Faites comme chez vous

Faites comme chez vous
c'est recevant !
Aucun message portant le libellé parlons blogues. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé parlons blogues. Afficher tous les messages

mardi 3 septembre 2013

Retour d'outre-mer de Julia Pawlowicz : Québec en septembre

C'est officiellement ma première lecture dans le cadre du deuxième défi passionné "Québec en septembre", défi que se donnent une cinquantaine de participants. Pour moi, le défi consiste essentiellement à ne pas oublier de mentionner mes lectures sur la page Facebook aménagée à cet effet par très dynamique Karine:), celle avec un sourire au bout de son prénom. Autre défi que je me donne, lire plus et commenter plus rapidement afin de me donner un gros chiffre à la fin de mois. Pourquoi pas ? On se stimule comme on veut, comme on peut, et ce qui compte est que notre littérature sorte de certain carcan de préjugés. Et que de nouveaux auteurs émergent à nos yeux, même si eux, ont déjà émergé depuis belle lurette.

Retour d'outre-mer est la Recrue du mois jusqu'au 15 septembre avec quatre opinions assez différentes, merci. Je ne l'avais pas fait apparaitre ici, ce que je fais habituellement, en me basant que les lecteurs diffèrent d'un site à l'autre, comme d'une librairie à l'autre. 


Quand l’émotion intime rejoint l’universel

Lorsqu’un récit commence par « Leur père est mort » et que la suite dégage une odeur de règlement de compte avec le passé, la lectrice en moi tremble; vais-je aimer cet autre roman introspectif à la quête d’identité? Mais rapidement, le style m’a happée et je n’ai plus eu le choix de suivre Maria, passant par son père, son frère, son ex-amoureux, sa mère, pour tenter de se comprendre.

La beauté de ce roman réside d’abord dans le style concentré qui génère continuellement des images fortes. L’auteure part de l’intimité pour aller rejoindre la collectivité. Même si nous n’avons pas été déracinés deux fois comme Maria (Pologne, Algérie pour aboutir à Pointe-aux-Trembles), qui ne s’est pas demandé si l’ailleurs n’était pas la solution au bonheur.

La dualité de Maria est incarnée dans le caractère de son père et celui de sa mère. Son père représente la stabilité, l’enracinement reconnaissant et conscient. Sa mère est l’oiseau volage, en quête d’un jardin plus fleuri, toujours dans le pays qu’elle n’habite pas. Son mal de vivre est sa seule racine. Elle vit à travers sa fille, elle l’aime comme un bien dont on dispose. Le fils, arrivé par surprise, n’est pas le bienvenu mais sera un palliatif pour apaiser l’anxiété de sa sœur.

Ce roman aurait pu prendre des allures dramatiques, le propos n’est pas léger, mais le style décalé de l’auteure nous évite d’aborder la douleur de plein fouet. Est-ce parce que le passé est servi au temps présent, ou parce que Maria se présente par un pronom indéfini (il ou elle), ou la constellation d’effluves poétiques, le cri de la douleur s’entend en sourdine. Cette approche particulière m’a conquise.

vendredi 10 mai 2013

Mes bibliothèques

Helenablue est une rassembleuse. Elle ne manque jamais une occasion de nous entraîner dans un thème inspirant sous son blogue de nuit (je l’appelle ainsi, car il y fait noir). Elle a le tour, nous faisons des pactes diaboliques avec le temps pour arriver à répondre à ses commandes.

Cette fois-ci, le thème était incontournable ; nos bibliothèques. Pas celles autour de chez soi, celles dans nos maisons. Ça m’a interpelé mais, le plus comique est que je suis légèrement passé à côté du thème. En lisant le mot d’introduction d’Helenablue et le détail des présentations des nombreux participants, j'ai réalisé que l'on visait plutôt l'amour des livres. J’ai pris au mot, bibliothèque, le meuble. Plutôt drôle que grave. Ça bien l’air que j’arrive à en dire long sur des meubles ! Faut dire qu’elles ont, chez moi, leur fonction bien à elles et je n’y déroge pas. J’en profite pour rajouter que celles de Marsi habitent ailleurs, dans son atelier et dans une moindre part, son bureau. C’est dire que nous sommes nantis en livres, en comptant qu’il ne fait pas qu’en rentrer, il en sort aussi.

Je vous les présente dans l’image avant le mot :




Comment en avoir qu'une seule quand il y a tant de moments et d'endroits pour lire ?

Je commence par ma majestueuse, celle qui fait salon à longueur de jour. Un coup de cœur, surtout pour Marsi mon conjoint. Elle trône depuis à peine un an. J'aimerais me porter aussi bien qu'elle à son âge. En plus, elle fait du patin à roulettes quand on doit éventer la poussière entre ses pattes. Le côté gauche, pour les livres de cuisine du chef, le côté droit pour les romans québécois de certaines maisons d'édition, celles qui soignent leurs couvertures comme les œuvres d'art qu'elles peuvent être. 

L'autre, la foncée, j'y suis attachée. Un jour, elle changera peut-être de couleur mais jamais elle ne disparaitra de mes yeux. Elle siégeait dans le bureau de la femme d'affaires qu'était ma mère, la Jeanne. Elle a déjà porté de lourdes vitres coulissantes. Son ventre est maintenant laissé ouvert à la main butineuse. C'est un fouillis de romans québécois en continuelle rotation, ils vont et viennent au gré des envies des amis et même de ceux qui le sont moins.

Oh, ma douce blanche, je dirais même ma favorite. Pourquoi ? Si les élans du cœur s'expliquaient, je dirais que la cause en est une de conversion. Elle a déjà été une pharmacie dans un hôpital tenu par des religieuses. C'est de l'ordre de la faveur qu'elle règne maintenant entre les murs de notre chambre blanche. Elle a été reblanchie avec de la peinture pour automobile et depuis, elle fait sa coquette. Elle aussi a déjà été vitrée. Il faut croire que je ne supporte aucune cloison entre moi et mes livres chéris. Cette bibliothèque contient précieusement mes livres vierges, sur lesquels mes yeux ne se sont pas encore posés. Je sais, ne me le dites pas, il y en a trop.

J'ai ajouté cette solitaire mais combien importante tablette. Elle supporte, pas trop longtemps car elle ne le pourrait pas, les livres lus mais non encore commentés. Elle est à la hauteur de mes yeux lorsque je travaille à l'ordinateur.




mardi 23 avril 2013

6 ANS !

C’est un grand jour, Le Passe-Mot atteint l’âge respectable de 6 ans, sa journée d’anniversaire coïncidant avec la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

Je m’avoue plus impressionnée par cet anniversaire que celui du chiffre bien rond de 5 ans. Allez savoir pourquoi ! Peut-être parce que cet anniversaire me prend un peu par surprise, ne l’ayant pas vu venir, tellement j’étais occupée par la vie quotidienne du Passe-Mot.

Mes efforts pour faire connaître le Passe-Mot sont récompensés, sa fréquentation a pris de l’ampleur, la moyenne de lecteurs par jour jouant dans les 275. Quand je pense à mes débuts où mon cœur palpitait d’atteindre le 40, il y a du chemin de parcouru.

Je récolte aujourd’hui, ce que j’ai semé hier. Certains billets, écrits depuis des années (je peux maintenant me permettre l’expression) reviennent à la surface, prenant même la tête de billets rédigés récemment. Les paroles s’envolent, les écrits restent n’a jamais été aussi vrai sur le net. Me frappe à chaque jour l’évidence que le présent y est omniprésent.

