Faites comme chez vous

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c'est recevant !
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mardi 13 mai 2014

Vrac en mai

Le grand gagnant du Prix des libraires

L’Orangeraie de Larry Tremblay a gagné. Je me doutais qu’il gagnerait, même si j’ai au préalable annoncé Pomme S d'Éric Plamondon, je sentais que le vent avait tourné. Après avoir terminé Maggie de Daniel Lessard, je m'empresserai de l'entamer.

Je n’étais pas à la cérémonie de lundi 12 mai - et ce n’est pas parce qu’elle avait lieu en même temps qu’un match des Canadiens ! - mais ces mots du lauréat m’ont été transmis. A l’entendre parler de cette profession, c’est à croire qu’il a déjà été lui-même libraire:
« Où, quand, comment trouvez-vous le temps de lire? Je sais, c’est paradoxal. C’est pourtant une question légitime à poser. Parce que vous êtes vraiment très occupés. Vous devez sortir les livres des cartons, former des piles de livres, préparer des vitrines, mettre en évidence les nouveautés, rencontrer les représentants, retourner les invendus, faire des commandes, préparer des tables thématiques, organiser des lancements, des séances de signature, préparer la rentrée, ranger, être aux écoutes, être aux abois. Dans le meilleur des mondes, vous devriez être payés pour lire ! »
Il a aussi remercié une personne, un jardinier ?, sans qui L’Orangeraie n'aurait pas offert ses fruits et il l’a nommé, monsieur Alto : Antoine Tanguay.

Une libraire récompensée

L’Association des libraires du Québec (ALQ) a remis pour la deuxième fois le Prix d'excellence qui honore un libraire en soulignant ses réalisations exceptionnelles. Cette année, c’est Marie-Hélène Vaugeois qui l’a reçu.

Voici un extrait de la lettre d’un client, au fil du temps devenu un employé à temps partiel à la librairie Vaugeois :  "Vous l’aurez compris, je suis un très grand fan de Marie-Hélène(Vaugeois)*. Comme client je lui dois de m’avoir fait découvrir la littérature québécoise et d’avoir redonné de la vigueur à ma passion pour les livres. Comme employé j’apprends énormément à ses côtés dans une ambiance faite de rires et d’échanges.
J’espère donc que ma lettre contribuera à vous persuader de lui attribuer cette année le Prix d’excellence de l’ALQ".
Edouard Delaplace

VLB ... pour survivre

Ce point du vrac est triste, déplorable, il va droit au cœur de toute personne qui reconnait la passion d'un grand du monde littéraire. Victor-Lévy Beaulieu doit vendre une partie de sa collection personnelle de livres, et de manuscrits, pour garder sa maison. Pas sa maison d’édition, sa maison tout court. Son toit. Je l’ai entendu en parler à la radio, il a un ton calme, serein, presque détaché qui fait froid dans le dos. Ce ton est d’autant plus poignant qu’il n'est pas teinté de résignation, il accepte la situation, comme 1 plus 1 = 2. Sa décision doit être mûrie de longue date pour arriver à ce détachement.

Colis 22, Marsi et Venise

Si vous voulez vous faire une petite idée de la couverture de Colis 22, un résumé et la date de sortie, vous avez beau, elle est offerte aux yeux de tous sous la rubrique « À paraître » de La Pastèque. Je l'ai d'ailleurs ajouté à ma marge de droite. Vous comprendrez que Marsi est mon auteur chou-chou.

Dans un billet précédent, je vous parlais de cette opportunité offerte à Marsi de donner un atelier « Vis, Vis ma créature » à la jeunesse de 12 à 17 ans dans le cadre du Festival Métropolis Bleu. Finalement, le groupe était plus jeune et plus restreint que prévu, mais qu’à cela ne tienne, c’est une vraie de vraie rencontre qui a eu lieu à la Bibliothèque du boisé à Ville St-Laurent. À cœur ouvert et à dessin ouvert. Confier ses rêves de publier un manga, demander conseil pour y arriver, exige une part de confiance en l’avenir et au dessinateur devant soi. N’importe quel enfant concentré qui se penche sur une de ses œuvres me touche. Il se dévoile, s’abandonne, s’ouvre à qui il est.

J’ai reçu un très beau cadeau fait de reconnaissance. Une des bibliothécaires est venue expressément me dire qu’elle suivait assidument Le Passe-Mot et qu’il lui arrivait même de se fier sur mes recommandations pour commander certains romans québécois. Pas besoin de dire que j’en ai été aussi surprise que touchée.

mercredi 29 janvier 2014

VRAC qui roule n'amasse pas mousse

CLIQUEZ POUR AGRANDIR
J’avais pourtant le communiqué de presse depuis une couple de jours, ce n’est qu’aujourd’hui que je m’arrête pour souligner le Prix des libraires, mon prix préféré entre tous les Prix littéraires.  Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ)  a d’ailleurs bonifié le prix qui s’élève maintenant à 5,000 $.  Grand bien nous fasse, car les prix à la consommation montent, eux !
  • La classe de madame Valérie, François Blais (L’Instant même)
  • Pomme S, Éric Plamondon (Le Quartanier)
  • Le sort de Bonté III, Alain Poissant (Sémaphore)
  • L’orangeraie, Larry Tremblay (Alto)
          • Les sangs, Audrée Wilhelmy (Leméac)
Sur les douze titres, deux ont été écartés que j’avais lus et aimés : Les portes closes de Lori St-Martin et Le mur mitoyen de Catherine Leroux.
Je n’ai lu aucun des cinq en lice !!! (pas de pif ou pas de chance cette année).
J’en ai un entre les mains : Le sort de Bonté III, que je me propose de le lire
J’aimerais lire les quatre autres, mais comme ce n’est pas raisonnable, je vais opter pour Pomme S (lequel va gagner, selon moi) et Les sangs d'Audrey Wilhelmy, lequel m’intrigue grandement. 

En attendant ce 12 mai au Lion d'Or, place au vote ! L’an dernier, ce sont plus de 220 libraires qui y ont participé : Libraires indépendantes du Québec, coopératives en milieu scolaire, Groupe Archambault, Groupe Indigo et Groupe Renaud-Bray.

Concours pour VOUS, lecteurs : plus de 2 000 $ à gagner

Entre le 11 février et le 12 mai 2014, achetez un des dix livres finalistes en librairie et courez la chance de gagner un de ces prix :
  • 1 carte-cadeau de 500 $ dans une librairie participante et les 10 livres finalistes
  • 1 carte-cadeau de 300 $ dans une librairie participante et les 10 livres finalistes
  • les 24 titres de liste préliminaire
  • les 10 livres finalistes ou les 2 livres lauréats.

Résidence d’écrivain à Détroit
Ce programme est ouvert aux écrivains du monde entier qui accepteraient de s'installer à Detroit pour au moins deux ans. "N'importe quel écrivain recherchant une nouvelle maison et une nouvelle inspiration peut candidater"
Idée assez originale que voilà pour les écrivains qui n’ont pas peur du dépaysement. On se dirait, non pas dans une autre ville mais un autre univers. J’avoue que ça peut être inspirant et certainement ultra-économique, ce que vous constaterez en lisant l’article. Autre point non négligeable, j’ai l’impression qu’en se coupant un peu de la civilisation, ça t’oblige à plancher sur ton œuvre. Les distractions sont moins abondantes, donc moins de tentations à fuir les petites pannes d’inspirations normales.

Rien ne s’invente, tout se filme
Il y en a un char pis une barge des livres dont on tire les films, tellement qu’on se demande si les scénaristes ne manqueraient pas d’inspiration. Mais l’idée ici, à mon avis, est de lire avant de voir car la majorité du temps, la source originale de l’œuvre, le livre est meilleur que le film.

Prenez des notes, La librairie Monet nous a dressé une liste de tous les livres tirés de film pour 2014 et même un peu au-delà.

vendredi 13 décembre 2013

Longue immortalité à Dany !

