous assurait-elle en nous regardant. Quand est venu le moment des questions, il y eut trois personnes qui, à tour de rôle, se sont présentées comme étant nées d’une famille de 20 enfants et plus. L’auteure a écarquillé les yeux autant que les oreilles. Elle n’est finalement pas tant dans la fiction qu’elle le pense avec Les héritiers de la mine.
Verte jalousie
J’ai l’habitude de montrer mes photos en primeur à Marsi. Je les fais dérouler quand tout à coup, je vois ses traits se figer… je le regarde et regarde ce qu’il regarde : la chemise de Tristan Malavoy. C’est que Marsi est un animalier, ou un St-François d’Assise comme vous voulez, alors il a commencé à dessiner une collection d’animaux à la plume*. Du premier coup d’œil, vous allez comprendre pourquoi il s’est tout de suite dit : « Je veux cette chemise ! ».*je vous montrerai sa collection un de ces jours
Cocasseries picturales
![]() |
| Marsi - Photo Martine Doyon |
![]() |
| Patrick Sénécal Photo : Karine Davidson-Tremblay |
Pendant que j’étais à l’activité « Raconter entre deux âges », volet pour les adolescents, entre deux rencontres, je suis allé rejoindre Marsi qui était à dessiner dans notre auto. Il me dit tout de go, une dame est venue me voir et m’a demandé si j’étais Patrick Sénécal. J’ai tout à coup bien regardé mon chum réalisant que, en effet, il ressemble à notre spécialiste de l’horreur. On peut d’autant plus s’y méprendre que Patrick Sénécal était attendu pour la troisième rencontre*. *J'en parlerai sous peu
L’Apocalypse en retard
Après le Café « Apocalypse du paysage », ce fut la Grande entrevue avec Jocelyne Saucier. Vers la fin, à la période des questions, une averse s’est mise à tomber tellement fortement que même en gueulant dans le micro, plus personne ne s’entendait. Je me suis mise à rire en même temps que certaines autres personnes. Je ne sais pas si, comme moi, elles ont pensé que le grand succès de cette auteur est « Il pleuvait des oiseaux » et que nous étions au cœur du thème « Habiter le paysager ». En tout cas, la sensation était nette et limpide : nous habitions le paysage et il pleuvait des cordes.
Épreuves
J’ai voulu faire dédicacer « La fiancée du facteur » à Denis Thériault, cet auteur dont je tire une fierté de me prendre pour son ambassadrice. Je lui ai présenté mon exemplaire de presse qui était une épreuve hors commerce, où il est étampé à l’intérieur « Épreuves ». Il en n’avait jamais vu l'apparence, étant en Angleterre quand ils sont sortis. Il a comparé avec le vrai exemplaire et l’a trouvé très bien fait. Vous imaginez combien j’étais contente de lui montrer une nouveauté, les rôles étant enfin inversés !
Première fois
Lors du Café « Apocalypse du paysage », j’étais assise à côté d’une dame, une bibliothécaire. C’était sa première fois. Elle avait choisi le forfait du dimanche parce qu’il y avait une de ses écrivaines préférées : Jocelyne Saucier. Je suis toujours émue de rencontrer des personnes qui en sont à leur première fois, elles affichent une candeur, n’ayant aucune idée de ce qui les entend : une dépendance à vie. D’ailleurs, j’ai été reçu par une bénévole pour réclamer ma cocarde de presse et elle s’est empressée de me dire « C’est votre première fois, n’est-ce-pas ? ». Oui, c’est la douzaine fois que c'est ma « première fois ».
Le fictif, c’est vrai
Jocelyne Saucier, oui j’y reviens à cette grande dame de la fiction. Elle en a profité pour préciser, pensant probablement à la vague d’autofiction, qu'elle affectionne la fiction à l’état pur. Durant l’entretien, elle a tenté de convaincre l’assistance que des familles de 22 enfants, cela existe en Abitibi. « Cela existe, vous savez ! », nous assurait-elle en nous regardant. Quand est venu le moment des questions, il y eut trois personnes qui, à tour de rôle, se sont présentées comme étant nées d’une famille de 20 enfants et plus. L’auteure a écarquillé les yeux autant que les oreilles. Elle n’est finalement pas tant dans la fiction qu’elle le pense avec Les héritiers de la mine.
Verte jalousie
J’ai l’habitude de montrer mes photos en primeur à Marsi. Je les fais dérouler quand tout à coup, je vois ses traits se figer… je le regarde et regarde ce qu’il regarde : la chemise de Tristan Malavoy. C’est que Marsi est un animalier, ou un St-François d’Assise comme vous voulez, alors il a commencé à dessiner une collection d’animaux à la plume*. Du premier coup d’œil, vous allez comprendre pourquoi il s’est tout de suite dit : « Je veux cette chemise ! ».*je vous montrerai sa collection un de ces jours
Cocasseries picturales
![]() |
| Qui a une fleur dans les cheveux ? Claudia Larochelle |
| Deux têtes valent mieux qu'une |
| Qui applaudit qui ? Kim Thùy et Denis Thériault |
| Je lis debout |
| Attachons nos cheveux pour ... |
![]() |
| ... mieux entendre |
vendredi 25 septembre 2015
Connaissez-vous David Goudreault ?
Je ne le connaissais pas. Ou à peine. Est-ce connaître quelqu’un que d’en entendre parler entre les branches : « C’est un slameur » « Il habite Sherbrooke » « Il est poète et parolier à ses heures » « Son premier roman "La bête à sa mère"* est dérangeant » et ... « Il se vend ! » * c'est La Recrue du mois !
C’est remarquable, un premier roman qui en est à sa quatrième impression, donc épuisé 3 fois ! On rit pu ! Ou plutôt, on rit à gorge déployée ! Je l’ai rencontré et il rit à gorge déployée mais pas nécessairement pour le succès financier du roman. Car ce succès-là, en chiffres, ça signifie tout au plus 10,000$ en poche. Tout n’est pas gagné et surtout pas la vie d’un jeune homme qui mord dans une vie moderne. Mais David Goudreault accepte les propositions connexes à son travail d’auteur et il fonce. À ce titre, il est aujourd'hui chroniqueur pour Ici Estrie Radio-Canada. Pour ce faire, il se promène continuellement avec un mini dictaphone et attrape toutes les idées qui risqueraient de s’enfuir, sinon.
J’en ai conclu après cette causerie de plus d’une heure qu’il est un être généreux. Et la générosité, c’est un boomerang, ça reviens. En autant qu'on ne le fasse pas pour ça. On pose des gestes parce qu’ils sont l'enchaînement naturel d’un autre geste et on n’attend surtout pas de résultat immédiat. On laisse à la graine du « temps » l'espace pour pousser dans la terre friable. C’est un être croyant, il l’a affirmé sans aucune gêne. Il ne sait pas exactement à qui ou à quoi il croit, mais il est fondamentalement certain qu’il y a un « plus » et que ce « plus » harmonise et compile les gestes gratuits et puis les fait fleurir. En tout cas, je l’ai compris comme ça. C’est matière à plusieurs interprétations quand on croit, même quand on ne sait pas à qui et à quoi ! J’ai aimé l’idée de croire au geste de croire en soi. Il me semble que c’est encore plus fort.
Cette rencontre a eu lieu à Magog le 12 septembre et j’y ai assistée, que dis-je, participé, au très convivial salon Chochoco*. L’homme s’est entretenu longuement et intimement devant une quinzaine de personnes. Sous l’invite tacite de Marion Transetti (Austin tout va bien), la responsable de cette rencontre, cette rencontre s’est rapidement transformée en causerie où chacun y allait spontanément de sa question ou de sa remarque. Elle a en effet accordé carte blanche à chacun, nous faisant remplir une feuillet avec des commentaires, conseils, questions. Chaque personne s’est mouillée, et remouillée car plusieurs – dont moi, ont posé d'innombrables questions.