Je continue d’être surprise de recevoir des commentaires sur des textes publiés voici trois ans, et encore plus surprise quand, au hasard d’une recherche Google, je vois apparaître mes billets sur la première page, parfois avant même la maison d’édition. Quand je me penche sur les statistiques, et les mots utilisés pour la recherche, je soupçonne que des professeurs ont demandé d’analyser un titre. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’ils ne s’inspirent pas de mon opinion pour se faire une opinion !!! Il reste que ça se peut. Michèle Plomer, qui a gagné le Prix France-Québec pour HKPQ me disait reconnaître certaines fois du « mot pour mot » du Passe-Mot lors de présentations que l’on faisait d’elle.

Le Passe-Mot de Venise existe en dehors de moi. Il est une gondole qui avance avec le vent ou des coups de pagaies.

Comment je souligne les deux anniversaires aujourd’hui, la 18e journée mondiale du livre et la 6e du Passe-Mot ? Je vais libérer un livre, activité proposée par la JMLDA, et je vais en emprisonner un autre ! Autrement dit, je vais déposer un livre à un endroit à la portée de celui le désirera le plus, et je vais m’acheter un titre à La librairie indépendante de Granby. Quel titre ? N’oublions pas que je suis comblée et en reçois d’innombrables. C’est donc un titre que je ne pense pas recevoir. Indices : c’est de la collection Gazoline (pour les cœurs jeunes comme le mien), c’est des Éditions De la Bagnole, c’est écrit par le fabuleux Max Férandon, auteur de Monsieur Ho.

Assez printanier n’est-ce pas ! Surtout que les critiques l’ont fleuri ...

mercredi 5 décembre 2012

Le Passe-Mot prend position

L’encre coule à flot, comme le sang dans nos veines. Philippe Beha, illustrateur jeunesse de 150 œuvres et Blaise Renaud, propriétaire de 28 librairies (Renaud-Bray) en font couler ces jours-ci. À la 35e édition du Salon du livre de Montréal, Philippe Beha, prenant la parole en recevant le Prix Marcel-Couture, a déploré le manque d’espace accordé à la littérature jeunesse québécoise, mentionnant l’exemple d’une librairie Renaud-Bray. Blaise Renaud était dans l’assistance. Cela aurait pu être une anecdote, c’est devenu une cause, car monsieur Renaud ne l’a pas pris. Cette observation lui a retiré le goût de faire une place de choix aux œuvres de Philippe Beha dans sa (longue) chaîne de librairies.

Le but que je poursuis en le mentionnant n’est pas de repartir le débat. Si vous désirez en savoir plus (et combien je vous comprends de le vouloir !), l'encre a coulé : Le magazine Actualitte, les journalistes Daniel Lemay et Chantal Guy de La Presse, Marc Cassivi également, l’écrivain, Claude Champagne et l’écrivaine, Marie-Christine Bernard. Pour ne nommer que ceux-là. Mon but est de prendre position. J’ai régulièrement fait savoir que je prône les achats dans les librairies indépendantes, celles-là qui oeuvrent par passion de la lecture, du livre et des lecteurs. Et ceci sans insinuer qu’il n’y ait aucun bon libraire hors des librairies indépendantes.

Aujourd’hui, par un geste, je prends position pour ces librairies indépendantes qui me sont chères. Le Passe-Mot s’affilie avec le portail des librairies indépendantes du Québec : Rue des libraires sur la Toile depuis août 2011. S’est présenté une correspondance que je ne pouvais ignorer. Au moment où la chaîne Renaud-Bray réagissait d’une manière qu'on peut traiter de tout, sauf celle d’une entreprise éprise du livre et de ses auteurs québécois, je découvrais la possibilité d'une affiliation entre Le Passe-Mot et Rue des libraires. Cette offre d’affiliation date de peu de jours, elle a été annoncée le 23 novembre. Pour moi, c'est une continuité puisque depuis plus d’un an, je faisais converger les liens des livres vers la Rue des libraires. Vous vous êtes donc probablement déjà promené sur cette rue. Mais se promener ne veut pas toujours dire s’y arrêter !

Je vais tenter de résumer, et les plus curieux iront fouiner en profondeur sur ce site. La coopérative sans but lucratif des librairies indépendantes a été fondée en 2007, elle rassemble 92 librairies. C’est d’ailleurs grâce à eux que nous disposons gratuitement du magazine bimestriel que je chéris (pas capable d’en jeter un !) Le Libraire. Et, finalement, a vu le jour en août 2011, Rue des Libraires, ce site transactionnel des Librairies indépendantes.

Maintenant, comment se présente ce système d’affiliation entre eux et moi et qu’est-ce que ça changera au Passe-Mot ? À la fin de mes recensements, vous trouverez un bouton avec la couverture du livre qui vous mènera sur la Rue des Libraires. Et ce livre, vous pourrez l’acheter, les pieds dans vos pantoufles ! Pour ma part, je recevrai un pourcentage, on pourrait dire un genre de récompense pour mon bénévolat.

Pas plus fous que les autres, puisque plusieurs sites font des liens similaires vers Amazon ! Par ce bouton, je vous rappellerai à cette possibilité que vous avez de soutenir l’économie locale. Quand on y pense bien, est-ce que les gens d’Amazon s’intéressent réellement à la culture québécoise ? Ils vendraient des mitaines de four que ça serait le même service !

J’en profite pour dire qu’à chaque achat sur Rue des libraires, vous favorisez une des librairies indépendantes participantes, laquelle recevra une part de la vente. Il vous sera suggéré les trois le plus près de votre domicile. Vous avez l’option de cueillir votre achat en cette librairie ou le recevoir par la poste.

J’ai toujours à cœur de poursuivre le Passe-Mot, premièrement parce que j’y trouve du plaisir et, qu’en plus, bonus (!), je suis appréciée et on me le fait savoir. Le milieu l’exprime de diverses façons : éditeurs, attachés de presse, auteurs, libraires et, bien sûr, les plus importants de la chaîne, les lecteurs. Les visiteurs au Passe-Mot augmentent considérablement, je suis donc stimulée à soutenir mes efforts de promotion via Google +, Facebook, Twitter, prendre part à des défis littéraires, ou la fréquentation des blogues littéraires. Plus je suis lue, plus il y a de chance que les auteurs soient lus ! 

Remarque : Si vous voulez voir de quoi à l’air le bouton avant que je l’installe, le site Sophielit est déjà affilié à Rue des Libraires. Ce sera une occasion de découvrir un site qui déborde de consciencieux recensements de livres jeunesse, adolescence comprise et même ciblée. Sophie a d'ailleurs mené une entrevue captivante avec Dominique Lemieux, directeur général des Librairies indépendantes du Québec.

vendredi 21 septembre 2012

Lancement : Soleil en tête !


Vous imaginez la quantité de lancements auxquels je suis conviée, alors imaginez aussi que je ne peux réalistement me rendre à tous, malgré que j’aime sentir la fébrilité de la sortie d’un dernier bébé. Avant-hier, j’étais à un lancement, à Québec en plus ! C’est dire combien l’auteure est chère à mon cœur.