Est-ce que vous arrivez à voir Dany Laferrière, revêtu de ce costume ? Difficilement pour ma part. Et voilà pourquoi ça me fait tant plaisir. Dany Laferrière se différencie. Je n’ai jamais pris la mesure de son ambition, peut-être que lui non plus après tout, mais la vie a décidé que son talent serait récompensé. Pourtant, du talent, plusieurs écrivains en ont, mais c’est Dany Laferrière qui occupera le fauteuil numéro 2, autrefois occupé par Montesquieu, plus tard Alexandre Dumas fils et très récemment Hector Bianciotti, décédé en 2012.

Je rêve que l’on me dise à 60 ans, vous êtes la jeunesse, madame ! Eh bien, c’est ce qu’on dit déjà de notre globe-trotter. C’est la secrétaire perpétuelle (notion de durée) de l'Académie française, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse qui a sollicité sa candidature. J’ai trouvé très amusante l’anecdote racontée par Dany. Il lui avait été dit qu’il devait écrire une lettre à l’Académie pour poser sa candidature. Et il en a écrit 37 ! Il croyait qu’il devait en écrire une à chacun des immortels, nom donné aux Académiciens (encore une notion de durée). Exercice périlleux, écrire à ces illustres que tu ne connais parfois ni d'Ève, ni d'Adam. On n'a pas de peine à croire qu'il doit régner en ces lieux une susceptibilité à vif. Il les a écrites, dit-il, dans un état second, tellement il était fatigué, chez lui entouré du dérangement bruyant de rénovations majeures.

J’ai eu la surprise d’apprendre que c’est pour ainsi dire un emploi à temps partiel que Dany occupera puisqu'ils se rencontrent aussi souvent qu'une journée par semaine. Ce n’est sûrement pas pour l’argent qu’on convoite cette position car elle est rétribuée à 5,524 $ par année. J’espère que l’on défraie les déplacements car ils ne vivent évidemment pas à la porte et en ce sens-là, je ne crois pas me tromper en disant que Dany sera celui qui fera le plus de millages. Notre écrivain philosophe a déjà fait l’annonce : il n’est pas question qu’il aille vivre à Paris. Il se dit un citoyen de l’Amérique, vivant en alternance à Montréal, New York, Miami où vivent sa femme et ses trois filles. Je rajouterais Port-au-Prince d’où il a d’ailleurs appris la nouvelle. Je le soupçonne de s’être posté dans cette ville pour deux raisons : fuir les assauts de la meute de journalistes et accorder le plaisir à sa mère d’être à ses côtés lors de l’annonce. *** J'apprends que j'ai tout faux, se tient en ce moment le premier Salon du livre dans sa ville natale :-) ***

Un premier Québécois, une première ronde de vote, le plus jeune, dès la première requête, ça fait plusieurs premières. Quand on pense qu’Émile Zola s’y est pris à 24 fois... et en vain.

Qu’est-ce qu’ils font une fois par semaine, ces membres de L’Académie Française ? Sont-ils plus occupés que nos sénateurs ? J’adorais être un mouche volant au-dessus de leur breuvage du matin autour d’une table qu'on imagine magistrale, de bois lourd et lustré. Comme je ne suis pas une fine mouche, je ne sais pas qu’est-ce qu’ils font exactement dans la pratique, par contre, officiellement, on sait qu'ils sont les gardiens de la langue française et qu'ils nous mijotent le Dictionnaire.

Et elle sera bien gardée, cette langue.... ils ont chacun une épée à leur ceinture ! Un apparat qui vient avec le costume. Décidément, j’ai appris bien des choses aujourd’hui.

Je suis contente pour Dany Laferrière. De sa verve, de son esprit vif et surtout de par son absence totale de snobisme, il va sûrement arriver à dépoussiérer quelques fauteuils et les personnes qui y sont assises. Cette Académie comprend des poètes, des écrivains, des hommes de théâtre, des historiens, des scientifiques, des philosophes et comme Dany Laferrière a l'intelligence de parler tous ces langages, il se fera comprendre.

Je lui souhaite de battre un autre record, celui de siéger le plus longtemps (on ne remplace pas un membre avant sa mort), ses chances sont importantes, vu qu’il y entre à un si bas âge.... 

mardi 29 janvier 2013

Finalistes au Prix des libraires du Québec

C'est tout frais, la cérémonie vient à peine de se terminer à La librairie Le Port de tête.


La Librairie Vaugeois, qui était vraisemblablement sur les lieux a eu la gentillesse de rapidement propager la nouvelle :


Les finalistes au Prix des libraires du Québec

Catégorie roman québécois

- Document 1 de François Blais (L'instant même)
- La fiancée américaine d'Eric Dupont (Marchand de Feuilles)
- Anima de Wajdi Mouawad (Leméac/Actes Sud)
- Mayonnaise d'Éric Plamondon (Le Quartanier)
- Hollywood de Marc Séguin (Leméac)

Catégorie roman hors Québec

 
- Les frères Sisters de Patrick DeWitt (Alto)
- La Vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker (Éd. de Fallois/L'Âge d'homme)
- Rue des voleurs de Mathias Énard (Actes Sud)
- Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari (Actes Sud)
- En vieillissant les hommes pleurent de Jean-Luc Seigle (Flammarion)
  


On ne devait certainement pas douter de La fiancée américaine dans les rangs. 
Je prédis d'ailleurs ce titre lauréat, même si je ne l'ai pas encore lu !

Pour la catégorie "hors Québec", j'avoue que ça fait drôle de voir un titre de la maison Alto. 

*** Une personne vient de me faire réaliser que ça adonne qu'il n'y a pas de femmes parmi les finalistes ***

dimanche 13 mai 2012

L'heure du choix : Prix des libraires

Je viens de découvrir que l'Aire Libre présente chacun des finalistes par la voix de Brigitte Lafleur la nouvelle porte-parole. Installée, soit à la librairie Monet, soit à la librairie Paulines, elle nous lit un extrait d'à peine deux minutes. Parfois, un enfant crie à l'arrière fond de la librairie, mais la comédienne ne se laisse pas déconcentrer. Nous voyons les clients tâter du livre en arrière-plan.

Juste avant la lecture des extraits, la représentante du comité des libraires, Caroline Le Gal expose brièvement les raisons de leurs choix. À la suite de sa présentation, je vais me compromettre pour une prédiction, même si je n'ai lu qu'un titre et deux-tiers sur cinq. Selon moi, c'est Arvida de Samuel Archibald qui va remporter l'honneur.

Voilà, c'est demain soir, lundi le 14 mai, que nous saurons (cérémonie à 19 h 00 au Lion d'Or) si j'ai eu raison ! C'est toujours un suspense qui me tient à chaque année. Ce Prix m'intéresse plus que d'autres, peut-être parce que le comité est composé de personnes que je fréquente et respecte : les libraires.

* * *

Sous Béton Karoline Georges


Le Sablier des solitudes - Jean-Simon Desrochers


Arvida - Samuel Archibald


La marche en forêt - Catherine Leroux


Hongrie-Hollywood Express - Éric Plamondon

mercredi 1 février 2012

Vrac un jour, vrac toujours

2 Quartanier, 2 Alto
Eh bien, ça y est, ils ne sont plus que 5 dans la catégorie Roman québécois pour le Prix des Libraires :
- Samuel Archibald, Arvida, Le Quartanier.
- Jean-Simon Desrochers, Le sablier des solitudes, Les Herbes rouges.
- Karoline Georges, Sous béton, Alto.
- Catherine Leroux, La marche en forêt, Alto.
- Éric Plamondon, Hongrie-Hollywood Express, Le Quartanier.

Je vais sûrement lire « Sous béton » avant la divulgation du gagnant le 14 mai, puisque j'ai un exemplaire.
Pour la liste Hors Québec, c’est par ici.