Ça fait deux semaines que j’y ai assisté (déjà !), je n’ai pris aucune note mais j’ai été assez frappé pour me souvenir de quelques réflexions. La liberté qu’il a trouvée dans le roman est précieuse pour le slameur qu'il est. Il a pu aller loin dans le comportement de son personnage principal justement parce qu’il ne parlait aucunement en son nom. Tandis qu’il a conscience de porter une certaine responsabilité de chacun de ses mots via la poésie et le Slam.
Une personne de l’assistance, qui semblait le connaître lui a demandé comment il se sentait depuis ce succès. Par la question, il y avait une manière de suggérer qu’en n'oeuvrant plus comme travailleur social, il y avait une part de sa responsabilité d’aidant éclipsée ; Comment le prenait-il ? C’est avec plaisir que j’ai entendu qu'il considère que grâce à sa tribune de romancier, il peux rejoindre encore plus de personnes. Il pousse un soupir de soulagement « Enfin ! ». Il est clair que cet homme est convaincu qu’il a à apporter un message ressemblant à un témoignage. Ce que j’ai remarqué et tout de suite aimé, il le fait à la manière d'un témoin, sans aucune prétention. J’ai senti la mission qui dépassait l’égo de l’homme. De toutes manières, si ce n’était pas le cas, le succès ne serait pas aussi marqué.
Vous savez que le deuxième (la suite du premier) est écrit ? Non ? Eh bien, je suis contente de répandre cette bonne nouvelle. Et même le troisième tome serait prévu. Sa créativité est effervescente. Quand on y pense, il jongle avec plusieurs paroles : celle du poète, du slameur, du parolier, du romancier.
Un point m’a frappé, c’est son rire et sourire quand il nous raconte les anecdotes horribles du roman ou celles tirées de son (ex) travail social. Ce sourire dénote la distance qu’il a avec son personnage, il en est assez détaché pour se permettre d'en jouer et d'en jouir. Pour jongler, il lance les balles et les rattrape avant qu’elles ne tombent et sourit à belles dents. De loin, sans l'avoir vu, je vous permets cette question : serait-il sadique ? Pas une miette ! C’est un joyeux, un heureux, un reconnaissant. Il ne cache pas qu’il en a bavé un coup dans sa jeune vie (il ne s’étend pas sur ce sujet probablement parce qu’il la transcendée), c’est clair qu’il a trouvé la voie pour s’en sortir et qu’avec sa voix particulière, il nous l’indique, avec ou sans musique.
Évidemment qu’un être qui a fait chanter les mots avant d’écrire son premier roman a des chances de les faire défiler enchanteurs. S’il y a une personne qui pouvait aborder de front un personnage aussi dur, aussi déroutant, aussi délinquant que son personnage (mozaille, que j’ai hâte qu’il lui donne un nom ! – au deuxième, dit-il), c’est lui, David Goudreault. Ne mettez surtout pas ce personnage entre les mains de n’importe qui!).
Bref, cet auteur ne se prend pas pour un autre, il se prend pour plusieurs autres ; des personnages ancrés dans la matière lourdement humaine.
C’est remarquable, un premier roman qui en est à sa quatrième impression, donc épuisé 3 fois ! On rit pu ! Ou plutôt, on rit à gorge déployée ! Je l’ai rencontré et il rit à gorge déployée mais pas nécessairement pour le succès financier du roman. Car ce succès-là, en chiffres, ça signifie tout au plus 10,000$ en poche. Tout n’est pas gagné et surtout pas la vie d’un jeune homme qui mord dans une vie moderne. Mais David Goudreault accepte les propositions connexes à son travail d’auteur et il fonce. À ce titre, il est aujourd'hui chroniqueur pour Ici Estrie Radio-Canada. Pour ce faire, il se promène continuellement avec un mini dictaphone et attrape toutes les idées qui risqueraient de s’enfuir, sinon.
J’en ai conclu après cette causerie de plus d’une heure qu’il est un être généreux. Et la générosité, c’est un boomerang, ça reviens. En autant qu'on ne le fasse pas pour ça. On pose des gestes parce qu’ils sont l'enchaînement naturel d’un autre geste et on n’attend surtout pas de résultat immédiat. On laisse à la graine du « temps » l'espace pour pousser dans la terre friable. C’est un être croyant, il l’a affirmé sans aucune gêne. Il ne sait pas exactement à qui ou à quoi il croit, mais il est fondamentalement certain qu’il y a un « plus » et que ce « plus » harmonise et compile les gestes gratuits et puis les fait fleurir. En tout cas, je l’ai compris comme ça. C’est matière à plusieurs interprétations quand on croit, même quand on ne sait pas à qui et à quoi ! J’ai aimé l’idée de croire au geste de croire en soi. Il me semble que c’est encore plus fort.
Cette rencontre a eu lieu à Magog le 12 septembre et j’y ai assistée, que dis-je, participé, au très convivial salon Chochoco*. L’homme s’est entretenu longuement et intimement devant une quinzaine de personnes. Sous l’invite tacite de Marion Transetti (Austin tout va bien), la responsable de cette rencontre, cette rencontre s’est rapidement transformée en causerie où chacun y allait spontanément de sa question ou de sa remarque. Elle a en effet accordé carte blanche à chacun, nous faisant remplir une feuillet avec des commentaires, conseils, questions. Chaque personne s’est mouillée, et remouillée car plusieurs – dont moi, ont posé d'innombrables questions.
Ça fait deux semaines que j’y ai assisté (déjà !), je n’ai pris aucune note mais j’ai été assez frappé pour me souvenir de quelques réflexions. La liberté qu’il a trouvée dans le roman est précieuse pour le slameur qu'il est. Il a pu aller loin dans le comportement de son personnage principal justement parce qu’il ne parlait aucunement en son nom. Tandis qu’il a conscience de porter une certaine responsabilité de chacun de ses mots via la poésie et le Slam.
Une personne de l’assistance, qui semblait le connaître lui a demandé comment il se sentait depuis ce succès. Par la question, il y avait une manière de suggérer qu’en n'oeuvrant plus comme travailleur social, il y avait une part de sa responsabilité d’aidant éclipsée ; Comment le prenait-il ? C’est avec plaisir que j’ai entendu qu'il considère que grâce à sa tribune de romancier, il peux rejoindre encore plus de personnes. Il pousse un soupir de soulagement « Enfin ! ». Il est clair que cet homme est convaincu qu’il a à apporter un message ressemblant à un témoignage. Ce que j’ai remarqué et tout de suite aimé, il le fait à la manière d'un témoin, sans aucune prétention. J’ai senti la mission qui dépassait l’égo de l’homme. De toutes manières, si ce n’était pas le cas, le succès ne serait pas aussi marqué.
Vous savez que le deuxième (la suite du premier) est écrit ? Non ? Eh bien, je suis contente de répandre cette bonne nouvelle. Et même le troisième tome serait prévu. Sa créativité est effervescente. Quand on y pense, il jongle avec plusieurs paroles : celle du poète, du slameur, du parolier, du romancier.
Un point m’a frappé, c’est son rire et sourire quand il nous raconte les anecdotes horribles du roman ou celles tirées de son (ex) travail social. Ce sourire dénote la distance qu’il a avec son personnage, il en est assez détaché pour se permettre d'en jouer et d'en jouir. Pour jongler, il lance les balles et les rattrape avant qu’elles ne tombent et sourit à belles dents. De loin, sans l'avoir vu, je vous permets cette question : serait-il sadique ? Pas une miette ! C’est un joyeux, un heureux, un reconnaissant. Il ne cache pas qu’il en a bavé un coup dans sa jeune vie (il ne s’étend pas sur ce sujet probablement parce qu’il la transcendée), c’est clair qu’il a trouvé la voie pour s’en sortir et qu’avec sa voix particulière, il nous l’indique, avec ou sans musique.