Quand j’ai commencé à la lire, je ne la connaissais pas du tout, elle se nommait Danaée. Je me suis approchée d’elle, mot à mot. C’était en 2006 ou en 2007, ce que je vais bientôt pouvoir déterminer en lisant Soleil en tête sous sa forme de livre. Ce dont j’étais certaine est de reconnaître en Danaée la grandeur et la luminosité d’une âme vaillante. Maintenant sa peau de Danaée tombée à ses pieds, elle laisse voir son sourire au grand jour et son nom d’auteure est Julie Gravel-Richard. Plusieurs le savent, mais j’aime le rappeler, elle a écrit l’excellent roman, Enthéos. Il faut savoir que lorsqu’elle a écrit Enthéos, en proie par l’urgence de dire, elle était au cœur de son traitement en chimiothérapie pour une tumeur au cerveau (gliome).

La tumeur de Julie est nichée dans une toute petite partie de son cerveau et a été détectée au huitième mois d’une grossesse, puis confirmée en mars 2002. Elle a sommeillé quelques années et s’est réveillée en 2006. C’est à ce moment-là que Julie a ouvert les pages de son journal sur le web, pour nous faire suivre au fil des jours, les aléas d'une minuscule tumeur dans son corps, et gigantesque dans sa vie.

Ce journal n’est pas l’idée du siècle, on en convient, c’est à la portée de toute main qui pioche du clavier d’épancher ses émotions en ligne. Mais Julie Gravel Richard n’est pas n’importe qui, par son style fluide et agile, c’est une écrivaine à part entière et, en plus, une personne qui a des valeurs solides. Bats en elle la ferveur de l’enseignante qui veut comprendre, afin de partager ses connaissances. Sans plaintes ni jérémiades, sa lucidité est un faisceau éclairant la maladie et la manière de la faire sienne dans le quotidien. Depuis que j’ai entrepris ma lecture, reculant dans le temps où je ne la connaissais pas, je comprends maintenant jusqu'à quel point son attitude face à la maladie n’est pas gratuite, comme j’avais tendance à le penser. Elle est acquise à force de discipline et, donc d’effort, puisque Julie est tout, sauf une personne qui se laisse aller. Elle s’est mise au diapason de certains principes de guérison qui agissent de l’intérieur pour rejaillir vers l’extérieur.

Mais si ce n’était que ça ! Personnellement, j’adore son côté pointilleux, son dressage de listes, ses descriptions des personnes qui la soignent, des traitements, ses questions pointues pour lesquelles elle obtient des réponses auprès de ses spécialistes ou son infirmière pivot. De ses humeurs, elle parle bien sûr, ce n’est pas un robot loin de là, mais la maîtrise qui s’en dégage fait en sorte qu’un constat ressort de ces écrits « nous sommes tous dans le même bateau ». Si, ensemble, tous les êtres humains arrivaient à communiquer ce qui arrive d’épreuves dans la vie, ou de difficultés, avec un ton aussi juste et précis, on se comprendrait et la compassion affluerait sur toutes les peaux, même les plus tendues.  

De cela, je suis certaine.

mardi 17 juillet 2012

Le Passe-Mot ouvre ses tiroirs

Avez-vous remarqué la nouvelle couleur de mes murs ? Je vous avais prévenu, mais ça éclabousse peut-être moins que prévu. Ce changement-là est cosmétique, ce sont les autres, comme toucher à la structure, qui furent exigeants.

Passer sept cents vingt quelques billets pour les classer en catégorie, à traduire en langage informatique par « libellés ». Quand j’ai commencé Le Passe-Mot en 2006, je ne savais pas ce que je faisais. J’inventais de fantaisistes noms de catégorie, sans en connaitre l’utilité exacte ni les répercussions. C’est hier que j’ai vraiment goûté aux répercussions ! J’avais trop de catégories, j’ai dû éliminer les moins pertinentes, ce qui ne se fait pas d’un coup de balai, mais par beaucoup de pitonnage.

Presque 720 billets à ouvrir pour modifier la catégorie. Et comment vous les présenter pour qu’en cliquant la catégorie dans la marge de droite, vous voyez défiler les textes s’y rapportant ? Je ne savais pas. J’ai dû réfléchir, tester, me tromper, puis réussir.

Et j’en ai profité pour mettre le feu à ma bibliothèque, ce que je voulais faire depuis longue date. Aviez-vous remarqué en bas de la marge droite, j’avais ce que je nommais « Fouillez dans ma bibliothèque » ? Elle devait comprendre tous les titres commentés. Peut-être joli comme ça, mais la bibliothèque amplifiant de jour en jour, son étagère devenait trop longue, et la bibliothécaire tannée de remplir des fiches. Pendant que l’on remplit une fiche, on ne lit pas et on ne commente pas !

J’ai réussi à colliger 25 catégories, j’aurais aimé moins, et me demande encore comment cela se fait-il que j’en ai autant, mais que voulez-vous, je dois vivre avec mon caractère qui aiment les commodes à plusieurs tiroirs.

J’aimerais ouvrir chaque tiroir avec vous afin de fouiller son contenu :

•    Ayez mes critiques à l'oeil : Mes commentaires de lecture de romans québécois uniquement
•    Biographiquement vôtre : Mes commentaires de biographie ou ouvrage à saveur biographique
•    Blogues : on en parle : Là où est abordé les blogues en général et le Passe-Mot en particulier, comme en ce moment. Mon voisinage avec la blogosphère, par exemple, réponse à un tag (défi que l’on se donne d’un à l’autre).
•    Correspondances d'Eastman : Tout ce qui concerne cet événement estival, d’année en année, mes comptes-rendus des Cafés littéraires.
•    De la BD pas pour les enfants : Les jours où je me sens assez d’aplomb pour un commentaire sans prétention sur la bande dessinée.
•    De ma plume je m'envole : Les textes de ma plume pour occasion spéciale, majoritairement en relation avec la littérature mais pas obligatoirement.
•    Du vrac, en veux-tu ? : Plusieurs sujets divers et divertissants dans la vastitude littéraire, et qui mène souvent à un lien. L’idée étant de piger dans ce grand vrac sans se faire croquer trop de temps.
•    L'exception fait la règle : Mes commentaires de lecture des romans hors Québec.
•    La langue, c'est dans la poche ! : Particulièrement, dans les premières années, j’abordais la question du vocabulaire et du bon français. Un tiroir que je n’ouvre presque plus.
•    La littérature se réfléchit : Quand on interroge, questionne les acquis, les mœurs, les habitudes, les incongruités. Comme notre littérature est un miroir de société, on ne peut manquer l’occasion d’y réfléchir.
•    Laissez-vous sonder : Quand je vous sens loin, chers lecteurs et lectrices, et que j’ai besoin de vous entendre. Quand vos réponses prennent le dessus sur mes questions.
•    Le film en livre et vice et versa : Je trouve intéressant ce transfert, ce pont qui nous amène voir comment d’autres personnes ont lu une œuvre pour en faire une différente. C’est fascinant pour la comédienne que je suis. 
•    Les pluies de Prix littéraires : Combien il y en a ! Incroyable. Difficile de tous les répertorier. Je me faufile entre les gouttes de pluies, et me mouille pour certains prix plus que d’autres.
•    Mon mari Marsi, bédéiste : Comment faire pour qu’il ne revienne pas dans ma vie, ce bédéiste qui l’emplit ? Comme il a les deux pieds dans le milieu, j’en parle.
•    Ne pas se priver du personnel : Le personnel prend parfois le dessus, pas trop souvent, puisque je me suis promis de respecter un mandat. Mon privé se confond savamment à la chose littéraire.
•    Passons aux Salons : Ils occupent de la place dans ma vie, c’est un lieu de rencontres et d’effervescence. Quand j’y mets les pieds, je ne peux m’empêcher de vous en parler.  Et vous semblez aimer, alors je continue !
•    Quand c'est pas du roman : La catégorie la plus mince, mais le restera-t-elle ? Pas sûre, car j’aime de plus en plus lire des livres documentaires.
•    Rajeunir : Quand il me prend une envie de lire de beaux albums jeunesse, pourquoi se priver ? C’est important de savoir qu’est-ce que l’on donne à lire à nos enfants.
•    Récréation : J’aimerais vous en offrir plus. De ces moments, assez souvent sous forme de vidéos, qui font sourire et tout oublier.
•    S'apercevoir en entrevue : Les entrevues écrites que j’ai eu l’immense plaisir d’avoir avec certains auteurs. Si ce n’était pas tant de travail,  j’en ferais plus. Encore là, maintenant que cette catégorie est clairement identifiée,  la curieuse que je suis devrais s’y remettre.
•    Saliver les lectures : La cérémonie qui précède le geste d’ouvrir la couverture, convoiter un livre,  dresser des listes, décliner des titres, les présenter, les annoncer, les égrener, perles d’un long collier.
•    Sous la couverture : Elle pourrait s’appeler « divers ». Touche le monde du livre, librairies, libraires, maisons d’édition,  va en-dessous, va voir ce qui passe sous la table. Le tiroir est bien rempli.
•    Webzine La Recrue (premiers romans) : C’est une sous catégorie, je m’explique. Chacun de mes commentaires de lecture se place sous « Ayez mes critiques à l’œil » mais lorsque je commente un premier roman, je rajoute cette catégorie. Ma critique est également publiée à La Recrue du mois, une vitrine panoramique des premières œuvres québécoises (plusieurs rédacteurs-trices en selle).  
•    À la page de l'actualité : Des infos qui passent et parfois reviennent. L’actualité a cela de sûre, elle est éphémère. Attention, s’y trouve des dates de péremption, ne pas prendre le passé pour du présent. 

