dimanche 30 décembre 2007

Épuisement de certains ... livres

Vous vous rappelez de ma difficulté à donner une BD à mon bédéiste de mari qui les collectionne ? Ce Noël-ci, je croyais avoir fait la découverte du siècle en inscrivant sur ma liste d'achats Chroniques Birmanes de Guy Delisle. Un ami fervent de bédés m'avait félicité de mon initiative en me laissant un mot que je vous transcrit pour que vous puissiez en profiter, des fois que vous aurait échappé ce mot coloré, enthousiaste, outré, passionné, enflammé :

Pierre-Greg a dit…

Comment ça, «zéro mots passés par vous»!! C'est bien parce que cette chronique porte sur la BD, cette mal aimée que tous attribuent aux rires et aux enfants! GRRR!!! Qu'est-ce que j'ai hâte que les gens réalisent que plus de la moitié des BD actuelles ne s'adressent absolument pas aux enfants ni même aux ados!! Cette oeuvre de Delisle en est un bon exemple, d'ailleurs: je ne connais aucun jeune de 8 ou 13 ans qui s'y intéresseraient... mais je crois que bien des adultes gagneraient à s'ouvrir les yeux sur ces réalités birmanes, moi le premier.

Tout ça pour te dire, chère Venise, que OUI, ton choix est excellent et complètera très bien la collection bédéesque de ton charmant époux!!

C'est clair comme de l'eau de roche que j'avais une bonne idée, n'est-ce pas ? Mais ce fut un échec, Marc la considérant comme une incontournable était déterminé à se l'acheter lui-même. Mais là aussi, c'est un échec puisqu'elle est déjà épuisée (les Fêtes, ça épuise pas seulement les gens !). Elle est en réédition, ce qui veut dire que le succès a dépassé les espérances de l'éditeur. La collection « shampoing » de DELCOURT a été déjouée et la force de frappe de ce Québécois en exil, mal jaugée. J'ai aussi appris que Marc a déjà dessiné au côté de ce maintenant illustre bédéiste outre-Atlantique. Je ne soupe pas avec n'importe qui ! Je mange mon "spaghatte" à côté du collègue de travail d'une vedette si populaire que même une grande maison d'édition prétendument ayant les moyens n'arrive pas à évaluer la clientèle.

N'empêche que c'est un bien mauvais calcul pour une maison d'édition de manquer d'un livre dans le Temps des fêtes. Est-ce que cela vous est arrivé cette année ? Dans mon cas, j'ai reçu « Les Accoucheuses de Anne-Marie Sicotte, au lieu du Le reste du temps de Esther Croft, écrivaine que j'aimerais connaître parce que je vais la rencontrer dans le cadre du Festival des écrits de l'ombre auquel je vais participer de nouveau en mai. Elle en est la marraine depuis trois ans (non pas la porte-parole).

Mais je vais vous confier un secret, en autant que vous ne l'ébruitez pas : une fois que nous aurons pris possession du nôtre, (bais oui, je vais le lire ... euh, pardon, tenter de le lire), il en restera un exemplaire à la librairie GGC de Sherbrooke ...

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