Évidemment qu’un être qui a fait chanter les mots avant d’écrire son premier roman a des chances de les faire défiler enchanteurs. S’il y a une personne qui pouvait aborder de front un personnage aussi dur, aussi déroutant, aussi délinquant que son personnage (mozaille, que j’ai hâte qu’il lui donne un nom ! – au deuxième, dit-il), c’est lui, David Goudreault. Ne mettez surtout pas ce personnage entre les mains de n’importe qui!).
Bref, cet auteur ne se prend pas pour un autre, il se prend pour plusieurs autres ; des personnages ancrés dans la matière lourdement humaine.
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| Café Bistro avec salon à multiples vocations 259 rue Principales Ouest - Magog |
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La Recrue du mois
mercredi 24 juin 2015
BONNE ST-JEAN BAPTISTE à tous !
C'est Clavier bien tempéré (Lucie) qui en a eu l'idée : lancez 24 titres québécois qui nous ont imprégnés, impressionnés, intrigués, initiés, captivés, émerveillés ... (à vous de continuer).
Quelle bonne idée ! Le 24 juin, de célébrer ces écrivains qui nous enrichissent l'année durant. Comme le dit si bien Lucie, la liste peut fluctuer, c'est une photo. Elle l'a dressée par ordre alphabétique, non par préférence, pour éviter une bataille en règle de ses méninges, ce n'est ni le jour, ni l'heure. Je n'y ai moi non pas été par ordre alphabétique mais par ordre où les titres sont apparus dans ma tête. Voilà. Si ça vous tente d'en lancer, allez-y gaiement, tous ensemble, on va faire un feu d'artifice !
33, rue de la Baleine - Myriam Beaudoin
Six degrés de liberté - Nicolas Dickner
Mon cher grand fou - Gabrielle Roy
La fille qui n'existait pas - Denis Thériault
HKPQ - Michèle Plomer
Le silence du banlieusard - Hugo Léger
Le frère du trapéziste - Denis Robitaille
La détresse et l'enchantement - Gabrielle Roy
La fabrication de l'aube - Jean-François Beauchemin
Garage Molinari - Jean-François Beauchemin
Les carnets de Douglas - Christine Eddie
Bondrée - Andrée A. Michaud
La petite et le vieux - Marie-Renée Lavoie
Man - Kim Thùy
Si tu passes la rivière - Geneviève Damas
La fiancée américaine - Éric Dupont
Mademoiselle Personne - Marie Christine Bernard
La soeur de Judith - Lise Tremblay
Paul à Québec - Michel Rabagliati
La porte du ciel - Dominique Fortier
Les coeurs tigrés - Yves Morin
Je compte les morts - Geneviève Lefebvre
Je ne veux pas mourir seul - Gil Courtemanche
Agaguk - Yves Thériault
Tous ces titres ont été commentés au Passe-Mot, vous pouvez vous servir de l'outil de recherche dans la marge à droite pour en repérer le recensement. Pourquoi ne vous ai-je pas offert des liens cliquables ? Je pourrais vous répondre : pour apporter à votre attention l'existence de ce gadget de recherche qui n'a pas toujours été là, mais je vous avouerai plutôt que je prends congé de faire 24 liens !
Je laisse Jean-François Lisée vous souhaiter Bonne St-Jean, même s'il a l'air fatigué, il tient bon. Pourquoi lui ? Parce que je l'aime beaucoup, voilà !
Quelle bonne idée ! Le 24 juin, de célébrer ces écrivains qui nous enrichissent l'année durant. Comme le dit si bien Lucie, la liste peut fluctuer, c'est une photo. Elle l'a dressée par ordre alphabétique, non par préférence, pour éviter une bataille en règle de ses méninges, ce n'est ni le jour, ni l'heure. Je n'y ai moi non pas été par ordre alphabétique mais par ordre où les titres sont apparus dans ma tête. Voilà. Si ça vous tente d'en lancer, allez-y gaiement, tous ensemble, on va faire un feu d'artifice !
33, rue de la Baleine - Myriam Beaudoin
Six degrés de liberté - Nicolas Dickner
Mon cher grand fou - Gabrielle Roy
La fille qui n'existait pas - Denis Thériault
HKPQ - Michèle Plomer
Le silence du banlieusard - Hugo Léger
Le frère du trapéziste - Denis Robitaille
La détresse et l'enchantement - Gabrielle Roy
La fabrication de l'aube - Jean-François Beauchemin
Garage Molinari - Jean-François Beauchemin
Les carnets de Douglas - Christine Eddie
Bondrée - Andrée A. Michaud
La petite et le vieux - Marie-Renée Lavoie
Man - Kim Thùy
Si tu passes la rivière - Geneviève Damas
La fiancée américaine - Éric Dupont
Mademoiselle Personne - Marie Christine Bernard
La soeur de Judith - Lise Tremblay
Paul à Québec - Michel Rabagliati
La porte du ciel - Dominique Fortier
Les coeurs tigrés - Yves Morin
Je compte les morts - Geneviève Lefebvre
Je ne veux pas mourir seul - Gil Courtemanche
Agaguk - Yves Thériault
Tous ces titres ont été commentés au Passe-Mot, vous pouvez vous servir de l'outil de recherche dans la marge à droite pour en repérer le recensement. Pourquoi ne vous ai-je pas offert des liens cliquables ? Je pourrais vous répondre : pour apporter à votre attention l'existence de ce gadget de recherche qui n'a pas toujours été là, mais je vous avouerai plutôt que je prends congé de faire 24 liens !
Je laisse Jean-François Lisée vous souhaiter Bonne St-Jean, même s'il a l'air fatigué, il tient bon. Pourquoi lui ? Parce que je l'aime beaucoup, voilà !
jeudi 23 avril 2015
Le Passe-Mot - 8 ans en cette JMLDA
Des prescriptions de nos libraires
Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA), dans plus de 17 villes au Québec, une trentaine de libraires issus des librairies membres de l’Association des libraires du Québec (ALQ) prendront les rues d’assaut afin de prescrire des lectures aux amoureux du livre.
Pas mal plus plaisant qu’une prescription médicale sous le régime Barrette !
20e année de la Journée Mondiale du livre
Vingt auteurs s’adressent à leurs lecteurs par ce recueil intitulé J'ai des p'tites nouvelles pour vous! Cet ouvrage est remis à ceux qui achèteront un livre chez leur libraire indépendant ou sur le site leslibraires.ca. Les librairies sont ouvertes jusqu’à 21 h 00, accourez !
Le Passe-Mot de Venise a 8 ans
Comment va-t-il ce blogue littéraire qui a un jour pris la tangente de lire local, comme on décide d’acheter local ? Il n’est pas essoufflé, le cœur palpite toujours aussi fort, mais il a certainement ralenti la cadence. Je pourrais dire, malgré moi. J’aimerais trouver plus de temps et d’énergie et qu’il n’y ait plus sept romans, comme présentement, qui attendent d’être commentés.
L’envie me prends parfois de commenter le dernier que je viens de lire, ce qui ne m’apparait pas juste pour ma file d’attente (même si les romans ne bousculent pas leur voisin). Peut-être le ferais-je, question de me remettre sur les rails et revenir à date, ce qui signifie pour moi, trois romans en attente exposés dans ma marge droite. Ma dernière lecture est Six degrés de liberté, de Nicolas Dickner. Je ne l’ai pas lu, je l’ai savouré goutte à goutte comme le café que boit, Éric Leclerc, ce bollé en informatique, un des personnages. À force de relire certains paragraphes, j’ai l’impression de l’avoir lu deux fois. J’ai hâte d’en parler, tellement, que j’en parle là, tout de suite !
Suite à une histoire d’amour avec un roman, je trouve difficile de plonger immédiatement dans une autre relation, mais pourtant, il le faut. J’ai entamé hier, L’encre mauve de Florence Meney, un polar. Qui lira, verra.
Comment passer cette journée sans vous parler de Marsi, mon auteur à domicile ? Il a hâte de voir si les ventes ont été bonnes pour son Colis 22, le saviez-vous, c’est en mai que les auteurs reçoivent leurs dividendes. Colis 22 est sorti en France ce mois-ci. Aucune nouvelle depuis mais de toutes manières, on en saura plus l’an prochain.
Marsi a déposé deux projets dans deux maisons d’édition québécoises. On attend des nouvelles avant l’été. On espère. Aussitôt que nous saurons où, je répandrai la bonne nouvelle.
Marsi veut vivre de nouveau l’expérience « site internet ». Il en a pas présentement et ça manque. La carte d’affaires est désuète maintenant si on n’y trouve pas un site Internet, qu’on se le dise. Vous vous rappelez du Pigeonographe qui s’est transformé en Lucarne à Luneau ? Ensuite, Salades d’Amphibie, avec son personnage principal, la salamandre, Sanfroy ? Ce dernier fait ses salamalecs en privé jusqu’au jour où il deviendra public. Cette fois, le site devrait être un tremplin pour l’illustrateur, prêt à relever des défis, des mandats, des contrats, tout ce que sa plume peut et elle peut beaucoup, soyez-en certain. Comme il faut voir, pour le croire, voyez ici l'illustration de la une du Voir à Québec :
Pour ma part, et j’en parle seulement en catimini, pour ne pas raviver les feux de la pression mais j’ai un projet d’écriture et il avance bon train. Et comme il parait que petit train va loin ….
À vous, lecteurs, vous êtes précieux, merci ! Et merci aux auteurs francophones canadiens de persévérer par passion, par mission, plus que par rétribution. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants.
Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA), dans plus de 17 villes au Québec, une trentaine de libraires issus des librairies membres de l’Association des libraires du Québec (ALQ) prendront les rues d’assaut afin de prescrire des lectures aux amoureux du livre.
Pas mal plus plaisant qu’une prescription médicale sous le régime Barrette !
20e année de la Journée Mondiale du livre
Vingt auteurs s’adressent à leurs lecteurs par ce recueil intitulé J'ai des p'tites nouvelles pour vous! Cet ouvrage est remis à ceux qui achèteront un livre chez leur libraire indépendant ou sur le site leslibraires.ca. Les librairies sont ouvertes jusqu’à 21 h 00, accourez !
Le Passe-Mot de Venise a 8 ans
Comment va-t-il ce blogue littéraire qui a un jour pris la tangente de lire local, comme on décide d’acheter local ? Il n’est pas essoufflé, le cœur palpite toujours aussi fort, mais il a certainement ralenti la cadence. Je pourrais dire, malgré moi. J’aimerais trouver plus de temps et d’énergie et qu’il n’y ait plus sept romans, comme présentement, qui attendent d’être commentés.
L’envie me prends parfois de commenter le dernier que je viens de lire, ce qui ne m’apparait pas juste pour ma file d’attente (même si les romans ne bousculent pas leur voisin). Peut-être le ferais-je, question de me remettre sur les rails et revenir à date, ce qui signifie pour moi, trois romans en attente exposés dans ma marge droite. Ma dernière lecture est Six degrés de liberté, de Nicolas Dickner. Je ne l’ai pas lu, je l’ai savouré goutte à goutte comme le café que boit, Éric Leclerc, ce bollé en informatique, un des personnages. À force de relire certains paragraphes, j’ai l’impression de l’avoir lu deux fois. J’ai hâte d’en parler, tellement, que j’en parle là, tout de suite !
Suite à une histoire d’amour avec un roman, je trouve difficile de plonger immédiatement dans une autre relation, mais pourtant, il le faut. J’ai entamé hier, L’encre mauve de Florence Meney, un polar. Qui lira, verra.
Comment passer cette journée sans vous parler de Marsi, mon auteur à domicile ? Il a hâte de voir si les ventes ont été bonnes pour son Colis 22, le saviez-vous, c’est en mai que les auteurs reçoivent leurs dividendes. Colis 22 est sorti en France ce mois-ci. Aucune nouvelle depuis mais de toutes manières, on en saura plus l’an prochain.
Marsi a déposé deux projets dans deux maisons d’édition québécoises. On attend des nouvelles avant l’été. On espère. Aussitôt que nous saurons où, je répandrai la bonne nouvelle.
Marsi veut vivre de nouveau l’expérience « site internet ». Il en a pas présentement et ça manque. La carte d’affaires est désuète maintenant si on n’y trouve pas un site Internet, qu’on se le dise. Vous vous rappelez du Pigeonographe qui s’est transformé en Lucarne à Luneau ? Ensuite, Salades d’Amphibie, avec son personnage principal, la salamandre, Sanfroy ? Ce dernier fait ses salamalecs en privé jusqu’au jour où il deviendra public. Cette fois, le site devrait être un tremplin pour l’illustrateur, prêt à relever des défis, des mandats, des contrats, tout ce que sa plume peut et elle peut beaucoup, soyez-en certain. Comme il faut voir, pour le croire, voyez ici l'illustration de la une du Voir à Québec :
Pour ma part, et j’en parle seulement en catimini, pour ne pas raviver les feux de la pression mais j’ai un projet d’écriture et il avance bon train. Et comme il parait que petit train va loin ….
À vous, lecteurs, vous êtes précieux, merci ! Et merci aux auteurs francophones canadiens de persévérer par passion, par mission, plus que par rétribution. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants.
mercredi 11 février 2015
Retour en force du Vrac !
![]() |
| Librairie Pantoute à Québec |
Ramenez un inconnu pour la St-Valentin !
Cette initiative est trop charmante. Vraiment. Il fallait y penser et c’est la librairie Pantoute qui l’a fait. Pour moins de 20$ vous ramenez un inconnu entre vos murs ! Si votre amoureux est avec vous, lisez-lui un passage. Chacun votre tour. L'image vaut mille mots (ci-contre)
Honte ou Fierté
Quel est le pourcentage de livres québécois qu’offre votre bibliothèque publique? Repérez le rang de la vôtre sur le tableau complet. La mienne, à Magog exige une amélioration certaine, elle se classe parmi les pires. Vous vous sentez impuissants ? Non, ne le soyez pas. Un roman québécois vous tente et n’est pas offert par votre bibliothèque ? Demandez qu’on le fasse venir. C’est majoritairement un « oui » que vous recevrez à cette demande. Et savez-vous que, du coup, vous rendrez un fier service à l’auteur ? À chaque mois de février, ceux-ci reçoivent une redevance tirée du programme du droit de prêt public. Plus l’œuvre est disponible dans le plus de bibliothèques possibles, plus le montant est consistant. Ne vous gênez surtout pas ! Il arrive même que ce montant soit plus intéressant que le droit d’auteur.
Venise au milieu du livre (concours)
Un professeur de théâtre du Séminaire de Sherbrooke m’a demandé d’aller exposer les grandes lignes de la route du livre, ou chaîne. Expérience inoubliable. Je réitérerais n’importe quand ! Je me condenserais par contre, et j’aurais des documents à l’appui. Belle écoute de cette dizaine d’étudiants. À un moment donné, je leur ai lu un texte que j’ai pigé à même la description d’une maison d’édition. Laquelle ? Parmi les personnes qui trouveront le nom de la maison d’édition, je ferai tirer un livre. Allez, on s’amuse !
