mercredi 18 août 2010

Intermède vacances

Première nouvelle, comme à chaque année, nous voici à notre première escale : Nouvelle, en Gaspésie. Pour la précision, nous sommes à quelques kilomètres de Nouvelle, à Escuminac au Gite Wanta-Qo-Ti, endroit idyllique. Et je ne choisis pas le mot « idyllique » pour faire beau !

Je pense qu’il est à peu près temps que je vous situe sur mes lectures ... secrètes. Mais auparavant, je rectifie le tir, je n’ai pas terminé ma couverture des Correspondances d’Eastman. Il reste une journée très importante pour moi : le dimanche. Dernière journée que j’ai avalée comme un dessert. Les deux Cafés littéraires surtout, et l’événement s’est terminé sur une note populaire, un hommage à madame Marie Laberge.

Mais je reviens à mes lectures. J’ai lu en cachette ... de vous, c'est-à-dire que je non annoncé sur le Passe-Mot : La mort attendra d’André Malavoy qui se trouve à être le grand-père du rédacteur en chef du Voir, Tristan Malavoy-Racine, et donc le père de la politicienne Marie Malavoy. C’est son histoire, l’histoire d’un Résistant français de la guerre 39-45, qui a résisté .... à la mort. Son passage dans plusieurs prisons, dont celle de Fresnes en France, avant le camp de concentration, nous fait nous demander « mais de quel bois se chauffait cet homme ?! ». On l’apprend en lisant cette nouvelle édition TYPO où « La fin heureuse » a été rajoutée par ses descendants. J’y reviendrais bientôt. Ensuite, la lecture annoncée ci-contre « Ceci est mon corps » , je ne l’ai pas apportée dans mon bagage. Elle se fait à voix haute, pour Marsi, et c’est un peu embêtant dans un gîte n’est-ce pas ?

Mais alors que diable suis-je à lire, et je rajouterais même, à achever ? Les Troutman volants de Miriam Toews (Boréal). Une Canadienne anglaise traduite par un couple québécois, Lori Saint-Martin et Paul Gagné. Devons-nous considérer cette lecture comme une incartade de ma mission québécoise ? Peut-être, mais en vacances, j’ai entendu dire qu’on peut se le permettre, et de toutes manières, j’en mets la faute au blogue de la librairie Vaugeois qui en a parlé avec tant d’enthousiasme.

Pour me racheter, les autres livres emportés ne font qu’une exception à la règle, et c’est un album de bandes dessinées. Les fervents de lecture comprendront cette insécurité qui nous tombe dessus quand, sur le point de partir, on a à faire des choix. C’est pareil ou pire à une femme devant son garde-robe avant une soirée chic ; quoi apporter pour être confortable et (se) plaire.

Je vous présente donc ma garde-robe de livres :

Monsieur Julot – Marie-Christine Bernard (récemment acheté)
Quelques adieux – Marie Laberge (très récemment acheté)
Agaguk – Yves Thériault (donné par une amie)
J’ai eu peur d’un quartier autrefois – Patrick Drolet (donné par Marsi)
Tuer Lamarre – Simon Girard (en attente depuis longtemps)
Les fous de Bassan – Anne Hébert (acheté dans une bouquinerie)
Le Cristal qui pousse – Steve Proulx (jeunesse) – Très curieuse de lire ce journaliste que j’admire
Lydie – Jordi Lafebvre et Zidrou – bande dessinée pour adulte (pas québécois) – Parce que choisie, comme une grande, sans l’aide de personne. Elle attend mes vacances depuis quelques mois.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, s’y retrouvent deux classiques, lesquels j’ai moins l’occasion de lire au courant de l’année.

Il me reste 6 jours de vacances. Vais-je arriver à tout lire ? ... hum, hum ... bien sûr que non ! Mais est irremplaçable le sentiment de plénitude (de lourdeur aussi, mais ça ...), je suis certaine de ne pas en manquer, selon goût, humeur, temps et température.

Et puis, il faut le dire, on aime donc ça se casser la tête à choisir sa prochaine lecture ! J’ai donc traîné mon embarras du choix dans mes valises.

23 commentaires:

Andrée P. a dit...

Venise,
Je t'encourage fortement à lire Agaguk. Je l'ai lu deux fois (il y a très longtemps) mais même la deuxième fois, j'ai été chavirée par la puissance de ce roman.
C'était un sacré conteur ce Thériault!

anne des ocreries a dit...

Et moi je tire la langue, pasque c'est alléchant mais pas pour mes babines ! :)))

Beo a dit...

Bonnes lectures et bonnes vacances :)

Pierre H.Charron a dit...

Bonne lecture ! 6 jours..c'est une éternité encore...chanceuse ;)

PG Luneau a dit...

