mercredi 8 août 2007

De l'eau pour les éléphants

Ce n'est pas parce que « Les Correspondances » avait cours (le avant intensif et le pendant) que j'ai arrêté de lire pour autant ! La littérature, c'est 365 jours par année, un blogue aussi ! J'ai donc terminé coup sur coup : Garage Molinari de Jean-François Beauchemin et hier soir, j'ai fermé De l'eau pour les éléphants, cette encoche de 400 pages à mon impulsion de lire Québécois.
Ce dernier, un best-seller américain, écrit par une illustre inconnue, Sara Gruen, qui ne l'est évidemment plus aujourd'hui. Une structure de roman intelligente et par là franchement originale. Un style courant, précis, atteignant son but : faire avancer l'histoire. Pas de littéraire dans le sens noble du terme. L'histoire, elle, est accrocheuse pour qui aime le héros jeune, humain et imparfait. Pour qui aime aussi les histoires d'amour qui se languissent et de la méchanceté humaine vengée. Ajouté à cela une bonne rasade de curiosité pour les animaux et le fonctionnement d'un cirque ambulant en 1930 et ce roman est pour vous. Vous aurez même en bonus, un attachement irréductible à Rosie !
Elle n'est pas rose, Rosie, elle est grisâtre, c'est l'éléphante du cirque. Jean Fugère, critique à Radio-Canada avait avoué s'être extraordinairement attaché à l'animal. C'est mon mari qui avait entendu cette remarque et quand je lui avouais, au deux tiers du roman, que je fondais devant le charme de cette Rosie, il me confia que je n'étais pas la seule. Depuis, je vois des Rosie partout ! Tous les éléphants sont maintenant des Rosie et je les aime toutes ... C'est un des effets pervers, ou « perrose » du roman ! Parmi d'autres thèmes abordés, il y a la vieillesse et la facilité de mettre les personnes usées au rancart. Ce propos est tenu intelligemment, c'est une partie très humaine de l'histoire. C'est un peu mystérieux ? Désolé, mais vous en dire plus serait trop en dire !

6 commentaires:

Lucie a dit...

Wow! Quel enthousiasme!
Il faut vraiment que je lise Jean-François Beauchemin! Et si Rosie croise ma route, je crois bien que je ne résisterai pas non plus...
Et moi qui avais peur que la fin des Correspondances signifierait la fin de ton blogue: me voilà rassurée! ;-)

Danaée a dit...

Tiens, Lucie exprime exactement ma pensée: un grand intérêt pour ce livre, après cette critique enthousiaste... et ma joie de voir que la fin de l'évènement des "Correspondances" ne signifie pas que tu débranches ton blog!

Ginette Lachance a dit...

Et moi aussi, Venise, j'avais peur de «vous perdre», maintenant que je vous ai découverte.

Je viens de lire votre réponse à mon dernier billet, dans mon blogue, sur la question comique: Chapeau! Pas mal original, quoi que vous en pensiez, j'ai vraiment beaucoup aimé. Pour ce qui est de la lecture des autres réponses, si vous cliquez sur le lien que j'ai mis dans ma note, vous arriverez directement sur la page des réponses à cette question, il suffit de parcourir la page de haut en bas, comme dans un blogue.

Anonyme a dit...

je viens cette nuit même de finir "de l'eau pour les elephants" et le recommande à tous, et je remercie l'auteur de ce charmant billet à son propos qui le résume parfaitement bien!

Lucy Belgique a dit...

J'ai adoré ce livre ! L'histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l'amour est un luxe que peu peuvent s'offrir.

Venise a dit...

@ Lucy Belgique : Bonjour ! J'ai lu ce roman voici 2 ans et pourtant, je m'en souviens très clairement. Cette histoire est marquante, elle traverse le temps. Merci d'être venue faire un tour ici, il me semble que c'est la première fois que je vous y vois.