Volteface et malaises
Rétablissons la situation. Dernièrement, nous nous sommes décriés devant ce titre anglais : Négroni on the rocks. Eh bien, nous apprenons qu’il était question ici du titre provisoire du manuscrit de Raphaël Germain, le titre officiel étant, attention, ça ne s’invente pas ... Volteface et malaises. Cela serait tout simplement une erreur de la maison d’édition Libre expression. Ce troisième roman sera lancé dans deux mois la journée de l’arrivée du printemps le 21 mars 2012.

Le no 69 du magazine du Libraire
En février, le dieu Éros est plutôt sollicité, St-Valentin oblige. Est-ce pour cette raison qu’un numéro érotique, le 69, est distribué gratuitement. On a besoin d’être guidé dans cette jungle qui nous fait des clins-d’œil, vous ne trouvez pas ? Essayer de mettre la main sur ce numéro spécial du Libraire, ou encore, téléchargez-le.

Un Québécois gagne le Fauve d'Or
Chroniques de Jérusalem, le dernier album de Guy Delisle, a raflé le Fauve d’or, récompensant le meilleur album de 2012, au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Guy Delisle a déclaré être d’autant plus ravi d’obtenir ce prix que le président du jury cette année était Art Spiegelman, légendaire auteur américain, à qui on doit notamment Maus.

«Pour les gens de ma génération, Art Spiegelman est un monument. Il est arrivé avec la réponse que nous attendions, nous qui pensions que l’on pouvait faire autre chose en BD. Quand j’ai lu « Maus », j’ai pleuré. Cela a été un jalon pour tous les auteurs», a déclaré Guy Delisle à Parismatch.com. (référence Actualités Le Libraire)

Comment se porte la communication ?
C’est à peu près cette question que j’avais en tête quand j’ai entrepris la rédaction de mon billet « Pourquoi tenir à un blogue ? » Chez Venise. Cliquez-vous ... à ce que j’y avance ?

mardi 15 novembre 2011

Le temps des Prix

Ça déboule ! Ne pas en parler serait l’équivalent de sauter l'étape de la récolte. Le temps des récompenses pour nos auteurs bat son plein depuis le 11 novembre.

Commençons par aujourd’hui, le 15 novembre. En après-midi, a eu lieu la remise de Prix du Gouverneurs général. De la fierté heureuse sur les visages à Toronto où les Prix ont été décernés.

  • Perrine Leblanc est lauréate dans la catégorie « Romans et nouvelles » pour L’homme blanc publié chez Le Quartanier.
  • Georges Leroux est lauréat dans la catégorie Essais pour Wanderer. Essai sur le Voyage d'hiver de Franz Schubert publié chez Nota bene.
  • Normand Chaurette est lauréat dans la catégorie Théâtre pour Ce qui meurt en dernier publié chez Leméac.
  • Louise Dupré est lauréate dans la catégorie Poésie pour Plus haut que les flammes publié chez Le Noroît.
  • Maryse Warda est lauréate dans la catégorie Traduction pour Toxique ou l'incident dans l'autobus publié chez Dramaturges Éditeur.
  • Martin Fournier est lauréat dans la catégorie Littérature jeunesse – texte pour Les aventures de Radisson : 1. L’enfer ne brûle pas publié chez Septentrion.
  • Caroline Merola est lauréate dans la catégorie Littérature jeunesse – illustrations pour Lili et les poilus, publié chez Dominique et compagnie.
Un tonitruant « Yé ! » à tout ce beau monde qui, je l’espère, fêtent comme il se doit et utilisent ce tremplin pour se donner l’élan pour continuer.

Passons maintenant à hier, le 14 novembre, où le Grand Prix du livre de la ville de Montréal a été décerné parmi ces finalistes ::
  • France Daigle (Pour sûr, Boréal)
  • Louise Dupré (Plus haut que les flammes, Noroît)
  • Gail Scott (The Obituary, Coach House Books)
  • Jocelyne Saucier (Il pleuvait des oiseaux, XYZ)
...
C’est Élise Turcotte avec Guyana (Leméac) qui se mérite le Prix. Je n’ai qu’une seule chose à dire, j’ai hâte de le lire ! Il est en haut sur mes tablettes.

Profitez-en pour mieux connaître cette auteure par ces deux entrevues, une à la Presse (Chantal Guy) et l’autre au Devoir (Catherine Lalonde). C’est son heure de gloire ... méritée.


Reculons de quelques jours pour s’arrêter au jour du souvenir, le 11 novembre où les finalistes du Prix des Collégiens ont été dévoilés. Cinq titres ont été choisis pour les Collégiens par Jean-François Nadeau, directeur des pages culturelles du Devoir, de Stanley Péan, écrivain, critique, animateur culturel et porte-parole du Prix littéraire des collégiens, d’un professeur-chercheur associé au CRILCQ, d’un journaliste des pages littéraires du Devoir et d’un critique littéraire.

À noter que l’on se pose encore et toujours la question : pourquoi les titres ne sont pas choisis par les Collégiens ?
  • Arvida, Samuel Archibald (Le Quartanier)
  • Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier (XYZ)
  • Le Sablier des solitudes, Jean-Simon DesRochers (Herbes rouges)
  • Les Derniers Jours de Smokey Nelson, Catherine Mavrikakis (Héliotrope)
  • Polynie, Mélanie Vincelette (Robert Laffont)
Et puis demain, le 16 novembre, l’ouverture du Salon du livre de Montréal, où il y aura quelques autres prix qui seront décernés. Sur facebook, maisons d'éditions et auteurs exhibaient fièrement leur stand prêt à accueillir les mains tendues.

Pour un sourire, je saupoudre ce plat de Prix d’une épice à peine piquante, disons du paprika doux...

"Un jour au lieu de lire un livre, on se contentera de voir l'écrivain". Dany Laferrière

* photo en-tête, au Salon du livre de Montréal, kiosque de la revue Entre les lignes. C'est accueillant !

lundi 13 juin 2011

Les Prix ne sont pas tous sur des étiquettes !

Titre un peu folichon pour amener votre attention à se poser sur des Prix reçus ou, à recevoir, rimant toujours avec espoir. Commençons par ce tout nouveau créé en 2011 par l’association des libraires du Québec (ALQ), ce prix Jeunesse accordé par des libraires ceux-là même qui proposent, suggèrent, conseillent la clientèle. À mon humble avis, les libraires jouent un rôle incitatif à la vente de tel ou tel titre, plus que les critiques. Le 8 juin - vous savez la journée hyper chaude ? - les finalistes ont été proclamés par la porte-parole, la comédienne et grande lectrice, Catherine Trudeau.

0-4 ans
. Le roi de la Patate, Rogé, Dominique et compagnie
. Roselyne Rutabaga remue ciel et terre!, Marie-Louise Gay, Dominique et compagnie
. Sans toi! Geneviève Côté, Scholastic

5 - 11 ans
. Ma petite amie, Alain M. Bergeron, Ill. Sampar, Soulières éditeur
. Mémère et ses cinq monstres, Christiane Duchesne, Ill. François Thisdale, Hurtubise
. Mesures de guerre, André Marois, Boréal

12 - 17 ans
. 21 jours en octobre, Magali Favre, Boréal
. La fille d'en face, Linda Amyot, Leméac
. Une bougie à la main, Gisèle Desroches, Boréal

Le comité de sélection : Jacqueline Chavignot (Librairie Clément Morin, Trois-Rivières), Katia Courteau (Librairie Monet, Montréal), Martine Lamontagne (Librairie Paulines, Montréal), Tania Massault (Librairie Pantoute, Québec) et Nathalie Tremblay (Librairie Alire, Longueuil) - - -
Avez-vous remarqué ? - Seulement des libraires de sexe féminin.

Lesquels de ces titres (trois, un dans chaque catégorie d'âge) franchiront la ligne d’arrivée le 18 septembre prochain ? À suivre ... Laissons maintenant l’ensemble des librairies ; indépendantes, coop milieu scolaire, groupe Archambault, Renaud-Bray, Indigo, voter en leur âme et conscience.