J’espère que vous aimez mes changements et trouvez commode mes tiroirs cliquables.

lundi 23 avril 2012

Quartier populeux au Salon du livre de Québec

Le Passe-Mot a 5 ans aujourd’hui en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Mon bénévolat se prolonge grâce à la cueillette de précieuses reconnaissances de la vie, ou ce que j’appelle des subventions personnelles ! Si ça vous tente de comprendre plus clairement ce que j’insinue, je vous propose un rendez-vous télévisuel sur écran Radio-Canadien, mardi le 24 avril à 17 h 30 pour visionner le quiz Connivences où Marsi et moi sommes des concurrents. Sur ce, quelle meilleure manière de fêter que de poursuivre ma randonnée au Salon du livre de Québec :

Louange à un auteur de premier roman
Je serrais « La romance des ogres » entre mes mains, me retenant de ne pas aller me nicher dans un petit coin pour lire les dernières trente pages. Comme je le relatais dans mon précédent billet, une directrice littéraire de Québec-Amérique m’a conduit devant l’auteur, Stéphane Choquette. J’arrivais comme un cheveu sur la soupe, interrompant son importante tâche de signer une pile de romans. Un petit attroupement, j’ai cru comprendre que c’était des proches de l’auteur, l’entourait. Avec l’intimidante sensation de passer devant tous et de me faire regarder par tous, je commençais « à tenter » d’exprimer ce que je pensais de ce premier roman. Debout devant moi, il me regarde, m’écoute, ne dit mot. Je continue, bafouille, je sens le regard de Marc à mes côtés, j’essaie de me reprendre, j’en mets plus, j’en mets beaucoup, j’en mets trop. L’auteur m’écoute toujours, attentivement, intensément, mais prononce peu de mots, sinon pas du tout. C’est en lisant sa dédicace que j’ai compris qu’il avait compris et que j’ai aussi compris qu’il était encore plus impressionné que moi.

Agenouillé devant des Bédéistes
Au Salon du livre de Québec, les auteurs de bande dessinée s’agglomèrent dans le même quartier. C’est un quartier populeux de fanatiques et de curieux, mais surtout des fanas. Peu d’allées, donc de la congestion possible, avec espace réduit pour se garer. Malgré certains bouchons – ou bulles – la circulation est fluide et patiente, chaque fanatique respectant l’autre, reconnu comme son reflet dans un miroir. J’ai traversé, me suis arrêtée, pour obtenir une dédicace de François Lapierre (il dessine sur la photo) pour Chroniques Sauvages, dans ce monde patient où règne une effervescence concentrée. N’allons pas jusqu’à parler de religion, mais quand même, fait cocasse, pour se mettre à la hauteur de la dédicace (dessin de parfois 15 minutes !) et la figure de l’auteur, ils s’agenouillent (photo : Marsi agenouillé)
J’ai 8 ans et j’aime Paul
Gageons que cette demoiselle de 8 ans sera parmi cette file dans quelques années. Elle assistait à la rencontre à midi d’auteurs – Michel Rabagliati et Pascal Girard ! – pour entendre, et surtout voir le père des Paul. Son père a passé la remarque qu’elle lisait et aimait les Paul. Elle y trouve son compte, c’est tout de même remarquable. J’ai demandé la permission de la prendre en photo (revêtue d’un chandail rose).

Gagner ses dédicaces
Dans le quartier de la bande dessinée, j’étais accompagnée de mon grand ami, Pierre-Greg Luneau, explorateur BD de la Lucarne à Luneau (photo ci-contre, T-Shirt orange - Jacques Lamontagne au dessin). Je tenais à parler de mon ami, absolument. Comme c’est un compilateur et professeur, je lui ai posé cette question : « Veux-tu s'il te plait me faire un topo de tes chiffres du Salon ? ». Voici sa réponse, que je vous transmets intégralement :
• 21 heures de pied de grue (c'est dur pour les jambes)
• 22 dédicaces (6½ albums européens, 15 ½ albums québécois... la demie, c'est pour Tristan Roulot, un Français qui a des albums édités en Europe... mais qui habite ici)
• 24 bédéistes rencontrés (7 ½ Européens, 16½ Québécois... toujours la même demie!) dont
• 9 ou 10 à qui mon nom ou celui de la Lucarne à Luneau disait sérieusement quelque chose... plus
• 3 ou 4 autres qui s'y sont montrés intéressés!
• une vingtaine de fans finis, que je risque de croiser souvent dans les prochaines années, dont 1 ou 2 avec qui j'ai bien socialisé et avec qui je souhaite garder contact.
• Que 6 achats (j'ai été très sage)... mais plus de vingt-cinq albums, déjà en ma possession, que j'ai traînés pour fin de dédicace (c'est dur pour le dos!!)
• 3 Cafés-rencontres et 3 Tables rondes auxquels j'ai assisté partiellement, souvent en même temps que je faisais une file d'attente.

À ces chiffres si révélateurs, je rajouterai qu’un certain bédéiste de renom Guarnido faisait tirer 15 dédicaces parmi les premiers arrivés au Salon et qu’ensuite, si temps et circonstances le permettaient, en tirait quelques autres parmi la file aux heures planifiées. Pierre-Greg Luneau et Arsenul furent des heureux élus.

jeudi 12 janvier 2012

Passez me Voir ...

Est-ce que j’ai l’air de négliger mon Passe-Mot, moi là ?! Arrêter de passer le mot de nos auteurs québécois, ça serait pas très gentil (sourire) pour l’année 2012. En fait, entre les pages de mes billets, j'ai été occupée par une autre manière de passer le mot des écrivains québécois. Je vous annonce donc officiellement que je fais partie de la nouvelle équipe de blogueurs du Voir, vitrine panoramique de plusieurs points de vue.

