vendredi 13 juillet 2007

Le souvenir d'avoir oublié


Tiens, je me souviens d'avoir oublié ...

Quand on parle de mémoire, on parle inévitablement de sa face cachée, l'oubli. Et semblerait, si on pousse le devenir sur les sentiers du souvenir, qu'on peut rencontrer une identité. La mémoire contient du passé et ce que nous avons été mène droit à qui nous sommes. En fait, c'est La mémoire comme identité qui m'y a fait pensé ; un des titres des Cafés
littéraires des Correspondances.

Je me suis amusée à jongler (sans en oublier un !) avec les titres des Cafés littéraires des Correspondances :

+ La mémoire de l'enfance
+ La vertu de l'oubli
+ La mémoire revue et corrigée
+ La mémoire comme identité
+ Je me souviens ? Pas toujours.
+ De quoi se souvient-on ? De quoi devrait-on se souvenir ?

À prime abord, comme ça, sans tenir compte de la palpitation instantanée que certains participants de certains Cafés font sur mon coeur (Louise Portal, Raymond Cloutier, Dany Laferrière), j'ai accroché au titre « La vertu de l'oubli ». Il y a quelque chose d'insondable, de mystérieux et a la vertu, justement, d'appliquer un baume indulgent sur les oublis de ma vie. Les oublis mémorables. Nous sommes faits d'oublis nageant au creux de notre conscience jusqu'au jour où, inopinément ou soulevés par un déclencheur, ils remontent à la surface.

Quant à y être, je n'oublie pas les titres des spectacles, tout aussi inspirants :

+ Les lettres ouvertes de Richard Séguin
+ La marche, le doute, l'amour
+ Le Cabaret de l'oubli
+ Lettres de Fadette

Ah là, mon coeur palpite très fort ; Les lettres ouvertes ... se transformant en chansons sous la modulation de la voix chaude et le sens inné de la mélodie de Richard Séguin. De quoi rêver !
Et que dire du Cabaret de l'oubli ? L'année passée, j'ai assisté au Cabaret de l'extase. Je revois encore l'énergie des artistes, vibrante, pour l'audace de leur talent ... Oui, j'ai atteint un sommet, j'ai touché le plafond de mon ciel. Et non, je ne l'ai pas encore oublié !

Cette année, quelles surprises ou douces folies nous réserve Le cabaret de l'oubli ?

Je ne sais pas. Je saurai une fois qu'il sera rangé dans les tiroirs de ma mémoire jusqu'au prochain Cabaret, l'année prochaine.


Noms des participants, heure, jour, sur le site des Correspondances d'Eastman.

Aucun commentaire: