mardi 5 mai 2009

Du vrac sans le savoir

Le bourgeonnement des Prix du printemps
Si Tristan Malavoy-Racine, chef de pupitre du Voir section livres avoue quelque difficulté à suivre les Prix distribués au printemps, imaginez moi !

C’est d’une bien drôle de manière que j’ai appris que Pierre Szalowski avait remporté le Grand Prix de la relève littéraire Archambault pour Le froid modifie la trajectoire des poissons (Hurtubise HMH). Ça m’a d’ailleurs coûté deux cartes de vœux. J’étais chez Archambault à Brossard (bais oui, ça m’arrive !), et tout à coup je vois une mini pancarte au-dessus du livre, ce qui attire mon attention, je me penche pour mieux lire, et glissent de mes mains deux des huit cartes que je venais de me procurer en solde à 2 $ (remarquez que je vous dis tout là). Cette idée aussi de ne pas prendre de sac, ni ceux en abondance dans l’auto, pour cette foi de ne jamais rien acheter nulle part, ni ceux qu’on me tend à la caisse. J’en étais si contente que les deux bras m’en ont tombé ... Tristan Malavoy de renchérir : Un succès de plus pour ce roman maintenant traduit en espagnol, catalan (pour ceux qui n’auraient par encore vu la féérique vidéo), italien et allemand et dont les droits ont récemment été vendus pour une adaptation au cinéma.

Marguerite Andersen a pour sa part reçu, il y a quelques jours, le Prix des lecteurs Radio-Canada 2009 pour son roman Le figuier sur le toit (L’Interligne), considérée meilleure œuvre de fiction franco-canadienne publiée au cours de la dernière année.

Lundi, le 11 mai, (déjà !), nous connaîtrons les lauréats du Prix des libraires du Québec, volets Québec et Hors-Québec. Je me suis promis d’être à la cérémonie mais la vie est en train de contrecarrer mes plans. De toutes manières, je serai aux aguets de l’information à apprendre sans perdre la carte... ou les cartes.

Il y aussi le 10e prix Bédélys, qui récompense les meilleures bandes dessinées publiées en français durant l’année 2008. Me voyez-vous ne pas m’y intéresser cette année et devenir tout à coup accro à ce Prix l’an prochain, à vous en rabâcher les oreilles juste parce que Marsi en fera peut-être partie, en tant que bourgeon du monde florissant de la BD !

Il faudra enfin attendre au 25 mai pour savoir qui, de Catherine Lalonde ou Marc-Antoine K. Phaneuf ou François Turcot, remportera le 30e prix Émile-Nelligan, qui souligne la qualité du travail d’un poète de moins de 35 ans. J’avoue être peu au courant, et c’est un peu déplorable. La poésie attire si peu l’attention. Mais Tristan Malavoy-Racine persiste et signe, étant lui-même un poète, il ne manque jamais une occasion de nous en parler.

S’en laver les mains

Vous ne trouvez pas que l'expression est dans l’air du temps ?

Est-ce un clin d'oeil du maître de jeu de citations « espressio » mais c’est la citation du 5 mai. Une gracieuseté d’un passionné des citations, un sourcier, un déracineur d’origine, je vous le dis que j’en ai appris des mots, des anecdotes, des liens, et d’une manière à réveiller mon esprit tout en l’égayant. Quoi de mieux qu’un exemple :

S’en laver les mains : Décliner toute responsabilité de ce qui pourrait se passer.
Ne plus s'en préoccuper.
Aujourd'hui, nous allons évoquer une bien triste histoire vieille de deux millénaires et parler de Ponce. Non pas Pierre, l'homme au tempérament volcanique, mais Pilate.

Ponce Pilate, donc, est procurateur romain en Judée, environ 33 ans après la naissance de Jésus. Et quand on est procurateur, on a des décisions à prendre, fussent-elles lourdes de conséquences. Or, cette fois-là, il doit ratifier la condamnation à mort de Jésus alors que sa femme, à la suite d'un rêve, lui a conseillé de ne pas s'associer au meurtre d'un juste.
Mais la foule excitée gronde et Ponce Pilate voit mal comment il pourrait ne pas lui accorder la victime tant attendue. Alors pour se disculper, il « prend de l'eau et se lave les mains en présence de la foule en disant : je suis innocent de ce sang, c'est désormais votre affaire ». Les Juifs, sans imaginer non plus les conséquences, acceptent que le sang retombe sur eux et leurs enfants, puis s'emparent de Jésus pour le crucifier.
Et c'est à partir du moment où n'y a plus eu de Pilate dans l'avion que les choses ont vraiment mal tourné pour Jésus.

C'est de ce lavage de mains 'purificateur', permettant de s'exonérer de la responsabilité d'un acte, que notre expression est née.

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4 commentaires:

réjean a dit...

Vous avez oublié de mentionner que Marie Laberge a gagné le prix Archambault pour son dernier navet (oups ! excusez-moi, le mot s'est écrit tout seul). C'est désolant de voir que le public vote toujours pour les mêmes, sans distinction de qualité.

Venise a dit...

Réjean : Hon ... j'ai oublié ! Je cherchais un lien intéressant sur le sujet et je n'en ai pas trouvé, et puis j'ai oublié. Faut dire que Tristan M.-R a oublié aussi puisqu'il y n'en fait aucune mention.

Consolons-nous de cet oubli, Marie Laberge va continuer à vendre de la copie. Et puis, disons que ce n'est plus un oubli maintenant ;-)

helenablue a dit...

Oh! Merci pour ce lien Venise, une expression par jours ...

helenablue a dit...

Oups, jour sans s !
Toujours cette gourmandise chez moi plurielle!!
:-)