« Nous accordons une place importante aux influences des littératures de l’imaginaire et accueillons des textes dont le souffle et la portée frôlent les limites d’un cadre réaliste. Nous apprécions la curiosité, le dépaysement, les histoires plus grandes que soi, l’étrange, l’humour, le flou et ses contours, les récits qui transportent, remuent ou émeuvent, bousculent les conventions et font germer les songes. Nous apprécions beaucoup d’autres choses, mais ça, c’est à vous de le découvrir »
Finalistes Prix des libraires
Mais où suis-je et que lis-je ? Je n’ai lu aucun titre des cinq finalistes. J’aimerais lire L'Angoisse du poisson rouge. Est-ce que le Feu de mon père va gagner ? Il a fait beaucoup de bruit et en fait encore. Deux chances sur cinq que ça soit un Boréal,
- Le Feu de mon père, Michael Delisle (Boréal)
- Forêt contraire, Hélène Frédérick (Verticales)
- Ma vie rouge Kubrick, Simon Roy (Boréal)
- Azami, Aki Shimazaki (Leméac)
- L'Angoisse du poisson rouge, Mélissa Verreault (La Peuplade)
Le prix des libraires englobe maintenant la catégorie POÉSIE. Même si j’en lis peu, la nouvelle m’a fait plaisir. Déjà de lire les titres, on est projeté hors de nos prosaïques quotidiens :
- Les planches anatomiques, Jean-Philippe Bergeron (Poètes de brousse)
- Les jours sans tain, Benoît Chaput (L’Oie de Cravan)
- Ciseaux, Roxane Desjardins (Les Herbes rouges)
- Mes ancêtres reviendront de la guerre, François Guérette (Poètes de brousse)
- Outrenuit, Benoit Jutras (Les Herbes rouges)
- L’année des trois printemps, Isabelle Lamarre (L’Oie de Cravan)
- Salut Loup!, Laurance Ouellet Tremblay (La Peuplade)
- Poissons volants, François Rioux (Le Quartanier)
lundi 26 janvier 2015
Top 10 - Lecture 2014
1. Le silence du Banlieusard – Hugo Léger – Éditions XYZ
Parce que c’est la première fois que je ne doute pas de la qualité d’un roman. Pour sa concision, sa précision, son ordonnance. Parce que c’est une histoire qui cerne parfaitement son sujet. Parce que c’est un effeuillement de personnage peu chaleureux et pourtant captivant. Parce qu’il m’a fait saisir l’état d’esprit banlieusard, qu’on habite une grande cité ou la banlieue. Pour l’intrigue tenue serrée par la bride.
2. L’Orangeraie – Larry Tremblay – Éditions Alto
Pour la gravité du sujet, l’horreur même, présenté d’une manière que l’on puisse l’assimiler. Parce que j’ai été marquée au fer rouge par les maux et qu’après cette lecture, je ne vois plus les kamikazes de la même manière. Ni les jumeaux. Pour un style complètement dédié à l’histoire.
3. Corbeau et Novembre – Stéphane Achille – Éditions XYZ
Parce qu’il m’a fait sourire à en avoir des crampes. Parce que j’aime sa satire sociale. Pour son absence complète de prétention. Pour ses personnages bariolés et désordonnés aussi échevelés que la vie peut l’être parfois. Pour mon envie de le recommencer une fois terminé.
4. Toujours en Afrique – Romain St-Cyr – Éditions XYZ
Pour ma surprise devant l’exploit d’un roman d’actions qui puisse m’intéresser à ce point. Pour l’action stressante conservant son lecteur dans un état serein. Pour la maîtrise de l’écriture et du thème connu sur le bout des doigts : la voile. Pour une intrigue étonnante, difficile à prévoir et qui fait voyager sur les rives de l’être et du paraître.
5. Charlotte et la mémoire du cœur – Lorraine Desjarlais et Jean-Pierre Wilhelmy – Hamac Classique
Pour un roman historique qui intègre si bien l’histoire avec son grand H, qu’on la vit au présent. Pour l’admiration que l’on m’a soutirée pour un guerrier et sa guerre. Pour la richesse des intrigues et des personnages. Pour un personnage féminin dont je me suis fait une amie pour la vie. Pour le long souffle donné à l’amour.
6. Le Nain – Francine Brunet – Éditions Stanké
Pour l’écriture instinctive où l’auteure s’oublie au nom de son histoire. Pour ce cirque humain d’une multitude de personnages acrobatiques. Pour le côté échevelé qui donne quand même un ensemble harmonieux. Pour l’audace d’une imagination sans pudeur qui se voit rarement autant dans un premier roman.
7. Papillons – Annie Loiselle – Éditions Stanké
Pour la délicatesse de ce roman qui parle de femmes rencontrées à la croisée des chemins. Parce que j’aime les ailes qui s’ouvrent grand et les envols. Surtout les envols. Pour ce style sobre qui a la légèreté d’un papillon qui butine ses sujets. Parce qu’en terminant cette histoire, il est possible de se dire que la joie existe. Pour mon goût que toutes les femmes le lisent.
8. L’aquarelliste – Béatrice Masini – Éditions Fides
Pour l’ambiance feutrée. Pour le silence précieux que j’y ai entendu. Pour l’intimité créée et conservée dans un vase clos. Pour l’invitation à entrer sur le bout des pieds dans une famille noble où c’est l’artiste qui en est le chef. Pour les secrets de famille. Parce que l’on m’a déjouée. Parce que j’ai passé tellement de temps avec les fleurs, les enfants et une jeune fille en fleur.
9. Trois millions de pas – Martine Noël-Maw – Éditions Hurtubise
Parce que j’ai enfin compris la valeur initiatique du chemin de Compostelle. Parce que le personnage évolue et avance à grands pas. Parce que je m’ennuie parfois des contes. Parce que la symbolique m’a rattrapée et que j’aime m’y mirer. Parce que c’est un roman pour la jeunesse, de façade seulement, puisque l’histoire est d’une grande maturité.
10. Yiosh ! – Magali Sauves – Hamac Classique
Parce que ce roman est incontournable pour qui veut s’infiltrer au cœur des mœurs hassidiques. Parce qu’il réussit à sonder l’insondable. Pour les liens tissés avec une jeune fille qui désire nouer des liens avec elle. Pour les émotions vécues à le lire et à le relire dans ma tête. Parce que l’histoire est généreuse.
Remarques :
Les titres en marge à droite ont été lus en 2014 et seront bientôt commentés mais ne font pas partie du palmarès.
Parce que c’est la première fois que je ne doute pas de la qualité d’un roman. Pour sa concision, sa précision, son ordonnance. Parce que c’est une histoire qui cerne parfaitement son sujet. Parce que c’est un effeuillement de personnage peu chaleureux et pourtant captivant. Parce qu’il m’a fait saisir l’état d’esprit banlieusard, qu’on habite une grande cité ou la banlieue. Pour l’intrigue tenue serrée par la bride.
2. L’Orangeraie – Larry Tremblay – Éditions Alto
Pour la gravité du sujet, l’horreur même, présenté d’une manière que l’on puisse l’assimiler. Parce que j’ai été marquée au fer rouge par les maux et qu’après cette lecture, je ne vois plus les kamikazes de la même manière. Ni les jumeaux. Pour un style complètement dédié à l’histoire.
3. Corbeau et Novembre – Stéphane Achille – Éditions XYZ
Parce qu’il m’a fait sourire à en avoir des crampes. Parce que j’aime sa satire sociale. Pour son absence complète de prétention. Pour ses personnages bariolés et désordonnés aussi échevelés que la vie peut l’être parfois. Pour mon envie de le recommencer une fois terminé.