Remarquez que je tenais déjà au Voir un semblant de blogue, depuis 2005, donc avant le Passe-Mot, mais le fonctionnement ne me donnait pas la latitude d’initier le sujet de mes chroniques. Je pouvais commenter un roman en autant qu’un journaliste l’ait déjà fait. Et comme ils ne peuvent pas commenter tous les livres, de tous les auteurs québécois !!

Évidemment, il y aura certaines redites, puisque je vais transférer mes comptes-rendus de lecture du Passe-Mot à Venise (nom très original du blogue !!) mais s’y ajoutera des billets exclusifs, sur du cinéma par exemple, ou des questions sociales irrésistibles. Ce genre de billets, je les porterai à votre attention en passant par mes chroniques Vrac. Si vous manquez un Vrac, ne vous gênez surtout pas d’aller me visiter directement, ne serait-ce que pour la raison bien simple que nous sommes récompensés au nombre de clics par billet ! C’est une récompense symbolique, mais si on calcule qu’au Passe-Mot, l’œuvre est entièrement bénévole, n’ayant jamais voulu accepter les nombreuses offres de promo, je me sens très à l’aise de toucher une minime compensation financière. Si vous doutez du symbolisme, penchez-vous vers moi, je vais murmurer : 5 $ par 1,000 clics, par billet. Hum... je sais, nous n’allons pas bien loin dans la vie avec de tels montants, mais ne sous-estimons pas la visibilité, la crédibilité, deux denrées appétissantes qui se consomment fraichement.

Le Passe-Mot ne sera pas négligé, j’en fais la promesse. D’ailleurs, j’en profite pour annoncer, qu’avant même cette nouveauté Voir dans ma vie, je comptais faire du ménage visuel sur le Passe-Mot. Pour ce faire, je dois mettre temps et énergie par en-dessous, via le tableau de bord. Pour ceux qui me connaissent, ce n’est pas vraiment mon fort. Je dois réorganiser. Je n’aime pas que ma liste de blogues se retrouve tout en bas de la page ... si bas, que ces blogues auxquels je crois, sont moins accessibles, et qui sait peut-être moins fréquentés. Pour remonter la face de mon blogue, je dois retirer ma bibliothèque. Elle est maintenant trop volumineuse (et les livres n’y sont même pas tous !), je dois remplacer par des « nuages » de catégories. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais mes commentaires de lecture sont classés sous « compte-rendu » Il y a d’autres catégories, par exemple « vrac » « info & actualité » « parlons blogues » (celui que vous lisez, s’y classe) « récréation » « Prix littéraires » etc .... Il y a plusieurs catégories que j’ai délaissées depuis bientôt cinq ans de droit et d’usage. Certains se souviendront que j’ai déjà tenu des billets « Réfléchissons notre langue » ou « Sondons-nous », ou « Entrevues » ... Ça ne va pas être facile à ordonner tout ça.

C’est ma résolution de l’an 2012, rendre plus claire cette plateforme à laquelle je tiens beaucoup, parce que vous êtes là ... tout en espérant que vous passerez me voir au Voir :-)

lundi 6 juin 2011

Sac-au-vrac

Coucou ! En attendant ma prochaine critique qui sera sans contredit « Voyage au Maghreb » de Louis Gauthier, je pige dans le sac au vrac :

Mes lectures / mon blogue
Avez-vous remarqué, en vous fiant sur la colonne de droite annonçant mes lectures, que je ne respecte pas toujours l’ordre ? Par exemple, Le charme discret du café filtre disparaitra bientôt sans que vous n’ayez lu ma critique. Pourquoi ? C’est un repêchage pour le webzine La Recrue, la critique sort donc le 15 du mois. Pour La huitième gorgée, roman lu par 5 personnes, rendez-vous le 15. Nous sommes cinq à l'avoir lu.

Je ne sais plus où donner de la tête, mes tablettes débordent au point que des livres tombent par terre. Je pourrais peut-être choisir ceux-là qui me démontrent leur empressement à être lus ... mais non, je tiens bon. Déjà que La Recrue suggère, les maisons d’édition proposent (en m’envoyant des exemplaires), se rajoute Les Correspondances d’Eastman (j’aime avoir lu les auteurs présents), ça diminue déjà la quantité de livres reflétant mon goût pur et dur, je ne vais pas en plus laisser le hasard choisir !

Mon blogue, qu’est-ce que j’ai à dire sur ce véhicule pour ma pensée ? Je ne me trouve pas très régulière. En plus, quand je lance trois critiques consécutives, j’ai l’impression de perdre le fil entre vous et moi.

Je suis de près le blogue de Jean-François. Lisée et lors d’une entrevue commémorant sa deuxième année d’existence, il a révélé qu'avant de partir son blogue, il s’est informé auprès d’un doyen, Patrick Lagacé qui lui a suggéré ce que j’appelle des « récréations ». Pour P.L, il la nomme sa pause Kit-Kat, pour J.F.L. c’est le « Gag de 15 h 15 ». Quand la recette est bonne et qu’elle fait notre affaire, pourquoi ne pas la copier ? Je pense appeler ces moments « La récréation » tout simplement ... à moins que vous ayez d’autres suggestions !

Prix rétroactif
Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir et entendre ! Ça fait vraiment bizarre, pour ceux qui ne le saurait pas, la récipiendaire du Prix Robert Cliche 2010, Louise Lacasse, auteure de « Éteignez, il n’y a plus personne » se voit obliger de remettre son prix et sa bourse de 10,000 $ à un des finalistes Simon Lambert.

Mme Lacasse a caché au comité qu’il s’agissait de son second roman (premier roman « Et même le dimanche ! » écrit sous le nom de Louise Lamarre), alors que les règlements du concours sont clairs ; seuls les écrivains non publiés sont admissibles.
Après une nouvelle délibération du jury, Simon Lambert se retrouve avec 10,000 $ de plus en poche, plus le prix. Pour la publication de son roman, La chambre l’était déjà chez VLB. Je me demande comment cette dame a pu penser que le pot aux roses ne serait jamais découvert. Il devient aberrant de l'entendre dans cette entrevue L'impact d'un prix au Libraire, elle et sa difficulté d'être publiée. Je n'ai pas trouvé de trace de son premier roman. Heureusement, elle n’aurait pas dépensé la somme, elle pourra donc la remettre à VLB, qui la remettra au nouveau lauréat.

Encan dans le silence

Est de retour l’activité bénéfice pour Les Correspondances d’Eastman, l’encan virtuel dans le silence de vos foyers. Vingt-un lots pour les amateurs de vin, d’œuvres d’art, de théâtre, de bouffe, et bien sûr de littérature.

Ce sont des entreprises ou des personnes généreuses qui font don de ces lots, il y a un prix de réserve variant de 30 $ à 300 $ (la moyenne étant 60 $). Les montants accumulés vont dans les coffres des Correspondances d’Eastman pour la poursuite de leur mission en ces jours de disette dans le domaine de la culture.


Valeurs sûres de Danielle Laurin
J’en profite pour préciser que madame Danielle Laurin sera aux Correspondances d’Eastman cette année, en tant qu’intervieweuse et aussi interviewée. En attendant, elle s’est exprimée sur les valeurs sûres de l’été, raisons à l’appui, et son premier en lice est Rivière Tremblante d'Andrée A. Michaud que je viens à peine de commenter.

samedi 23 avril 2011

Et si on festoyait ?