Prix à caractère maritime
L’écrivaine québécoise Dominique Fortier a reçu le prix Gens de Mer pour son roman Du bon usage des étoiles (éditions Alto au Québec, Table ronde en France). Il a été remis dans le cadre du festival Étonnants Voyageurs qui récompensait un auteur contemporain pour une œuvre à caractère maritime « au sens large ».

Si on y regarde de près, ça doit être drôlement plaisant pour une auteure de recevoir un prix pour son roman sorti en 2008 et, qui plus est, son premier ! Il a fait du chemin celui-là, et ce n’est pas tout, un jour, vous le verrez au cinéma ... Oui, oui, c’est Jean-Marc Vallée qui a acquis les droits cinématographique, un réalisateur assez sérieux, et talentueux, pour qu’on y croit.

Des prix qui font l’unanimité
La seconde édition du Marché aux livres organisé en fin de semaine à la Grande Bibliothèque a eu un succès fou, à tel point qu’il ne restait aucun livre à vendre dimanche. L’événement a permis de soulager Les Archives nationales du Québec d’environ 22 000 livres : essais, guides de voyage, bandes dessinées, livres jeunesse et CD, plus du double de l'an dernier. On se défaisait de titres disponibles en plusieurs exemplaires, défraîchis ou remplacés par des parutions plus récentes à des prix à un, deux, cinq ou dix dollars. Qui dit mieux ?


+ photo de Dominique Fortier avec son gigantesque chèque (!) tirée du site Ouest-France.fr

lundi 9 mai 2011

Prix des libraires ...et les lauréats sont ...

CATÉGORIE QUÉBEC
1 Je voudrais qu’on m’efface, Anaïs Barbeau-Lavalette (Hurtubise)
2 La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRochers (Les Herbes rouges)
3 Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, Nicolas Langelier (Boréal)
4 Petite armoire à coutellerie, Sabica Senez (Leméac)

Qui manque à l’appel ?
  • LA CONSTELLATION DU LYNX, LOUIS HAMELIN
Lauréat pour sa passionnante fresque !

En plus des milliers de félicitations qui vont fuser de toutes parts, à commencer par les miennes, Louis Hamelin recevra 2 000 $ du Conseil des arts et des lettres du Québec et une oeuvre de l'artiste Louis-Georges L'Écuyer. En plus, l'Association internationale des études québécoises (AIEQ) lui offre la possibilité d’effectuer une tournée de promotion dans l'un des pays étrangers où elle a des membres.

Commentaire de Caroline Le Gal de la Librairie Monet à Mtl :
«Avec sa plume acerbe et tranchée, Hamelin nous entraîne dans un tourbillon historique, où sont révélés des faits jusqu’ici cachés au public. Une fiction intense, saisissante de vérité. Une lecture obligatoire.»
CATÉGORIE ROMAN HORS QUÉBEC
1 Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Énard (Actes Sud/Leméac)
2 L’homme inquiet, Henning Mankell (Seuil)
3 Purge, Sofi Oksanen (Stock)
4 Sukkwan island, David Vann (Gallmeister)

Qui manque à l’appel ?
  • ROSA CANDIDA, AUDUR AVA ÓLAFSDÓTTIR (Éditions Zulma)
La lauréate pour son envoûtant roman !

Commentaire de Robert Boulerice de la Librairie Le Parchemin à Montréal :
«Un roman initiatique où les valeurs traditionnelles ne sont plus à rejeter, devenant même des catalyseurs pour acquérir la plénitude et, ce, sans clichés ni moralisme. Ce livre d'une belle candeur offre une expérience de lecture remplie d'une tendresse qui nous atteint profondément. C'est un magnifique hommage à la vie qui continue, malgré tout ce qui peut advenir.

PLACE À LA JEUNESSE !
Si vous désirez voir les couvertures, vous avez beau les reluquer sur le site du Prix des libraires du Québec (vous y découvrirez également les lauréats Hors Québec).

Albums 0 à 4 ans
Ce qui peut arriver quand Mélina et Chloé se font garder (Mon commentaire)
Texte: Martine Latulipe / Illustrations: Fil et Julie (De la bagnole)

Méchant Coco - Le journal secret de Jojo Sapino
Texte: Lucie Papineau / Illustrations: Philippe Béha (Dominique et compagnie)

Le roi de la Patate
Texte et illustrations: Rogé (Dominique et compagnie)

Sans toi! (mon commentaire)
Texte et illustrations: Geneviève Côté (Éditions Scholastic)

Floup et le bonhomme de neige
Texte: Carole Tremblay / Illustrations: Steve Beshwaty - (Éditions Imagine)

Le pire des papas
Texte: Danielle Simard / Illustrations: Bruno St-Aubin - (Éditions Imagine)

Roselyne Rutabaga remue ciel et terre !
Texte et illustrations: Marie-Louise Gay - (Dominique et compagnie)

Zut! Flûte a peur
Texte: Claire Chabot / Illustrations: Geneviève Després - (Dominique et compagnie)

Albums 5 à 11 ans
Ariane et son secret
Texte: Sylvie Frigon / Illustrations: Isabelle Malenfant - (Du remue-ménage)

L'école des gars
Maryse Peyskens (Dominique et compagnie)

Ma petite amie
Texte: Alain M. Bergeron / Illustrations: Sampar (Soulières éditeur)

Mesures de guerre
André Marois (Boréal)

Arthur et la sorcière du bout du lac
Texte: Johanne Mercier / Illustrations: Christian Daigle (Dominique et compagnie)

Les voyages de Philibert Tanguay: L'ère glaciaire dans la glacière
Texte: Sylvie Desrosiers / Illustrations: Rémy Simard (La courte échelle)

Mémère et ses cinq monstres
Texte: Christiane Duchesne / Illustrations: François Thisdale (Hurtubise)

La revanche du myope
Marc-André Pilon (De Mortagne)

Romans 12 à 17 ans
21 jours en octobre
Magali Favre (Boréal)

Daphné, enfin libre
Sandra Dussault (Vents d'Ouest)

La fille d'en face
Linda Amyot (Leméac)

Mademoiselle Adèle
Cécile Gagnon (Hurtubise)

Chronique d'une sorcière d'aujourd'hui 1- Isabelle
Angèle Delaunois (Michel Quintin)

Les disciples de Kaïros
Anthony Mak (Leméac)

La fille qui rêvait d'embrasser Bonnie Parker
Isabelle Gagnon (Du remue-ménage)

Une bougie à la main
Gisèle Desroches (Boréal)

Photo de Louis Hamelin et Nicolas Dickner prélevé du site officiel de Nicolas Dickner.

Préliminaire - Prix des libraires

J’avais prévu de mettre en ligne la critique de « L’escapade sans retour de Sophie Parent » mais en captant ce matin l’effervescence du milieu du livre, j’ai opté pour qu’on salive de hâte avant l’annonce officielle, dans quelques heures, des lauréats du Prix des libraires. Il semble qu'il n'y a pas que les nominés ou lauréats qui l'abordent comme une fête. C’est la reconnaissance de 217 libraires (le nombre de votants cette année) qui vivent pour et par l’amour du livre.

Sous le protocolaire, on sent de la passion, ce qui n’est pas toujours le cas. Pour certains Prix, une personne mandatée remets une bourse en argent pour le principe bien vu d’aider l’écrivain, ce qui est bien différent de l’amour pour l’écrivain et sa création.

L’étalage est si bien présenté, que j’opte pour rappeler le nom des nominés par une photo prise à la librairie Vaugeois (cliquez sur la photo pour l'agrandir). Mais si vous voulez lire les titres en plus de les voir (!), passez sur le site de l'Association des libraires.

Place à la Jeunesse !
Cette année, se rajoute la section « Jeunesse » et c’est lors de la cérémonie prévue ce soir à 19 h 00 au Lion d’Or que sera dévoilée la liste préliminaire des 48 titres d’albums jeunesse de 0 à 17 ans.