4. Toujours en Afrique – Romain St-Cyr – Éditions XYZ
Pour ma surprise devant l’exploit d’un roman d’actions qui puisse m’intéresser à ce point. Pour l’action stressante conservant son lecteur dans un état serein. Pour la maîtrise de l’écriture et du thème connu sur le bout des doigts : la voile. Pour une intrigue étonnante, difficile à prévoir et qui fait voyager sur les rives de l’être et du paraître.
5. Charlotte et la mémoire du cœur – Lorraine Desjarlais et Jean-Pierre Wilhelmy – Hamac Classique
Pour un roman historique qui intègre si bien l’histoire avec son grand H, qu’on la vit au présent. Pour l’admiration que l’on m’a soutirée pour un guerrier et sa guerre. Pour la richesse des intrigues et des personnages. Pour un personnage féminin dont je me suis fait une amie pour la vie. Pour le long souffle donné à l’amour.
6. Le Nain – Francine Brunet – Éditions Stanké
Pour l’écriture instinctive où l’auteure s’oublie au nom de son histoire. Pour ce cirque humain d’une multitude de personnages acrobatiques. Pour le côté échevelé qui donne quand même un ensemble harmonieux. Pour l’audace d’une imagination sans pudeur qui se voit rarement autant dans un premier roman.
7. Papillons – Annie Loiselle – Éditions Stanké
Pour la délicatesse de ce roman qui parle de femmes rencontrées à la croisée des chemins. Parce que j’aime les ailes qui s’ouvrent grand et les envols. Surtout les envols. Pour ce style sobre qui a la légèreté d’un papillon qui butine ses sujets. Parce qu’en terminant cette histoire, il est possible de se dire que la joie existe. Pour mon goût que toutes les femmes le lisent.
8. L’aquarelliste – Béatrice Masini – Éditions Fides
Pour l’ambiance feutrée. Pour le silence précieux que j’y ai entendu. Pour l’intimité créée et conservée dans un vase clos. Pour l’invitation à entrer sur le bout des pieds dans une famille noble où c’est l’artiste qui en est le chef. Pour les secrets de famille. Parce que l’on m’a déjouée. Parce que j’ai passé tellement de temps avec les fleurs, les enfants et une jeune fille en fleur.
9. Trois millions de pas – Martine Noël-Maw – Éditions Hurtubise
Parce que j’ai enfin compris la valeur initiatique du chemin de Compostelle. Parce que le personnage évolue et avance à grands pas. Parce que je m’ennuie parfois des contes. Parce que la symbolique m’a rattrapée et que j’aime m’y mirer. Parce que c’est un roman pour la jeunesse, de façade seulement, puisque l’histoire est d’une grande maturité.
10. Yiosh ! – Magali Sauves – Hamac Classique
Parce que ce roman est incontournable pour qui veut s’infiltrer au cœur des mœurs hassidiques. Parce qu’il réussit à sonder l’insondable. Pour les liens tissés avec une jeune fille qui désire nouer des liens avec elle. Pour les émotions vécues à le lire et à le relire dans ma tête. Parce que l’histoire est généreuse.
Remarques :
Les titres en marge à droite ont été lus en 2014 et seront bientôt commentés mais ne font pas partie du palmarès.
mardi 16 décembre 2014
Fin de semaine Colis 22 vue dans le rétroviseur
Tout a commencé par une entrevue à Québec pour l’émission radiophonique La vie en BD. Marsi arrive sur les lieux à temps et étonnamment relaxe pour une entrevue à 18 h 00. Installé derrière une vitre, Raymond Poirier interviewe tout en gérant la console. Marsi prend place et sous invitation, enfile un casque d’écoute. Tout au long de l’entrevue de 10 minutes, mon conjoint se demande si c’est normal qu’il n’entende pas les questions dans les écouteurs. Heureusement, il arrive à lire passablement bien sur les lèvres de l’animateur. Par contre, cela a un effet sur ses nerfs ! Une fois que l’on raconte l’anecdote à quelques personnes qui connaissent cette station, il y a confirmation ; un des deux écouteurs ne fonctionnent pas ! Mais mon Marsi est un personnage et a passé par-dessus ce contretemps comme s’il était dans une case de bande dessinée (sourire).
En soirée, nous irons manger au Billig, une crêperie Bistro sur St-Jean qui est un petit paradis de la dégustation. Nous avons levé notre verre de cidre aux canneberges à nos 19 ans de vie commune.
Le lendemain, lever tôt pour des couche-tard afin d’arriver un peu à l’avance au Grains de soleil café. L’endroit est idéal pour une causerie. Des fauteuils (pas des chaises là !) parsemés en demi- cercle dans une pièce privée des plus joyeuses. Une odeur de café chatouille les narines et bientôt les papilles, en écoutant un MARSI heureux, détendu, éloquent. Je me prends plus comme une actrice qu’une spectatrice et rajoute mes gros grains de sel.
Une fois le micro fermé, car oui il en avait un, nous sommes déménagés à la librairie Vaugeois où une table attendait l’homme à la dédicace très détaillée, représentant généralement un vélo, un personnage, parfois un décor. Rien de moins. Et différente d’une personne à l’autre, un détail saisi se transformant parfois en anecdote rigolote.
Pas loin de quatre heures de dédicaces plus tard (je vous l’avais dit qu’il avait la dédicace généreuse), l’heure de la récompense a sonné : Marsi se choisissait un livre pendant que j’en avais choisi deux (qu’est-ce que vous pensez que je fais moi dans une librairie à part de contempler les va-et-vient des clients !), surtout qu’un concours court présentement chez Les Vaugeois pour leur quarantième année d’existence. Cette constance et cette endurance d’une librairie de quartier se soulignent à gros traits n’est-ce pas ! Profitez de ce concours, comme nous l’avons fait, un coupon de participation par livre. Ensuite, imaginez ce que vous feriez avec un budget de 400 $ de bouquins !
De retour dans notre havre de bonheur à Magog, la soirée s’est avalée le temps de le dire et nous étions déjà le lendemain, à l’heure de la dédicace chez Planète BD. Cette librairie est gérée par des passionnés, le premier en lice, François Mayeux, le sympa proprio qui est venu nous voir en sa journée de congé. Une grande table et des chaises nous attendaient, ainsi qu’un autre Simard, du prénom Rémy. J’ai hâte de lire son « Mes Dinky » pour en avoir tellement entendu parler entre les deux hommes (le proprio et RS, pas Marsi, penché sur une dédicace).
Englober autant de bandes dessinées d’un coup sec me donne un peu le tournis, je ne sais vraiment pas où regarder, pas loin d’être intimidé par l’ampleur du lieu où la vie se dessine en albums multicolores. Parfois, en ces endroits spécialisés, on sent un genre de « t’es pas dans le club, tu connais pas ça», on te regarde du haut d'une branche pointue. Chez Planète BD, nenni, il n’en est pas question, les connaisseurs veulent une seule chose, avoir sous les yeux des personnes pour partager leur plaisir.
Alors, je vous la conseille très vivement cette librairie et, d’ailleurs, nous, on s’est sérieusement demandé pourquoi nous n’y allions pas plus souvent car, habiter Magog n’est pas une raison suffisante pour s’en priver.
* * *
Je reprends la programmation régulière du Passe-Mot avec ces recensements de romans québécois dès demain. Je veux donner un sprint final de mes 6 romans déjà lus et non commentés. J’adore me casser la tête avec mon palmarès de fin d’année !