Helenablue m’a taguée avec quelques questions « Proustiennes ». Ça tombe à pic en ce jour n’anniversaire du Passe-Mot de Venise. Aujourd’hui, le 23 avril, journée mondiale du livre et du droit d’auteur, ça fait 4 ans que je passe le mot. Je rappelle à ceux qui ne me suivent pas depuis le début, que si je rajoute Venise à Passe-Mot, c’est un rappel qu’au départ, et pendant six mois, se trouvait ici le Passe-Mot des Correspondances d’Eastman. Comme il a été animé et alimenté uniquement par moi, il est naturellement tombé entre mes mains, avec une bénédiction absolue des initiateurs. Nous avons fait disparaitre la bannière initiale, il y a eu une intermédiaire et finalement remplacée par la gondolée, dessinée de main de maître (!) par l’illustrateur, Marsi.

Je reviens à la tague. Ces questions auxquelles j’ai répondu hier soir, je vous les offre. Je vous passe le mot. Comme j’ai une massacrante grippe de printemps, et la voix éraillée, c'est le moment ou jamais d'échanger des mots silencieux ! Si une des questions vous tente, ou 5 ou 10, vous avez bien beau, c’est votre espace depuis quatre ans, prenez-le.

Voici les questions, et mes réponses ... et je vous tague tous !

Votre mot préféré? - - - Ami

Le mot que vous détestez? - - - Lâcheté

Votre drogue favorite? - - - Sucre

Le son, le bruit que vous aimez ? - - - La rigole d’un ruisseau

Le son, le bruit que vous détestez? - - - Marteau-piqueur

Votre juron, gros mot ou blasphème favori? - - - Mozaille ou ketchuper (accent anglais!)

Homme ou femme pouvant illustrer un nouveau billet de banque? - - - Séraphin ou Donalda

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire? - - - Ambulancier ou éboueur

La plante, l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné? - - - En autant que ce soit un oiseau mais si c’est une paruline, le plaisir serait grand.

Et si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire? - - - Retourne d'où tu viens, tu peux faire mieux !Profitez, vous qui le pouvez, de la Journée mondiale du livre ! Marsi et moi devons reporter cette fête que nous soulignerons en allant échanger un certificat cadeau de 100 $ gagné dans le cadre d'un concours organisé par la généreuse librairie Monet pour la JMLDA. Hé !!! Je viens de découvrir à l'instant que notre participation en mots est publié dans le Délivré. À vous d'aller nous lire, mon mot, celui de Marsi, Kikine et bien d'autres !

mardi 22 mars 2011

Notre littérature illustrée

Il y a de ces décisions non calculées. Ma décision de lire et de commenter du « jeunesse » en plus de l’adulte en est une. Je découvre les raisons après ! Mes détracteurs me traiteront d’inconsciente, mes sympathisants, je l’espère, d’intuitive !

Mon intérêt pour la littérature illustrée a grandi très progressivement. Il me faudrait des repères, ces traits qu’on trouve sur le cadre de la chambre d’un enfant, tellement le mouvement de croissance a été insidieux. MARSI qui dessine tout le temps a ouvert une fenêtre. Je ne peux pas le nier. Mais qui peut se targuer d’automatiquement se passionner pour le travail de son conjoint-e ? Il aurait pu arriver le contraire. Le dessin fait tant partie de lui, c’est comme le voir respirer, c’est extraordinaire respirer, mais en fait-on tout un cas !

Je fais le bilan du chemin parcouru. J’en suis maintenant à me retenir de lire des albums de bande dessinée tandis qu’auparavant je me forçais ! Je me préoccupe des enfants qui poussent autour de moi, que leur désir de lire pousse en même temps que leurs jambes. La meilleure manière est de se pencher sur ce qu’on leur offre comme première lecture. Et puis, le phénomène facebook, m’amenant à me lier avec plusieurs auteurs de littérature jeunesse a joué. Je ne sais pas qu’est-ce qu’ils ont ces gens à être aussi sympathiques ! Peut-être ont-ils un cœur jeune, comme le mien, qui sait. J’ai commencé à suivre des sites d’auteurs illustrateurs, d’abord avec curiosité, et maintenant avec convoitise.

Je me suis retenue longtemps pour ce qui me semblait une problématique : comment m’improviser commentatrice sans être la clientèle cible ? Comment puis-je parler au nom des enfants ? Mais mon idéalisme de faire parler les enfants s’est vite frappé à cette constatation, chaque fois que j’ai demandé à un enfant de commenter un roman, il ne trouvait pas les mots.

Je me suis donc donné la mission de lire du québécois après avoir constater un besoin, pour la littérature « jeunesse », j’ai commencé avant d’en connaître le criant besoin. Ces jours-ci, tout concourt à le confirmer ce besoin :

«Il est utile de se rappeler qu’un journal qui donne à tous les jours le tiers d’une page pour l’astrologie pourrait bien donner le tiers d’une page quelques jours par semaine pour la littérature jeunesse.»
Yves Nadon, enseignant et éditeur aux 400 Coups - tiré d'une lettre ouverte au Voir

Jeudi, le 17 mars dans Cyberpresse « La lecture jeunesse et les médias », article que j’ai abordé comme un miroir sur nos contradictions. J’ai retenu que si on veut que nos jeunes lisent, il faut donner à la littérature jeunesse la même place qu’à celle des adultes. Lui faire de la place, c’est l’estimer. C’est sûr que si les adultes ne l’estiment pas, comment demander aux jeunes de le faire ?

Et saviez-vous ce qui a été annoncé pas plus tard que 9 mars 2011 ?

L’Association des libraires du Québec a annoncé la création d’un volet Jeunesse à son prestigieux Prix des libraires du Québec, solidifiant ainsi un partenariat de longue date pour promouvoir la littérature et la lecture chez les jeunes. Atteignant ses dix-huit ans cette année, le Prix gardera ainsi son coeur d’enfant... extrait d'un communiqué de presse.
N.B. : Les premiers lauréats seront récompensés dès septembre 2011.

Je porte à votre attention le rajout de la catégorie "Du mot et de l'image" détaillant ces sites que je ne fréquenterai plus en cachette :-)

Image en-tête de Michel Rabagliati, illustrant un article du Devoir - "Livres - Jeunesse d'aujourd'hui" paru en mai 2003

mercredi 2 mars 2011

L'édition dans tous ses ét@ts : les blogues et le livre

Je replonge dans mes souvenirs de jeudi 24 février où j’étais invitée à une « table ronde » (titre ci-dessus), à deux invités, au Salon du livre de l’Outaouais. J’étais un peu nerveuse, tout en étant convaincue que ça irait bien. De toutes manières, la nervosité peut être un moteur, je l’ai abordé ainsi. Aussitôt arrivée, j’ai rencontré l’animatrice Martine Bolduc, je me suis vite sentie en confiance, elle avait à cœur que le message passe et ça paraissait. Elle a interrogé une fan de l’écrivain Maxime Roussy, celui-ci tardant à arriver, et pour cause, en tant qu'invité d'honneur, il participait à la Cérémonie d’inauguration de ce 32e Salon .

Une fois sur scène, la comédienne que je suis a pris le relais, j’y fais confiance, elle sait comment s’exprimer à voix haute devant un public. Les leçons apprises par mon jeu de comédienne et d’improvisatrice (stages à la LNI) m’ont servies, écouter l’autre. Se mettre au diapason de ...

