jeudi 15 avril 2010

Il ne faut pas parler dans l'ascenseur - Martin Michaud

"Je tiens à vous remercier de la confiance que vous me témoignez en choisissant de lire mon roman : vous me consacrez de ce fait non seulement de l’argent durement gagné mais aussi plusieurs heures de votre temps libre. À mes yeux, c’est un geste qui compte".
Cette invite de l'auteur m’a tout de suite bien disposée, ce n’était pas de trop, après une trentaine d’années sans consommer de polar, pour cette réticence à découvrir des scènes d’une grande brutalité. Il y a en oui, et en quantité, mais la magie s’est produite, ce sont les personnages humains qui ont pris le dessus.

Je ne sais pas pour les autres mais ma tendance devant une enquête est de jouer à la détective et d’essayer de prendre en défaut, non pas le coupable, mais l’auteur. J’ai assez rapidement deviné le mobile de l’assassin, mais ai été déjoué pour le meurtrier à un lien près. Malgré ce fond de vérité soupçonnée, mon intérêt n’a pas faibli, la forme et le comment me tenant entre leurs cisailles. L’histoire roule au rythme d’actions soutenues, on se déplace d’un endroit à l’autre avec habileté. L’auteur a tout mis en œuvre pour créer un état d’urgence, par le danger incessant pour les potentielles victimes, mais aussi pour son Lessard. Pour lui, ça passe ou ça casse. Son supérieur en veut à sa peau d’enquêteur, il doit être hyper performant ou sinon ... Donc, la vapeur sort de la marmite à pression.

Comment Lessard est arrivé à me gagner, ce détective criblé de clichés, ce genre de Colombo plein de défauts, la femme en moins ? C’est la loi de la sympathie, j’imagine, mais il m’a eu, le bougre.

Il est difficile de ne pas aborder le sujet exploité sous tous ses angles ; la ligne mince entre la réalité et le rêvé (coma). Intrigue secondaire presque voleuse de l’enquête vedette par son emphase. Je me demande encore si cette intrigue imbriquée diluait ou nourrissait le propos, chose certaine, la prémisse de base est simple mais on en fait tout un plat mais, justement, n’est-ce pas là tout l’art du romancier !?

Je tâte la fin sans vendre le pot aux roses, car je tiens à dire que le dénouement m’a fait un peu décroché par sa, heureusement brève, mais intense note mélodramatique. Sinon, eh bien, moi je suis prête à suivre Lessard. Qu’il ne me déçoive pas !!

Et l'auteur de rajouter :
"J'aimerais beaucoup connaître vos impressions à l'issue de cette lecture. Si vous avez envie de les partager, d'en savoir plus sur la prochaine enquête de Lessard ou encore d'avoir accès à des inédits, retrouvez moi sur le site suivant :
http://www.michaudmartin.com/index.php

Ce que la Recrue en pense : ICI

11 commentaires:

Ginette a dit...

Bravo Venise!
Je ne sais pas si vous aviez commencé ce commentaire avant ou après le salon du livre mais je trouve que vous travaillez beaucoup et avez toujours beaucoup à dire.
Je vous admire.
J'ai déjà réservé le livre à la bi bliothèque.

Venise a dit...

Mon doux, Ginette, que c'est gentil ce compliment !! Il me va droit au coeur. Et bien sûr, j'ai très hâte d'avoir d'aller cueillir votre opinion sur votre blogue "Un jour et puis un autre".

Pierre H.Charron a dit...

C'est un auteur à relire sans faute. Le personnage de Lessard est accrocheur. à la fin du roman, on veut immédiatement savoir sa prochaine enquête. Pour le côté ésotérique, par contre, j'ai mes réserves.

Ginette a dit...

C'est quoi l3e côté ésotérique?

Suzanne a dit...

Un roman qui m'a plu aussi mais, comme Pierre-H. le côté fantastique a fait en sorte que je lui ai retiré quelques notes. ;-)

Allie a dit...

Il me fait de l'oeil depuis un moment... je le lirai prochainement!
(et je suis curieuse de voir ce côté esotérique dont tout le monde parle...)

Venise a dit...

Pierre H. C'est ce que j'ai cru comprendre dans ton billet. Je vais te dire qu'il ne m'a pas dérangé comme toi. La question à se poser est, était-ce typique à cette enquête ou va-t-il toujours y en avoir ?

Venise a dit...

Ginette : Ésotérique, c'est un grand mot pour parler de suppositions quand des personnes sont dans le coma. Y a-t-il un monde parallèle ?

Venise a dit...

Suzanne : Ça plait, ou non. Mais j'avoue ne pas tant avoir entendu de personnes dire qu'elles ont vraiment appréciées. Mais l'auteur doit le savoir mieux que moi puisqu'il a reçu pas moins de 300 commentaires de ses lecteurs puisqu'il laisse son adresse.

Venise a dit...

Allie : C'est un livre qui attire le regard. Et puis, on n'a pas tant de polar que ça au Québec. J'ai rencontré l'auteur au Salon et c'est un être absolument sympathique. Vraiment.

Karine:) a dit...

Je suis super tentée! Plus je lis vos avis, plus je me dis que je suis très curieuse au sujet de ce roman!