Le nombre est impressionnant – 48 titres – comment se fait-il qu’il y en ait plus que dans le volet adulte ? Soulignons que comme pour les adultes, les titres se divisent en deux catégories Québec et Hors Québec, ce qui réduit déjà à 24 titres chacun. La différence va donc pour les trois volets qui départagent les âges : 0 à 4 ans - 5 à 11 ans - 12 à 17 ans.

Petite historique de cette nouvelle initiative :
**Créé en 2011 suite à un partenariat entre l’Association des libraires du Québec et Communication- Jeunesse, le Prix Jeunesse des libraires du Québec propose d’honorer des livres qui éveillent les sens et appellent la curiosité, des histoires de tous les jours, faites de rires et de peurs, des mondes imaginaires, qui transportent et font rêver. Il valorise en outre la mission du libraire : intermédiaire de choix entre le livre et le jeune lecteur – souvent à travers le parent –, le libraire contribue, par ses conseils éclairés, à initier les enfants et les adolescents à la lecture, à solidifier leur lien avec les mots, à provoquer des rencontres inspirantes, souvent marquantes. ** paragraphe tiré du communiqué de presse.

Restez à l’affût ! Dès ce soir, je vous donne les lauréats pour la section« adulte » et les 48 titres de la liste préliminaire, section « jeunesse ».

mardi 19 avril 2011

Prix des Collégiens (SILQ)

J’ai couru pour attraper la fin de la cérémonie de remise du Prix littéraire des Collégiens qui tirait à sa fin. Qu’à cela ne tienne, j’allais me rattraper avec la deuxième partie, une table de discussion animée par Stanley Péan, en compagnie du lauréat, Louis Hamelin, encadré par quatre jeunes participantes - seulement des filles ! J’avais hâte d’entendre cette jeunesse s’exprimer sur leur expérience de jury à un concours littéraire, et ceci en présence de l’auteur. Ne voulant pas manquer une mimique, je n’ai pris aucune note, je vous livre ici mes impressions en vrac.

Ce qui me vient en premier, là, dans la minute présente, est ma surprise d’entendre Louis Hamelin raconter qu’il ne savait pas au départ qu’être en nomination pour le Prix littéraire des Collégiens impliquait sa présence dans diverses librairies. Il l’a appris le jour où on l’a appelé pour fixer le premier rendez-vous. Tout au long de la discussion, sa figure était rouge, était-ce une haute pression ou un mélange de timidité, d’émotion, de congestion ... Toujours est-il que ces jeunes filles ne se sont pas gênées pour nous exposer que le débat avait été serré, que La Constellation du lynx n’avait pas fait l’unanimité, ce qui a semblé plaire à l’auteur. J’ai vu naître un sourire en coin, il a jeté un bref regard de côté, très discret, histoire de ne pas intimider les protagonistes, dirait-on. Il a blagué, il aurait aimé le savoir à l'avance pour s’offrir la frousse de ne pas être choisi. Cette blague est tombée à plat, l’animateur a récupéré sa remarque lui faisant préciser pourquoi ce Prix était si important pour lui.

Revenons au jeune jury et à leur débat serré. Je ne me souviens plus en quels termes mais Hamelin a déclaré que débattre est un geste important, essentiel. J'y ai compris que ça évacuait l'indifférence. Ces quatre belles jeunes filles semblaient d'ailleurs tout, excepté indifférentes à la lecture. J'étais fascinée de les entendre mettre l’emphase sur le contenu dense et complexe de La Constellation du lynx. Chez certains membres du jury, c'était un défaut et pour d’autres, une qualité. Aucune ne niait que le roman était complexe, à la limite brouillon surtout au début, avec la quantité de personnages et de va-et-vient dans le temps. L’unanimité s’était cependant faite sur le côté historique qui aurait plu à tous. Une jeune fille a lancé le mot « identitaire », l’auteur s’est empressé de corriger, il préférait qu’on qualifie son texte de pan de notre histoire que de roman identitaire. J’ai eu un sursaut d’admiration devant l'apologie faite par une participante à ce défi de taille que procurait une telle lecture, défendant qu’on se devait d’être actif comme lecteur, faire sa part pour comprendre l’oeuvre (Hé hé ... plusieurs adultes pourraient tirer des leçons !). Ces étudiantes me sont apparues d'une sagesse exemplaire ; trois en littérature, une en science. Elles n’ont d’ailleurs pas oublié de souligner le travail extraordinaire des professeurs qui les ont guidés et encadrés de belle manière tout au long du processus.

Stanley Péan a terminé l'exposé par cette question : "Est-ce que vous êtes dérangées par le fait que l’on sélectionne pour vous les romans à lire et à débattre ?" Un court flottement pour la réflexion et, à tour de rôle, trois participantes ont répondu avoir apprécié qu’on fasse ce travail trop accaparant à leur place : lire 1,500 titres, elles n'en auraient pas le temps. Si vous me permettez cet aparté, je me demande aussi comment le comité de (pré)sélection "adulte" trouve le temps de lire 1,500 titres, tout en travaillant très activement comme journaliste ou écrivain !! Pour clore ce chapitre, une des jeunes a précisé que c’était bien que l’on choisisse des titres vers lesquels ils n'iraient pas spontanément, ça ouvrait les horizons.

L’animateur n’a malheureusement pas ouvert sur les questions de l’assistance, assez consistante d’ailleurs. J’aurais posé la mienne "Quelle est la représentation de garçons versus les filles dans le jury ?" , la question se posant pour cette absence de garçons sur scène. J’aurais peut-être demandé quel avait été le titre menaçant La Constellation du lynx. J’ai d’ailleurs arrêté la première jeune fille qui descendait de l’estrade et la lui ai posée. Cette info devait rester confidentielle, m'a-t-elle répondu, parfaitement désolé de ne pas pouvoir me satisfaire.

Hum ... les rumeurs, mais qu’est-ce qu’on fait donc avec des rumeurs ? Mais on les répand bon sang, on les répand ! À mon arrivée, j’ai trouvé un siège libre près d’une jeune fille, je me suis penché pour lui demander qui était le gagnant (j'avais manqué le début) et elle m’a répondu " Louis Hamelin" et a rajouté "Leblanc". Qu’est-ce qu’elle a dit entre les deux noms ? Je n'ai rien compris et ne l’ai pas fait répéter, vous savez ce que sait, on ne veut pas passer pour une mémé dure d'oreille ! Leblanc, j’étais perplexe, Perrine Leblanc n’était pourtant pas de la course ! C’est en revoyant le nom des auteurs en lice que j’ai compris : David Leblanc, auteur de « Mon nom est personne ».

1er photo (floue !) : Louis Hamelin soulève son trophée sur scène entouré des enthousiastes participants.
2e photo Ensemble des participants de la table demi-ronde !
3e photo : Deux participantes plus l'animateur, Stanley Péan, porte-parole du comité de sélection qui lit les 1,500 titres.
4e photo : Jean-François Nadeau - directeur pages culturelles du Devoir faisant partie du comité de sélection lisant les 1,500 titres.

mardi 25 janvier 2011

Les finalistes du Prix des Libraires !

Je m'empresse de publier une grande partie du communiqué que je viens de recevoir à l'instant. La cérémonie du dévoilement était aujourd'hui à 10 h 30 à la Grande Bibliothèque. C'est tout frais !

CATÉGORIE ROMAN QUÉBÉCOIS
¤ Je voudrais qu’on m’efface, Anaïs Barbeau-Lavalette (Hurtubise)
¤ La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRochers (Les Herbes rouges)
¤ La constellation du lynx,Louis Hamelin (Boréal)
¤ Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, Nicolas Langelier (Boréal)
¤ Petite armoire à coutellerie, Sabica Senez (Leméac)

Mon commentaire :

Ma surprise "Réussir son hypermodernité...". Bien sûr que personnellement, j'aurais gardé "Les larmes de St Laurent". Sur facebook, j'ai déjà fait mes prévisions sous un commentaire d'un libraire faisant partie du comité : La constellation du lynx" va remporter.

Faites les vôtres... c'est toujours amusant !