Maxime Roussy est le roi du blogue. Il en tient un personnel, qu’il traite de monstre qu'on doit nourrir à tous les jours. Il s’y définit en ces mots : Agoraphobe heureux, amateur de jojoba, de psychotronisme, de nains, de mascottes mais pas de dinosaures. Mon plus grand souhait : donner à mes lecteurs et lectrices leur moment de bonheur de la journée, un genre d'orgasme, mais platonique. La maxime qui guide mon existence : « Nous ne sommes que des nains géants, pour le meilleur, mais surtout pour le pire. » Ah oui, ne vous méprenez pas, tous les chats sont criminellement fous. TOUS.

Vous voyez tout de suite que nous avons affaire à un homme amusant, ce qui est devenu évident pendant l’entrevue. Et écrivain prolifique. Au cours des deux dernières années: un roman pour adulte et sept romans pour la jeunesse, ces derniers étant des blogues fictifs. L’auteur a pris un nom d’emprunt (!), Namasté, une ado de 13 ans qui blogue depuis sept tomes ! Les jeunes adorent, un gros succès en témoigne (phot0 d'une jeune fan ci-dessous).

Nous avons parlé des blogues comme outil promotionnel pour les auteurs et les conditions pour qu’un blogue dure. La personnalité et la constance sont les qualités que nous avons fait ressortir. J’ai personnellement mis l’emphase sur l’interactivité. J’ai vu tant de blogueurs qui ont abandonné rapidement leur projet en croyant qu’écrire leur journal de lecture serait une motivation suffisante en soi. L’écho à nos messages est primordial à mon avis. Recevoir des preuves tangibles d’être entendu par les lecteurs, les éditeurs, et même les écrivains. Personnellement, si j’arrive à ma quatrième année d’existence, c’est ce feedback qui m’alimente. Faut dire qu'en plus la mission que je me suis donnée est plus grande que moi. Ça garde en vie !

L’animatrice m’a demandé si je désirais être publié, je l’ai assuré que si je le suis un jour, ce sera un projet différent. Pour moi, Le Passe-mot est déjà publié puisqu’il est en ligne et lu. Et rassurez-vous, j’ai affirmé haut et fort que je n’étais pas prête à fermer les lignes. J’aurais l’impression de tuer une partie de moi qui désire continuer à vivre. Par contre, je me donne la latitude d’un jour être ailleurs. À toutes les semaines, je fais le choix de continuer, et Maxime Roussy disait de même.

Je reviens au côté promotionnel pour les écrivains, peut-être un des thèmes les plus explorés par la causerie. Les écrivains tireraient tous avantage à tenir un blogue, en autant que le plaisir y soit. Comme dans n’importe quelle démarche de vente, on voit arriver les personnes avec de gros sabots : « je vais mettre en ligne ma démarche d’auteur pour me faire de la pub ». Le lecteur n’est pas dupe, autant il voit arriver le vendeur avec son « Puis-je vous aider ? » à décoder par un « Puis-je vous vendre quelque chose ? » Il y a des écrivains qui n’auront jamais la personnalité pour tenir un blogue, on s’entend là-dessus. J’ai pensé à Marsi qui était en face de moi en le disant ! Il faut retirer beaucoup de plaisir à communiquer. Il faut s’en nourrir. Marsi a déjà un monde intérieur florissant, comme plusieurs écrivains. Il commence mais ne nourrit pas les deux sites qu'il a démarrés. Le blogue n’est donc pas une révolution mais un outil supplémentaire, facilement accessible, pour se faire entendre et, au mieux, remarquer.

J’ai eu à m’auto-analyser avant cette discussion publique et j’ai constaté que je ne parle jamais d’un livre de la même manière. Je veux dire, je laisse venir le ton et l’humeur qui sont étroitement liés au livre dont je parle. Je ne me vois pas de formule, de méthode même. J’ose croire que ça donne un côté vivant. Mais à chacun son style, sa personnalité ! Un blogue, ne nous leurrons pas, c’est le reflet d’une personnalité, pour l'intérêt, ça dépend de ce qu’on a à dire.

Crédit des photos : Marc Simard mieux connu sous Marsi !

jeudi 24 février 2011

Le plaisir est sous les couvertures

Départ aujourd’hui pour Gatineau. Qu’est-ce qui se passe à Gatineau ces jours-ci ?




J’ai reçu une invitation qui m’a fait bien plaisir. Bien entendu qu’au retour, je vous en reparle.

Table ronde : L’édition dans tous ses ét@ts, les blogues et le livre.

Quelle place occupent présentement les blogues dans l'univers du livre ? Certains auteurs s'en servent pour mousser leurs nouveautés. Certains blogueurs créent des blogues entièrement voués à leurs lectures. Est-ce que les blogues vont transformer la façon de faire parler des livres ? Avec Maxime Roussy et Venise Landry. Animatrice : Martine Bolduc, de la Télévision de Radio-Canada.

24 février à 19 h 30 – Scène Jacques-Poirier

À bientôt !

lundi 7 février 2011

Des chiffres sans les mathématiques

Premier chiffre : J’en suis à mon 600e billet, ce que j’aurais tenu caché n’aurait été une nouvelle qui m’a fait vraiment plaisir et là aussi, c’est un chiffre : Le Passe-mot s'est classé 19e blogue dans le Top-blog du Québec en janvier. J’ai été alerté de ce positionnement par Lucie Octeau le 30 janvier. Quelle agréable surprise pour moi de voir Le Passe-Mot parmi les 20 premiers, au même titre que ceux de Patrick Lagacé, Richard Martineau ou même Michelle Blanc, cette experte de la question des médias sociaux. Avant de colliger mots et chiffres pour ce billet, je suis retourné voir le positionnement et il avait changé. C'est qu'il est mis à jour à chaque 5 du mois. Le blogue n'est déjà plus 19e, mais 39e ! Ça évite d'éprouver le vertige des hauteurs !

J’ai une compagne de blogue littéraire, que je fréquente assidument : La bibliothèque d’Allie qui elle aussi, se place parmi les vingt premiers, en janvier tout autant qu'en février. Je l’en félicite ! Ça signifie que la littérature captive au Québec, les chiffres le confirment !

Je n’allais jamais fouiner de ce côté-là et j'avoue avoir aimé suivre ces traces laissées sur le net (même si des traces sur du net, ça fait pas très propre !), on y trouve des graphiques, des tableaux, ou plus simplement, la mention des trois billets les plus fréquentés pendant le mois courant. C’est intéressant. Ce sont des reflets. En janvier, c'est le roman « Je ne veux pas mourir seul » de Gil Courtemanche qui a remporté la palme. Le chiffre n’indique pas la qualité de la lecture, qu’importe, il y a d’autres manières de la vérifier ! En février, c'est le billet sur le roman « Les Corpuscules de Krause" de Sandra Gordon » qui a attiré le plus de liens et de regards.

Autres chiffres :

Jeudi, le 10 février de 14 h 30 à 17 h 00, il y a un Louis Hamelin, vous savez celui de La Constellation du Lynx, qui vient s’entretenir avec les personnes qui seront présentes à la bibliothèque d’Eastman. Profitez-en ... venez ! Si vous avez des questions à poser à l'auteur, c'est le temps !

Je compte y être, même si je n’ai pas encore lu ce qui m'apparait une histoire passionnante mais exigeante ne serait-ce que pour le presque 700 pages.

Derniers chiffres ...