En soirée, nous irons manger au Billig, une crêperie Bistro sur St-Jean qui est un petit paradis de la dégustation. Nous avons levé notre verre de cidre aux canneberges à nos 19 ans de vie commune.
Le lendemain, lever tôt pour des couche-tard afin d’arriver un peu à l’avance au Grains de soleil café. L’endroit est idéal pour une causerie. Des fauteuils (pas des chaises là !) parsemés en demi- cercle dans une pièce privée des plus joyeuses. Une odeur de café chatouille les narines et bientôt les papilles, en écoutant un MARSI heureux, détendu, éloquent. Je me prends plus comme une actrice qu’une spectatrice et rajoute mes gros grains de sel.
Une fois le micro fermé, car oui il en avait un, nous sommes déménagés à la librairie Vaugeois où une table attendait l’homme à la dédicace très détaillée, représentant généralement un vélo, un personnage, parfois un décor. Rien de moins. Et différente d’une personne à l’autre, un détail saisi se transformant parfois en anecdote rigolote.
Pas loin de quatre heures de dédicaces plus tard (je vous l’avais dit qu’il avait la dédicace généreuse), l’heure de la récompense a sonné : Marsi se choisissait un livre pendant que j’en avais choisi deux (qu’est-ce que vous pensez que je fais moi dans une librairie à part de contempler les va-et-vient des clients !), surtout qu’un concours court présentement chez Les Vaugeois pour leur quarantième année d’existence. Cette constance et cette endurance d’une librairie de quartier se soulignent à gros traits n’est-ce pas ! Profitez de ce concours, comme nous l’avons fait, un coupon de participation par livre. Ensuite, imaginez ce que vous feriez avec un budget de 400 $ de bouquins !
Englober autant de bandes dessinées d’un coup sec me donne un peu le tournis, je ne sais vraiment pas où regarder, pas loin d’être intimidé par l’ampleur du lieu où la vie se dessine en albums multicolores. Parfois, en ces endroits spécialisés, on sent un genre de « t’es pas dans le club, tu connais pas ça», on te regarde du haut d'une branche pointue. Chez Planète BD, nenni, il n’en est pas question, les connaisseurs veulent une seule chose, avoir sous les yeux des personnes pour partager leur plaisir.
Alors, je vous la conseille très vivement cette librairie et, d’ailleurs, nous, on s’est sérieusement demandé pourquoi nous n’y allions pas plus souvent car, habiter Magog n’est pas une raison suffisante pour s’en priver.
* * *
Je reprends la programmation régulière du Passe-Mot avec ces recensements de romans québécois dès demain. Je veux donner un sprint final de mes 6 romans déjà lus et non commentés. J’adore me casser la tête avec mon palmarès de fin d’année !
lundi 24 novembre 2014
Tournée tournis au Salon du livre de Montréal
| Dédicace de Colis 22 |
Il y a l’ambiance qui donne le tournis. Il y a du « trop » en abondance : trop de lumières, trop de rues en tapis, trop de numéros de kiosque, trop de jambes, trop de pieds, trop de roues. Une chose manque à l’appel, c’est de l’air, ce qu’on réalise pleinement lorsque l’on met le nez dehors! Et de l’eau, si on oublie d’en apporter une bonne ration. Et peut-être des bancs.
| Première dédicace - Marsi tremblait |
Pourquoi y était-t-on ? Pour les dédicaces de Marsi au très achalandé kiosque de La Pastèque. Nous avons eu la surprise de réaliser combien Miam miam Fléau n’est pas un album qui est passé à la moulinette de l’oubli. Même le Brâne de Partie de pêche de Glénat Québec a été présenté à Marsi, s’exécutant de son mieux sur du papier glacé. Mais le plus surprenant, pour moi en tout cas, a été que certains lui présentent « La Pastèque 15 ans d'édition ». Tous les morceaux sont venus s’assembler autour du petit dernier, Colis 22. J’en ai conclu que l’on peut commencer à parler d’une œuvre.
| Avec Rémy Simard - Invité d'honneur |
![]() | |
| Auteurs de Pourquoi cours-tu comme ça ? |
| Jean-François Lisée, toujours très attendu |
Hum….. oui, je sais, c’est pas fort, fort. Heureusement, je me repère dans les bouts de lignes et les milieux de chapitres et je longe, sans trop me perdre, les couloirs sinueux du sous-texte.
| Que de monde ! Aux côtés de Marianne Dubuc en dédicace de Le lion et l'oiseau ayant remporté le GG. |
jeudi 13 novembre 2014
Les coulisses de Colis 22
| Arrivée du Colis par le courrier postal |
Certains apparentent la sortie d’un livre à un accouchement et c’est d’autant plus comique que de BB à BD, la sonorité est semblable. Donc la BD de Marsi est enfin au monde et lorsque le BB a été déposé entre ses mains fébriles, il a eu un choc. Il a rapidement dit « Elle est belle » la couverture, sa peau de papier est lisse et veloutée au toucher, d’un format facile à tenir entre les mains et quand on l’ouvre, il ne manque pas une page ... (pas un doigt ...sourire). Bref, la BD était complète, l’encre était sèche.
Jusque là, tout allait bien, le premier contact était bon. C’est lorsqu’il s’est approché d’elle pour l'écornifler et la feuilleter qu’il a commencé à renâcler. Certaines teintes grisâtres, certains contrastes n’étaient pas identiques à ce qu’il avait toujours vu derrière son écran. C’est rare qu’un BB est identique à ce que l’on a rêvé, il nous déjoue, même chose pour une BD. Deux jours se sont écoulées où Marsi, le père de Colis 22 était un peu tourmenté ; est-ce que la BD était à la hauteur de ce qu'il rêvait mais surtout : serait-t-elle à la hauteur du regard des proches qui l’attendent depuis au moins trois ans, gestation extraordinairement longue. Et pire, qu'en sera-t-il des regards moins cléments des étrangers, de ceux qui ne connaissent pas les liens entre le père et sa création, et qui pourraient être sans pitié pour la moindre faille.
Comme une réponse aux échos anxieux de Marsi, un son de cloche s’est fait entendre à la Radio de CISM,89,3 aux Herbes folles (émission archivée 27 oct) où Amélie Mathieu s'est montrée aussi surprise qu’admirative devant cette toute nouvelle BD, dont elle ne connaissait pas le créateur. L’envie de lire le premier de la famille Miam Miam Fléau s'est même fait pressante. Soupir de soulagement sortant du poitrail de l’homme, cela suffisait-il ; s’enthousiasmait-elle pour des peccadilles ? Le père avait besoin de quelques autres confirmations avant de laisser tomber les épaules hautes et crispées. Elles sont venues, une à une et à chaque fois, toujours aussi appréciées :
« Honnêtement, cette année, dans la bande dessinée québécoise, je n’avais jamais vu une bande dessinée aussi détaillée. C’est de toute beauté. Il n’y a pas seulement le dessin qui est magnifique. Le récit m’a charmé dès ses premières lignes ». Michel Michaud, Affaires de gars
« Le trait de Marsi a fait beaucoup de chemin depuis 2009. Ses dessins se situent aujourd’hui entre ceux de Frank Le Gall et de Bruno Heitz, et offrent des bonbons à tous les amoureux de la ville de Québec. Son choix du noir et blanc sied très bien à cette explosion contrôlée de détails et à l’esprit policier du livre ». BDmétrique
« Un étrange polar sur deux roues, astucieuse bouffée d’absurde et d’inquiétant, à dévorer d’un trait, sans reprendre son souffle ». Marie Soleil Cool-Cotte sur Lili les Merveilles
« Son dessin démontre une attention aux détails assez phénoménale, mêlant encore une fois réalité et fiction. Pour le lecteur, c'est un bonheur de reconnaître des éléments de la culture populaire, des indices subtils ou de se faire ouvrir grand les portes du château (Frontenac) pour admirer son décor raffiné. Si la forme séduit, le fond ne cherche pas à véhiculer une morale, mais on ne peut s'empêcher d'y voir une belle réflexion sur le temps et l'entraide, le tout traversé d'un humour convivial ».