Je vous transmet la liste AVANT la sélection d'aujourd'hui :

¤ Je voudrais qu’on m’efface, Anaïs Barbeau-Lavalette (Hurtubise)
¤ Paul et Claudel, Daniel dÄ (Hurtubise)
¤ La canicule des pauvres, Jean-Simon Desrochers (Les Herbes rouges)
¤ Les larmes de saint Laurent, Dominique Fortier (Alto)
¤ La constellation du lynx, Louis Hamelin (Boréal)
¤ Ceci n’est pas une histoire de dragons, Mathieu Handfield (Ta mère)
¤ Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, Nicolas Langelier (Boréal)
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie (XYZ éditeur)
¤ L’Homme blanc, Perrine Leblanc (Le Quartanier)
¤ La ballade de Nicolas Jones, Patrick Roy (Le Quartanier)
¤ Petite armoire à coutellerie, Sabina Senez (Leméac)
¤ Attraction terrestre, Hélène Vachon (Alto)

*******************************************************************
Pour les personnes qui s'intéressent à ces titres annoncés aujourd'hui :

CATÉGORIE ROMAN HORS QUÉBEC
¤ Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard (Actes Sud)
¤ L’homme inquiet, Henning Mankell (Seuil)
¤ Purge, Sofi Oksanen (Stock)
¤ Rosa candida, Audur Ava Ólafsdóttir (Zulma)
¤ Sukkwan Island, David Vann (Gallmeister)

Composé uniquement de libraires, le comité de sélection soumettra dès aujourd’hui cette liste à tous les libraires du Québec, qui éliront, le 9 mai prochain, le gagnant de chacune des catégories. Rappelons que l’ensemble des libraires québécois, issus des librairies indépendantes, des coopératives en milieu scolaire, du Groupe Archambault, du Groupe Indigo et du Groupe Renaud-Bray, seront appelés à voter.

La cérémonie de remise aura lieu le lundi 9 mai 2010 à 19h au Lion d’Or à Montréal. Lors de cet événement, le lauréat québécois se verra attribuer une bourse de 2 000 $ du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste Louis-Georges L'Écuyer, que recevra également le lauréat hors Québec. De plus, l'Association internationale des études québécoises (AIEQ) offre au lauréat québécois la possibilité de faire une tournée de promotion dans l'un des pays étrangers où elle a des membres. Le dévoilement sera agrémenté d’une mise en lecture d’extraits des œuvres finalistes par des comédiens de renom, dont Catherine Trudeau.

Au sujet du Prix des libraires du Québec
Le Prix des libraires du Québec joue un rôle essentiel dans la reconnaissance de la littérature et la promotion de la lecture et de la culture d’un bout à l’autre de la province. Il valorise la mission du libraire, qui consiste à inviter et à guider son client sur le terrain de la curiosité, du savoir et de la culture, et il encourage la fréquentation des librairies. Depuis sa création en 1994, l’événement a permis de souligner le travail remarquable de cent soixante-dix finalistes et de récompenser l’imagination de trente-quatre lauréats, en plus d’attribuer une mention spéciale en 2007. En 2010, ce sont Dany Laferrière (L’énigme du retour, Boréal) et R.J. Ellory (Vendetta, Sonatine) qui ont remporté les honneurs. Le Prix des libraires du Québec a un impact considérable en librairie, où plus de 3 000 exemplaires supplémentaires de chaque œuvre primée sont écoulés au cours des semaines qui suivent le grand dévoilement.

Le Prix des libraires du Québec est aussi fier d’annoncer que son site Internet sera entièrement revitalisé, pour plus de convivialité et de dynamisme.

* * *

Un mois de mai, c'est si vite arrivé !

Rajout de dernière heure, tiré d'un article du Devoir - 26 janvier :

Geneviève Caron, libraire au Renaud-Bray de Côte-des-Neiges, qui participait cette année au comité de sélection, n'a pas caché que les discussions ont été serrées pour écrémer la liste préliminaire de 24 titres. Ainsi, L'Homme inquiet, Rosa candida et Suite(s) impériale(s) (Robert Laffont) de Bret Easton Ellis ont reçu le même nombre de points, mais le Easton Ellis n'a finalement pas fait la finale.

Côté québécois, Ceci n'est pas une histoire de dragons (Ta mère) de Mathieu Handfield, L'Homme blanc (Quartanier) de Perrine Leblanc, Les Larmes de saint Laurent (Alto) de Dominique Fortier étaient ex aequo avec le premier roman de Nicolas Langelier, comme le dévoilait Geneviève Caron. C'est Langelier qui aura finalement remporté sa place en finale.

jeudi 25 novembre 2010

Controverse - Gil Courtemanche

Sans me prendre pour un « Bernard Derome », une nouvelle de dernière heure interrompt ma programmation habituelle ! (je reviendrai à « journée Salon », partie 2). C'est que ça parle de littérature haut et fort dans les médias mais, attention, pas de l’œuvre dans sa substance, plutôt du croustillant qui l’entoure.

Gil Courtemanche a exigé que l’on retire son « Je ne veux pas mourir seul » de la liste des finalistes du Prix littéraire Archambault pour se dissocier de l’empire Québécor, propriétaire de cette chaîne. Ça, c’est une chose. C’est son droit le plus strict, qui pourrait contester un tel choix ? Qui peut obliger une personne à être finaliste ? Et inversement qui peut obliger les finalistes (nommés ci-dessous) à ne pas l’être !

PRIX DU PUBLIC - Titres sélectionnés par les librairies Archambault et éventuellement soumis au vote du public.

¤ Paradis Clef en main, Nelly Arcand
¤ Dérives, Biz
¤ Maleficium, Martine Desjardins
¤ La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRocher
¤ Mon vieux, Pierre Gagnon
¤ L'énigme du retour, Dany Laferrière
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie
¤ Dans sa bulle, Suzanne Myre
¤ La faim de la terre t.1 et t.2, Jean-Jacques Pelletier
¤ Ru, Kim Thùy

PRIX DE LA RELÈVE - Titres choisis par un comité de lecteurs des librairies Archambault et éventuellement soumis au vote du public

¤ Les seigneurs de Mornepierre, Isabelle Berrubey
¤ La louée, Françoise Bouffière
¤ Les révolutions de Marina, Bia Krieger
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie
¤ Je compte les morts, Geneviève Lefebvre
¤ Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, Martin Michaud
¤ Confidences en trompe-l'oeil, Guy Mouton
¤ La foi du braconnier, Marc Séguin
¤ Ru, Kim Thùy

Question extraite d’une lettre signée par un des finalistes, Jean-Simon DesRocher :

«Si M. Courtemanche avait réellement voulu atteindre Quebecor Média, n'aurait-il pas fait mieux d'attendre que les finalistes soient révélés afin de préparer une action concertée avec certains d'entre eux? Cette question, je la pose en toute candeur, car étant en accord avec les principes énoncés pour justifier le retrait de sa candidature, je dois avouer que la validité de ses motivations et les conséquences de sa vision binaire me laissent aujourd'hui perplexe.»

Dans une entrevue accordée à Chantal Guy, Gil Courtemanche aborde cette question :

GC : «Et si j'avais eu les noms des autres finalistes, je les aurais contactés avant. J'ai demandé à tout le monde dans le milieu s'ils connaissaient les noms. Je n'en ai eu qu'un seul, que j'ai contacté, mais il n'était pas d'accord avec moi.»

À la question de Chantal Guy s’il ne fallait pas avoir les moyens financiers d’une telle position :

GC : «Je n'en ai pas les moyens. Je ne suis pas riche, et 10 000$ seraient très bienvenus. Ça ne m'est jamais passé par l'esprit. D'ailleurs, c'est la deuxième fois que je suis en nomination pour ces prix, et la dernière fois, j'ai accepté, parce qu'il n'y avait pas de lock-out.»

Autre question, tout aussi pertinente, toujours de Chantal Guy : Et ceux qui en sont à leur première nomination à vie, qui en sont à leurs premiers pas, qui ont besoin d'un coup de pouce?