... mais non les moindres. C’est cette semaine du 7 au 11 février que mon mari MARSI est un participant à l’émission Le Cercle à 18 h 30 à TVA. Vous apprendrez de sa bouche qu’il s’appelle Marc Simard ce que plusieurs savent déjà. Pour ma part, j’y serai du 21 au 25 février. Mais on a le temps de s’en reparler. Allez, je vous laisse, l’émission commence bientôt !

samedi 11 décembre 2010

Vague littéraire

Je cueille du beau dans facebook. Ce matin, ces mots de l’écrivaine Johanne Seymour, son petit dernier Vanités :

Jusqu'au 21 décembre, je vais vous suggérer 10 livres à donner en cadeau à Noël. Pourquoi? Parce que donner un livre, c'est...

Offrir un voyage sans avoir à payer l'avion et l'hôtel
Donner un conseil sans se creuser personnellement la tête

Partager un plaisir à distance

Manger des yeux sans engraisser
...
Déclarer son amour alla Cyrano
Apprendre sans aller à l'Université
Et même parfois baiser sans partenaire!


J'aimerais tellement que ceux qui ne lisent jamais découvre le plaisir qu'il y a à plonger dans un livre. Dans ma vie, cette expérience a été plus d'une fois salvatrice. J'ai envie de partage littéraire pour Noël...

* * *
Gentiment, elle m’a donné la permission de reproduire ses mots ici. En fait, ce qu’elle ne sait pas est que je ne pouvais trouver meilleure introduction pour la dernière mise à jour du « Défi Plume québécoise », initiative de Suzanne du blogue littéraire « Entre les lignes ».

Dans un billet qui en faisait le bilan, j’ai scruté à la loupe... euh, plutôt à la calculatrice, les blogues qui y ont participé jusqu’à date. J’en ai répertorié 15 qui se divisent en 9 québécois, 5 français, 1 que je n’arrive pas à identifier.

C’est étonnant, réconfortant, et je l’espère invitant !

Mais pour vous dire franchement le chiffre qui m’a le plus étonné, assez pour calculer et recalculer, est le nombre de livres québécois que la fameuse initiatrice Suzanne a lu : 120 livres !!! en un an.

Elle a dû dresser ses trois listes en trois billets :
À à D
E à N
O à Z.
En tout cas, j’ai eu de la lecture hier ! De la lecture sur la lecture. Je savais qu’elle en lisait abondamment, mais je n’avais jamais réalisé que c’était à ce point. Comme il m’est arrivé de sauter de ces commentaires de lecture, je me suis un peu reprise hier.

Laissez-vous inspirer. Parce que donner un livre c’est ...

Donner un conseil sans se creuser personnellement la tête Partager un plaisir à distance Manger des yeux sans engraisser ...Déclarer son amour alla Cyrano Apprendre sans aller à l'Université Et même parfois baiser sans partenaire

Johanne Seymour, auteure de Vanités

jeudi 21 octobre 2010

Il y était une fois les blogueurs

Samedi, le 9 octobre, j’ai vécu une grosse soirée. Ce genre de moment qui rallie la vie virtuelle, dans laquelle je passe énormément de temps, avec la réelle.

Cette soirée est venue du désir de Sandra Gordon à son premier roman, Les Corpuscules de Krause, d’un lancement sans prétention et flafla, juste du réchauffement de cœurs. Cette Sandra, avec son blogue La Cour à Scrap, s’est attiré plusieurs adeptes virtuels. Dont, moi. Dans son espace, qui m’intimidait au début, je stationne régulièrement mon imagination, il y règne cette liberté d’expression qui sonne comme une invitation.

Ce lancement a trainé dans son sillage deux événements; la rencontre d’une vingtaine de blogueurs autour d’helenablue, grande blogueuse devant l’éternel, venue expressément de Lille en France pour y assister (!!!), suivi de près par la prestation musicale de Masatak (L’homme renversé). Cet happening livre qui unit, réunit, fait la fête, n’aurait pas atteint cette réussite sans un tisseur de liens, Christian Mistral, que j’ai eu, enfin, le plaisir de rencontrer. Il était à peu près temps !

Justement, le plus frappant pour moi fut de rencontrer des personnes dont, pour la grande majorité, j’avais rencontrées dans l’antichambre de leurs mots seulement. En général, c’est la méfiance dans ce genre de « blind party » ; comment faire confiance à des gens camouflés derrière des écrans, le risque est grand de s’y aventurer sans ceinture de fausseté. C’est vrai que tout aurait pu arriver, qu’on se regarde de travers, que des tensions pointent jusqu’à prendre des chocs électriques, et presque pire, que le son sonne faux. Eh bien, désolé de décevoir les plus pessimistes : non, tellement non ! Il régnait dans ce Bar l’Absinthe plus que du respect, c'est l’admiration qui circulait d’une tête à l’autre, et l’association des pseudos avec cette tête qui le porte s’accompagnait de sourires heureux et victorieux « C’est lui ! C’est elle ! ». Même exclamation qu’à la découverte d’un trésor ! Et c'était ça aussi qu'on découvrait, des trésors.

S’aimer déjà avant de se rencontrer, n’est-ce pas un peu magique ? Ça donne toute la valeur aux mots, serviteurs de l’esprit. L’apparence ne précédant pas l’esprit, elle ne fait pas sa loi instantanée parce que conditionnée. J’aime l’idée. Elle me fait penser à la frappante histoire de Cyrano de Bergerac qui a passé à côté de l’amour de sa vie, à ne pas assez faire confiance à ses mots d’esprit.

Ce ne fut pas pour autant une soirée de mots, non justement, il s’en était déjà tellement échangés, et depuis si longtemps, ce fut plutôt une soirée de regards. Une soirée où se voyait de l’assouvissement dans les yeux qui regardent la forme de l’autre pour s’en repaître. Réaliser que les quelques déguisements derrière les écrans en sont des heureux, des imaginatifs, où l’auteur d’un personnage dépasse son personnage. De voir s’articuler les auteurs de blogues, d’entendre leurs échos de voix résonner dans un joyeux brouhaha, m’a nourrie. D’un mouvement lent et concentré, le virtuel rejoignait le réel, et les deux s’unifiaient. S’unifiaient mes deux vies. Je me suis vue et vécue dans un seul morceau cette soirée-là.

Marsi était présent, lui qui navigue peu dans les eaux virtuelles, mais il était loin d’être le seul, je pense au conjoint d’helenablue, au conjoint de Maxime, à la conjointe de Christian Mistral. Ces fidèles compagnes, compagnons, j’ai cru les voir boire à même notre folie effervescente.

Bien entendu, je ne suis pas la première à parler de cette soirée mémorable, plutôt même la dernière ! Si vous êtes curieux de nous surprendre en pays de reconnaissance, de un, Christian a créé un montage avec les photos de Patrick Natier, conjoint d'helenablue qui, bien sûr nous entretient de son expérience québécoise de quatre jours avec verve et émotion. Eh là, là juste avant de mettre en ligne, je découvre un montage à la touche personnelle helenablue, un Carnet de voyage qui prend au coeur, illustre son propos et rejoint le mien.

Et bien évidemment à lire absolument les commentaires de Sandra Gordon par qui tout a commencé ...

Et continue !

* * *
Photos, regardez-y les yeux :
1. Sandra Gordon dédicace sous trois paires de yeux passionnés, ceux de sa soeurette, les miens et ceux de Maxime.
2. Christian Mistral, une tête au-dessus, l'oeil heureux !
3. helenablue, femme si comblée par une poutine, qu'elle s'en ferme les yeux (pour ne pas voir le gras j'imagine) !
4. Ces blogueuses ne s'étaient jamais vues : Mc Doodle et Sandra. Elles se dévorent des yeux.
5. Les yeux du si précieux photographe, Patrick Natier.