dimanche 15 août 2010

Le Proche et le lointain - Café littéraire

Me voici enfin à ce Café littéraire rafraichissant. Heureux contraste après le Café « théâtral » de figures à reconnaitre dans la rue. Ici, les trois écrivains s’exposent sous les jaquettes de roman : Max Férandon, Michèle Plomer et Hélène Rioux. Les connaissez-vous ? Personnellement, je connais les trois, mais j’ai lu que les « spécialistes » de la Chine : Michèle Plomer avec HKPQ et Max Férandon avec Monsieur Ho. C’est Hélène Rioux que je n’ai pas encore lu (à mon grand dam !).

Heureusement, Antoine Tanguay nous a mieux fait connaître la tétralogie romanesque « Fragments du monde » qu’Hélène Rioux a entrepris. Âmes en peine au paradis perdu (t.2) reprend là où nous avait laissé l'encensé Mercredi soir au bout du monde en 2007 (prix France-Québec, prix Ringuet, finaliste au Prix du Gouverneur général). Ce Mercredi soir au bout du monde me fait damner. Je joue de malchance pour mettre la main dessus. Encore cette fois, aucun exemplaire, et pendant que j’avais l’auteure sous les yeux ! En plus, j’ai appris que ce "bout du monde" est situé à deux pas où j’ai habité 18 ans, sur St-Vallier, coin St-Zotique. Ce casse-croute « Le Bout du monde » ouvert 24 sur 24 est maintenant lointain pour moi, mais il fut jadis proche ... hum, hum ...clin d’œil au thème du Café !

J’ai été frappée par plusieurs révélations de cette auteure aguerrie (14 livres au cours des 35 dernières années) mais celle que je retourne encore dans ma tête est qu’elle est incapable de commencer à écrire, même pas une ligne, avant que son titre ne soit trouvé. Elle ne prend pas ses titres à la légère, le tome 3 s’intitulera « Nuit blanche et jour de gloire », ce qui fait qu’elle se laisse imprégner par des films et des textes relatant des nuits blanches. On ne sera pas surpris qu’on dise d’elle qu’elle est une auteure d’ambiance. J’avais déjà hâte de la lire, mais depuis que je l’ai entendu dire que son obsession des derniers temps est « Comment on est lié avec le reste du monde », je suis sur les feux ardents.

J’espère que vous ne pensez pas que je vais négliger le tandem Chine. Probablement qu’ils seraient lasses de m’entendre avec ma « Chine » mais à ma défense, ce fut un thème majeur du Café pour eux. Faut dire qu’il est surprenant d’avoir devant soi un Max Férandon (à gauche) qui nous plonge en Chine, par son très fort personnage Monsieur Ho, sans jamais avoir vu le pays. Cet homme qui n’y a jamais mis les pieds nous fait voyager en Chine ! Voilà le merveilleux de la science fictive. De son côté, Michèle Plomer y a séjourné assez longtemps, et pas en touriste mais c'est elle qui s’exclame « L’imaginaire est ma seule vérité ! » Quand on s’entretient de HKPQ, on s’en sort pas, on parle poisson, traité avec dignité et mangé en entier, et poisson avec des mains ! (lisez HKPQ, si vous êtes intrigué !). Je me risque aussi à dire qu'on y parle des Chinois encore plus que la Chine. Mais il faut que vous sachiez que cette auteure, j’ai de la difficulté à en parler, je l’aime trop ! Regardez sa photo, vous ne trouvez pas qu’elle a l’air d’un ange ? Un ange avec une ferveur de passionnée ! Le plus grand hommage à lui rendre est de la lire, Jardin Sablier ou HKPQ... vous m’en donnerez des nouvelles !

