vendredi 10 avril 2009

Les cimetières du village virtuel

Je tends vers un thème d’ambiance en ce Vendredi Saint, profitant de l’occasion pour ne pas vous laisser oublier ma promesse de visites mon de voisinage virtuel. Sans plus tarder, rendons-nous chez helenablue, sa porte est de toute manière toujours ouverte (même le vent fort s’y engouffre) et son esprit l’est, tout autant. Se lit d’ailleurs sur le paillasson de l’entrée « Open your mind ».

Et tout le monde s’essuie les pieds avant d’entrer. Et il y a peu de courants d’air.

Les sujets maintenant, mes amis, les sujets ! Cette helenablue touche l’art avec sensibilité et délicatesse, vous invite dans des univers de peintres, sculpteurs, photographes, nous guide discrètement, gratuitement et sans déplacement vers ces galeries sous-terraines de l’image, souvent fortifiées par le mot dansant autour du sujet. Que ce soit poète ou écrivain à l'honneur, y règne un perpétuel état d’esprit de « voyage ». La routine n’a pas sa place, l’étonnement, le déroutement toujours. Tonifiant pour entretenir le qui-vive accosté au quai de la vie.

Chez helenablue, aucune frontière entre le Québec et son nord de la France. Enchevêtrés par les liens de l’art, il n’est par rare que je découvre de mon art et de ma culture en cette demeure unie vers celle qui sait tisser loin sa toile.

En entrant, dès le vestibule, vous vous fonderez dans le fond noir sans fond, couleur annonçant la profondeur. Par temps de nuit, chez helenablue surgit la pertinence d’une question sondeuse des tréfonds de l'âme humaine, parfois habillée de vilaines habitudes, mais toujours, alors là mais toujours, drapée d’espoir. Tout sujet de cet acabit s’aborde avec le franc-parler de l’hôtesse. C’est contagieux, sachez bien que c’est contagieux. Je l’imagine facilement, en ces jours de délicates questions, nous attendre une bougie à la main pour tamiser son antre déjà sombre. Est-ce que chaque soi ainsi camouflé par une chape noire, la figure flamme vacillante, se détendrait si bien que les bribes de vie se confieraient sans heurts et maux de cœurs ? Toujours est-il qu'une chambre noire veille en permanence pour ces confidences chuchotées à tue-tête.

Aujourd’hui, en ce Vendredi Saint, à découvrir chez cette voisine de village virtuel, un cadeau érotico-comico inspiré du cimetière du Père Lachaise. Basé sur des faits réels, ça donne chaud, ou froid, à chacun sa température.

Et quant à avoir l’esprit déjà au cimetière, profitez-en l’air de rien, pour allonger le pas vers un autre lieu de sépulture, celui-là vu sous la lentille claire de celui qui se targue d’avoir L’air de rien. À chaque billet, son image, sortie en droite ligne de son troisième œil caméra affûté à voir l’invisible à l’œil nu.

4 commentaires:

Claudel a dit...

Un petit clin d'oeil, un petit coup d'oeil: mon vendredi saint bifurque vers le passé et le futur: 73 ans avant d'en trouver un semblable à il y a 59 ans. Lire mon billet, si ça vous tente.
J'aime bien les vôtres qui me font naviguer ici et là.

Trader a dit...

Ben non, c'est pas le cimetière d'un village virtuel mais un aquarium... meuhhh!

;)

helenablue a dit...

Oh! Suis très émue Venise.
Espère bien pouvoir goûter bientôt à ce petit dessert à m'lasse !

Grand merci pour ce portrait si joliment écrit ...
Hélèna.

Gomeux a dit...

Eh ben merci!
Ça fait du bien à lire, chère Venise.