Les lectures de Topinambulle
Après toutes ces étoiles dans le firmament de Colis 22, l’auteur de ses jours respire mieux, les poumons se gonfle de fierté, mais pas trop tout de même, on ne sait jamais, il y a l'avenir qui reste à venir ...
mardi 14 octobre 2014
Vrac d'automne
Merci des éditeurs
On défend les auteurs bec et ongles, ils sont les enfants faibles du bout de la chaîne du livre. C’est vrai. Mais ce n’est pas une raison pour faire passer les maisons d’édition pour les gros méchants. Je ne me lance pas dans un plaidoyer, je veux seulement vous donner des visages reconnaissants à reconnaître :
Pierre Foglia – 10 livres… pis, vite !
Notre chroniqueur indestructible et mordant vient encore de trouver une manière de parler littérature et la parsemer de titres québécois. Il nous envoie à un devoir amusant tandis que lui l'a bien sûr fait.
D’auteur inconnu
Éloge de la littérature québécoise
Il n’y a pas que le douze août pour souligner la littérature québécoise, Karine Minier a initié Québec en septembre dont c’était la troisième édition. Laurence Valentin en a fait un bilan de 183 livres où vous pouvez piger des titres. Une initiative n'attend pas l'autre pour promouvoir nos livres québécois : « Québec-o-trésors ». Je compte y participer. Je vais en parler dans un billet exclusif à cette cause grandiose, par contre, si vous êtes pressés, allez-y joyeusement, je pense même que vous pouvez encore vous inscrire.
Une participante de Québec en septembre a écrit le 1er octobre un billet qui explique pourquoi elle aime la littérature québécoise, malgré ce qu’en dit « Le Monde ». J’ai beaucoup aimé et l’ai même pris comme un hommage ! J’espère que vous serez tenté de la lire, elle se nomme Argali.
Courte Échelle en mauvaise posture
Il faut savoir que je prépare à l’avance mes chroniques Vrac, je glane ici et là des nouvelles dignes d’intérêt. Celle-ci est maintenant dépassée, déjà. On parlait d’agonie, on la dit maintenant morte. Déjà. Après 35 années à servir notre jeunesse, La courte Échelle ne sera plus, que les enfants que nous avons été et ceux que avons enfantés aient son âme, si aucun sauveur ne se pointe. La faillite s’annonce d’envergure, puisque même la générosité du public ne serait pas suffisante.
Marsi et son Colis
Colis 22 nous entraîne dans une enquête hors du commun menée par des personnages aux noms de planète. Entre un chien entêté, des faux appels à la bombe et une patronne insatisfaite, ils ont entre les mains ce colis très recherché pour lequel certains sont prêts à tuer. Curieux de savoir ce qui s'y cache?
Marsi dessine cet album comme on écrit un roman policier, parsemant chaque case de moult détails. Il nous raconte une histoire surprenante avec une fin inattendue où on suit avec plaisir ses personnages du quartier Saint-Sauveur au Château Frontenac. Son souci du détail dans les décors tout en noir et blanc et son talent de conteur lui permettent d'embarquer le lecteur dans son univers insolite.
En librairie (au Québec) le 21 octobre - 160 pages - noir et blanc - 19,95$
J'aime le résumé final que La Pastèque. Rempli de promesses !À noter que nous ne l'avons pas encore tenu entre nos mains.
On défend les auteurs bec et ongles, ils sont les enfants faibles du bout de la chaîne du livre. C’est vrai. Mais ce n’est pas une raison pour faire passer les maisons d’édition pour les gros méchants. Je ne me lance pas dans un plaidoyer, je veux seulement vous donner des visages reconnaissants à reconnaître :
Pierre Foglia – 10 livres… pis, vite !
Notre chroniqueur indestructible et mordant vient encore de trouver une manière de parler littérature et la parsemer de titres québécois. Il nous envoie à un devoir amusant tandis que lui l'a bien sûr fait.
D’auteur inconnu
Le plus dur, c'est la couvaison. Bien que malaisé, sortir un oeuf n'est pas une tâche impossible. C'est après que ça se corse, quand il faut le reconnaître comme sien et vivre avec, quand il faut l'aimer, le bichonner, le rouler jusqu'aux sommets où trône l'éditeur et ensuite, lorsqu'il est enfin prêt à faire sa vie, le jeter dans la fosse aux critiques. Tout cela demande davantage d'inconscience que de talent. [...] La capacité de lancer un livre ordinaire aux côtés de chefs-d'oeuvre - qui sont tout de même rares - dépend de la dose d'humilité qui vous habite, autrement dit de votre façon de brider le narcissisme. Une fois qu'on a vraiment, mais vraiment tout donné, il faut fermer les yeux sur les défauts de fabrication et être content.J’ai trouvé ce paragraphe si juste ! Mais je n’ai pas inscrit le nom de l'auteur, j’ai failli ne pas le publier à cause de cette omission. Ce serait dommage, alors je le publie avec l’espoir fou que l’auteur s’identifie. À moins qu'il était anonyme et que je ne m'en souvienne plus.
Éloge de la littérature québécoise
Il n’y a pas que le douze août pour souligner la littérature québécoise, Karine Minier a initié Québec en septembre dont c’était la troisième édition. Laurence Valentin en a fait un bilan de 183 livres où vous pouvez piger des titres. Une initiative n'attend pas l'autre pour promouvoir nos livres québécois : « Québec-o-trésors ». Je compte y participer. Je vais en parler dans un billet exclusif à cette cause grandiose, par contre, si vous êtes pressés, allez-y joyeusement, je pense même que vous pouvez encore vous inscrire.
Une participante de Québec en septembre a écrit le 1er octobre un billet qui explique pourquoi elle aime la littérature québécoise, malgré ce qu’en dit « Le Monde ». J’ai beaucoup aimé et l’ai même pris comme un hommage ! J’espère que vous serez tenté de la lire, elle se nomme Argali.
Courte Échelle en mauvaise posture
Il faut savoir que je prépare à l’avance mes chroniques Vrac, je glane ici et là des nouvelles dignes d’intérêt. Celle-ci est maintenant dépassée, déjà. On parlait d’agonie, on la dit maintenant morte. Déjà. Après 35 années à servir notre jeunesse, La courte Échelle ne sera plus, que les enfants que nous avons été et ceux que avons enfantés aient son âme, si aucun sauveur ne se pointe. La faillite s’annonce d’envergure, puisque même la générosité du public ne serait pas suffisante.
Marsi et son Colis
Colis 22 nous entraîne dans une enquête hors du commun menée par des personnages aux noms de planète. Entre un chien entêté, des faux appels à la bombe et une patronne insatisfaite, ils ont entre les mains ce colis très recherché pour lequel certains sont prêts à tuer. Curieux de savoir ce qui s'y cache?
Marsi dessine cet album comme on écrit un roman policier, parsemant chaque case de moult détails. Il nous raconte une histoire surprenante avec une fin inattendue où on suit avec plaisir ses personnages du quartier Saint-Sauveur au Château Frontenac. Son souci du détail dans les décors tout en noir et blanc et son talent de conteur lui permettent d'embarquer le lecteur dans son univers insolite.
En librairie (au Québec) le 21 octobre - 160 pages - noir et blanc - 19,95$
J'aime le résumé final que La Pastèque. Rempli de promesses !À noter que nous ne l'avons pas encore tenu entre nos mains.
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