GC : «Tous les écrivains qui vont mal actuellement vont mieux que les travailleurs qui sont dans la rue depuis deux ans. Ils continuent à travailler, ils croient en leurs rêves, ils ne sont pas humiliés et traités comme des moins que rien.

Ce que j’en pense

Mon opinion transparait déjà mais je rajouterai que c’est tout à l’honneur de Gil Courtemanche de poser un tel geste, j’aime les personnes qui vont au bout de leurs convictions. Qu’il ait l’idée d’inviter les autres écrivains à faire comme lui, pourquoi pas. Je dis bien « inviter », pesons le mot, une invitation implique une complète liberté d’accepter ou refuser. De quelle manière a été faite cette invitation ? Et quelle est l’attitude de GC devant les refus, là sont mes questions.

Je constate que les finalistes viennent à la défense de leur position comme s’ils étaient attaqués. Pourquoi ? Ils ont droit à leur opinion souvent basée sur leur position unique sur l’échiquier du monde de l’édition. Quand GC déclare qu’un 10,000 $ aurait été bienvenu, on s’entend que TOUT LE MONDE rajouterait un 10,000 $ dans ses poches, mais indéniablement certains en ont plus besoin que d’autres. D’ailleurs, il mentionne que 10,000 $ ait été en jeu ne lui est même pas venue en tête ! Ça rajoute à mon avis que ce montant serait de l’ordre du surplus. Gil Courtemanche n’est pas dans la rue avec ses succès littéraires portés en film, ses chroniques régulières au journal Le Devoir. et multiples invitations à des conférences. Ce qu'il récolte est mérité, là n'est pas la question, mais qu'il a moins à gagner et donc à perdre en retirant son nom.

Un écrivain est lu s’il sort un peu de l'ombre, être finaliste pour un Prix en est une manière, et il y en a plusieurs autres. J’en viens à croire que des écrivains à leur début sont autant en peine que certains journalistes en lock-out. Et il est bien entendu pour moi que je laisse aux écrivains, un à un, le loisir de l'évaluer.

Que chacun des écrivains en nomination soit fiers de l'être !! Qu’ils prennent le meilleur de cette controverse : on parle du Prix, et par ricochet d’eux. Alors, bravo, mission accomplie monsieur Courtemanche ! Peut-être pas celle que vous aviez en tête cependant.

Mais qui peut se vanter d’avoir le contrôle sur la Vie ... et sur des finalistes à un Prix littéraire ?

Article complet de Chantal Guy d'où j'ai tiré les réponses de Gil Courtemanche.
Chronique de Jean Barbe sur la même question

vendredi 19 novembre 2010

12 Finalistes - Prix des Libraires

Dévoilés cet après-midi au Salon du Livre de Montréal, presque en primeur, voici la liste des douze finalistes de chacune des catégories de l'Association des libraires ! ...

Je vais d'ailleurs tenter de lire le plus possible de titres de la catégorie que vous imaginez (!) avant le dévoilement des grands gagnants au mois de mai !


Catégorie Roman québécois
¤ Je voudrais qu’on m’efface, Anaïs Barbeau-Lavalette (Hurtubise)
¤ Paul et Claudel, Daniel dÄ (Hurtubise)
¤ La canicule des pauvres, Jean-Simon Desrochers (Les Herbes rouges)
¤ Les larmes de saint Laurent, Dominique Fortier (Alto)
¤ La constellation du lynx, Louis Hamelin (Boréal)
¤ Ceci n’est pas une histoire de dragons, Mathieu Handfield (Ta mère)
¤ Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, Nicolas Langelier (Boréal)
¤ La petite et le vieux, Marie-Renée Lavoie (XYZ éditeur)
¤ L’Homme blanc, Perrine Leblanc (Le Quartanier)
¤ La ballade de Nicolas Jones, Patrick Roy (Le Quartanier)
¤ Petite armoire à coutellerie, Sabina Senez (Leméac)
¤ Attraction terrestre, Hélène Vachon (Alto)


Catégorie Roman hors Québec
¤ L’équilibre des requins, Caterina Bonvicini (Gallimard)
¤ La malédiction des colombes, Louise Erdrich (Albin Michel)
¤ Suite(s) impériale(s), Bret Easton Ellis (Robert Laffont)
¤ Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard (Actes Sud)
¤ L’école des films, David Gilmour (Leméac)
¤ Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer (Grasset)
¤ La carte et le territoire, Michel Houellebecq (Flammarion)
¤ L’homme inquiet, Henning Mankell (Seuil)
¤ Purge, Sofi Oksanen (Stock)
¤ Rosa candida, Audur Ava Ólafsdóttir (Zulma)
¤ Sukkwan Island, David Vann (Gallmeister)
¤ L’indésirable, Sarah Waters (Alto)

À Noter :

" L’auteur(e) doit résider au Québec. L’oeuvre doit être écrite, ou traduite, en français. L’oeuvre doit avoir été publiée en français, au Québec, entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année qui précède la remise du Prix des libraires du Québec. Les livres primés doivent être un roman, un récit ou un recueil de nouvelles inédites. Un auteur qui a déjà remporté le Prix ne peut l’obtenir une seconde fois ".

Et maintenant ...

"
Une fois la sélection des titres complétée, vient le processus de votation, coordonné par
l’Association des libraires du Québec. Un bulletin de vote est envoyé à tous les libraires du Québec, (chaque employé de la librairie a droit à un vote, le bulletin de vote en fait foi, puisqu’il est accompagné de la signature de l’employé) qui, une fois rempli, le retournent à l’ALQ. La compilation s’effectue à huis clos à l’ALQ ".

jeudi 11 novembre 2010

Un Prix pour chaque livre

Un Prix pour notre professeur !

Notre prof d’atelier d’écriture, Michèle Plomer, ne va pas que voyager en Chine, avec cette nouvelle fraîche, la France l’attend ! Comment le dire mieux que Sylvianne Blanchette de la Librairie Vaugeois :

Nous ne pouvions passer sous le silence que l'auteure de HKPQ, notre chouchou par excellence s'il en faut un, a reçu le Prix littéraire France-Québec! Ce prix, accompagné d'une bourse de 5000 euros, aide à diffuser et à mieux faire connaître en France les romans publiés au Québec. Si ce n'est pas déjà fait, nous vous suggérons fortement la lecture de ce sympathique roman. Nous le recommandons chaudement à nos clients depuis presque deux ans maintenant et nous ne nous en lassons pas! Merci à Mme Plomer d'avoir créé de si charmants personnages comme Poissonne et de nous faire visiter Hong Kong à travers ce sublime récit!

Prix en argent sonnant

Les cinq finalistes du Grand Prix du livre de Montréal de l’édition 2010 viennent d’être annoncés. Voici les cinq potentiels récipiendaires de la bourse de 15 000 $ :

¤ Marie-Claire Blais, Marie au bal des prédateurs (Boréal)
¤ Louis Hamelin, La constellation du lynx (Boréal)
¤ Perrine LeBlanc, L’homme blanc (Le Quartanier)
¤ Miguel Syjuco, Ilustrado (Penguin)
¤ Élise Turcotte, Ce qu’elle voit (Noroît)

C’est le 16 novembre que nous connaîtrons le lauréat de la bourse de 15,000 $. Je ne voudrais pas décourager personne en le disant, mais se frotter à La constellation du lynx, hum ... ce sera pas évident de s’en tirer gagnant. Même si j’essaie d’éviter les pavés (600 pages), je vais être « obligé » de le lire celui-là !

Prix en devenir

Aujourd’hui est la première journée de délibération du jury pour le Prix des Libraires. C’est mon prix chouchou, sans vraiment trop savoir pourquoi. Peut-être parce que je le sens plus près de moi, peut-être est-ce parce qu’il m’apparait avoir une incidence plus marquée sur les ventes, peut-être parce que l’opinion des libraires m’importe ... enfin, j’imagine que c’est pour tout ça !
Donc, une palpitante histoire à suivre pour moi et ... pour nous ?

