samedi 9 août 2008

Les écrivains s'animent sous mes yeux

Je suis présentement submergée, et pas de pluie, ce qui fait un gros changement dans ma vie ! J’arrive de la causerie avec Monique Proulx avec comme point de départ « Champagne » sans en connaître le point d’arrivée. Avec une femme comme elle, de cette fermeté douce et cette richesse d’expérience d’écrivaine aboutie, il ne peut en être autrement. Pour l’instant, je n’en dis pas plus, je vais y revenir. Sinon, jemanquerais de temps pour recevoir et donnerais moins par la suite.

C’est un tel concentréd’informations sur les écrivains, et l’écriture, en peu de temps que les idées se chambardent pour se replacer dans un autre ordre avec le temps. Le Café littéraire d’hier « Les randonneurs du monde » m’a fait le même effet que la causerie de ce matin. Quatre écrivains : François Barcelo, l’impertinent pragmatique, Monique Proulx, un paysage panoramique, Dani Yvan Béchard (Vandal Love), le philosophe à la symbolique et Hugues Dionne (Au bout de l’humain : Essai autobiographique sur le chemin de Compostelle), un sociologue qui se prétend à la retraite, ces quatre personnalités intenses animées par Ariane Émond, les incitant à s'épancher plus qu’ils ne l’auraient imaginés, a réussi à les sortir de la gêne et du supplice de l’estrade pendant que se lit à haut de voix un extrait de leur œuvre.

J’y reviendrai, car je le répète si je veux avoir le temps d’écrire des lettres personnelles, et me nourrir d’autres Café littéraires, je dois survoler. Il y a aussi, jeudi, le spectacle littéraire « Quai no 5 », une exultation de mots poétiques, un concentré « d’uni vers » la musique des mots. Un public très l’écoute qui a nourrit la prestation. Je vous en reparle car j’aimerais bien nommer les poètes à l’honneur (aucun « programme » et rapidement révélé à la fin).

Pour ceux qui ont suivi l’affaire de la dédicace de « Sans cœur et sans reproche », j’ai osé la présenter à Monique Proulx qui a tout de suite reconnu son écriture. Elle a fouillé sa mémoire, c’était tout probablement sa propriétaire mais pas question d'en jurer. Sa calligraphie a changé et j’ai pu le constater car elle a dédicacé "Champagne" :

Pour Venise en Eastman
Qui rayonne de la
beauté aquatique du monde
Amicalement
Monique Proulx – le 9 août 2008

2 commentaires:

Suzanne a dit...

Plus je lis vos mots, plus le pincement au coeur de ne pas être aux «Correspondances» se fait plus fort. Par contre, ce que vous nous en racontez est fort intéressant et je vais suivre assidûment le détail de «vos rencontres».
Merci

Phil a dit...

J'adore cette saga du livre dédicacé. Que de questionnements, quelle enquête et quel dénouement, tu es allée directement à la source !