Je comprends tout à fait ton engouement à bien choisir les bouquins à mettre dans ta valise avant un grand départ: je suis pareil avec mes BD, avant de partir pour Eastman, ou l'Abitibi!!

C'est vrai qu'Agaguk est pas mal! Mais j'aimerais mieux que tu ne le lises pas, pour que je puisse continuer de dire que j'ai lu un roman québécois pour adultes que tu n'as pas encore lu!!

Jules a dit...

Tu nous caches des choses toi?! :) Moi, je ne te cacherai pas ma joie de te voir lire les Troutman que j'ai bien aimé! Bonne fin de vacances!!!

Suzanne a dit...

Ah ben sirop. De bonnes vacances et aussi de belles lectures si tu en as le temps car la beauté des paysages de la Gaspésie incitent plutôt à la ballade. ;-)

Suzanne a dit...

Euh lire incite et non incitent. Loll!

Karine:) a dit...

Aaaah les fous de bassan... ce que j'ai pu aimer!!! Bonnes vacances et bonnes lectures!

gaétan a dit...

Bonnes vacances et bonnes lectures. Beau coin de pays là-bas pour s'adonner à ces activités.

Arsenul a dit...

Quelques adieux de Marie Laberge est sûrement son meilleur roman de tous. Comme j'ai été touché par l'intensité et la tristesse de cette histoire d'amour. J'ai beaucoup aimé M. Julot aussi qui oscille entre fiction et auto-bio. Bonne lecture et bon passage dans notre coin de pays!

Venise a dit...

Coucou !

Je vous écris du Gîte La Rêvasse à Percé après un journée sur les berges brumeuses de l'Anse-à-Beaufils près de la Vieille Usine que j'ai été visitée de fond en comble. Les Denis Drolet y donne un spectacle ce soir et je les ai entendu se pratiquer.

Maintenant, je m'essaie de répondre à chacun de vous parce que ... j'aime ça que vous me visitiez même quand je suis pas là ! :-)

Venise a dit...

Andrée : Ça y est, j'ai pris en considération ton et même vos conseils, et je suis en plein de dedans, d'ailleurs comment ne pas "entrer" dans cette histoire !

Merci du conseil !

Venise a dit...

Anne, Toi, fille férue de liberté et de grands espaces, comme tu aimerais la Gaspésie !

Venise a dit...

Béo : J'en profite à outrance. J'ai les poumons remplis d'air marin, je suis toute ragaillardie, la sensation d'être dans un autre monde me remplit. Et je fais des réserves de beauté !

Venise a dit...

Pierre : Plus que 3 jours maintenant. Je les tiens à bout de bras pour ne pas qu'ils s'écoulent trop vite !

Venise a dit...

Mais là, Pierre-Greg, trop tard, je suis au coeur de Agaguk et toute contente en plus de lire un classique québécois. Ça manque à ma culture !

Ceci dit, je n'ai pas encore lu ma seule BD emportée (à part d'une caisse de Miam-miam fléau !), probablement au retour dans l'auto, comme un dessert, ou une consolation que les vacances soient déjà finies.

Venise a dit...

Jules : J'ai terminé les Troutman volants et j'ai hâte d'en parler. Un livre qui m'a déstabilisé au début ... Aussitôt que je le peux, je vais aller lire ce que tu en as pensé.

Venise a dit...

Suzanne, Je me balade et je lis. C'est tellement une récréation dans ma tête de savoir que je peux lire sans la culpabilité de laisser la poussière s'accumuler, ou la vaisselle traîner, ou les mauvaises herbes nous envahir ... Youpi ! Vive les vacances !

Venise a dit...

Et vive la Gaspésie !

Venise a dit...

Karine : Tu as adoré "Les fous de bassan" ? J'enregistre cette info. Tu en as sûrement rédigé un billet. Je suis contente, il me semble que j'ai bien choisi mes classiques québécois.

Venise a dit...

Gaétan : À qui le dis-tu ? L'esprit dans les grands espaces est encore plus ouvert pour recevoir l'histoire et les mots d'une autre personne.

Une lecture pendant les vacances est une lecture dont on se souvient encore plus longtemps, il me semble.

Venise a dit...

Arsenul : Si tu savais combien ça me fait plaisir ce que tu me dis pour "Quelques adieux". J'ai eu un mal fou à choisir quel Marie Laberge je choisirai. Il y avait un gros rabais "Boréal" et tous les M.L y étaient. Comme je n'ai lu que son petit dernier, un polar qui ne semblerait pas être sa tasse de thé, il me semblait opportun de la connaître sous un autre angle afin de m'en faire une meilleure idée. J'avais peur de la trilogie du Bonheur ...

Monsieur Julot, j'ai très hâte, et un parent qui attendait son jeune à la séance de signature à la librairie Liber m'a justement dit que c'était un roman très inspiré du vécu de l'auteure.

Profites bien de la fin de tes vacances Arsenul !