Évidemment, l’envie était forte à la suite de ce très sympathique Café d’aller parler aux auteurs. Ils m’apparaissent tellement simples et disponibles, malgré une certaine timidité. C’est d’ailleurs le seul Café où je suis resté un moment à bavarder malgré le temps qui pressait. On doit une fière chandelle à l’animateur, Antoine Tanguay (ci-contre). Bien sûr, il pose des questions assez longues, là est son moindre défaut, mais le plus important à mes yeux, il fait des liens entre les auteurs. Il les amène à interagir, et je dirais même que c’est le seul animateur que j’ai vu qui réagit aux propos, ne serait-ce que par une ligne, une émotion, une interjection. Ça fait plus chaleureux que lorsque l’animateur reste cantonné dans son silence après de grosses révélations.

Question de goût, comme souvent dans la vie, passez voir ClaudeL qui a sa vision. Elle a assisté à quelques Cafés littéraires et a rédigé d'intéressants billets.

7 commentaires:

anne des ocreries a dit...

Lundi est arrivé, tes vacances aussi,alors bon séjour, et le pari est tenu alors, tu es arrivée à bon port en ce qui concerne les Cafés Lttéraires ?
Celui-ci aussi m'aurait bien plu ! ah, devoir choisir auquel assister aurait été dramatique !!!

Grominou a dit...

De Plomer j'ai adoré le Jardin sablier... Je crois que je n'avais jamais vu sa photo, c'est vrai qu'elle a l'air d'un ange!

claudeL a dit...

@anne des ocreries: il suffit d'assister à tous!!!

@Venise: merci pour le lien chez moi. J'ai parlé des animateurs parce que je me suis aperçue que c'était une part importante dans l'entrevue, alors qu'au départ je n'aurais pas cru.
Je vais certainement lire leurs livres en espérant que la Chine qui ne m'attire pas n'en soit pas le seul intérêt.

Ginette a dit...

Quand aurais-je le temps de lire tous ces auteurs que je ne connais pas, sauf Michèle Plomer ?
Ma liste est longue.
Je suis à lire L'énigme du retour de cet auteur que je n'avais jamais lu car j'ai des problèmes avec l'homme derrière l'écrivain.
Mais j'avoue aimer beaucoup ce livre qui se lit très vite.
Peut-être en oserai-je d'autres.

claudeL a dit...

@Ginette: c'est bizarre, personnellement ca m'a pris plusieurs jours pour lire L'énigme du retour. Rien ne m'accrochait pour avoir envie de poursuivre. Sinon le style et la réputation de l'auteur.
Que je trouve bien sympathique et généreux par ailleurs.

Ginette a dit...

@ClaudeL

J'essaie de lire entre les lignes et j'y vois une énorme recherche d'identité.
Il dit:
"Arrivé au Nord, il m'a fallu me défaire de toute réalité du Sud qui me sortait par les pores. J'ai mis trente-trois ans à m'adapter à ce pays d'hiver où tout est si différent de ce que j'avais connu auparavant."

Ces mots me parlent et pourtant je ne suis pas déracinée. Pas comme lui,en tout cas, puisque je suis partie de la région de Montréal pour venir à Québec. Mais quand même...ces mots trouvent leur place dans ma tête.

Venise a dit...

Coucou à toutes !

Je vous écris du Gîte Wanta-Qo-Ti à Escuminac près de Nouvelle qui est près de Carleton-sur-mer dans la Baie des Chaleurs en Gaspésie !!!
(mon chum serait fier de moi, lui qui est Monsieur Où).

Aussitôt que l'occasion se présente, je vais vous parler de ces vacances sous le signe de la lecture.

Je tiens à préciser à Anne que je ne suis pas encore arrivée à bon port en ce qui concerne les Correspondances, il me reste 2 Cafés et l'hommage à Marie Laberge du dimanche. Heureusement que pour ceux-là, j'ai pris quelques notes et comme j'ai adoré ces Cafés, surtout le dernier, je ne me vois pas du tout les sauter !

Ce n'est qu'une question de temps et du temps, on en a quand on est vacances non ? C'est la première chose que l'on doit prendre en mettant les pieds dans un gîte, dès la porte d'entrée, on doit prendre du temps. Il y en a pour tout le monde, pourtant il y en a qui le prenne pas.

:-) À bientôt !