C’est pas chouette !!! - - -Tiré du magazine Le Libraire :

Un scandale aussi tragique qu’absurde a éclaté la semaine dernière en Inde. Selon le ministre de l’Environnement du pays, Jairam Ramesh, le succès d’Harry Potter menacerait en effet la population de chouettes d’Inde.

Dans Harry Potter à l'école des sorciers, une chouette au plumage blanc nommée Hedwige est offerte à Harry pour son 11e anniversaire. L’oiseau majestueux devient, jusqu’au dernier tome de la série, le fidèle compagnon du jeune magicien.
Or, la fascination pour la saga de J.K. Rowling pousserait les jeunes lecteurs du monde entier à exiger leur propre chouette Hedwige, faisant accroître de façon inquiétante la contrebande d’oiseaux provenant de l’Inde.

Pour le ministre de l'Environnement, la chute de la population de chouettes serait ainsi causée par la vente de ces volatiles offerts aux enfants en guise de cadeau d'anniversaire.
Informée de la situation, Rowling en personne est intervenue pour demander au peuple de cesser cette exportation, rappelant l’aspect cruel de ce commerce.

Illustration tiré de ce site

mercredi 3 novembre 2010

D'un pont à l'autre

Parce que du plus personnel m’occupe, le Passe-Mot ne passe pas le mot très souvent. Ce soir, je le refile à la plus silencieuse des Babillardes qui s'éveille pour vous conter fleurette et sa vie de château*. Si ça vous intéresse, passez la visiter, elle adore !
Peux quand même pas me sauver sans un mot sur la littérature, non mais quand même, je sais vivre !
Il me reste que quelques pages à lire de « Je ne veux pas mourir seul » de Gil Courtemanche. Je suis déjà à même de dire que je comprends tout à fait qu’il soit en lice (titres ci-dessous) pour le Prix du public du Salon du livre de Montréal :
Nelly Arcan, Paradis clef en main (Coups de tête)
Gil Courtemanche, Je ne veux pas mourir seul (Boréal)
Michel David, Un bonheur si fragile (Hurtubise)
Delaf et Dubuc, Les Nombrils - Duel de belles (Dupuis)
Nadine Descheneaux, Les Secrets du divan rose - Oui, non… peut-être? (Boomerang)
India Desjardins, Le Journal d’Aurélie Laflamme (Intouchables)
Dany Laferrière, L’énigme du retour (Boréal)
Jean-Jacques Pelletier, La faim de la terre (Alire)
Michel Rabagliati, Paul à Québec (La Pastèque)
Louise Tremblay-D’Essiambre, Mémoires d’un quartier (Guy Saint-Jean)
Fait notable, sur les dix finalistes : deux auteurs disparus et deux bandes dessinées. Et quant à être dans le sujet, bande dessinée/salon du livre de Montréal, Marsi y sera doublement cette année.
Le samedi 20 novembre, grosse journée pour Marsi ! Au kiosque Glénat-Québec, il donnera une séance de signatures pour « Une partie de pêche » à 13 h, avant même que cet album (collectif) soit lancé quelques heures plus tard à 17 h. Suivra au kiosque La Pastèque, à 18 h 30, une séance de dédicaces pour Miam miam fléau qui continue son petit bonhomme de chemin. Petit bonhomme ira loin ! Je pêche pour ma paroisse bien sûr, et ça ne fait de mal à personne, puisque toutes les paroisses sont bienvenues !
À notre retour de Québec, en mission de repérage pour Colis 22, le projet dans lequel Marsi travaille fort, je vous donnerai mon impression du roman très personnel de Gil Courtemanche « Je ne veux pas mourir seul ».
À très bientôt !
* Photo du Château de Frontenac que j'ai été dans l'impossibilité de rajouter à La Babillarde.

lundi 18 octobre 2010

Lancement collectif : 42 auteurs

Je l’ai promis de vous glisser deux mots sur le sprint de ma présentation de 42 auteur-es, et bien sûr que dans mon cas, deux mots égalent deux cents. Minimum !

Je vous raconte. Nous arrivons au Salon du livre de l’Estrie un peu avant 18 h, nous nous dirigeons vers le kiosque de l’Association des auteurs (AaaCe), très bien situé cette année, occupant un coin et plus espacé que l’an passé. Ce n’est pas un luxe si l’on considère la quantité d’auteurs exposés, la majorité des maisons d’édition en ont rarement autant. Marsi s'installe, prenant la place de July Giguère qui finissait une séance de dédicaces pour son recueil de poésie « Rouge, presque noir ». Pour les deux ; aucune visite, aucune vente. C’est que le Salon était, à cette heure, assez désertique. Pendant que Marsi attend sa visite bien calé dans un fauteuil bas, tout petit derrière sa table, et qu'Hélène en charge du kiosque se désâme pour attirer les visiteurs, je suis partie à la recherche de la Salle Alfred Desrochers. Arrivée trop tôt, pas un chat, que le technicien au fond de la salle, je rebrousse chemin, reluquant au passage des kiosques pleins de livres et vides de monde. Je retrouve Marsi en discussion animée avec Mylène Dumas-Gilbert, une fidèle au poste, campant presqu’au Salon, tellement elle tient de séances de signature dans diverses maisons d'édition.

Bientôt 19 h, je retourne à la Salle, empressée de vérifier ma longue liste de huit pages avec Francine qui avait monté les fiches de chaque auteur accompagné d’une photo de leur œuvre sur écran géant. En fait, c’est cette liste que j'ai mise à ma main (et à ma vue !) qui m’a sauvée du bafouillage et des hésitations et m’a permise de m’abandonner à la salle et aux écrivains qui se levaient quand je les nommais. L’assistance a vite compris que les applaudissements iraient aux écrivains présents, pas les absents, ce qui fait que la cérémonie s’est vu accélérée. On m’avait demandé de ne pas outrepasser 45 minutes, et même 30 si possible, j’ai accompli le tout en 18 minutes ! On m’en a félicité puisque la cérémonie a commencé 15 minutes plus tard. On attendait, entre autres, le photographe .... Le photographe improvisé, nul autre que mon Marsi qui est arrivé à la rescousse palliant au fait que personne n'avait d'appareil photo. Une fois mon homme assis dans l’assistance, il ne pouvait plus rien m’arriver ! J’attendais mon tour, en écoutant le discours de la présidente, Suzanne Pouliot, assise confortablement sur un sofa sur la scène, ce qui m’a aidé grandement à rester calme. Comme si j'étais dans mon salon !

Heureusement que le lancement des 42 auteurs s’est déroulée prestement, puisque les deux présidents de jury des six oeuvres finalistes, trois pour le Prix Alfred-DesRochers :

Les chevaux approximatifs - un hommage aux formes de Michel Garneau
Feu blanc – Contes de la lune d’Éric Gauthier
Nous ne vieillirons pas de Patrick Nicol

Et trois pour le Prix Alphonse Desjardins :

Le tombeau de Carlo Michelstaedter de Jacques Beaudry
Le féminisme québécois raconté à Camille de Micheline Dumont
Archiver l’anarchie : le Capital de 1969 de Jacques Julien

ont tous deux donné une appréciation étoffée de chacune des œuvres en lice. Mais, il fallait des gagnants et les derniers furent les premiers !

Prix Alfred-DesRochers : Nous ne vieillirons pas de Patrick Nicol
Prix Alphonse Desjardins : Archiver l’arnachie de Jacques Julien

Fait assez cocasse, Jacques Julien (à gauche sur la photo) a déjà été le professeur de littérature de Patrick Nicol (à droite).

* * *

Malgré ma fierté d'avoir sorti mon épingle du jeu, je suis partie bien désolé du manque de dynamisme que j’ai cru percevoir dans ce Salon du livre de l’Estrie ce soir-là ... un vendredi quand même ! L’utilité d’un Salon à notre ère est une toute autre question et certains dans le milieu se la posent.